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Farcin

Définitions de « farcin »

Trésor de la Langue Française informatisé

FARCIN, subst. masc.

MÉD. VÉTÉR. [Chez les Équidés] Maladie contagieuse (et transmissible à l'homme), due à un bacille spécifique et qui se manifeste par des réactions cutanées et sous-cutanées nombreuses (abcès, boutons, kystes, etc.) Synon. morve.Une grosse couverture de laine brune (...) qu'il avait sans doute héritée de quelque mulet mort du farcin ou de la rogne (Gautier, Fracasse,1863, p. 363).Farcin de rivière, en cul-de-poule, morveux (Nocard, Leclainche, Mal. microb. animaux,1896, p. 627).
P. anal. [En parlant d'une pers.] Un roi (...) Eût-il morve et farcin, rachis, goutte et gravelle (...) Reste auguste et puissant jusqu'à l'heure dernière (Hugo, Année terr.,1872, p. 181).
Au fig. Corruption morale :
Bêtise horrible, tuméfiée et blanche! C'est la lèpre neigeuse du sentimentalisme religieux, l'éruption cutanée de l'interne purulence accumulée en une douzaine de génération putrides qui nous ont transmis leur farcin! Bloy, Désesp.,1886, p. 190.
Prononc. et Orth. : [faʀsε ̃]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. xiiies. (Douin de Lavesne, Trubert, éd. G. Raynaud de Lage, 1588). Du lat. class. farcinem « boudin, saucisse » (formé sur farcire « farcir ») à cause de la forme des gonflements provoqués par cette maladie (cf. aussi le lat. tardif farciminum désignant cette maladie du cheval). Fréq. abs. littér. : 6.
DÉR.
Farcineux, euse, adj.Relatif au farcin. Lymphangite farcineuse (Nocard, Leclainche, Mal. microb. animaux, 1896, p. 639) [Appliqué au cheval ou à un autre équidé] Atteint du farcin. Cheval farcineux, jument farcineuse (Ac. 1798-1932). [faʀsinø], fém. [-ø:z]. Ds Ac. 1694-1932. 1reattest. xiiies. (Douin de Lavesne, Trubert, éd. G. Raynaud de Lage, 2101); de farcin, suff. -eux*.
BBG. − Lew. 1960, p. 54; 229 (s.v. farcineux).

Wiktionnaire

Nom commun - français

farcin \faʁ.sɛ̃\ masculin

  1. (Hippologie) Forme cutanée de la morve, chez les chevaux et mulets, avec adénites et lymphangites.
    • Un mois plus tard, les moutons, atteints de la clavelée, se trouvaient dans un pitoyable état ; deux chevaux avaient la morve et les trois autres le farcin. — (Raoul de Navery, Le Témoin du meurtre, G. Téqui, 1878, page 172)
    • On ne cite aucune manœuvre employée par l’acheteur pour simuler le farcin : mais il est facile au marchand qui vous donne une bête avec une tumeur ou un engorgement farcineux sous le ventre, à la face interne des membres, de vous persuader que ce n’est rien. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

FARCIN. n. m.
T. d'Art vétérinaire. Forme cutanée de la morve propre aux chevaux, aux mulets et aussi à la race bovine.

Littré (1872-1877)

FARCIN (far-sin) s. m.
  • Terme de vétérinaire. Affection chronique et souvent contagieuse qui attaque les chevaux, les mulets, et qui consiste en une inflammation, suivie de ramollissement, des ganglions et vaisseaux lymphatiques.

    Farcin de rivière, variété de farcin qui attaque les chevaux de halage, dont le service est très pénible.

HISTORIQUE

XVe s. Point il ne frappoit son roussin, Pource qu'il avoit le farcin, Que d'ung baston court et noailleux, Villon, Archer de Bagnolet.

XVIe s. Par ce traitement le cheval sera delivré du farcin, très fascheuse maladie, et contagieuse, De Serres, 982.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

FARCIN. - HIST. Ajoutez :

XIIe s. Deus vus ad komandé son berbil à guarder ; Et si est vostre oeille, vus le devez mener ; Li pastur deit tus dis le farcin returner, Et l'oeille malade sur sun col deit porter ; Ne la deit pas leisseir al farcin estrangler, Thom. le mart. p. 44, éd. Hippeau.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

FARCIN, s. m. (Manége, Maréchall.) De toutes les affections cutanées, le farcin est celle qui a été envisagée comme la plus formidable.

Vanhelmont, à l’aspect de ses symptomes & de ses progrès, le déclara d’abord la source & l’origine de la vérole. Cette décision honore peu sans doute les inquisiteurs qui attenterent pieusement à sa liberté, sous prétexte que ses succès, dans le traitement des maladies du corps humain, étoient au-dessus des forces de la nature.

Soleysel, cet oracle encore consulté de nos jours, en donne une définition qui persuaderoit que la célébrité de son nom est moins un témoignage de son savoir que de notre ignorance. Est aura venenata, dit-il, ce sont des esprits corrompus, qui pénetrent les parties du corps du cheval avec la même facilité que la lumiere du soleil passe au-travers d’un verre. L’obscurité d’un semblable texte exigeroit nécessairement un commentaire ; mais nous n’aurons pas la hardiesse & la témérité d’entreprendre d’expliquer ce que nous n’entendons pas, & ce que vraissemblablement l’auteur n’a pas compris lui-même.

Considérons le farcin dans ses signes, dans ses causes, & dans les regles thérapeutiques, auxquels nous sommes forcés de nous assujettir relativement au traitement de cette maladie.

Elle s’annonce & se manifeste toûjours par une éruption. Il importe néanmoins d’observer que les boutons qui la caractérisent, n’ont pas constamment le même aspect & le même siége.

Il en est qui se montrent indistinctement sur toutes les parties quelconques du corps de l’animal ; leur volume n’est pas considérable ; ils abscedent quelquefois.

D’autres à-peu-près semblables, mais plus multipliés, n’occupent communément que le dos, & ne sont répandus qu’en petit nombre sur l’encolure & sur la tête ; à mesure qu’il en est parmi ceux-ci qui se dessechent & s’évanoüissent, les autres se reproduisent & reparoissent.

Souvent nous n’appercevons que des tumeurs prolongées, fortement adhérentes & immobiles, avec des éminences très-dures à leurs extrémités & dans leur milieu : lorsque ces duretés suppurent, elles fournissent une matiere blanchâtre & bourbeuse.

Souvent aussi ces mêmes tumeurs prolongées suivent & accompagnent exactement quelques-unes des principales ramifications veineuses, telles que les jugulaires, les maxillaires, les axillaires, les humérales, les céphaliques, les aurales, les saphenes ; & les sortes de nœuds qui coupent d’espace en espace ces especes de cordes, dégénérant en ulceres dont les bords calleux semblent se resserrer & se retrécir, donnent un pus ichoreux, sanieux, & fétide.

Il arrive encore que les ulceres farcineux tiennent de la nature des ulceres vermineux, des ulceres secs, des ulceres chancreux ; & c’est ce que nous remarquons principalement dans ceux qui résultent de l’éclat des boutons qui surviennent d’abord près du talon, ou sur le derriere du boulet dans les extrémités postérieures. Ces extrémités exhalent dès-lors une odeur insupportable ; elles deviennent ordinairement d’un volume monstrueux, & sont en quelque façon éléphantiasées.

Enfin ces symptomes sont quelquefois unis à l’engorgement des glandes maxillaires & sublinguales, à un flux par les nasaux d’une matiere jaunâtre, verdâtre, sanguinolente, & très-différente de celle qui s’écoule par la même voie à l’occasion de quelques boutons élevés dans les cavités nasales, & d’une legere inflammation dans la membrane pituitaire, à une grande foiblesse, au marasme, & à tous les signes qui indiquent un dépérissement total & prochain.

C’est sans doute à toutes ces variations & à toutes ces différences sensibles, que nous devons cette foule de noms imaginés pour désigner plusieurs sortes de farcin, tels que le volant, le farini oculus, le cordé, le cul de poule, le chancreux, l’intérieur, le taupin, le bifurque, &c. Elles ont aussi suggeré le prognostic que l’on a porté relativement au farcin qui attaque la tête, les épaules, le dos, le poitrail, & qui a paru très-facile à vaincre, tandis que celui qui occupe le train de derriere, qui présente un appareil d’ulceres sordides, a été déclaré très-rebelle, & même incurable, lorsqu’il est accompagné de l’écoulement par les nasaux.

Les causes évidentes de cette maladie sont des exercices trop violens dans les grandes chaleurs, une nourriture trop abondante donnée à des chevaux maigres & échauffés, ou qui ne font que très-peu d’exercice ; des alimens tels que le foin nouveau, l’avoine nouvelle, le foin rasé, une quantité considérable de grains, l’impression d’un air froid, humide, chargé de vapeurs nuisibles, l’obstruction, le resserrement des pores cutanés, &c. tout ce qui peut accumuler dans les premieres voies des crudités acides, salines, & visqueuses, changer l’état du sang, y porter de nouvelles particules hétérogenes peu propres à s’assimiler & à se dépurer dans les couloirs, & dont l’abord continuel & successif augmentera de plus en plus l’épaississement, l’acrimonie & la dépravation des humeurs, tout ce qui embarrassera la circulation, tout ce qui soûlevera la masse, tout ce qui influera sur le ton de la peau & s’opposera à l’excrétion de la matiere perspirable, sera donc capable de produire tous les phénomenes dont nous avons parlé.

Selon le degré d’épaississement & d’acrimonie, ils seront plus ou moins effrayans ; des boutons simplement épars çà & là, ou rassemblés sur une partie, des tumeurs prolongées qui ne s’étendront pas considérablement, une suppuration loüable, caractériseront le farcin bénin : mais des tumeurs suivies résultant du plus grand engorgement des canaux lymphatiques ; des duretés très-éminentes qui marqueront, pour ainsi dire, chacun des nœuds ou chacune des dilatations valvulaires de ces mêmes vaisseaux, & dont la terminaison annoncera des sucs extrèmement acres, plus ou moins difficiles à délayer, à corriger, à emporter, désigneront un farcin dont la malignité est redoutable, & qui provoquant, s’il n’est arrêté dans ses progrès, & si l’on ne remédie à la perversion primitive, la tenacité, la viscosité, la coagulation de toute la masse du sang & des humeurs, l’anéantissement du principe spiritueux des sucs vitaux, l’impossibilité des sécrétions & des excrétions salutaires, & conduira inévitablement l’animal à la mort.

La preuve de la corruption putride des liqueurs, se tire non-seulement de tous les ravages dont un farcin, sur-tout de ce genre & de ce caractere, nous rend les témoins, mais de sa fétidité & de la facilité avec laquelle il se répand & s’étend d’un corps à l’autre, de proche en proche, par l’attouchement immédiat, & même quelquefois à une certaine distance ; aussi le danger de cette communication nous engage-t-il à éloigner l’animal atteint d’un farcin qui a de la malignité, & à le séparer de ceux qui sont sains, & la crainte d’une réproduction continuelle du levain dans un cheval qui auroit la faculté de lécher lui-même la matiere ichoreuse, sordide, sanieuse, corrosive, qui échappe de ses ulceres, nous oblige-t-elle à profiter des moyens que nous offre le chapelet pour l’en priver. Nous appellons de ce nom l’assemblage de plusieurs bâtons taillés en forme d’échelon, à-peu-près également espacés ; paralleles entr’eux dans le sens de la longueur de l’encolure, & attachés à chacune de leurs extrémités au moyen d’une corde & des encoches faites pour affermir la ligature. Nous les plaçons & les fixons sur le cou de l’animal, de maniere qu’en contre-buttant du poitrail & des épaules à la mâchoire, ils s’opposent aux mouvemens de flexion de cette partie. Ne seroit-ce point trop hasarder que de supposer que l’origine de cette dénomination est dûe à la ressemblance de cette sorte particuliere de collier, avec la corde sans fin qui soûtient les godets ou les clapets d’un chapelet hydraulique ?

Quoi qu’il en soit, dans le traitement de cette maladie, dont je n’ai prétendu donner ici que des idées très-générales, on doit se proposer d’atténuer, d’inciser, de fondre les humeurs tenaces & visqueuses, de les délayer, de les évacuer, d’adoucir leurs sels, de corriger leur acrimonie, de faciliter la circulation des fluides dans les vaisseaux les plus déliés, &c.

On débutera par la saignée ; on tiendra l’animal à un régime très-doux, au son, à l’eau blanche ; on lui administrera des lavemens émolliens, des breuvages purgatifs dans lesquels on n’oubliera point de faire entrer l’aquila alba ; quelques diaphorétiques à l’usage desquels on le mettra, acheveront de dissiper les boutons & les tumeurs qui se montrent dans le farcin benin, & d’amener à un desséchement total ceux qui auront suppuré.

Le farcin invétéré & malin est infiniment plus opiniâtre. Il importe alors de multiplier les saignées, les lavemens émolliens ; de mêler à la boisson ordinaire de l’animal quelques pintes d’une décoction de mauves, guimauves, pariétaires, &c. d’humecter le son qu’on lui donne avec une tisanne apéritive & rafraîchissante faite avec les racines de patience, d’aunée, de scorsonere, de bardane, de fraisier, & de chicorée sauvage ; de le maintenir long-tems à ce régime ; de ne pas recourir trop tôt à des évacuans capables d’irriter encore davantage les solides, d’agiter la masse & d’augmenter l’acreté ; de faire succéder aux purgatifs administrés, les délayans & les relâchans qui les auront précédés ; de ne pas réitérer coup sur coup ces purgatifs ; d’ordonner, avant de les prescrire de nouveau, une saignée selon le besoin. Ensuite de ces évacuations, dont le nombre doit être fixé par les circonstances, & après le régime humectant & rafraîchissant observé pendant un certain intervalle de tems, on prescrira la tisanne des bois, & on en mouillera tous les matins le son que l’on donnera à l’animal si les boutons ne s’éteignent point, si les tumeurs prolongées ont la même adhérence & la même immobilité, on recourra de nouveau à la saignée, aux lavemens, aux purgatifs, pour en revenir à-propos à la même tisanne, & pour passer de-là aux préparations mercurielles, telles que l’éthiops minéral, le cinnabre, &c. dont l’énergie & la vertu sont sensibles dans toutes les maladies cutanées.

Tous ces remedes intérieurs sont d’une merveilleuse efficacité, & operent le plus souvent la guérison de l’animal lorsqu’ils sont administrés selon l’art & avec méthode : on est néanmoins quelquefois obligé d’employer des médicamens externes. Les plus convenables dans le cas de la dureté & de l’immobilité des tumeurs, sont d’abord l’onguent d’althæa ; & s’il est des boutons qui ne viennent point à suppuration, & que l’animal ait été suffisamment évacué, on pourra, en usant de la plus grande circonspection, les froter légerement avec l’onguent napolitain.

Les lotions adoucissantes faites avec les décoctions de plantes mucilagineuses, sont indiquées dans les circonstances d’une suppuration que l’on aidera par des remedes onctueux & résineux, tels que les onguens de basilicum & d’althæa ; & l’on aura attention de s’abstenir de tous remedes dessicatifs lorsqu’il y aura dureté, inflammation, & que la suppuration sera considérable : on pourra, quand la partie sera exactement dégorgée, laver les ulceres avec du vin chaud dans lequel on délayera du miel commun.

Des ulceres du genre de ceux que nous nommons vermineux, demanderont un liniment fait avec l’onguent napolitain, à la dose d’une once ; le baume d’arceus, à la dose de demi-once ; le staphisaigre & l’aloès succotrin, à la dose d’une dragme ; la myrrhe, à la dose d’une demi-dragme ; le tout dans suffisante quantité d’huile d’absynthe : ce liniment est non-seulement capable de détruire les vers, mais de déterger & de fondre les callosités, & l’on y ajoûtera le baume de Fioraventi si l’ulcere est véritablement disposé à la corruption.

L’alun calciné mêlé avec de l’ægyptiac ou d’autres cathérétiques, seront mis en usage eu égard à des ulceres qui tiendront du caractere des ulceres chancreux ; on pourra même employer le cautere actuel, mais avec prudence : & quant à l’écoulement par les naseaux, de quelque cause qu’il provienne, on poussera plusieurs fois par jour dans les cavités nasales une injection faite avec de l’eau commune, dans laquelle on aura fait bouillir légerement de l’orge en grain & dissoudre du miel.

Il est encore très-utile de garantir les jambes éléphantiasées des impressions de l’air ; & l’on doit d’autant moins s’en dispenser, qu’il n’est pas difficile d’assujettir sur cette partie un linge grossier propre à la couvrir.

J’ai observé très-souvent au moment de la disparition de tous les symptomes du farcin, une suppuration dans l’un des piés de l’animal, & quelquefois dans les quatre piés ensemble. On doit alors faire ouverture à l’endroit d’où elle semble partir, y jetter, lorsque le mal est découvert, de la teinture de myrrhe & d’aloès, & placer des plumaceaux mouillés & baignés de cette même teinture. J’ai remarqué encore plusieurs fois dans l’intérieur de l’ongle, entre la sole & les parties qu’elles nous dérobent, un vuide considérable annoncé par le son que rend le sabot lorsqu’on le heurte ; j’ai rempli cette cavité, de l’existence de laquelle je me suis assûré, lorsqu’elle n’a pas été une suite de la suppuration, par le moyen du boutoir, avec des bourdonnets chargés d’un digestif dans lequel j’ai fait entrer l’huile d’hypericum, la terebenthine en résine, les jaunes d’œufs, & une suffisante quantité d’eau-de-vie.

Personne n’ignore au-surplus l’utilité de la poudre de vipere, par laquelle on doit terminer la cure de la maladie qui fait l’objet de cet article ; & comme on ne doute point aussi des salutaires effets d’un exercice modéré, il est impossible qu’on ne se rende pas à la nécessité d’y solliciter régulierement l’animal pendant le traitement, & lorsque le virus montrera moins d’activité.

Il faut de plus ne remettre le cheval guéri du farcin à sa nourriture & à son régime ordinaire, que peu-à-peu, & que dans la circonstance d’un rétablissement entier & parfait.

Du reste c’en est assez, ce me semble, de ces faits de pratique constatés dans une sorte d’hôpital de chevaux que je dirige depuis sept ou huit années, & dans lequel j’en ai guéri plus de quatre-vingt du mal dont il s’agit, pour donner au moins sur les secours qu’il exige, des notions infiniment plus certaines que les connoissances que l’on imagine puiser, à cet égard, dans la plûpart de nos auteurs, connoissances qui ne nous présentent rien de plus avantageux, que tous ces secrets merveilleux débités mystérieusement & à un très-haut prix par un peuple de charlatans aussi nombreux que celui qui de nos jours infecte la Medecine des hommes. (e)

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Étymologie de « farcin »

Lat. farciminum, de farcire, farcir, parce que le farcin gonfle et farcit, pour ainsi dire, les membres qu'il affecte.

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Du latin farciminum (« farcin, maladie des chevaux »), lui-même de farcimen (« boudin, saucisse » → voir farcime en ancien français) formé sur farcire (« farcir ») à cause de la forme des gonflements provoqués par cette maladie.
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Phonétique du mot « farcin »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
farcin farsɛ̃

Évolution historique de l’usage du mot « farcin »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Traductions du mot « farcin »

Langue Traduction
Anglais farcin
Espagnol farcina
Italien farcin
Allemand farcin
Chinois 法辛
Arabe فارسين
Portugais farcin
Russe farcin
Japonais ファルシン
Basque farcin
Corse farcin
Source : Google Translate API

Synonymes de « farcin »

Source : synonymes de farcin sur lebonsynonyme.fr

Farcin

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