La langue française

Épitase

Sommaire

  • Définitions du mot épitase
  • Étymologie de « épitase »
  • Phonétique de « épitase »
  • Évolution historique de l’usage du mot « épitase »
  • Citations contenant le mot « épitase »
  • Traductions du mot « épitase »
  • Synonymes de « épitase »

Définitions du mot « épitase »

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉPITASE, subst. fém.

DRAMAT. ANC. Deuxième partie d'une pièce de théâtre succédant à la protase (exposition) et contenant le nœud ou développement central de l'action. Dans la tragédie antique, protase, épitase et catastase correspondent respectivement à ce que nous appelons exposition, nœud, dénouement (Quillet1965).
Prononc. et Orth. : [epita:z]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1. 1611 epitase d'une tragedie (Cotgr.); 2. 1864 mus. (Littré). Empr. au b. lat. epitasis « moment de l'intrigue » et terme de mus., gr. ε ̓ π ι ́ τ α σ ι ς proprement « allongement, tension ».

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉPITASE, subst. fém.

DRAMAT. ANC. Deuxième partie d'une pièce de théâtre succédant à la protase (exposition) et contenant le nœud ou développement central de l'action. Dans la tragédie antique, protase, épitase et catastase correspondent respectivement à ce que nous appelons exposition, nœud, dénouement (Quillet1965).
Prononc. et Orth. : [epita:z]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1. 1611 epitase d'une tragedie (Cotgr.); 2. 1864 mus. (Littré). Empr. au b. lat. epitasis « moment de l'intrigue » et terme de mus., gr. ε ̓ π ι ́ τ α σ ι ς proprement « allongement, tension ».

Wiktionnaire

Nom commun

épitase \e.pi.taz\ féminin

  1. (Rhythmique ancienne) Appui de la voix sur la syllabe accentuée, par exemple sur la syllabe ve dans avéna.
  2. (Musique) Passage du grave à l’aigu.
  3. (Rhétorique ancienne) La partie du poème dramatique qui vient immédiatement après la protase ou l’exposition et qui contient les incidents qui font le nœud de la pièce.
    • Une synecdoque, ou une métonymie, ne me poussez pas trop là-dessus, c'est déjà beau de le dire, et ne me gachez pas mon épitase. — (Boris Vian, Le Problème du colon, dans : Articles, chroniques, textes pataphysiques, La Pléiade, 2010, œuvres romanesques complètes tome 2, page 1046)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ÉPITASE. n. f.
T. de Rhétorique ancienne. La partie du poème dramatique qui vient immédiatement après la protase ou l'exposition et qui contient les incidents qui font le nœud de la pièce.

Littré (1872-1877)

ÉPITASE (é-pi-ta-z') s. f.
  • 1 Terme de rhythmique ancienne. Appui de la voix sur la syllabe accentuée, par exemple sur la syllabe ve dans avéna.
  • 2 Terme de musique ancienne. Passage du grave à l'aigu.
  • 3 Terme de critique littéraire. Partie du poëme dramatique qui, venant après la protase ou exposition, contient les incidents essentiels et le nœud de la pièce. Quoi ! monsieur, la protase, l'épitase et la péripétie…, Molière, Crit. de l'école des femmes, 7.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « épitase »

(Date à préciser) Du latin epitasis → voir protase.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Ἐπίτασις, de ἐπὶ, et τάσις, extension, de τείνειν, tendre (voy. ce mot).

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « épitase »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
épitase epitas

Évolution historique de l’usage du mot « épitase »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « épitase »

  • 9Evanthius distingue dans la comédie quatre parties : le prologue, la protase, l'épitase et la catastrophe, parties définies à deux reprises. La première définition14 repose sur l’image d’une montée de la tension : le mot grec epitasis renvoie à l’action physique de tendre. La protase est définie comme « le premier acte et le début du drame » (« primus actus initiumque est dramatis » ), l'épitase comme le « développement et le progrès des embarras et, pour ainsi dire, le nœud de la méprise » (« incrementum processusque turbarum ac totius, ut ita dixerim, nodus erroris »), la catastrophe comme le « retournement de la situation jusqu'à l'issue heureuse, une fois que tous les personnages ont accès à la connaissance des événements » (« conuersio rerum ad iucundos exitus patefacta cunctis cognitione gestorum »). En latin, nodus signifie « nœud » et au sens figuré « difficulté, obstacle » (Gaffiot, 2b). Cela éclaire le sens exact de nodus chez Evanthius. Il s’agirait des embarras résultant d’une « erreur ». Cette « erreur » est peut-être celle des personnages dans l’ignorance : le nodus erroris s’oppose à la cognitio gestorum, littéralement le fait d’apprendre les faits qui ont eu lieu. Comme le montre la lecture des comédies latines, la comédie serait donc une traversée des illusions. La comédie se caractérise en effet par une activité fébrile des personnages : Scaliger en fait un de ses traits définitoires de la comédie, poema negotiosum15. Mais cette action est de fait souvent vaine. Dans le Poenulus de Plaute, ce ne sont pas les plans et les pièges de l’esclave Milphion qui amènent à l’heureux dénouement, mais la reconnaissance au moment où le Carthaginois retrouve ses filles. Dans L'Andrienne de Térence, les stratagèmes de Davus compliquent l’intrigue, mais ne la font pas avancer : le dénouement se fait par l'arrivée du personnage de Criton qui permet la reconnaissance finale. L’error peut aussi désigner la faute et alors être mis en relation avec la faute tragique selon Aristote (hamartia) comme le font les commentateurs italiens de la Renaissance (Robortello, 1548 ; Riccoboni, 1585). La comédie serait alors le miroir de l’imperfection humaine. C’est cette dernière lecture qui explique par exemple dans le théâtre de Georges de Scudéry l’importance de l’« erreur » et du retour à la raison, du « juste repentir » final, provoqué par le remords ou le spectacle de la générosité, motif qui permet d’unir la faute tragique dans le nœud et un dénouement de type comique où le pardon et la réconciliation parachèvent la joie finale16. Ce qui fait en effet plaisir dans la comédie, c’est que les personnages les plus ennemis « s’en vont à la fin réconciliés, et personne n'est tué par personne » (Poétique, chap. 13, 53 a 36-39)17. , Introduction : l’intrigue comme procédé de composition (Fabula / Colloques)

Traductions du mot « épitase »

Langue Traduction
Anglais epitasis
Espagnol epitasis
Italien epitasis
Allemand inbegriff
Chinois 流行病
Arabe epitosis
Portugais epitasis
Russe epitasis
Japonais エピタシス
Basque epitasis
Corse epitasi
Source : Google Translate API

Synonymes de « épitase »

Source : synonymes de épitase sur lebonsynonyme.fr
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