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Digressif

Définitions de « digressif »

Trésor de la Langue Française informatisé

DIGRESSIF, IVE, adj.

Rare
A.− [En parlant d'une pers.] Qui fait des digressions. J'abrégerai sans doute beaucoup; De Quincey est essentiellement digressif (Baudel., Paradis artif.,1860, p. 390).
B.− [En parlant d'un ouvrage] Qui consiste en une suite de digressions. Je me plains que l'auteur [Crommelynk] arme ses personnages de couplets digressifs (Colette, Jumelle,1938, p. 80).
Prononc. : [digʀ εsif] et p. harmonis. vocalique [digʀe-], fém. [-i:v]. Étymol. et Hist. 1838 (Ac. Compl. 1842). Dér. du rad. digress- de digression*; suff. -if* sur le modèle progresser/ progressif, régresser/régressif. Fréq. abs. littér. : 1. Bbg. Mat. Louis-Philippe 1951, p. 323.

Wiktionnaire

Adjectif - français

digressif \di.ɡʁɛ.sif\

  1. (Didactique) Qui consiste dans une suite de digressions.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

DIGRESSIF (di-grè-sif, si-v') adj.
  • Terme didactique. Qui consiste dans une suite de digressions.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « digressif »

Voy. DIGRESSION.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

→ voir digression
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « digressif »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
digressif digrɛsif
digressive digrɛsiv

Évolution historique de l’usage du mot « digressif »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « digressif »

  • Tout est inattendu, digressif et permis chez le réalisateur d’''Ouvert la nuit''. Le système médiatique en pince pour les énervés potentiels ? Baer, lui, comprend parfaitement le concept d’émission ''du soir''. Il joue sans filets la carte de l’improvisation sereine. Multiplie les échanges parfois surréels sur la canicule, les réquerres (des rapporteurs doublés d’équerres) ou les éoliennes. Twiste la débâcle toujours possible  – ses appels téléphoniques à des enfants insomniaques sont souvent plus que périlleux -  pour en faire, parfois même si ça ne fonctionne à coup sûr, une dynamique.  TéléObs, On a écouté ''Lumières dans la nuit'', la nouvelle émission d'Edouard Baer
  • Mais le récit s’intitule « roman » et comme l’auteur n’en fait visiblement qu’à sa tête, c’est de l’embouchure jusqu’à la source que ce voyage-ci explore le cours du fleuve, des brumes de chaleur pluvieuses aux abords de Belem jusqu’à Manaus, où le fleuve prend son nom, « Los Amazonas », à la rencontre des eaux noires du Rio Negro avec les eaux rouges et biens plus froides du Rio Solimones, descendu d’une nuée de torrents qui drainent les plus lointaines vallées des Andes péruviennes. Très érudit, lent et digressif comme ces eaux troubles qu’il décrit, le récit plonge dans les racines historiques du continent, des conquistadors aux pillards et chercheurs d’ElDorado. Puis, il évoque les aventures des divers explorateurs et ethnologues qui, au fil des siècles, ont peu à peu fait reculer les grandes zones d’inconnu sur les cartes amazoniennes, croisant à leurs aventures les propres rencontres picaresques de l’auteur musardant aux marges de la civilisation. , "Amazonia", le récit fleuve de Patrick Deville
  • Dans ce quotidien qui semblait ne connaître aucun répit, les préoccupations sont constantes et l’attention de Laurette est toujours engagée dans dix tâches simultanées, une réalité que le souffle haletant et digressif de la poète illustre à merveille : « les petits vont venir nous voir et je veux que tout soit — ah, arrêtez donc j’ai pas envie de m’asseoir à qui vous téléphonez, là ? » Le Devoir, «Emparée»: par amour pour elles | Le Devoir
  • 16h 30 : Erik Leborgne (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3) : « Le régime digressif dans les pseudo-mémoires (Courtilz de Sandras, L’Infortuné Napolitain) » , Digressions, dissertations, réflexions dans les récits factuels et dans les récits fictionnels de l’époque classique XVIIe et XVIIIe s. (Sorbonne nouvelle)
  • L’auteur des «Aventures de Tom Sawyer» a signé un autoportrait follement digressif et critique qui démontre que loin d’être 
un écrivain pour enfants, 
il fut surtout un éternel rebelle Le Temps, Mark Twain, 
Mémoires d’un Diogène 
des Amériques - Le Temps
  • C'EST NOUVEAU - Avant de s'éclipser, ce fut l'un des premiers vétérans du genre Korean barbec'. Le revoici rafraîchi dans l'allure mais toujours aussi fumant de la plaque et désormais plutôt digressif à revoir quelques standards coréens d'une touche frenchy. Le Figaro.fr, KBG, barbecue coréen
  • Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), acteur en sérieuse phase de tocardisation, ancienne star d’une série télé qui a fait l’erreur de vouloir passer au cinéma, s’agite, pleure et rage de rester au niveau qui fut le sien. Flanqué de son cascadeur attitré, Cliff Booth (Brad Pitt), désormais son homme à tout faire, Dalton accumule les petits rôles dans les séries télé. Un jour, dans la maison voisine de la sienne s’installent Roman Polanski et Sharon Tate (Margot Robbie). Bientôt rôde la menace de Charles Manson et de sa « Famille ». ONCE UPON A TIME… IN HOLLYWOOD n’est sans doute pas le film attendu. Moins évidemment flamboyant qu’imaginé, peut-être plus digressif, le récit s’y expose lentement, trébuche avec sa voix-off hésitante à contredire les faits ou à les conter, il erre, se perd, quitte à refuser parfois consciemment tout souci d’efficacité. Tant mieux. Tarantino, qui avait dégraissé son style jusqu’à l’os dans le phénoménal LES HUIT SALOPARDS, parvient ici à un équilibre quasi parfait entre le p’tit malin génial de ses débuts, rigolard, post-moderne et référentiel, et le cinéaste inquiet jusqu’à la colère qu’il est plus récemment devenu. Cinemateaser.com, Cannes 2019 : ONCE UPON A TIME… IN HOLLYWOOD / Critique - cinemateaser
  • Compliqué de parler de lui. C’est qu’à chaque question ou presque, le bonhomme, volontiers digressif, divague vers des chapitres de l’histoire avec un grand « H. » Tenez, par exemple, lorsqu’on interroge Alain Chaume sur ses lieux préférés de flânerie dans la bastide, il nous parle des quais. Ok. Et puis vlan, voilà qu’il dérive sur la monarchie de Juillet… Mis en confiance, on a quand même réussi, au bout d’une heure, à en savoir un peu… SudOuest.fr, Libourne : Alain Chaume, dénicheur d’histoires
  • Est-il possible d’être à la fois engagé et nuancé, passionné et précis, méthodique et digressif sur des questions aussi décisives par les temps qui courent que le retour du religieux, le choc des civilisations, les métamorphoses et les masques d’un nihilisme au mieux de sa forme, la barbarie la plus primitive des égorgeurs de Daech et celle de l’hypertechnologie prométhéenne de la Silicon Valley, cet aboutissement extrême occidental de la mondialisation libérale ? Est-il possible, aujourd’hui encore, de conjuguer l’histoire, la géopolitique, la philosophie et surtout la théologie sans oublier, parfois, la littérature et la poésie pour tenter de conjurer ce que Debord appelait en voulant caractériser la misère de l’homme moderne, « la perte de tout langage adéquat aux faits » ? Causeur, Il est venu le temps des religions sans Dieu... - Causeur
  • Alice au pays des merveilles est un ­roman à tiroirs, qui comporte tellement d’entrées qu’on peut le lire à tout âge. Bien sûr les adultes comprennent mieux le “nonsense” britannique, l’absurde. Mais on peut goûter le plaisir de ce livre assez tôt, d’abord lu par les parents, puis seul, à partir de dix ou onze ans. Lewis Carroll était obsédé par les mathématiques : son roman est à la fois digressif et d’une logique imparable. La construction donne une impression de poupées gigognes, de matriochkas qui s’emboîtent les unes dans les autres, renforcée par l’utilisation de nombreuses parenthèses. On vit une expérience de l’ordre de la plongée. L'Humanité, Véronique Ovaldé : « Alice, un bonbon sucré avec un cœur acide » | L'Humanité
  • Jusqu’au jour où je découvre, il y a quelques semaines, que trois ultimes représentations sont prévues, au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, dans le cadre des Rencontres InCité « A table ! ». J’y cours. A l’entrée, on nous distribue des verres siglés « Savoir enfin qui nous buvons ». Et nous voilà attablés, à 19 h 30, sur les planches du Grand Théâtre – sur la scène même, où des tables et des chaises sont dressées, façon bistro. Sébastien Barrier est déjà là, comme s’il nous attendait pour l’apéro, un verre de rouge à la main. Il discute avec les premiers attablés. Et puis, l’air de rien, alors que certains s’installent encore, il commence à parler et à déambuler. Il se déplie, se déploie, nous embarque en alternant mots, murmures, vociférations, gesticulations, accords de guitare, gorgées et bouffées, dans un univers tonitruant, festif et digressif, à la fois étrange et familier. Le Monde.fr, « J’ai bu pendant sept heures sur une scène de théâtre »
  • Une image surclasse ce déluge digressif à la toute fin du deuxième acte. Harcelée par Scarpia – l’élégant baryton russe Alexey Markov dont le timbre et la prestance dégagent une force inquiétante – Tosca qui pense avoir obtenu de lui la grâce de Cavaradossi, s’éclipse un instant, laisse au vestiaire jean et sweat shirt, et réapparaît dans la fameuse robe rouge que portait Callas dans la mise en scène de Zeffirelli en 1964. La métamorphose en cours se confirme lorsqu’Angel Blue entonne un Vissi d’arte angélique d’une beauté sans affectation, d’un naturel qui masque à merveille une technique mature et sans reproche. Sa main ne tremble pas quand elle trucide son tortionnaire avant de la tendre, rougie de sang, vers le visage de son ainée qui s’en maquille avec délectation et résignation. Le pacte est scellé. La transmission est faite. Classicagenda, Deux Tosca en une à Aix | Classicagenda : actualité musique classique et opéra
  • Le premier film, moins le second, avait un côté très digressif, peut-être pas aussi corrosif et réussi qu'un Wayne's World en son temps, mais vraiment il en ressortait quelque chose de très sympa malgré la légèreté de ton. Il s'inscrivait aussi dans une mouvance de films comédie-parodique (Josie et les Pussycats, Le nouveau, Bring It On, etc.) plutôt sympa. En résumé, pour moi, des films à réévaluer et au fort capital de sympathie et de fun. EcranLarge.com, Le nouveau film Scooby-Doo a trouvé son Fred et sa Daphné - Actualité Film - EcranLarge.com
  • Le médecin va commencer par l’examen psychiatrique de Grégoire Compiègne, l’accusé, père de la petite Inaya. « Il est doté d’une intelligence normale et il est donc en mesure d’évaluer la portée de ses actes. Il ne présente pas d’antécédents psychiatriques et n’a aucun symptôme de maladie mentale. Il est normal », relève le praticien, qui aborde maintenant les traits de personnalité de l’accusé. « Son discours est très digressif, long, justificatoire. Sa vie a été marquée par pas mal d’accidents [il a été abandonné, placé en foyers et a dénoncé des violences de la part de l’homme qui l’a adopté]. Auto-centré, auto-indulgent, il se pose en victime. » , Procès des parents d'Inaya à Melun: « Le couple est pathologique »
  • Patiemment. L’idée de la codirection est d’abord venue de l’équipe. C’est vraiment ma place de faire en sorte qu’il y ait une cohérence humaine. On venait de vivre une période difficile en 2014-2015, avec quatre-cinq départs. Il s’avère que j’ai un esprit très structuré. Je suis rarement débordée, j’ai une disponibilité, je sais libérer la pression. Antoine a un esprit plus digressif ! Le Telegramme, Charlotte Le Vallégant. « La culture bretonne est absolument vivante » - Bretagne - Le Télégramme
  • A. Lx: Sur ce dernier point, je suis d'accord. Mais l'essentiel réside ailleurs, dans la maîtrise avec laquelle l'auteur montre comment les vicissitudes de sa relation à éclipses avec Antoine décloisonnent progressivement son imaginaire - et aiguisent sa curiosité. Surtout, Mazarine Pingeot met très bien en scène ce lent processus d'éveil, ce long détour vers autrui qui permet, in fine, à Théa de déchiffrer les non-dits de son histoire. Je ne parlerais pas de style "alourdi" mais "digressif". Et pour cause, Théa est (aussi) une quête initiatique.  LExpress.fr, Théa, de Mazarine Pingeot, le pour et le contre de la rédaction - L'Express
  • C’est bien ce que je disais. Le hors-sujet digressif néo-césarien. AgoraVox, Discussions néo-celtiques (4) - pensées entre identité et spiritualité, au prisme de la naissance et de de la mort - AgoraVox le média citoyen
  • Le narrateur du premier roman spirituel et digressif de Thomas O. St-Pierre, Même ceux qui s’appellent Marcel, traîne ainsi son désarroi tranquille au milieu de sa vie sans drame. Pas d’engagement envers son travail (qui occupe à peine ses pensées et n’a aucune place à l’intérieur du récit), aucun engagement dans sa vie sentimentale, pas de projets. Pas la moindre prise de risque. Le Devoir, L’éveil de Marcel | Le Devoir
  • Organisé à la manière d’un récit initiatique, le parcours proposé est jalonné d’étapes inévitables dans la reconstruction de l’enfant qui sommeille en chacun. Ouvert et digressif, les nombreuses œuvres qui le composent -sculptures, vidéos ou encore installations- stimulent l’imaginaire et ravivent des souvenirs enfouis, qu’ils soient amers ou exquis. Tour d’horizon. VL Média , On a vu : L’exposition « Encore un jour banane pour le poisson-rêve » au Palais de Tokyo
  • «Le film est assez digressif et il emprunte un chemin sinueux, avoue le cinéaste. Je trimballe le spectateur pendant une heure au gré de mes découvertes. Il m'a toutefois semblé qu'il manquait un dernier élément qui est la dramaturgie du sport. Elle est très particulière au tennis en raison des règles un peu tordues qui font en sorte qu'il n'y a pas de durée fixe. Il faut se battre pour gagner un point, puis un jeu, puis une manche et enfin le match. C'est au joueur de créer le temps dont il a besoin pour gagner.» La Presse, John McEnroe: l'impossible quête de la perfection
  • Il se déresponsabilise Les expertises psychiatriques montrent : « un homme au contact facile mais assez narcissique, qui a besoin de se montrer, de se mettre en avant et seule sa propre image semble le préoccuper. Se montre digressif. A toujours une réponse qui le déresponsabilise ». , Justice. Prison ferme à Argentan pour l'homme qui ne reversait pas les gains des chevaux de course | Le Journal de l'Orne
  • On a compris que, dans ce récit digressif, et comme chez Modiano, la résolution de l’investigation compte moins que la manière, délicate et obstinée, dont elle est menée. Didier Blonde enquête autant sur l’apatride enjôleuse de la case 5011 que sur lui-même, adepte inconsolable du noir et blanc, «détective de la mémoire». Bibliobs, Le prix Renaudot essai 2015 pour Leïlah Mahi, la belle inconnue de Didier Blonde
  • 15Dans le chapitre IV, Aude Déruelle étudie quelques cas, assez rares mais somme toute traditionnels, où les digressions balzaciennes prennent des allures ludiques ou parodiques dignes de l’anti-roman. Plus originaux sont les moments où les digressions s’emballent et subissent une sorte d’« exacerbation romanesque du projet balzacien » (p. 178). Aude Déruelle parle de « dérives du digressif » (p. 157) pour qualifier les cas où les digressions « s’immiscent de façon intempestive dans le récit » ou connaissent une « inflation interne » incontrôlable (p. 157). Les passages où la digression donne l’impression de s’enfler démesurément sont particulièrement intéressants, car ils suscitent des distinctions fort subtiles : la digression se caractérisant déjà par son effet de longueur, comment faire le départ entre une digression « normale » et une digression inflationniste ? Aude Déruelle montre que plusieurs éléments sont susceptibles de provoquer cette impression : les « fausses sorties » des digressions ; les cas où la logique énumérative prend le dessus sur la logique causale ; enfin, les dysfonctionnements entre la digression et le récit qu’elle est censée commenter. , La digression sans détours (Acta Fabula)
  • « Je pars avec un handicap parce que l'intervenant précédant sauve des vies » a soupiré Bruce Benamran. Bien que « simple » informaticien à l'origine, il s'est lancé dans la vulgarisation scientifique sur YouTube à une époque où des chaînes sur le sujet n'existaient qu'en Anglais. Et il en a fait son métier. Il n'innove pas mais raconte (avec talent et humour) l'innovation. L'humour, le discours digressif et les anecdotes permettent d'attirer les gens qui découvrent que des sujets très techniques de diverses sciences les passionnent. Car la curiosité est un moteur extraordinaire. LeMondeInformatique, Les meilleurs projets SAP primés à la Convention USF 2017 - Le Monde Informatique
  • Le montage d’archives, le documentaire d’archives se fait très souvent à partir d’une idée de départ, d’une envie. Très souvent, celle-ci rejoint une attente, une demande sociale, concerne un sujet de société. Vous allez vouloir par exemple travailler sur la domination masculine, sur les migrants et vous allez donc chercher des archives qui étayent votre propos et vous positionner par rapport à celui-ci. Le deuxième cas de figure consiste à retrouver une archive inédite. Il se trouve que vous n’avez jamais eu envie de travailler sur la Guerre d’Espagne auparavant mais des films inédits apparaissent. Et vous allez alors confronter ces images à une historiographie en place, à l’état des connaissances actuelles sur le sujet. Il y a donc, à chaque fois, une espèce d’opinion de départ du réalisateur à laquelle les archives sont vouées. Pour moi, ça a été complètement différent. J’ai travaillé au service des archives. J’ai essayé d’exploiter les rushs, non pas en tant que tels – en identifiant les matchs, les joueurs, les années, parce que tout est décontextualisé – mais en travaillant sur le geste, sur le mouvement, sur l’instant. L’instant m’a intéressé parce que j’ai trouvé que cela redonnait de la vie. Je crois que dans le film, il faut suivre les images parce qu’on ne sait pas trop où on va : il est assez digressif et chaque séquence crée son propre temps, au présent. J’ai mis trois ans à tout écrire et monter à la fois. Je retrace le parcours qui a été le mien en somme, à partir du film d’instruction, en me laissant porter par ce matériau extraordinaire. DIACRITIK, Julien Faraut : « McEnroe est un metteur en scène hypersensible » (L’empire de la perfection en DVD)
  • Il suffit de regarder les quelques extraits de la création avignonnaise disponibles sur le site de l’INA et de comparer. Sa parfaite maîtrise fait encore mieux ressortir le côté touffu et digressif du texte, exemple unique d’autobiographie née d’improvisations théâtrales. Et dire que Philippe Caubère/Ferdinand Faure est aujourd’hui bien plus vieux que sa mère – irrésistible et effrayante, qu’il “fait” si bien – ne l’a jamais été et ne le sera jamais… Il n’y a pas de répit dans La Danse du diable. Il est impossible de s’y ennuyer ou de penser un peu à autre chose, passages obligés du théâtre, habitudes trop bien admises. Les Inrockuptibles, Caubère, l'unique
  • Référentiel mais pas masturbatoire, amusant mais pas trop volontairement comique, digressif mais pas confus, Simone au travail est un voyage au pays d’un imaginaire plaçant son érudition, sa verve et sa folie au service du plus suave des plaisirs : celui qui élève l’intelligence. Le Devoir, L’orfèvrerie langagière de David Turgeon | Le Devoir
  • Ettore Scola prend à partie le spectateur dans un aparté digressif avec l’acteur qui endosse la narration à son tour. Le décor se solidifie dans la pénombre et pour marquer l’effet d’intériorité, une poursuite isole l’acteur- narrateur dans un rayon de lumière. Dans une manière de parabase, l’acteur se mue en coryphée. Volontairement intrusif, il interpelle le spectateur dans un face à face frontal complice comme pour le prendre à témoin. Il était une fois le cinéma, Nous nous sommes tant aimés - Il était une fois le cinéma
  • C'est un plaisir digressif qu'on ne prend malheureusement plus le temps de faire. Prenez un vrai bain brûlant où vous vous autorisez tout ce qui fait plaisir : huiles essentielles, bombe de bain, verre de vin blanc, musique, bougies... Faites dans l'excès ! , 22 idées (totalement gratuites) pour se sentir incroyablement vivante - Terrafemina
  • 44Toutefois, sous la défiance que suscite, au fond, chez le critique, l’attachement au vers d’un (post‑) moderne, et philosophe qui plus est, on ne peut que saluer l’effort d’imaginer la fonction de la prose dans la dynamique de pensée et de faire-beau / beau-faire de Deguy : ce serait la capacité supposée de la prose de relancer la dynamique de la métamorphose qui, aussitôt accomplie, se fige. Pour ma part, je n’en crois rien, et Michel Deguy ne répondra pas directement à cette hypothèse dans les deux entretiens transcrits à la suite. Il faut donc lui laisser la parole, dans l’alternance du discours faussement ou tactiquement digressif et de reparties des plus vives, pour enfin écarter de notre champ théorique la quasi-totalité des questions non posées, mal posées, ou purement rhétoriques qui ont calaminé, plombé une bonne partie des 450 pages précédentes. , Si on fait attention à la prose... (Acta Fabula)
  • C’est cette évolution des formes rhétoriques de la narration historique qui constitue la principale conclusion de cette étude. Nous l’articulons à l’examen des fonctions, parce que seule l’analyse du rôle de l’anecdote dans l’agencement des éléments du macro-texte peut prouver concrètement son caractère innovant. En effet, si certaines occurrences des anecdotes reprennent les fonctions du paradigme exemplaire traditionnel (illustration, caractérisation), d’autres les subvertissent sensiblement. La mise en relief d’une causalité miniature, l’écart digressif dépourvu de motivation rhétorique, l’importance donnée au détail incongru, la valeur accordée à la minutie dès lors qu’elle est issue du témoignage, sont autant d’indices qui font de l’anecdote un exemple qui « cloche », pour reprendre les mots de Montaigne. Le « moment » anecdotique peut ainsi apparaître comme une étape et un symptôme de la « dissolution du topos » d’une Histoire maîtresse de vie[9]. , Soutenance de thèse de K. Abiven, L’Anecdote ou la fabrique du petit fait vrai. Un genre miniature, de Tallemant des Réaux à Voltaire (1650-1756)
  • Au départ je voulais écrire des textes très courts sans pour autant composer des chansons trop brèves… Et j’aime l’idée d’une chanson qui ne s’établit que sur une ou deux informations mais dont le sens peut éventuellement se trouver modifié, amplifié ou altéré par cette même répétition. S’ajoutent à ça le goût du ressassement, de la litanie, une méfiance vis-à-vis du remplissage, une impossibilité à dire , une obligation de dire quand même. Un système nerveux qui m’interdit le texte-fleuve. L’idée qu’un texte puisse être considéré par ce moyen comme un motif musical (à la Moondog que j’aime beaucoup) plus que comme une narration. Une conscience un peu bégayante. Et puis surtout, je trouve ça drôle. C’est comme des comptines. C’est entêtant, ça finit par devenir absurde. Arlt, du fait du duo s’y prête particulièrement. En solo, j’aimerai bien creuser un peu plus le récit à l’avenir. Mais un récit à trous. Et digressif. J’aime la digression autant que la répétition. Pour ce qui est des nuances de ton, je crois que c’est dû aux sautes d’humeur. J’aime bien l’idée de l’hypnose, mais je ne pense pas pousser le bouchon suffisamment loin pour ça. Ou alors ce serait une hypnose contrariée. Chro, Sing Sing / Arlt. : Duos duaux - Chro
  • Pour ne pas être trop digressif et revenir à ta question initiale, bien sûr que oui que le fait de jouer avec des imageries fascisantes qui pouvaient être assez intéressantes à une époque, cela tombe juste dans le pathétique pour des gens qui n’ont pas dépassé le stade anal au niveau sexualité. Concertlive.fr actualité concerts et festivals, Frustration : « Je préfère chanter en anglais car cela me permet de me planquer » (Interview) – Concertlive.fr actualité concerts et festivals

Traductions du mot « digressif »

Langue Traduction
Anglais digressive
Espagnol apartante del tema principal
Italien digressivo
Allemand abschweifend
Chinois 题外话
Arabe استطرادي
Portugais digressivo
Russe отступающий
Japonais 余談
Basque digressive
Corse digressivu
Source : Google Translate API

Synonymes de « digressif »

Source : synonymes de digressif sur lebonsynonyme.fr

Digressif

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