La langue française

Crucifiement

Sommaire

  • Définitions du mot crucifiement
  • Étymologie de « crucifiement »
  • Phonétique de « crucifiement »
  • Évolution historique de l’usage du mot « crucifiement »
  • Citations contenant le mot « crucifiement »
  • Traductions du mot « crucifiement »

Définitions du mot crucifiement

Trésor de la Langue Française informatisé

CRUCIFIEMENT, subst. masc.

A.− Action de mettre en croix en manière de supplice; p. ext. supplice de la mise en croix. Les deux bras écartés comme par un crucifiement (Maupass., Contes et nouv., t. 2, Petite Roque, 1885, p. 1023).
En partic. [En parlant de Jésus-Christ] [Les] juifs qui s'étaient retirés lors du crucifiement du Christ (Goncourt, Journal,1890, p. 1121).Cette brusque transition du crucifiement à la résurrection (Bloy, Journal,1905, p. 254).
P. métaph. Épreuve ou tourment moral très pénible :
Conçoit-on chez les pauvres filles du peuple, qui ne se sentent pas la force physique nécessaire pour gagner leur vie, les angoisses secrètes, le crucifiement journalier qu'elles éprouvent? Goncourt, Journal,1885, p. 465.
B.− P. méton. Œuvre d'art représentant la mise en croix du Christ ou le Christ sur la croix. Trois grandes sculptures (...) le Crucifiement, la Sortie du tombeau et l'Ascension (Hugo, Rhin,1842, p. 247).
Rem. Cf. crucifixion, rem.
Prononc. et Orth. : [kʀysifimɑ ̃]. Ds Ac. 1694-1762 et Ac. 1932, s.v. crucifiement, conformément à la règle selon laquelle s'écrivent en -iement les mots dér. d'un verbe en -er, ex. : remerciement, reniement, etc. Cependant Ac. 1798-1878 ainsi que Gattel 1841, Nod. 1844, Lar. 19e-20e, Littré, Guérin 1892, DG et Quillet 1965 admettent parallèlement la var. crucifîment avec un accent circonflexe pour signifier la disparition de l'anc. e. Noter que Besch. 1845 ne donne que la forme avec î et que Ortho-vert 1966, p. 178, lui est favorable à la condition de ne pas oublier l'accent circonflexe. Étymol. et Hist. 1. Ca 1250 (Huon Le Roi, Li Regnes Notre Dame, 8, 6 ds T.-L.); 2. 1395 « représentation de la crucifixion du Christ » (Inv. de meubles de la mairie de Dijon, Côte d'Or ds Gdf. Compl.); 3. av. 1710 fig. (Fléchier, Panegyrique de Ste Thérèse ds Littré : cruciefiement de sa chair). Dér. du rad. verbal de crucifier*; suff. -ment1*; cf. crucïement « tourment, torture » (xiies. ds T.-L.), encore au xvies., Hug.; dér. de cruciier, v. crucifier. Fréq. abs. littér. : 52.

Wiktionnaire

Nom commun

crucifiement \kʁy.si.fi.mɑ̃\ masculin

  1. Action de crucifier ; supplice de la croix.
    • Le crucifiement de Jésus-Christ.
    • Peut-on dire que sans Judas, il n’y aurait pas eu de Chemin de Croix, de flagellation, de crucifiement, de mort, de résurrection ? — (Jean-Raoul Fournier, Le Pendentif et autres nouvelles, 2013)
  2. Tableaux où le crucifiement (1) de Jésus-Christ est représenté.
    • Le crucifiement de Le Brun, de Rubens.
    • C’est un des plus grands bas-reliefs qu’il y ait au monde : selon l’usage gothique, il est divisé en plusieurs compartiments, le Jardin des Oliviers, le Portement de croix, le Crucifiement entre les deux voleurs, […] — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CRUCIFIEMENT. n. m.
Action de crucifier ; supplice de la croix. Le crucifiement de Notre-Seigneur. Il se dit aussi des Tableaux où le crucifie, ment de JÉSUS-CHRIST est représenté. Le Crucifiement de Le Brun, de Rubens.

Littré (1872-1877)

CRUCIFIEMENT (kru-si-fiman) s. m.
  • 1Action de crucifier et aussi le supplice de la croix. L'action du crucifiement semble avoir élevé Jésus pour être l'objet de tout le monde ; il est en butte à toute contradiction d'un côté ; et de l'autre il est l'objet de l'espérance du monde, Bossuet, dans le Dict. de DOCHEZ. Nos sibylles ont prédit le crucifiement de cet ami de la vérité, Voltaire, Phil. V, 264.

    Tableau représentant Jésus-Christ sur la croix. Le crucifiement de Rubens.

  • 2 Fig. Mortification. Le crucifiement de la chair. Elle [Ste Thérèse] porte la charité jusqu'à l'union intime avec son époux, l'humilité jusqu'à l'anéantissement, la pauvreté jusqu'à l'entier dépouillement des biens et du désir de les posséder, la chasteté jusqu'au continuel crucifiement de sa chair, Fléchier, Panég. Ste Thérèse.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

CRUCIFIEMENT, s. m. (Hist. anc. & mod.) supplice en usage chez les anciens pour faire mourir les criminels condamnés par la justice à ce genre de mort, & qui est encore usité dans quelques contrées de l’Asie.

Les anciens Latins nommoient la croix gabalus ; les Romains l’ont appellée patibulum, & les Grecs σταυρός. Elle n’a pas eu la même forme chez toutes les nations : d’abord ce n’étoit qu’un pal ou poteau de bois tout droit sur lequel on attachoit le criminel, ou avec des cordes par les bras & par les jambes, ou avec des clous qu’on lui enfonçoit dans les mains & dans les piés, & souvent pour cette exécution on se servoit d’un arbre. Mais ordinairement les croix étoient composés de deux pieces de bois qu’on assembloit en trois différentes manieres : 1°. en les croisant & formant la figure d’un X, ce que nous appellons encore aujourd’hui croix de S. André : 2°. en plantant une de ces pieces de bois droite, & mettant l’autre en-travers au bout de celle-là, ce qui ressembloit à notre lettre T : 3°. en attachant la piece qui étoit en-travers un peu au-dessous du bout de la piece droite, & c’est de cette derniere figure qu’étoit la croix où Jesus-Christ fut attaché, comme on l’infere de l’inscription que Pilate fit mettre au-dessus, & du concert de tous les Historiens.

On trouve, tant dans les livres saints que dans les auteurs profanes, une foule de passages qui prouvent que les Egyptiens, les Hébreux, les Perses, les Grecs, les Romains, ont puni les criminels par le supplice de la croix ; ce qu’on ne peut pas entendre d’un gibet ou d’une potence où l’on les étranglât, mais d’un genre de mort plus lent & plus cruel, puisqu’il est dit, entre autres dans Josephe, hist. liv. XIII. qu’Hircan ayant fait mettre en croix jusqu’à huit cents de ses sujets rébelles, fit égorger à leurs yeux leurs femmes & leurs enfans, pour augmenter leurs tourmens par ce spectacle tragique. Les Perses y condamnoient les grands, les Carthaginois leurs propres généraux, les Romains ceux qui s’étoient révoltés, & quelquefois les femmes, mais communément les esclaves ; les Juifs, ceux qu’ils regardoient comme d’insignes scélérats.

Les auteurs se sont contentés de nous transmettre les termes de crucifier, d’attacher, ou de suspendre en croix, sans nous détailler les particularités de ce supplice. On conjecture, avec vraissemblance, qu’à l’égard de ceux qu’on y attachoit avec des clous, on les couchoit sur la croix étendue par terre, & que les bourreaux les y cloüoient par les piés & par les mains ; ensuite de quoi l’on élevoit la croix avec des cordes & des leviers, & on la plantoit en en affermissant le pié avec des coins. A l’égard de ceux qu’on y attachoit simplement avec des cordes, on pouvoit au moyen de quelques échelles les garroter sur la croix déjà plantée. On est plus instruit sur les autres circonstances de ce supplice, & sur ses différences chez les Juifs & chez les autres nations. Les Grecs, par exemple, & les Romains y laissoient mourir les condamnés, & n’en détachoient jamais les corps, qu’on laissoit tomber de pourriture. Les Juifs au contraire avoient coûtume d’ôter les corps de la croix & de les enterrer, après avoir comme épuisé sur eux plusieurs rafinemens de cruauté. Ils les détachoient à la vérité à la fin du jour, mais après leur avoir brisé les os des cuisses s’ils n’étoient pas encore morts ; ce qui étoit un surcroît effroyable de douleur : & afin de ne la leur pas épargner, avant que de les mettre en croix ils leur faisoient boire du vin excellent mixtionné de drogues qui fortifioient & donnoient de la vigueur, & qu’on appelloit vinum myrrhatum, parce qu’on le présentoit à ces malheureux dans des vases de myrrhe. D’ailleurs ils avoient coûtume de leur appliquer de tems en tems pendant le supplice du vinaigre où l’on avoit fait infuser de l’hyssope, & dont ils remplissoient une éponge ; trois choses propres à étancher le sang, selon Pline & Dioscoride ; de sorte qu’en arrêtant par-là le sang du patient, ils lui prolongeoient s’ils pouvoient la vie jusqu’au soir, & ajoûtoient à cette continuité de tourmens celui de lui rompre les os des cuisses. L’éponge dont ils se servirent au crucifiement de N. S. J. C. & qu’on conserve avec grande vénération dans l’église de S. Jean de Latran à Rome, au rapport de ceux qui l’ont vûe, paroît rougeâtre, comme ayant été imbibée de sang & ensuite pressée. Les Juifs & les Gentils regardoient aussi les plus hautes croix comme les plus infâmes, & ce supplice comme le plus deshonorant, auquel on condamnoit les voleurs de grand-chemin, les traîtres, & les esclaves, que les Romains regardoient à peine comme des hommes. Aussi les lois romaines en exemptoient-elles nommément les citoyens ; & l’on peut voir dans Cicéron quel crime il fait à Verrès d’avoir fait crucifier un citoyen, contre la disposition des ces mêmes lois.

Sous les empereurs payens ce genre de mort continua d’être le supplice des scélérats : mais l’impératrice Hélene mere du grand Constantin ayant retrouvé la vraie croix de Jesus-Christ à des indices confirmés par des miracles éclatans, cet empereur abolit entierement le supplice de la croix, & défendit qu’à l’avenir on y condamnât aucun criminel dans l’étendue de l’empire ; ce qui a été depuis observé dans tout le Christianisme. Ainsi ce qui avoit été l’instrument d’un supplice réputé infâme, est devenu l’objet de la vénération & du culte des Chrétiens ; si l’on en excepte les Calvinistes, qui à l’exemple de leur chef ont tâché de répandre des doutes affectés, tant sur les clous avec lesquels Notre Seigneur fut attaché, que sur le bois de la vraie croix. Sans entrer dans une dispute qui n’est point du ressort de ce Dictionnaire, il suffit de dire que les Catholiques ont des preuves convaincantes de l’authenticité de ces pieuses reliques, & que le culte qu’ils leur rendent pris dans le véritable esprit de l’Eglise, n’est rien moins qu’une idolatrie, comme le leur reprochent les prétendus Réformés.

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Étymologie de « crucifiement »

Dérivé de crucifier avec le suffixe nominal -ment.
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Crucifier ; provenç. crucifiamen ; anc. catal. crucificamen.

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Phonétique du mot « crucifiement »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
crucifiement krysifimɑ̃

Évolution historique de l’usage du mot « crucifiement »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « crucifiement »

  • Parmi eux, Mary Jane Sazon, 39 ans, seule femme du lot, pour qui c'est le septième crucifiement. "C'est important pour moi de réaliser ma promesse, depuis que j'ai commencé à faire cela le Seigneur répond à mes prières", dit-elle. Le Point, Sanglants crucifiements du Vendredi Saint aux Philippines - Le Point
  • Particulièrement cruelle, la crucifixion (ou crucifiement), peine capitale infamante, a été fréquemment appliquée dans l’Antiquité romaine du 3e siècle avant notre ère à 337 de notre ère, jusqu’à ce que l’empereur Constantin 1er (272-337) interdise la pratique de ce summum supplicium, tel que le définissait le droit pénal romain. Or étonnamment, hormis le plus célèbre des cas - celui de Jésus de Nazareth -, ou ceux des 6 000 gladiateurs et esclaves révoltés menés par Spartacus en 71 avant notre ère, tous crucifiés le long de la via Appia -de Rome à Capoue-, une seule preuve directe avérée est parvenue jusqu’à nous ! Dans un tombeau daté du 1er siècle de notre ère découvert à Giv’at ha-Mivtar, au nord-est de Jérusalem (1968), se trouvaient en effet les restes d’un homme d’une vingtaine d’années du nom de Yehohanan ben Hagkol : l’os de son talon était encore traversé par un pieu en fer de 11,5cm, preuve qu’il avait bien été cloué sur une croix. Sciences et Avenir, Découverte d’un possible cas de crucifixion - Sciences et Avenir
  • Les crucifiements sont bien sûr le clou du spectacle de cette journée. Mais un autre des temps forts est la procession de pénitents torses nus, qui se flagellent le dos jusqu'au sang. Le Point, Philippines: Vendredi saint, jour béni pour le business, grâce aux crucifiements - Le Point
  • Ces crucifiements ont lieu toute la journée dans des champs poussiéreux de ces villages de l'archipel à 80% catholique, sous les yeux de milliers de curieux également attirés par le spectacle de pénitents se flagellant jusqu'au sang.  LExpress.fr, Vendredi saint, jour de crucifiements aux Philippines - L'Express
  • Huit Philippins ont également subi le crucifiement, à San Fernando, haut lieu de ces scènes sanglantes de la Passion du Christ, à 90 minutes de route de Manille. La Presse, Traditionnels crucifiements du Vendredi saint aux Philippines
  • 2. De la crèche au crucifiement Le Jour du Seigneur, Textes et chants de la messe du Jour de Noël - Le Jour du Seigneur
  • Jésus, continue l’historien, a bien été flagellé, comme tous les condamnés à mort du temps, et, nu, a porté la barre horizontale de la croix jusqu’au lieu de sa crucifixion. Supplice fréquent à l’époque, le crucifiement, malgré son caractère spectaculaire, entraîne une mort très lente (plusieurs jours, parfois). Mis en croix le vendredi matin ou midi, Jésus en est descendu vers 15 heures, avant le début du sabbat. Pour s’assurer de la mort des crucifiés, on leur brise les tibias à la masse. Or, l’évangile de Jean affirme que ce supplice a été épargné à Jésus parce qu’on le croyait déjà mort, ce qui, écrit Marc, étonne Pilate. L’affaire du coup de lance au côté, évoquée par Jean, est aussi analysée par Armand, qui conclut que le geste n’a pas été fatal. Encore une fois, dur à croire, mais plausible. Le Devoir, La mort de Jésus scrutée à la loupe | Le Devoir
  • Sur la baie centrale, on décrypte l'histoire de Jésus, du baiser de Judas à son crucifiement. « Les vitraux se lisent de gauche à droite mais en partant du bas, précise Marc Lafond. Ils sont divisés verticalement en lancettes et horizontalement par chapitre. Ce sont les ancêtres de la bande dessinée. » leparisien.fr, Valois : les églises de la Vallée de l’Automne s’ouvrent à vous - Le Parisien
  • Et il faut donc maintenir qu’au Calvaire il y eut une véritable oblation : mais comment cette oblation, qui doit être sensible, s’est-elle manifestée ? Par les paroles du Christ durant sa Passion et par les circonstances qui l’accompagnent. Lui-même avait dit : « Personne ne me ravit la vie mais je la donne de moi-même » (Jn 10, 18). Or, sur la Croix, le Christ s’écrie : « Père, je remets mon âme entre tes mains » (Lc 23, 46) ; ce cri est l’expression de cette oblation dont le Christ témoigne pendant toute sa Passion en acceptant volontairement les coups et le crucifiementFSSPX.Actualités / FSSPX.News, L’acte suprême du sacerdoce du Christ : le sacrifice de la Croix - FSSPX.Actualités / FSSPX.News
  • En revanche, le recours aux châtiments et à la torture, fréquents, comme à la crucifiement, maintenaient la force de travail dans une obéissance absolue et diminuait le risque de mouvements sociaux. Sauf lors des trois révoltes qui ont eu lieu lors du Ier siècle avant notre ère. Slate.fr, Les Romains étaient-ils de bon «managers» d’esclaves? | Slate.fr
  • Et ce Zekri, que pense-t-il des arabes rappeurs qui appellent au meurtre des Français, des bébés, du crucifiement des catholiques, des mille façons de tuer nos compatriotes (les écraser avec une voiture ou un camion, les égorger, et que sais-je encore) ? On ne les entend jamais condamner cet appel au meurtre, à la guerre civile dans ce pays des droits de l'homme. Pays des droits de l'homme ? Non, pays des droits des violents, des lâches, des assassins impunis. Valeurs actuelles, Le délégué général du Conseil français du culte musulman juge que Mila “l'a bien cherché” | Valeurs actuelles
  • Avec le premier opus de la collection, les lecteurs pourront donc redécouvrir le destin de l’apôtre Pierre, de son vrai nom Simon Barjona, surnommé « Kephas », le roc… ou la pierre ; lequel finira par devenir l’une des nombreuses victimes de persécutions antichrétiennes ordonnées par Néron suite à l’incendie dévastateur de Rome, survenu en 64 (un épisode qui rappellera le traitement du sujet par Dufaux et Delaby dans le tome 9 de « Murena »). Probablement supplicié et crucifié – la tête en bas, par cruauté ou par humilité vis-à-vis du Christ – vers 65 – 67 dans l’enceinte du cirque du Vatican, en périphérie de Rome, Pierre sera ensuite inhumé dans une nécropole puis honoré dans une basilique érigée par l’empereur Constantin à partir de 326. Rappelons qu’à l’heure actuelle, c’est une seconde basilique située sur la rive droite du Tibre, qui honore l’apôtre, ce bâtiment de 2,3 hectares (travaux débutés en 1506) étant le plus important édifice religieux du catholicisme. Comme l’illustre la couverture concoctée parc Ugo Pinson, la scène-clé du crucifiement de Pierre est devenu un topos de l’iconographie chrétienne, notamment représentée par les tableaux de Caravage en 1600 – 1601. Plus lumineux que les œuvres de ce dernier, le visuel de couverture en conserve le cadrage resserré, le décor dépouillé, la simplicité d’une scène débarrassée de détails superflus et qui ramène par conséquent le spectateur à l’essentiel : l’action elle-même, sanglante, terrible et inhumaine, pour ainsi dire prise sur le vif. Dessinée par Marc Jailloux, ex-assistant de Gilles Chaillet (« Vasco », « Vinci ») et auteur de « Les Oracles », l’album profite des fines connaissances historiques de celui qui se vit accorder la pleine confiance du comité Jacques Martin pour reprendre les rênes d’ « Alix » en 2013. , De nouvelles bulles papales chez Glénat ! | BDZoom.com
  • La liste des monuments historiques de la République tchèque s'enrichit de la copie du Saint-Suaire de Turin : un drap en lin médiéval qui porte l'empreinte d'une silhouette présentant les traces de blessures correspondant à un crucifiement. La copie de l'objet considéré comme une icône par l'Eglise catholique et vénéré comme une relique, est datée de 1651. Retrouvée en 1999 au couvent de Broumov, elle est l'unique copie du Saint-Suaire de Turin au nord des Alpes. Radio Prague International, Retrouvée au couvent de Broumov, la copie du suaire de Turin est classée monument historique | Radio Prague International
  • Aussi appelé le crucifiement, est une méthode de torture ancienne encore quelquefois pratiquée dans certaines régions du monde. C’est le cas au Soudan, au Yémen ou en Arabie Saoudite. Elle consiste à placer le supplicié sur une croix, un support en forme de T ou bien à un arbre. Ensuite, le supplicié est attaché grâce à des clous ou bien des cordes ou des chaînes. Les bras tendus et les pieds liés, le martyr meurt d’une lente agonie. MCE TV, Top 5 des pires méthodes d'exécution modernes
  • La crucifixion c'est uniquement le supplice que l'on a donné au crucifiement de Jesus. Mais ce procédé (le crucifiement) était très rependu sous la Rome antique. On faisait porter aux traites leur croix à travers tout le forum où ils étaient humilié une première fois, puis sur la colline on plantait leur croix. Le principe était de planter les clous dans les poignets (pour que les mains ne s'arrache pas). L'humiliation suprême consistait à mourir sans que les pieds ne touchent le sol, car les Romains pensais que tout homme naissait de la terre et devait il retourner. , 15 méthodes de torture qu'on ne souhaite à personne
  • Le Saint-Suaire, ce drap de lin jauni montrant, de face et de dos, l’image d’un homme aux blessures compatibles avec le crucifiement et vénérée par les catholiques comme étant une relique du Christ, se trouvait alors non pas dans la chapelle mais au centre du chœur de la cathédrale, derrière le maître-autel. En effet, depuis 1993, il y avait été transféré afin de permettre des travaux de restauration de la chapelle. La Croix, Il y a 20 ans, le Suaire de Turin était (à nouveau) sauvé des flammes
  • De la crèche au crucifiement, des langes au linceul du tombeau vide, Dieu nous livre un profond Mystère… Dieu « nous espère ». Partageons, vivons cette bonne nouvelle de Noël. Secours Catholique, Noël, c'est le rendez-vous avec nos frères | Secours Catholique
  • La toile de lin jaunâtre s’étire sur 4,42 m de long par 1,13 m de large. En l’observant avec minutie, on peut remarquer une image un peu floue qui évoque l’empreinte d’un homme nu en recto verso, les mains croisées sur le pubis. Un homme qui semble avoir souffert le martyre et qui porte tous les stigmates d’un crucifié. À y regarder d’encore plus près, le visage de cet homme barbu aux cheveux tombant à hauteur d’épaule porte des traces d’hématomes et de tuméfactions, des taches de sang notamment au niveau du cuir chevelu qui pourraient avoir été provoquées par le port d’une couronne d’épines enfoncée violemment. Sur les mains et les pieds d’autres marques évoquent un crucifiement avec des clous. Sur le torse, l’empreinte montre une blessure en dessous de la poitrine qui pourrait avoir été celle d’une lance. Alors que le dos n’est qu’une plaie géante: 120 marques dorsales partant des épaules jusqu’aux mollets évoquent une flagellation. Tous ces éléments caractéristiques donnent logiquement à penser que le Saint Suaire détenu par la cathédrale Saint Jean-Baptiste de Turin serait le tissu qui a servi à recouvrir le corps du Christ lui-même à sa descente de croix. Et pourtant lors de sa toute première apparition publique, au Moyen-Âge, la relique fut bien loin d’emporter tous les suffrages. Soumise au jugement de deux évêques successifs de la ville de Troyes, ces derniers la déclarent fausse et interdisent son exposition en public! Il faut attendre Clément VII, en l’occurrence un pape d’Avignon au XIVe siècle que l’Histoire a choisi de classer parmi les antipapes, pour que le Suaire dit de Turin soit reconnu comme sacré et l’objet d’un culte soutenu. Le Soir, Saint ou pas saint, le Suaire? - Le Soir
  • Il s’agit le plus souvent d’images du Christ ou de la Vierge Marie. Les plus connues ? Notre-Dame de Guadalupe, le voile de Manoppello et le Suaire de Turin. Ce dernier est un drap en lin ancien qui montre l’image d’un homme présentant les traces de blessures correspondant à un crucifiement, figurant certains détails de la Crucifixion de Jésus de Nazareth. , Région | Vous avez dit achéiropoiète ?
  • Est-ce pour parer à ce danger? D'autres participants ont surjoué la forme au détriment de la fonction. A part dans un pays chaud où il ne pleuvrait jamais, qui pourrait s'asseoir sur la série de bancs en plein air posés face à une croix posée à l'envers par Carla Juaçaba, sans doute en souvenir du crucifiement de saint Pierre (1)? L'énorme four à grillades imaginé par Sean Godsell évoque peut-être l'enfer. Voilà qui ne serait pas très encourageant. Eduardo Souto de Moura a créé un énorme dolmen de pierres renvoyant aux cultes les plus primitifs. Il y a là une spiritualité et une force qui manquent souvent ailleurs. Si le Norman Foster pourrait servir de cafétéria, la chapelle de Francesco Cellini se verrait sans peine reconvertie en arrêt de bus.  Bilan, VENISE/Le Vatican a bâti dix églises modernes sur l'Isola San Giorgio - Bilan
  • Des fidèles ont été cloués sur la croix par des soldats romains en armes, vendredi aux très catholiques Philippines, lors du traditionnel, sanglant et spectaculaire crucifiement des dernières heures du Christ. (ats/nxp) lematin.ch/, Religion: Les chrétiens célèbrent le Vendredi saint - Monde - lematin.ch
  • Le 21 octobre 1993, date de l’assassinat du président Melchior Ndadaye et de certains de ses collaborateurs. Le 21 octobre 1993 et les mois qui ont suivi marquent, et je pèse mes mots, l’effondrement de l’économie symbolique de notre société et ses valeurs. Les outils comme la machette, la serpette, le couteau, la houe, le bambou ont cessé d’être reconnus pour leur seul rôle dans l’agriculture, la cuisine ou la construction, pour devenir, dans l’imaginaire des Burundais, des symboles de la mort, de la terreur. Durant la crise qui a suivi cet assassinat, les Burundais se montrèrent particulièrement barbares et cruels à travers des scènes de mise à mort d’une rare animosité : pilage de bébés, éventrement des femmes enceintes, mise à mort par empalement et/ou par crucifiement, brûler vifs des victimes sans défense, etc. Le 21 octobre 1993 représente pour moi la date de notre dé-civilisation. , Au coin du feu avec Désiré Manirakiza – IWACU
  • Quelques pas et nous voilà à Granges-la-Ville pour admirer l’église de saint Pierre, dont la construction fut achevée en 1725, n’est pas loin. Elle sert d’écrin à neuf retables. Un beau patrimoine pour une église de campagne. La Haute-Saône compte 230 retables. Soit 8 % des retables classés en France. Une débauche de sculptures et de dorures, sans doute pour se démarquer, pour se démarquer du voisin montbéliardais protestant qui prêche la sobriété dans les lieux de culte. Dans le chœur, un retable sur le crucifiement de saint-pierre, classé aux Monuments historiques. , Edition Vesoul Haute-Saône | Granges-le-Bourg : sous la mairie, la prison
  • Eglise principale de Tournon jusqu’à la Révolution, l’église Saint-Barthélémy, de Tournon, étant son annexe, l’église Saint-André-de-Carabaisse a été préservée pendant les guerres de religions. Édifice inscrit au titre des Monuments historiques, depuis 1994, outre ses peintures murales remarquables, il abrite deux grands tableaux, « Le Christ en croix » et « Le Martyre de Saint-André ». C’est précisément sur cette dernière toile que travaille Jean-Pierre Friedrichs, essayant de collecter les indices laissés par le peintre pour l’identifier. Il semblerait, en effet, que ce soit le crucifiement de Saint-André peint par Charles Le Brun, vers 1647, la croix en X étant un élément fondamental. Si cet artiste français, 1er peintre du roi Louis XIV, en est l’auteur, il reste maintenant à le prouver. C’est tout le travail, notamment, de la direction régionale des affaires culturelles des Bâtiments de France et du conservateur en chef des Monuments historiques, en lien avec le restaurateur et la municipalité de Tournon qui en est propriétaire.   ladepeche.fr, Eglise de Lamorthe: le tableau est-il un Charles Le Brun? - ladepeche.fr
  • J’avais 12 ans, je quittai Saint-Pierre-et-Miquelon et les miens pour de longues années. C’était un arrachement, un crucifiement. Je me suis caché derrière le mât d’artimon pour retenir mes larmes. Avant de virer au bout de la cale, pour rejoindre la haute mer, j’ai regardé notre église, en haut de la falaise. J’ai cru distinguer, par la porte ouverte, comme un fanal : la lumière du tabernacle où j’allais si souvent prier. Et je Lui ai dit : « Jésus, c’est pour Toi et pour toujours. » Il me l’a rendu plus qu’au centuple. , Le Père Alphonse Gilbert, agent spécial du Saint-Esprit - Témoignages - Foi chrétienne - famillechretienne.fr
  • « Au centre de ses paumes, un anneau de sang traversé de lumière. Sa main gauche souleva sa tunique tissée de clarté sur une blessure déchirant son côté. Il me semblait qu’il ne regardait que moi. Ce ne furent pas les signes de son crucifiement qui me firent tressaillir d’évidence mais de me sentir vue de lui. À nouveau moi-même en vérité. Infiniment aimé », raconte à son tour Shimon-Roc dans sa prison romaine. , ROMAN : « L'événement Jésus » raconté par l'apôtre Pierre | Lire pour croire…
  • Mystères douloureux : l’agonie de Jésus, la flagellation de Jésus, le couronnement d’épines, le portement de la croix, le crucifiement et La mort de Jésus. Croire, Comment réciter le chapelet ?
  • Nouvelle série en trois volumes signée par Gérard Mordillat, Jérôme Prieur et Éric Liberge, « Le Suaire » déroule son intrigue sur plusieurs siècles et dans plusieurs pays, tandis que ses personnages sont les acteurs d’une histoire qui rebondit d’époque en époque : en l’occurrence – pour les épisodes suivants – le XIXe siècle à Turin et le XXIe siècle au Texas. Écrivain et cinéaste, Jérôme Prieur a entrepris depuis les années 1990 avec Gérard Mordillat un vaste travail autour des origines du christianisme qui a donné lieu à une quarantaine d’heures de films pour Arte (1998, 2003 et 2008) et à plusieurs livres évoquant notamment le destin de Jésus de Nazareth. Comme le suggère le nom de la série, « Le Suaire » prend pour principale référence non directement le Messie chrétien, mais son reflet. Rappelons que le linceul de Turin est un drap de lin jauni (4,42 x 1,13 mètre) montrant l’image floue (de face et de dos) d’un homme présentant les traces de blessures compatibles avec un crucifiement. La première mention documentée de ce drap provient précisément de Lirey en 1357 : l’évêque de Troyes, qui fait autorité en manière ecclésiastique, y interdit l’ostension de l’objet, cependant devenu une relique vénérée comme le Saint-Suaire ! , « Le Suaire T1 : Lirey, 1357 » par Éric Liberge, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur | BDZoom.com
  • Les 15 chapitres qui suivent détaillent les trois années de la vie publique du Christ. L'auteur s'appuie beaucoup sur l'Evangile de Jean, dont il précise pourquoi il est le plus fiable sur un plan historique. Excluant tout rationalisme positiviste, Petitfils procède à l'examen des miracles attribués au Christ avec un regard de chercheur, mais de chercheur ouvert à l'inexplicable. Abordant le crucifiement, la mort et la mise au tombeau, de même, il n'écarte pas l'enseignement qui peut être tiré des reliques de la Passion - le linceul de Turin, le suaire d'Oviedo et la tunique d'Argenteuil -, pièces qu'il examine à la lueur de la critique historique, mais sans céder au postulat philosophique du refus du surnaturel. Le Figaro.fr, Le mystère Jésus
  • L'existence historique au Ier siècle de notre ère d'un rabbi juif nommé Ieschoua (Jésus) – contraction de Yehoshoua' (Josué), « Dieu sauve » –, qui attirait les foules par son charisme et son enseignement, et son crucifiement à Jérusalem par ordre de Ponce Pilate, préfet de Judée de 26 à 36, à la demande des grands prêtres Hanne et de son gendre Joseph dit Caïphe, est un fait indéniable. L'Orient-Le Jour, En réponse à Michel Onfray : Si, l’existence de Jésus est un fait historique avéré - L'Orient-Le Jour
  • Bref, on peut considérer que ces trois reliques, qui ont connu des pérégrinations très diverses au cours des âges, s'authentifient elles-mêmes, constituant une source très précieuse pour éclairer le déroulement de la Passion: le chemin de croix, le crucifiement, la descente de croix et la mise au tombeau. Partant de ces données, que peut-on dire de la vie de Jésus? Une certitude: il n'est pas né le 25 décembre de l'an 1, mais probablement en l'an - 7, à une date inconnue. Selon Matthieu et Luc, il voit le jour au temps du roi Hérode le Grand. Or, celui-ci meurt en - 4.Si l'on se réfère à l'épisode de l'étoile de Bethléem raconté par Matthieu, le calcul astronomique moderne a permis de constater qu'en l'an - 7, une conjonction très rare des planètes Jupiter et Saturne était intervenue à trois reprises dans la constellation des Poissons. Le Figaro.fr, Un homme nommé Jésus
  • Partant de là, il nous faut aussi affronter la question concernant la Résurrection en tant qu'événement historique. D'un côté, nous devons dire que l'essence de la Résurrection se trouve justement dans le fait qu'elle brise l'histoire et qu'elle inaugure une nouvelle dimension que nous appelons communément la dimension eschatologique. La Résurrection fait entrevoir l'espace nouveau qui ouvre l'histoire au-delà d'elle-même et crée le définitif. En ce sens, il est vrai que la Résurrection n'est pas un événement historique du même genre que la naissance ou le crucifiement de Jésus. C'est quelque chose de nouveau. Un genre nouveau d'événement. Le Figaro.fr, Le Jésus de Benoît XVI "La Résurrection, fondement de la foi chrétienne"
  • «Le Cyclorama de Jérusalem est le plus grand panorama d’Amérique. En exposition à Sainte-Anne-de-Beaupré depuis 1895, cette oeuvre gigantesque exécutée à Munich de 1878 à 1882, mesure 14 mètres de haut (45 pieds) et 110 mètres de circonférence (360 pieds), c’est-à- dire une illusion extraordinaire de 1540 mètres carrés donnant aux spectateurs l’impression d’être eux-mêmes à Jérusalem et de revivre le crucifiement. De la galerie d’observation, vous pouvez contempler toute la ville et plus de 80 kilomètres de la campagne environnante aux quatre points cardinaux. Unique, étonnant et exceptionnel, ce voyage visuel dans les temps bibliques au coeur de la terre sainte vous fascinera», peut-on lire sur le site officiel du Cyclorama.  TVA Nouvelles, Le cyclorama de Jérusalem a une valeur patrimoniale inestimable | TVA Nouvelles
  • il est clairement écrit dans plusieurs Evangiles, dont celui de St Jean témoin oculaire du crucifiement, que près de Marie, mère de Jésus, se tenaient Marie Salomé, mère de Jacques (le grand) et de Jean, ainsi que Marie, mère de Jacques (le petit) et de Joset. Ces saintes dames portaient souvent le nom de Marie, très répandu à l'époque et on ne les connaît que par leurs fils, Cousins ou amis du Christ. Liberté d'expression, Bloc-notes : la gauche sectaire fait fuir les intellectuels - Liberté d'expression
  • Mohsen Aminzadeh, Abdollah Ramazanadeh et Mostafa Tajzadeh, tous trois membres de l’ancien gouvernement du président Mohammad Khatami, apportent leur soutien à Mir Hossein Mousavi. Selon les autorités iraniennes, 21 personnes ont trouvé la mort lors des récentes manifestations. Ce chiffre est probablement en-deçà de la réalité, les autorités ayant coutume d’occulter des morts imputables aux forces de sécurité lors de rassemblements. Le crime de mohareb, qui relève des articles 183 à 195 du Code pénal, est passible de quatre châtiments : l’exécution, l’amputation croisée, le crucifiement ou l’interdiction de séjour ; mais c’est la peine de mort qui est le plus fréquemment prononcée. Institution étatique composée de 86 dignitaires religieux élus, l’Assemblée des experts est chargée de désigner, de superviser et, le cas échéant, de révoquer le Guide suprême. Chroniques orientales, Iran : le journal d'un manifestant. — Chroniques orientales

Traductions du mot « crucifiement »

Langue Traduction
Anglais crucifixion
Espagnol crucifixión
Italien crocifissione
Allemand kreuzigung
Chinois 被钉十字架
Arabe صلب
Portugais crucificação
Russe распятие на кресте
Japonais はりつけ
Basque gurutziltzatzearen
Corse crucifissioni
Source : Google Translate API
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