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Bipartition

Définitions de « bipartition »

Trésor de la Langue Française informatisé

BIPARTITION, subst. fém.

BIOL. [En parlant d'une cellule] Division en deux parties égales. Reproduction par bipartitions successives (J. Rostand, La Vie et ses problèmes,1939, p. 109):
1. Bien souvent la division du noyau n'est pas suivie de la bipartition du corps cellulaire. Il en résulte la constitution de cellules bi-nucléées. J. Verne, La Vie cellulaire hors de l'organisme,1937, p. 129.
P. anal. :
2. Ce que nous avons cherché, en interrogeant le babil, c'était un schéma qui nous permît de surprendre, dans un état relatif d'évidence et de simplicité, la bipartition principale du langage en deux ordres d'emploi; le discours intérieur (...) et le discours extérieur (qui se subordonne plus ou moins aux lois de causalité), le langage et la logique. Arts et litt. dans la société contemp.,1935, p. 5010.
P. ext. :
3. ... ces deux vaisseaux se mettent ensuite en communication respectivement avec un des ventricules, résultant de la bipartition qu'a subie le ventricule primitivement unique. E. Perrier, Traité de zool.,t. 4, 1928-32, p. 3468.
PHYS. NUCL. Synon. de fission*.
Prononc. : [bipaʀtisjɔ ̃]. Étymol. et Hist. 1751 géom. (Encyclop. t. 2, s.v. Bissection); 1897 zool. (E. Perrier, Traité de zool., t. 2, p. 1356). Dér. de partition* au sens de « participation » dep. ca 1170 (B. de Ste-Maure, Ducs Normandie, II, 1587, Michel dans Gdf.) et de « partage » (1360, Oresme, Quadrip., Richel. 1349 fo4d, ibid.); préf. bi-*. Fréq. abs. littér. : 4.

Wiktionnaire

Nom commun - français

bipartition \bi.paʁ.ti.sjɔ̃\ féminin

  1. (Vieilli) Partage en deux parties qui se séparent.
    • On voit par ce que je viens de dire, comment à l'aide des logarithmes on convertit la multiplication en addition, la division en soustraction, l’extraction de la racine quarrée en bipartition, & l’extraction de la racine cubique en tripartition. — (Christian Wolff; « Cours de mathématique, contenant toutes les parties de cette science, … », traduction anonyme de 1757)
    • Une grande difficulté s’est présentée aux fondateurs de cette bipartition générale des végétaux sexifères. — (« Annales du Muséum d'histoire naturelle », France, 1811)
    • La commune donc a deux côtés, inscrits dans la topographie. Et même si la bipartition y est moins féroce que dans notre Léon natal, chacune sait de science native quel est le sien. — (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, page 111)
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Littré (1872-1877)

BIPARTITION (bi-par-ti-sion) s. f.
  • Terme didactique. Division en deux parties.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

BIPARTITION, voyez Bissection.

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Étymologie de « bipartition »

(Siècle à préciser) Du latin bipartitio → voir bi- et partition.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Biparti.

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Phonétique du mot « bipartition »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
bipartition bipartisjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « bipartition »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « bipartition »

  • 1Le format et le volume de cet ouvrage nous donnent un aperçu du travail titanesque dont il est le fruit : 448 pages délimitées en deux espaces par des couleurs différentes : d’une part, des pages grisées (pages 25 à 232) émanant des recherches de Julie Sermon sur la/les Partition(s) — avec un grand « P » — comme « processus de composition et division du travail artistique » ; d’autre part, des pages dont la tranche blanche contraste avec la première partie témoignent d’expériences et de pratiques diverses (pages 233 à 302), puis d’entretiens (pages 303 à 368) à deux voix, voire plus (discussion collective avec les étudiants de la Manufacture). Pour éviter le risque de la bipartition et consolider l’ensemble, la partie grisée est précédée d’une double introduction : « Bâtir une recherche » par Yvane Chapuis offre un aperçu de l’architecture du volume tout en ancrant les recherches dans la réalité et la diversité d’une équipe et en articulant ce foisonnement autour de « laboratoires », « workshops » et « conférences1 » ; « Le mot partition : usages et associations » se présente comme  la synthèse d’une série d’entretiens avec les étudiants de la Manufacture visant à faire émerger les représentations autour de ce concept : « C’est un chemin. Dans ma tête, c’est un peu un dessin. » (Marie Fontannaz, p. 17) Autant de petits cailloux blancs semés sur notre chemin à travers la forêt de partitions qui s’ouvre à nous. , Scènes & partitions : allers-retours (Acta Fabula)
  • La pandémie actuelle a le mérite, si l’on peut dire, de faire exploser le monde ou les univers de la médecine ou plutôt des différentes médecines. On a coutume d’opposer la médecine scientifique, c’est du moins le terme que s’attribuent les gardiens de l’ordre médical, aux autres médecines non-reconnues comme telles, comme l’homéopathie ou les médecines dites naturelles ou alternatives. A ce clivage s’ajoute une autre bipartition Nord-Sud qui oppose la médecine « scientifique » occidentale aux médecines qu’on pourrait nommer « médecines du monde » à l’instar des musiques ou des littératures « du monde », qualificatif péjoratif qui sert à discriminer tout que ce qui n’est pas originaire du centre, de l’Europe, de l’Occident. L'Obs, Jean-Loup Amselle : « Vivons-nous l’ébranlement de l’ordre médical mondial ? »
  • Ceux qui refusent encore de croire que la crise du Covid-19 aura été l’occasion pour le gouvernement d’officialiser la bipartition de notre pays, entre des Français de souche soumis à un confinement strict et mis à l’amende et des banlieues ethniques bénéficiant d’un régime allégé et de nombreuses exemptions, devraient méditer sur l’affaire scandaleuse mais […] Présent, A Sète, les obsèques en grande pompe d’un dealer musulman - Présent
  • Parce que, à la faveur de l’évolution, le vivant explore simultanément des voies très différentes ! La séparation entre deux types d’individus, mâles et femelles, au sein d’une espèce – qu’on appelle la « bipartition sexuelle » – est en réalité loin de constituer la règle. Pour bien appréhender sa spécificité et comprendre son origine, il faut la replacer dans le schéma général de l’évolution. Les toutes premières formes de vie, des micro-organismes apparus il y a près de 4 milliards d’années, se reproduisaient de façon asexuée. Et cela reste aujourd’hui le cas des bactéries et des archées, ces êtres microscopiques qui constituent deux des trois grandes branches du vivant. Se composant généralement d’une seule cellule, elles se reproduisent en se divisant en deux pour engendrer un nouvel individu, à peu près identique sur le plan génétique. L'Obs, Dans la nature, « la séparation mâle/femelle est loin de constituer la règle »
  • "Cette enquête sacre la nouvelle bipartition du champ ­politique", souligne ­Frédéric ­Dabi, directeur général adjoint de ­l'Ifop. lejdd.fr, SONDAGE. L'écart se resserre entre Macron et Le Pen en cas de 2e tour à la présidentielle
  • Mathieu Messager : "Le pouvoir femelle et le pouvoir mâle réunis en une même entité. Ça fascine Roland Barthes, il appelle ça l’ultra-sexe. C’est le sexe idéal. Il y a aujourd’hui dans notre société un véritable désir de neutre. Beaucoup de personnes refusent la bipartition homme / femme, masculin / féminin, et même le pronom "il" ou "elle". Ce sont des personnes qui se disent "agenres", "non-binaires, et qui se disent aussi "transgenres" parfois. Donc on est bien à la recherche, à travers tous ces privatifs, de quelque chose qui est de l’ordre du neutre, en latin, car "neutre" en latin vient de "neuter", qui veut dire "ni l’un, ni l’autre". Si cette question agite autant notre société, c’est qu’elle perturbe beaucoup plus en profondeur la structure-même de notre imaginaire symbolique, et elle dénonce par là que les désignations figées, binaires, ne sont justement que des représentations, et que des représentations culturelles et sociales.  France Culture, Roland Barthes, précurseur LGBTQ+
  • Et ce n’est pas faute de candidats… « Défiance politique majorée par les affaires relevant de la probité publique » et « reconfiguration du paysage politique et électoral augmentée d'un brouillage de la bipartition gauche-droite », c’est ainsi qu’Anne Muxel explique dans Le Monde ce pourcentage particulièrement élevé. C’est que bien des choses ont changé : le vote de rejet semble en passe de se substituer au vote d’adhésion et l’on « vote moins selon son groupe social ou selon des logiques d'affiliations collectives qu'à partir d'un ensemble de justifications relevant d'une politisation intime et personnelle. L'ordre des affects pouvant emporter la décision s'est modifié ». La directrice de recherches au CEVIPOF estime que dans ces conditions, le comportement des électeurs intègre « la gestion de l'incertitude », et qu’étant de plus en plus seuls face à leur choix, sa prévisibilité s’en trouve aussi considérablement amoindrie. D’autant que, malgré les apparences et la crise de la représentation politique, le clivage gauche-droite n’a pas disparu, selon Renaud Payre. Dans les mêmes pages Débats & analyses du quotidien il observe que « les notions de droite et de gauche ont été assez malléables au cours des deux derniers siècles ». Et qu’on a fluctué entre une « stratégie mitterrandienne – au premier tour on rassemble son camp, au second, on élargit – et celle de l'outsider Jacques Chirac en 1995 – au premier tour, on tente l'élargissement et au second on rassemble ». Mais c’est toujours en fonction d’un clivage que le politologue estime consubstantiel à la démocratie, laquelle – écrit Paul Ricœur – est « le régime qui accepte ses contradictions au point d'institutionnaliser le conflit ». Voilà pour celui qui s’affiche comme son disciple, car Emmanuel Macron, en opposant les progressistes aux conservateurs, ne donne consistance à aucun véritable nouveau clivage, même s’il s’emploie à dresser un mur face à Marine Le Pen, qui se trouve paradoxalement sur la même ligne : celle de l’effacement du clivage droite-gauche. Otto Kirchheimer, qui savait de quoi il parlait pour avoir fui l’Allemagne nazie, voyait dans l'affaiblissement de la théorie politique et l'avènement de « partis attrape-tout », la principale vulnérabilité de la démocratie. Celle-ci – conclut Renaud Payre – « ne se confond pas avec la seule conquête des suffrages », mais « suppose un gouvernement responsable agissant en vertu du mandat qui lui a été confié et, donc, des engagements – clivants – qui ont été pris ». France Culture, La fin du clivage droite-gauche?

Traductions du mot « bipartition »

Langue Traduction
Anglais bipartitioning
Espagnol bipartición
Italien bipartizione
Allemand zweiteilung
Portugais divisão
Source : Google Translate API

Synonymes de « bipartition »

Source : synonymes de bipartition sur lebonsynonyme.fr

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