La langue française

Bâcleur, bâcleuse

Sommaire

  • Définitions du mot bâcleur, bâcleuse
  • Étymologie de « bâcleur »
  • Phonétique de « bâcleur »
  • Évolution historique de l’usage du mot « bâcleur »
  • Citations contenant le mot « bâcleur »
  • Images d'illustration du mot « bâcleur »
  • Traductions du mot « bâcleur »

Définitions du mot bâcleur, bâcleuse

Trésor de la Langue Française informatisé

BÂCLEUR, EUSE, subst. et adj.

Familier
A.− Vieilli. Bâcleur d'affaires. Celui qui fait, qui conclut vite des affaires (cf. brasseur d'affaires) :
1. ... Lazare écrivait qu'il prenait des notes sur le monde de la finance, avant de s'enfermer à Bonneville, pour commencer un grand roman, où il voulait dire la vérité sur les bâcleurs d'affaires. Zola, La Joie de vivre,1884, p. 1045.
Rem. Néol. pour Guérin 1892.
B.− Péj. (Celui, celle) qui bâcle, qui fait quelque chose à la hâte et sans soin :
2. ... c'est fatalement le journaliste qui traite les autres de ratés, le bâcleur d'articles tombés dans l'exploitation de la bêtise publique! ... Ah! Mathilde la revanche! Zola, L'Œuvre,1886, p. 367.
3. 19 septembre. − Pas de messe à l'église paroissiale. Course chez les frères où j'arrive à peine assez tôt pour recevoir la communion de la main de l'horrible aumônier bâcleur. Je me demande si un tel mauvais prêtre prend le temps de consacrer et s'il ne me donne. pas du poison avec le prétendu corps du Christ. Bloy, Journal,1904, p. 71.
4. « ... je me suis reproché, avec une docilité de brute heureuse et influençable : comment j'ai à ma disposition une maison, une cuisinière pas trop bâcleuse, etc., etc. » Colette, L'Entrave,1913, p. 224.
PRONONC. : [bɑklœ:ʀ]. Durée mi-longue sur [ɑ] ds Barbeau-Rodhe 1930.
ÉTYMOL. ET HIST. − Vers 1830 [av. 1866] subst. « celui qui termine qqc. à la hâte » (Cormenin cité ds Lar. 19e: Calculez, au prix coûtant, sur l'édredon de vos sofas, ce que peut valoir la conscience d'un bâcleur de chartes ou d'un salarié); 1866 adj. (Lar. 19e: les députés bâcleurs). Dér. de bâcler* étymol. 2; suff. -eur2*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 5.
BBG. − Mat. Louis-Philippe 1951, p. 38. − Mét. 1955.

Wiktionnaire

Nom commun

bâcleur \bɑ.klœʁ\ masculin (pour une femme on dit : bâcleuse)

  1. Personne qui bâcle quelque chose.
    • Il y a d’abord les bâcleurs de « copie », les producteurs de « littérature alimentaire », dont les noms s’étalent sur des affiches affriolantes. — (Abbé Bethleem, Romans à lire et romans à proscrire, 2015)
    • Au sein de notre bande, il passait pour un boute-en-train hors pair et un bâcleur sans envergure, au contraire de Fjazac qui, pensions-nous, bâclait avec génie. — (Alain Gerber, L’aile du temps, 2013)
  2. Personne qui aide les rattacheurs, dans une filature.
    • Ainsi dans la filature de coton l’équipe, composée du fileur, des rattacheurs et du bâcleur est payée parfois au salaire collectif simple, mais parfois aussi au salaire progressif. — (David Frederick Schloss, ‎Charles Rist, Les modes de rémunération du travail, 1902)

Nom commun

bâcleuse \bɑ.kløz\ féminin (pour un homme on dit : bâcleur)

  1. Celle qui bâcle quelque chose.
    • Je ne suis qu’une bâcleuse, je raccommode les jours entre eux à gros points de marin, ça n’a aucun rapport hier avec demain et est-ce que ça existe, hier, demain ? — (Dominique Proy, L’envahie, 1968)

Nom commun

bâcleuse \bɑ.kløz\ féminin (pour un homme on dit : bâcleur)

  1. Celle qui bâcle quelque chose.
    • Je ne suis qu’une bâcleuse, je raccommode les jours entre eux à gros points de marin, ça n’a aucun rapport hier avec demain et est-ce que ça existe, hier, demain ? — (Dominique Proy, L’envahie, 1968)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « bâcleur »

Dérivé de bâcler avec le suffixe -eur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « bâcleur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
bâcleur baklœr

Évolution historique de l’usage du mot « bâcleur »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « bâcleur »

  • Que certains autres mauvais observateurs râlent en associant toutes ces tares ( auteurs bâcleurs sans études académiques, éditeurs margoulins, lecteurs bobos friqués...) et en concluant que la bédé a donc dérivé, dégénéré m’inspirent un bon gros sourire. S’ils savaient comme ils se trompent. , Le roman graphique, symbole de la gentrification de la BD ? (...) - ActuaBD
  • Déjà culte, « Les Vieux Fourneaux » est une création récente, dont les éditions Dargaud annoncent plus de 1 200 000 exemplaires vendus pour les seuls quatre premiers albums. Wilfrid Lupano, scénariste de la BD et du film, raconte le quotidien de trois vieux compagnons de toujours qui comptent bien profiter de la vie jusqu’au dernier souffle : Pierrot, vieil anar impétueux détestant le monde de l’entreprise, Antoine ancien délégué syndical au caractère difficile et Mimile le bon gros pépère ancien baroudeur qui rêve de calme et de sérénité. La bande est complétée par Sophie, jeune femme sans père, marionnettiste ambulante, sur le point d’accoucher. Paul Cauuet, dessinateur méticuleux tournant le dos aux bâcleurs des romans graphiques et autres BD reportages, propose des pages soignées aux personnages savoureux et aux riches décors. Bref, une BD classique comme le grand public populaire les apprécie. , « Les Vieux Fourneaux » au cinoche : un casting de rêve… | BDZoom.com
  • Pour réaliser ce test, nous avons dégusté vingt chaussons aux pommes. Un numerus clausus imposé par les fermetures hebdomadaires ou estivales (nous l'avons réalisé au cœur de l'été, un lundi de juillet), voire les clôtures occasionnelles pour travaux. Il peut donc y avoir un cador du chausson qui nous ait échappé tel un Pokémon facétieux. Ce sont les limites de l'exercice. En revanche, parmi la vingtaine que nous avons passés au crible, nous avons pu tester l'alchimie délicate entre le feuilletage et la compote, la texture et les saveurs. Et, croyez-nous, c'est tout sauf du gâteau. La pâte doit rester légère et croustillante, très légèrement caramélisée en surface, avec sa propre personnalité même si elle est solidaire de la compotée. Celle-ci bien évidemment à base de fruits frais avec, selon les goûts, une pointe de cannelle ou de vanille pour la sublimer. Vous voyez d'ici les chausse-trappes que l'artisan doit déjouer entre le modèle «détrempé» et le genre «retour des îles, caravane des épices»… Mais, à côté de ces mauvais élèves bâcleurs, il y a pléthore de bons professionnels qui prennent très au sérieux cette viennoiserie. Un devoir pour nous de leur rendre honneur, tant un délicieux chausson aux pommes peut donner la pêche. Le Figaro.fr, Les meilleurs chaussons aux pommes de Paris
  • Pourra-t-on encore, après l'avoir vue, parler de la futilité de Dufy ? Pendant longtemps, il s'est vu qualifier de copieur, de bâcleur, d'artiste léger, de peintre répétitif, facile, voire mondain. Et comment nier qu'il y ait des baisses de tension dans son oeuvre ? Ne vouloir représenter que le bonheur, comme l'a fait Dufy, c'est se réfugier dans un univers de pacotille, loin des hommes et de la réalité. En fait, le malaise autour de l'oeuvre de Dufy vient du spectateur, qui ne distingue pas l'originalité de sa démarche ni sa façon très personnelle de conjuguer un dessin figuratif et de grands aplats de couleur presque abstraits, et en tout cas indépendants du trait. Et si c'était cela, le véritable problème de Dufy ? Etre incompris parce que décalé parmi les autres avant-gardes du siècle ? L'artiste n'avait pas eu de maître. Et jamais il n'aura fait école. Le Figaro.fr, Dufy, le mal-aimé
  • Dans le cas de M. Jean-Louis Loret, le pathétique est ailleurs. Dans l’expression « avec ses potes ». À le lire, on a l’impression que Jarry (qui n’avait pas d’amis, et encore moins de potes avec qui partager ces masures baptisées avec superbe pour en masquer la misère) était un petit chef de bande rigolard, qui faisait la fiesta dans des bicoques du bord de Marne où, tel un Beigbeder bourré, il écrivait de temps en temps. Non, cher Jean-Louis Loret, Jarry n’était pas un homme à potes. Vous confondez sans doute. Il vivait dans la misère, pêchait avec Vallette, écrivait dans de lugubres cabanes à même la terre. Lisez la description du tripode par Guitry. C’était un antre à rats. Vous voyez des « potes » où il n’y avait que des totos. Le mot « pote » accolé à Jarry, c’est une injection débile, facile, épochale, balancée, giclée, sur un passé, une histoire que vous ne comprenez pas ; que vous ne transmettez pas. Votre petit abus bobo fêtard rigolard ricaneur satisfait bâcleur vous trahit : il faut fourrer partout des potes. Des amis, non. Des potes. Les potes à Jarry. Il n’eût pas été le vôtre, cela va sans dire. Mais pourquoi, au nom de quelle sotte branchitude obligatoire et savamment négligée injecter cette expression dans une réalité qui la nie et la refuse. Vous défigurez l’atmosphère, justement. Jarry n’est pas Vian. Les « potes » de Jarry n’eussent jamais accepté de passer une seule nuit au phalanstère. Ni au tripode. Et surtout, qui sont-ils ces « potes » ? Avez-vous, cher M. Loret, quelques noms à nous donner ? Nous les attendons avec une certaine impatience. Je les attends. La Règle du Jeu, Yann Moix, Jarry insulté dans Libération - La Règle du Jeu - Littérature, Philosophie, Politique, Arts

Images d'illustration du mot « bâcleur »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « bâcleur »

Langue Traduction
Anglais sloppy
Espagnol descuidado
Italien sciatto
Allemand schlampig
Chinois lop
Arabe قذرة
Portugais desleixado
Russe небрежный
Japonais ずさんな
Basque sloppy
Corse sloppy
Source : Google Translate API
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