Vaporeusement : définition de vaporeusement

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Vaporeusement : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

Vaporeusement, adv.,littér. D'une manière vaporeuse; avec quelque chose de vaporeux. a) [Corresp. à supra A] Un frais paysage (...) vaporeusement illuminé par les lueurs de l'aurore (Balzac, Peau chagr., 1831, p. 191).b) [Corresp. à supra B] À vous voir ainsi, ma belle délicate, les pieds dans la fange et les yeux tournés vaporeusement vers le ciel, comme pour lui demander un roi, on dirait vraisemblablement une jeune grenouille qui invoquerait l'idéal (Baudel., Poèmes prose, 1867, p. 55). [vapɔ ʀøzmɑ ̃]. 1reattest. 1831 (Balzac, loc. cit.); de vaporeux, suff. -ment2*.

Vaporeusement : définition du Wiktionnaire

Adverbe

vaporeusement \Prononciation ?\

  1. De façon vaporeuse.
    • Les teintes bizarres de cette fumée, tantôt jaune, blonde, rouge, noire, fondues vaporeusement, couvraient le vaisseau, qui pétillait, craquait et criait. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
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Étymologie de « vaporeusement »

Étymologie de vaporeusement - Wiktionnaire

 Dérivé de vaporeux avec le suffixe -ment.
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Phonétique du mot « vaporeusement »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
vaporeusement vapɔrœsœmɑ̃ play_arrow

Citations contenant le mot « vaporeusement »

  • La sobriété de ce décor dans cette enveloppante mais rayonnante obscurité, permet d’en faire économiquement tour à tour jardin d’été où l’on reçoit les visiteurs et les offrandes des paysans, rustique salle de bal de la fête, chambre de Tatiana où un simple lit bateau Empire, une table avec sa bougie prennent une présence poétique intense, surtout ce voile blanc planant, ciel de lit suspendu, nuage du ciel et, symboliquement, tombant vaporeusement sur le sol comme un rêve trop lourd d’idéal de la jeune fille, vaste drap ou tablier de jeu terrestres des paysannes en blanc. Les dames du premier bal campagnard, dans des couleurs d’estompe gris, rose, jaune, ont des robes à manches à gigot (Claude Masson) et des coiffes et des coiffures dans le goût des années 1830 de l’écriture du roman, et non celles de la narration, la fin de la guerre contre Napoléon dont Grémine est l’un des héros et Eugène un absent sinon déserteur. Les troncs disparus, c’est le noir sur noir nuancé, digne de Soulages, du salon mondain du second bal et sa martiale et angoissante polonaise de masques blancs sur costumes noirs. Sans naturalisme aucun, le jeu est d’un naturel confondant, même les danses paysannes, la valse, le cotillon, la polonaise funèbre du second bal du dernier acte avec ses masques, bien réglées par Cooky Chiapalone.Les personnages de second plan sont justement dessinés : le Capitaine Zaretski campé solidement, fringant et raide, par Mikhael Piccone, avec son aristocratique impatience pour les formalités du duel, dont il est artisan aussi dans le roman en refusant l’inélégance d’un arrangement qu’Eugène n’aurait pas refusé à son ami, qui va voir Olga en espérant sans doute qu’elle le dissuade. Souvent sacrifié, à Monsieur Triquet, le Français échappé sûrement à la Révolution française et aux convulsions de l’invasion napoléonienne, témoin et vestige des liens culturels, entre la France des Lumières et la Russie d’alors, dont l’élite parlait le français, Éric Vignau sait donner une délicatesse émouvante, toute la dignité humaine d’un être déplacé, déclassé sûrement, dans un chant nuancé des couplets désuets à la gloire de Tatiana.Il mérite bien les bravos de ses hôtes. Tout semble juste dans cette subtile mise en scène : la tendresse entre la mère, Madame Larina, une onctueuse, et noble dans sa simplicité, Nona Javakhidze, attentive à son chevalet où elle dessine, échangeant avec la nourrice, témoin attentif de son passé, en contrepoint nostalgique du chant insouciant des deux jeunes filles, des souvenirs sentimentaux de jeunesse, des rêves fanés, concluant avec la résignation de l’expérience : « L’habitude nous tient lieu de bonheur. » Grande lectrice autrefois comme sa fille Tania, elle tente de la persuader que les héros de roman n’existent pas. Voix plus sombre, ronde, Filipievna, la Niania, la Nourrice incarnée par Sophie Pondjiclis, amie tendre de la mère, maternelle, avec les filles, est touchante seule à la table avec ce rituel religieux de l’icône, bouleversante dans l’aveu de la bribe de son passé qui se lacère, mariée à treize ans avec un garçon plus jeune : toute une vie en quelque phrases. Olga la joyeuse plus que frivole a le timbre pulpeux de Fleur Barron, contralto léger, une adorable poupée dont on admire le jeu subtil d’enfant prise en faute, d’avoir été la cause, innocemment provocante du duel. Dans le roman, elle pleure beaucoup et oublie vite son fiancé mort à cause d’elle. Celui-ci, Vladimir Lenski, l’ami malheureux d’Eugène, est joué, chanté, comme vécu, par le ténor biélorusse Pavel Valuzhin, physique exact du brave garçon rêveur, du bois dont on fait les victimes, plus fait pour la rêveuse Tatiana que pour la légère Olga, mais victime aussi des contraires qui s’attirent : lumineuse voix élégiaque dans l’ombre déjà de la mort, il fait passer le frisson de la fatalité dans la déchirure irrémédiable de l’adieu (« Kouda, kouda ? »). , COMPTE RENDU critique, opéra. TOULON, Opéra, le 26 mai 2019. TCHAIKOVSKI : Eugène Onéguine. Garichot | Classique News
  • Derrière les notes plane l’ombre des questionnements d’aujourd’hui, sous les harmonies, glissent les tristesses du temps présent que les cadences vaporeusement irisées irriguent d’une douceur frappante relevant les espoirs doux et vains pour demain. Pause Musicale, Tenlons Fort - Tenlons Fort [Album]
  • Ces phénomènes ne sont pas nouveaux et les premiers cas recensés remontent ainsi au Moyen-Âge. Certains écrits rédigés par les Croisés faisaient en effet allusion à de fantastiques châteaux flottant vaporeusement au-dessus de la mer. Plusieurs d’entre eux ont attribué l’illusion à la fameuse Fée Morgane des légendes arthuriennes et le terme est resté. Fredzone, Une "cité volante" est apparue dans le ciel chinois cette semaine
  • Le dressing de Coralie s’appelle une garde-robe. Ses chemises sont des corsages, ses jupes tournoient en corolle, ses robes lui battent vaporeusement les mollets, une couture glisse le long de ses bas et elle marche sur des talons bobines ou aiguilles. midilibre.fr, Béziers : je veux m’habiller vintage ! - midilibre.fr

Traductions du mot « vaporeusement »

Langue Traduction
Corse vaporosamente
Basque vaporously
Japonais 蒸気状に
Russe vaporously
Portugais vaporosamente
Arabe بخار
Chinois 气态地
Allemand dampfend
Italien vaporously
Espagnol vaporosamente
Anglais vaporously
Source : Google Translate API

Synonymes de « vaporeusement »

Source : synonymes de vaporeusement sur lebonsynonyme.fr

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