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Structuralisme

Variantes Singulier Pluriel
Masculin structuralisme structuralismes

Définitions de « structuralisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

STRUCTURALISME, subst. masc.

SC. HUM. Option scientifique visant à fonder l'étude, et spécialement la description, de faits humains, essentiellement sur une analyse de leur structure, de la relation entre leurs composants. Cette critique porte contre le culturalisme, le structuralisme, le formalisme abstraits, puisqu'ils superposent aux consciences individuelles données comme telles, des éléments dits collectifs, rôles, valeurs, modèles, structures, types, cultures (Traité sociol., 1968, p. 369).On comprend (...) pourquoi le « structuralisme génétique » de Piaget connut un tel retentissement dans les milieux scientifiques des années soixante (Le Nouvel Observateur, 20 sept. 1980, p. 86, col. 1).
LING. Courant de recherches linguistiques descriptives qui partent du postulat selon lequel la langue est un système de relations entre des unités. Aujourd'hui le développement même des études linguistiques tend à scinder le « structuralisme » en interprétations si diverses qu'un de ceux qui se réclament de cette doctrine ne craint pas d'écrire que « sous l'étiquette commune et trompeuse de « structuralisme » se retrouvent des écoles d'inspiration et de tendances fort divergentes (...)» (É. Benveniste, Probl. de ling. gén., t. 1, 1966, p. 97).Dans l'élément présupposer le système, cela constitue, selon nous, l'apport propre de Saussure au structuralisme linguistique (O. Ducrot, Le Structuralisme en ling., 1968, p. 44).
Prononc.: [stʀyktyʀalism̭]. Étymol. et Hist. 1. 1932, juill. (N. Trubetzkoy, La Phonologie actuelle ds J. de psychol., t. 30, 1933, pp. 245-246: La phonologie actuelle est caractérisée surtout par son structuralisme et son universalisme systématique [...] L'époque où nous vivons est caractérisée par la tendance de toutes les disciplines scientifiques à remplacer l'atomisme par le structuralisme et l'individualisme par l'universalisme [au sens philosophique de ces termes, bien entendu]); 2. 1945 « théorie descriptive et structurale des faits de langue » (A. Martinet ds B. Soc. Ling. t. 42, fasc. 1, no124, p. 19). Dér. de structural*; suff. -isme*.
DÉR.
Structuraliste, adj. et subst.Qui relève du structuralisme; (personne) qui se réclame du structuralisme. N. Kostyleff, qui, en 1947, proposa une interprétation structuraliste de la psychologie objective, en insistant sur la notion de « dominante » (Hist. sc., 1957, p. 1676).La doctrine structuraliste enseigne la prédominance du système sur les éléments (É. Benveniste, Probl. de ling. gén., op. cit., p. 98).Pour un « structuraliste », au sens de Chomsky, l'objet du linguiste, lorsqu'il cherche à rendre compte d'un état de langue, c'est de décrire un corpus (O. Ducrot, Le Structuralisme en ling., 1968, p. 115). [stʀyktyʀalist]. 1resattest. 1932, juill. idées structuralistes (N. Trubetzkoy, op. cit., p. 246), 1951, 15 oct. subst. (Lettre de M. Hasselrot à M. Haudricourt, publ. par ce dernier ds L'Année sociol., 3esérie, 1959, p. 36: Les structuralistes de l'école Hjemslev); de structuralisme, suff. -iste*.
BBG.Bauman (H.-H.). Über französischen Strukturalismus... Spr. techn. Zeitalter. 1969, no30, pp. 157-183. − Burkart (A.). Stichwort: Strukturalismus. Beitr. rom. Philol. 1982, t. 21, pp. 317-323. − Collinder (B.). Les Orig. du structuralisme. Upsal, 1961, 15 p. − Ducrot (O.). Le Structuralisme en ling. Paris, 1973, 123 p. − Gritti (J.), Toinet (P.). Le Structuralisme... Paris, 1968, 96 p. − Millet (L.), Varin d'Ainvelle (M.). Le Structuralisme. Paris, 1970, 135 p. − Piaget (J.). Le Structuralisme. Paris, 1968, pp. 5-8. − Quem. DDL t. 25. − Ruzicka (R.). Bemerkung zum Strukturalismus, Structuralisme. Aletheia. 1966, no4.

Wiktionnaire

Nom commun - français

structuralisme \stʁyk.ty.ʁa.lism\ masculin

  1. (Philosophie) Courant des sciences humaines qui s’inspire du modèle linguistique et appréhende la réalité sociale comme un ensemble formel de relations.
    • Le structuralisme a permis la position d’un inconscient structural linguistiquement articulé, dans le psychisme, dans les mythes, dans les représentations collectives ou les textes littéraires. Il a posé une pensée d’avant la pensée, condition anonyme de nos créations, qui de ce fait ne peuvent se comprendre que comme des variations sur un thème imposé, ou des combinaisons formées à partir d’un inventaire que nous n’avons pas choisi. — (Olivier Dekens, Le structuralisme, Armand Colin, coll. « 128 », Paris, 2015, page 115)
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Étymologie de « structuralisme »

(vers 1945) De structural, du latin structura : « construction, maçonnerie ».
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Phonétique du mot « structuralisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
structuralisme stryktyralism

Citations contenant le mot « structuralisme »

  • 16Elle aborde la question complexe de la filiation entre formalisme et structuralisme. Bien que le nom de Jakobson ait éclipsé celui de Tynjanov, on peut considérer le structuralisme praguois comme un héritage de l’Opojaz. S’il y a eu passage du formalisme au structuralisme, c’est en termes de relève plutôt que de dépassement théorique. Si le formalisme s’est éteint, ce n’est pas en raison d’un essoufflement théorique mais pour des causes politiques et humaines. , Le formalisme hors le structuralisme (Acta Fabula)
  • Sous l'influence de Lévi-Strauss, Lacan ou Barthes, le structuralisme étendit le modèle linguistique de Saussure à toutes les sciences sociales : l'histoire de ce mouvement a longtemps été limitée à des querelles internes au milieu intellectuel. Restait à expliquer comment une théorie aussi aride a pu connaître un tel triomphe parmi les professeurs du secondaire. Le Monde.fr, "Les Raisons d'un engouement : le structuralisme littéraire et la crise de la culture scolaire", d'Eric Dumaître : quand le structuralisme volait au secours des enseignants
  • Publiée ces jours-ci au Seuil, la correspondance entre le linguiste et l’anthropologue éclaire la genèse de l’un des courants intellectuels les plus féconds du XXe siècle : le structuralisme. France Culture, Lévi-Strauss / Jakobson : la correspondance
  • Portrait de la philosophe Blandine Kriegel, marquée par son travail avec Michel Foucault et fidèle à la philosophie née de la rencontre dans les années 60 entre l’école d’histoire des sciences et le structuralisme, qui prônait une philosophie non ennemie des sciences ou de l'histoire. France Culture, Blandine Kriegel, philosophe du politique - Ép. 9/62 - Profession philosophe
  • Tribune. Le structuralisme a ceci de supérieur au journalisme politique que là où celui-ci voit des hommes, celui-là voit des fonctions. Cela, en effet, présente l’immense avantage de nous éviter tout un tas de considérations psychologiques stériles et apolitiques. Peu importe, à hauteur de structures, que tel ou tel candidat soit trop mou, trop dur, jeune, beau, homme, femme, bon danseur, trop jeune ou trop vieux, et même noir ou blanc. «Une élection présidentielle est la rencontre d’un homme et d’un peuple» ? Voilà le genre de niaiserie que le structuralisme nous épargne car lui ne prend que deux éléments en considération : des invariants et des combinatoires. Libération.fr, Structuralisme et politique, les cas Bernie Sanders et Elizabeth Warren - Libération
  • Rien ne prédestinait Michel Clouscard à devenir un des philosophes marxistes les plus importants de notre époque. Né en 1928 dans le Tarn, il grandit au sein d'une famille modeste. Ajoutons à cela que Clouscard n'a pas fait les choses dans les clous, en devenant normalien à 20 ans, comme tant d'autres. Il est d'abord athlète de haut niveau et présélectionné en 1948 aux JO, pour le 200-mètres. Il reprend ses études tard et n'obtient sa thèse qu'en 1972, à 44 ans. Proche du PCF, il essaie alors de lui donner un nouveau souffle, mis à mal selon lui par le « gauchisme » soixante-huitard, le structuralisme et le freudo-marxisme. Marianne, Michel Clouscard, le marxiste qu'on redécouvre
  • Dans les années 60 et 70 on parlait « DU » structuralisme comme d’un phénomène global et on associait toujours une liste de noms : Lévi-Strauss, Foucault, Lacan, Barthes. France Culture, L’héritage structuraliste
  • L’autre influence majeure est le structuralisme, où les objets d’étude s’organisent les uns par rapport aux autres, ce qui génère l’idée que les faits culturels forment un langage dont il doit exister une grammaire, une possible mise en équation : on passe de l’alchimie à la chimie, de Bossuet à Saussure. Le Soir Plus, Au carrefour de la sociologie et du structuralisme - Le Soir Plus
  • ? Qu'est-ce que le structuralisme ? Une théorie selon laquelle l'être humain ne peut être appréhendé qu'à travers un réseau de relations symboliques qui sont autant de structures auxquelles il partici... Le Figaro.fr, Le structuralisme en quatre questions
  • Les sciences sociales peuvent-elles retrouver un paradigme unificateur, et former de nouveau une "Big Science", comme au temps du structuralisme ? Pour en parler, le sociologue Alain Caillé et le philosophe Patrice Maniglier. France Culture, Peut-on faire le deuil du structuralisme?
  • Parce que les grandes pensées s’élaborent en dialogues, les correspondances entre savants appartiennent à leur activité scientifique. Celle qu’échangèrent, quarante années durant, le linguiste russe, émigré aux Etats-Unis, Roman Jakobson (1896-1982) et l’ethnologue Claude Lévi-Strauss (1908-2009) en fournit un exemple éclatant. Mieux que toute rétrospective, elle documente un moment passé, mais fondamental, de la vie intellectuelle internationale : le structuralisme, qui entendait rompre avec le subjectivisme et se mettre en quête d’invariants dans l’étude des sociétés en privilégiant la recherche sur le langage. Après l’existentialisme, il représente le deuxième des grands courants de l’après-guerre, même si, comme le montrent les deux épistoliers, ses racines remontent bien avant. Le Monde.fr, Lévi-Strauss et Jakobson, le structuralisme en toute amitié
  • D'une fécondité fulgurante, la doctrine va se propager très rapidement. Le structuralisme (ou le saussurianisme) va influencer la plupart des linguistes et des écoles du XXè siècle. , Un siècle de structuralisme et de post-structuralisme saussurien: recherches et travaux dans le monde, en Afrique et au Congo (Lubumbashi, R.D.Congo)
  • Puis est venu 1968, et Godard s’est marginalisé après s’être «gauchisé». Il tournait toujours, mais plus personne (ou presque) ne voyait ses films. Minés par le structuralisme, «Les cahiers du cinéma» cessaient en même temps d’être lisibles, à moins d’un décodeur. «Vent d’Est», «Luttes en Italie», «Vladimir et Rosa», «Le gai savoir»… La carrière de ces titres se sera limitée à quelques projections isolées. Et pourtant, on en parlait, de ces longs-métrages foutraques et bricolés! Godard a ainsi commencé sa carrière de fantôme. Son dernier opus en date se retrouvait en festival ou à la TV à l’heure où les gens s’endorment (1). Il obtenait pour cela au moins une page dans «Le Monde» ou (et) «Libération». Puis l’œuvre finissait par sortir tardivement dans deux petites salles à Paris. Les spectateurs s’y comptaient sur les doigts de la main. C’était à croire que le cinéaste ne possédait plus qu’une existence médiatique, alors que son ancien condisciple de la «nouvelle vague» Claude Chabrol cartonnait au «box-office». Bilan, Le Château de Nyon propose les "Sentiments, signes, passions" de Jean-Luc Godard - Bilan
  • Un recueil d’articles, marqués par l’expérience de terrain au Brésil mais écrits à New York entre 1942 et 1949, montre la préhistoire du structuralisme. Entretien avec Vincent Debaene, qui signe la préface de cet ouvrage Le Temps, Vincent Debaene: «Claude Lévi-Strauss avait une prescience en matière d’écologie» - Le Temps
  • En affirmant la fécondité du structuralisme pour penser les relations de parenté ou la différence entre les sexes, Françoise Héritier a profondément renouvelé les méthodes de l’anthropologie. Elle a aussi montré que l’engagement scientifique allait de pair avec une implication dans la cité. , Le structuralisme militant de Françoise Héritier - La Vie des idées
  • Durant cette période de modernisation technologique et intellectuelle (avec le structuralisme), dans les années 60, la société française se consacrait tout entière à ces tâches essentielles que furent l'«assainissement», l'«épuration» et l'«hygiénisme» face aux vagues de migrations maghrébines croissantes (qu'on eût préférées invisibles). Sans négliger les « Trente glorieuses », bien au contraire, ces anthropologues diagnostiquèrent le consensus néo-raciste qui, selon eux, domine encore aujourd'hui les esprits en France (Kristin Ross 2006). Club de Mediapart, Le structuralisme de Claude Lévi-Strauss vu de loin | Le Club de Mediapart
  • L'auteur de "Théorie du nuage" a profondément renouvelé l'approche de l'histoire de l'art, en croisant la discipline avec la sémiotique, le post-structuralisme ou la psychanalyse. France Culture, Mort du philosophe et historien de l'art Hubert Damisch
  • Une poignée d'universitaires arrivistes se disputent une chaire à l'Unesco dotée de 100 000 dollars non imposables, sans obligation de présence ou de résultat. Dans cette course au Graal : Persse McGarrigle, spécialiste de T. S. Eliott à Limerick ; Angelica Pabst, experte en structuralisme ; Michel Tardieu, narratologue français ; Fulvia Morgana, Padouane marxiste richissime ; Siegfried von Turpitz, professeur à Heidelberg… Tous les coups sont permis. Brillant, érudit, caustique, David Lodge à son apogée ! Les Echos, 5 romans à l'humour très british | Les Echos
  • Notre enseignement est beaucoup trop formaliste. Il faut se souvenir qu’une grande révolution pédagogique s’est produite dans la foulée de mai 68 avec le structuralisme. On a importé la linguistique dans les études de lettres, ce qui a eu pour résultat de donner une priorité absolue au signifiant sur le signifié. Il en a résulté un tabou, une sorte d’omerta, sur le Sens, qu’on entende ce mot de façon historique, politique, psychologique ou morale. Et on s’est adonné à des décorticages de plus en plus froids. Marianne, Comment sauver l'enseignement de la littérature en 2019 ? | Marianne
  • Le rôle mal connu de Nicolas Bourbaki, et plus généralement des mathématiques, dans la naissance du structuralisme. , Nicolas Bourbaki et la naissance du structuralisme - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
  • Rétrospectivement, au regard de nos préoccupations contemporaines pour les pandémies, la période 1958-1968 apparaît à la fois comme l’âge d’or du structuralisme – que certains ont pu qualifier de nouvelles Lumières françaises du fait de son éclat dans les œuvres d’Althusser, Derrida, Foucault, Deleuze… – et comme une nouvelle période d’aveuglement. Les Trente Glorieuses atteignent leur apogée consumériste dans l’insouciance d’un mode de production dont les ravages écologiques commencent à se faire sentir. Or Lévi-Strauss a fait une description pessimiste de ces ravages dès 1955 dans Tristes tropiques et entrepris, dans son vaste parcours des sociétés amérindiennes à travers les Mythologiques entre 1964 et 1971, un inventaire systématique de ce qui reste de la destruction massive de leur environnement. La Pensée sauvage est publié en 1962 la même année que deux ouvrages fondateurs de la pensée écologique contemporaine : Silent Spring de Rachel Carson aux Etats-Unis et Natural History of Infectious Diseases de Frank Macfarlane Burnet en Grande-Bretagne. Libération.fr, Claude Lévi-Strauss, penseur incontournable des pandémies - Libération
  • Lors des débats sur le Pacs, des intellectuels ont invoqué le structuralisme pour défendre une certaine idée de la famille, de la République et de la culture. Historienne des idées, Camille Robcis montre comment les concepts savants peuvent être mis au service de la réforme sociale, mais aussi de l’exclusion et de la hiérarchisation. , Res familia - La Vie des idées
  • Vidéo | Figure du structuralisme, l'anthropologue Claude Lévi-Strauss a aussi des leçons à nous donner sur notre temps. Le philosophe Patrice Maniglier en voit au moins trois : pour son regard sur le vivre ensemble, sur l'écologie et sur la culture populaire. France Culture, Pourquoi il faut lire Claude Lévi-Strauss aujourd'hui
  • Le structuralisme, puis la sociologie de la littérature, la sociocritique ou l'analyse de discours se sont tour à tour revendiqués d'une approche politique et matérialiste des textes, de manière complémentaire ou concurrente. Afin de nous y retrouver dans ces différents courants, nous proposerons une rapide doxographie de ces différentes écoles, en nous demandant notamment quelles véritables frontières théoriques les séparent, et en faisant la part du contexte universitaire et des effets de distinctions qui ont pu contribuer à la multiplication de ces étiquettes. , Critique de la critique littéraire (ENS Paris)
  • De retour en France, les lois raciales de Vichy le contraignent à partir aux Etats-Unis en 1941 où il rencontre l’effervescence du monde de l’exil européen à New York, entre surréalisme et naissance du structuralismeFrance Culture, Claude Lévi-Strauss (1908-2009), l’homme en perspective
  • Au-delà de son attitude provocatrice et sulfureuse, l'auteur des Ecrits en 1966 a porté sa réflexion sur le structuralisme, invoquant l'idée que "l'inconscient est structuré comme un langage". Il reprend la pensée de Sigmund Freud, et fonde l'Ecole freudienne de Paris en 1964, avant de la dissoudre en 1980. Il renouvelle la lecture du père de la psychanalyse et y apporte les outils de la linguistique, offrant à la discipline un nouveau souffle face à l'expansion des neurosciences.  LExpress.fr, Lacan, le structuraliste provocateur - L'Express
  • Clément Rosset (1939-2018) occupait une place singulière dans la philosophie française. Hors des circuits balisés de sa génération (marxisme et structuralisme) et bien qu’ayant suivi une honorable carrière académique, il s’est payé le luxe de faire revivre la philosophie à l’ancienne, celle qui se considère comme un art de vivre. «Ainsi, philosopher, c’est rechercher une bonne entente entre la réalité et soi-même.» Le Temps, Le réel à plat. Dialogue entre Clément Rosset et Alexandre Lacroix - Le Temps
  • Jakobson écrivait cela en 1965, lors d'un dernier essor du structuralisme, auquel il avait d'ailleurs largement contribué. Deux ans après, dans De la grammatologie, Derrida publiait une étude où il multipliait les critiques contre Saussure, sans nulle base textuelle documentée, formulait une accusation inepte de logocentrisme (concept repris du théoricien nazi Ludwig Klages) et commençait le processus de destruction (l'Abbau heideggérien, littéralement «mise à bas») de l'entreprise scientifique. Le courant déconstructionniste commença à s'affirmer pour délégitimer les sciences sociales et la notion même de connaissance scientifique. Cet irrationalisme de tradition nietszchéenne se recommandait des philosophies de la vie, Heidegger en premier lieu. Cependant, la légalité propre des objets culturels et la légitimité des sciences sociales se trouvait éludée, voire récusée. , Fabula, Atelier littéraire : Linguistique et semiotique des cultures
  • Le structuralisme, à travers cette correspondance, s’éveille comme en miroir. Elle fixe l’histoire d’une amitié et d’une conquête : l’épopée intime d’un humanisme dur, méfiant, qui consiste à préciser, analyser et penser sans relâche et sans complaisance la diversité des langages et des sociétés humaines. On n’est pas trop de deux pour ça, et, en 1949, Jakobson écrit à son cadet : «Je regrette beaucoup de ne pas vous avoir plus près. On ferait de belles choses ensemble. Et on servirait de réveil l’un à l’autre.» Mais, quand il obtient un poste prestigieux à Lévi-Strauss près de lui, en 1953, celui-ci refuse assez sèchement la proposition. D’une part, il fait maintenant grande carrière en France. D’autre part, il n’a guère envie de rejoindre un pays où sévit le maccarthysme :«Je serai toujours très heureux de venir pour quelques semaines à Harvard, mais l’évolution de la situation mondiale et ses incidences psychologiques et morales continuent d’exclure pour moi l’idée d’une transplantation.» Libération.fr, Jakobson et Lévi-Strauss, lettres et les géants - Culture / Next
  • La philosophie contemporaine n’en fait qu’un usage limité, comme le souvenir d’un moment particulier, fécond et animé, de la société française, plus étudié dans les cours de terminale que dans les recherches universitaires actuelles. Si l’existentialisme fut un humanisme, selon les mots de sa figure tutélaire Jean-Paul Sartre, cet humanisme des années 1950 a perdu de son éclat d’antan. La critique du marxisme, le structuralisme, le post-structuralisme, la déconstruction, la “french theory”, le renouveau de la pensée éthique ou de la métaphysique, le développement des sciences sociales, mais aussi la perte d’influence des intellectuels dans l’espace public… ont en partie effacé le prestige passé des figures clé de l’existentialisme. Les spectres de Foucault, Deleuze, Lévi-Strauss, Barthes ou Derrida circulent davantage aujourd’hui que ceux de Sartre et consorts. Les Inrockuptibles, Soixante-dix ans après son apogée, que reste-t-il du mouvement existentialiste ?
  • Tout n’a pas été dit sur le structuralisme. Des pans entiers de l’histoire de son émergence et de ses origines intellectuelles restent en attente d’investigation. En particulier, le fait qu’une large part de cette histoire se soit déroulée en Europe centrale et orientale dans l’entre-deux-guerres reste largement méconnu dans le monde francophone. C’est à reconstituer cette histoire ignorée, occultée, qu’est consacré ce livre. Son but est une enquête d’épistémologie historique sur l’apparition de la notion de structure au cercle linguistique de Prague, et principalement chez ses représentants russes, à partir de la notion romantique de totalité, comme un lent et douloureux arrachement à la métaphore organiciste, dans un monde intellectuel très différent de celui de Saussure. , P. Sériot, Structure & totalité. Les origines intellectuelles du structuralisme en Europe centrale et orientale
  • Si l’anthropologie sociale a toujours été parcourue par des courants, certains tour à tour longtemps dominants (fonctionnalisme,  structuralisme, postmodernisme), l’anthropologie dite anarchiste connaît actuellement un succès certain, en particulier auprès du public. Si ce courant est aujourd’hui principalement anglo-américain (Marshall Sahlins, James  Scott, David Graeber), on peut le faire remonter au Français Pierre Clastres, prématurément disparu, tandis qu’il et aussi attesté en Espagne (Alfredo Gonzalez-Ruibal) ainsi qu’en Allemagne (Christian Sigrist). On se propose dans cette conférence de présenter d’une part ces différents auteurs, d’autre part de montrer les enjeux de ce courant, les sociétés sur lesquelles ils s’appuient, et finalement les leçons, optimistes ou pessimistes, que l’on pourrait en tirer pour l’avenir de nos propres sociétés. France Culture, L’anthropologie anarchiste
  • Comment articuler les émotions des hommes et le poids de détermination des structures ? Comment penser ensemble ces deux aspects également pertinents, et manifestement complémentaires, de la réalité sociale - que rien ne devrait opposer en principe ? Tel est le projet de " structuralisme des passions " que Frédéric Lordon expose dans ce livre brillant et roboratif. Mobilisant les textes de Spinoza, mais aussi de Marx, Bourdieu et Durkheim, il s'efforce de penser la part passionnelle des structures du capitalisme et de leurs crises historiques successives. , F. Lordon, La Société des affects. Pour un structuralisme des passions
  • Au niveau national, Bourdieu a créé une troisième voie entre le structuralisme incarné par Claude Lévi-Strauss et l’existentialisme inspiré de Jean-Paul Sartre. Il a refusé celle que proposait Alain Touraine avec l’actionnalisme (les activités humaines créent le changement social). Il n’y voyait qu’une forme d’existentialisme déguisé, indique M. Joly. Sciences Humaines, Pour Bourdieu
  • Le structuralisme a constitué un moment marquant de la pensée du XXe siècle opérant un nouage stimulant entre la linguistique, l’anthropologie, la psychanalyse et la philosophie. La notion de structure et ses postulats ont ainsi conduit à une critique à l’égard de la “forme”. Dans l’article décisif “La structure et la forme”, Lévi-Strauss écrit que si la forme se définit par opposition à la matière, la structure est le contenu même, “appréhendé dans une organisation logique conçue comme propriété du réel”[1]. Si le structuralisme s’est parfois érigé en doctrine, il désigne d’abord, comme le rappelait Derrida, “une aventure du regard” et “une conversion dans la manière de questionner devant tout objet”[2]. Y compris lorsqu’il s’agit de l’histoire. , Revue La Part de l’Œil n° 32, "L’œuvre d’art entre structure et histoire" & "Greimas et la sémiotique de l’image"
  • « Avec le structuralisme, Georges Balandier avait un rapport assez antagonique, indique Emmanuel Terray, le structuralisme ayant tendance à mettre l’accent sur ce qui est stable et permanent et considérant l’histoire comme étant en dehors de son objet. » « Pour lui, au contraire, tous les phénomènes sociaux sont de part en part historiques et on ne peut pas les étudier en dehors de leur évolution et de leurs changements », précise Emmanuel Terray soulignant le rapport intime de Georges Balandier au marxisme dans son souci pour la contradiction et le conflit dans l’histoire et la société humaine. Georges Balandier crée en 1952 l’un des premiers cours sur les pays en voie de développement à l’Institut d’études politiques de Paris. Enseignant de 1961 à 1966, dans ce qui deviendra l’EHESS, il fonde le cours de sociologie de l’Afrique noire et le Centre d’études africaines. Il entre, en 1962, comme professeur à la Sorbonne, d’abord en sociologie et en ethnologie de l’Afrique puis, à partir de 1967, en sociologie générale. Autres ouvrages clés de son œuvre, dans la perspective d’une sociologie générale, Anthropologie politique (1967), Sens et puissance (1971) et Anthropo-logiques (1974) marquent les années 1970. Une quinzaine d’autres et des centaines d’articles marqueront les quarante années suivantes. L'Humanité, Georges Balandier,anthropologue de l’émancipation | L'Humanité
  • Dans ce troisième article nous allons illustrer empiriquement le modèle philosophique de Bhaskar grâce au travail anthropologique de Turner. En effet, comme l’anthropologie est la science humaine qui est la plus proche des sciences naturelles, notamment par son empirisme, nous souhaitons montrer avec Turner que la méthodologie bhaskarienne de recherche des mécanismes générateurs par la méthodologie de l’abduction n’est pas seulement plus rigoureuse que la méthodologie de recherche néoclassique sur le plan théorique, elle l’est aussi sur le plan empirique. La conséquence des travaux de Bhaskar et de Turner devrait réjouir l’école de la régulation puisque la supériorité de la méthode abductive de recherche des faits stylisés est démontrée comme étant supérieure à la méthode de recherche néoclassique non seulement théoriquement – démonstration de Bhaskar dans son premier ouvrage « A Realist Theory of Science » résumée dans notre premier article consacré à Bhaskar - mais encore empiriquement, comme le montrent les travaux fondamentaux de l’anthropologie Turner. Ainsi la méthode néoclassique est dépassée à la fois théoriquement et empiriquement. Le geste de Turner est aussi un geste de sortie d’un isolement du mythe dans les sciences humaines et sociales. En effet, l’analyse ne se réduit plus à sa place au sein d’autres mythes dans le structuralisme synchronique de Lévi-Strauss mais à son rôle diachronique et performatif dans la société et en particulier dans la lutte des classes marxistes et les luttes de pouvoir foucaldiennes. Afin de se convaincre du rôle du mythe dans la lutte des classes, nous avons cité les travaux anthropologiques de Scott [3] qui distingue trois niveaux discursifs qui sont le niveau rationnel des esclaves, le niveau rationnel des maîtres et le niveau des récits mythologiques. Or ce que montre Scott dans ses travaux empiriques, c’est que la lutte des classes se situe au niveau des récits mythologiques. Nous rappelons que dans notre modèle inspiré de la philosophie de Bhaskar, il existe plusieurs strates ontologiques de mécanismes générateurs qui s’actualisent dans les phénomènes économiques et sociaux. Nous distinguons alors avec Bhaskar, Turner et Graeber le niveau le plus profond qui est celui du mécanisme générateur de la lutte des classes, le second niveau le plus profond qui est celui des mythes utilisés par les classes afin de défendre leurs intérêts, le troisième niveau est celui des conventions qui dérivent donc des mythes qui dérivent eux-mêmes de la lutte des classes et enfin le niveau du régime d’accumulation au sein duquel l’institution monétaire joue un rôle central sur les autres formes institutionnelles que sont le marché, l’état et l’entreprise. Il en résulte donc que notre modèle est graeberien et hudsonien ou encore turnerien ou scottien au sens où il s’agit d’une lutte des classes dont le but est d’imposer des mythes qui justifient – on retrouve les cités de justification de la théorie de la régulation et de l’économie des conventions qui correspondent aux mécanismes générateurs des mythes – des conventions qui permettent l’appropriation des moyens de production de monnaie qui eux-mêmes surdéterminent l’appropriation des moyens de production des biens et des services [4]. Avec Bhaskar, Hudson et Graeber, c’est au niveau des mythes qui structurent notre imaginaire que se déroule le cœur de la lutte des classes et ces auteurs nous permettent de mieux penser les mythes ainsi que leurs articulation avec les conventions et les institutions. On ne saurait sous-estimer la place de l’imaginaire et aujourd’hui la place de l’imaginaire de l’ordinateur dans la lutte des classes car c’est avant tout cet imaginaire qui impose des méthodes de pensée comme la domination de la méthode dite hypothético-déductive – et plus exactement axiomatico-déductive – dans les sciences humaines. Ainsi, comme l’écrit Alain Supiot : « C’est un même imaginaire industriel qui a donné le jour aux usines électriques, au film Metropolis et au droit du travail : un imaginaire dominé par les lois de la physique classique, qui nous donne à voir l’univers comme une vaste horlogerie mue par un jeu implacable de poids et de forces. Poids et forces qui tout à la fois s’imposent aux hommes et peuvent être mis à son service. Conçu lui-même comme une machine destinée à corriger les déséquilibres engendrés par le progrès industriel, l’Etat social n’a jamais visé à éradiqué les formes nouvelles de déshumanisation du travail, mais plutôt à en compenser les effets et à les rendre ainsi humainement supportables. Né avec le monde industriel, il ne correspond plus à l’imaginaire cybernétique qui domine aujourd’hui les esprits et porte avec lui une gouvernance par les nombres. [5] ». Il y a bien aujourd’hui gouvernance par les nombres et cette gouvernance est très claire dans la science économique : la science y est réduite de plus en plus à la formalisation mathématique et ce avec une place pour le langage et donc pour la réflexivité, pour la pensée, qui se réduit comme peau - et glacier - de chagrin Si la gouvernance par les nombres est la conséquence de la gouvernance par la dette, l’incapacité à imaginer une alternative telle qu’un revenu inconditionnel financé par la création monétaire pour abolir enfin la pauvreté, l’exclusion et une économie de plus en plus parasitaire pour les êtres humains et pour la planète, a pour cause une dévaluation et par cette dévaluation une destruction totale de l’imagination humaine qui est pourtant la pulsion de vie même de l’homme, sa créativité. L’œuvre de Bhaskar est alors essentielle pour démontrer théoriquement que le fondement de la démarche scientifique est l’imagination créatrice d’hypothèses car avant de tester les hypothèses, encore faut-il les créer ; l’œuvre de Turner est elle essentielle pour démontrer empiriquement que c’est l’imaginaire qui par les mythes transforme la société. Il est donc urgent de transformer notre imaginaire pour faire face aux crises qui viennent. Il est urgent d’ouvrir l’imaginaire pour pouvoir enfin envisager des mesures telles qu’une création monétaire démocratique injectée dans les comptes bancaires des citoyens. Il faut vraiment sortir de l’imaginaire de la dette et d’une monnaie qui ne pourrait être créée que sous forme de dette : c’est, pour notre civilisation et pour notre environnement, une nécessité vitale. L’histoire du jubilé devrait pourtant nous apprendre que seule une création monétaire qui n’est pas de la dette peut nous sortir de cette impasse mais, et c’est là le problème, les démonstrations scientifiques de Hudson ou encore de Keen sur l’usage d’un jubilé moderne injecté dans les comptes des citoyens n’ont que peu de poids face à la colonisation de notre imaginaire par les mythes mortifères de la dette : ruissellement, les vices égoïstes font les vertus collectives, « there is no free lunch », « there is no alternative » parce ce que l’on ne peut pas créer de la monnaie pour créer des alternatives, etc. Club de Mediapart, L'Anthropologie du Mythe de Turner comme Application de la Philosophie de Bhaskar | Le Club de Mediapart
  • 2Dans son étude, P. Sériot commence par rappeler le contexte historico‑culturel de l’entre‑deux‑guerres, période décisive dans l’histoire européenne puisqu’elle vit s’effondrer les anciens modèles tant politiques que scientifiques ainsi qu’en témoignent la montée des totalitarismes et l’avènement du structuralisme. Selon l’auteur, le rôle joué par le Cercle Linguistique de Prague dans l’émergence de ces nouveaux modes de pensée est largement méconnu. L’étude proposée par P. Sériot vise donc à remplir cette lacune et démontre qu’une meilleure connaissance des recherches linguistiques et culturologiques des représentants du Cercle Linguistique de Prague permet, en fin de compte, d’améliorer la compréhension de l’histoire intellectuelle du xxe siècle en lui dévoilant sa face cachée. , Le Cercle Linguistique de Prague, entre questionnement idéologique & découverte scientifique (Acta Fabula)
  • 5Deleuze et Guattari échappent à l’aporie foucaldienne en ce qu’ils rejettent la topique freudo-foucaldienne d’un doublet empirico-transcendantal moi/sur-moi, sujet assujetti par un objet intériorisé assujettissant. Ce n’est alors pas tant à Freud qu’ils s’opposent, qu’à Lacan, emblème précisément du structuralisme. Pour ce psychanalyste, le sujet est un produit passif structuré par un centre, le manque, le Signifiant, ou Phallus, qui transcende toute la chaîne signifiante et oriente tous les flux de désir. Appliquer tel quel ce modèle théorique, comme le fait Zizek, à la théorie politique, rend impossible une activité de résistance. Si Deleuze et Guattari conservent et réélaborent l’idée d’un sujet-effet, sujet assujetti, « reste » ou « résidu », celui-ci n’est pas l’effet d’un élément transcendant privilégié (manque, phallus, pouvoir) mais d’une multiplicité en devenir ; si bien que le sujet lui-même est en devenir, pris dans un « devenir-autre ». L’activité productive du désir sera en revanche réprimée par les formations de pouvoir, dont le refoulement familial opéré par la psychanalyse est un moyen d’intérioriser cette répression. Ainsi, le sujet topique, clivé en sujet transcendantal et sujet empirique, qu’on retrouve chez Freud, Lacan, et Foucault, est l’effet non pas tant d’une production ou d’une constitution, que d’un refoulement/répression visant à contenir dans certaines limites le décodage sans limites intrinsèques du capitalisme. Faire fuir le capitalisme par tous les bords, résister au pouvoir établi, ce sera donc s’inscrire dans un devenir-autre, se décentrer au profit d’une activité impersonnelle jusqu’alors refoulée. Où l’on voit que c’est à partir de la psychanalyse et de ses apports que Deleuze et Guattari résistent à la psychanalyse comme agent de pouvoir, en refusant la primauté d’un centre, d’un moi transcendantal produit par une instance transcendante, qui rendrait toute résistance impossible. , Une résistance est-elle possible? (Acta Fabula)
  • L’idée de « signifiantzéro» est au fondement même du structuralisme. Parler d’Anthropologie structurale zéro, c’est donc revenir à la source d’une pensée qui a bouleversé notre conception de l’humain. Mais cette préhistoire des Anthropologies structurales un et deux souligne aussi le sentiment de tabula rasaqui animait leur auteur au sortir de la guerre et le projet – partagé avec d’autres – d’un recommencement civilisationnel sur des bases nouvelles." — V. Debaene. , C. Levi-Strauss, Anthropologie structurale zéro (inédit)
  • C’est ainsi que, dans ce troisième volet, elle revenait tout d’abord sur les différences entre ethnologie, ethnographie et anthropologie sociale, avant d’arriver au structuralisme et à la pensée de l’identique et du même. France Culture, L'identique et le différent - Ép. 3/5 - Françoise Héritier
  • Le philosophe n’en revient pas. On le traite sans cesse de réactionnaire. Comment en est-il arrivé là ? Tout a pourtant bien commencé. A 15 ans, dans les années 1960, comme toute sa génération, il rejette le vieux monde. Ne parlons pas de la France. Pour les normaliens du baby-boom, elle se résume à peu de chose près à Dreyfus, Pétain et Salan. Oubliez de Gaulle, ce tyran. Lui voue un culte à Barthes, à Sartre, au structuralisme… Ses copies de premier de la classe sont truffées de charabia sémiologique. , Alain Finkielkraut, affront renversé
  • 7Le premier tome de l'ouvrage a pour objectif de livrer une réflexion sur la période qui s'étend entre deux charnières historiques décrites par Dosse comme « affaissement » de l'histoire, la première étant la fin de la catastrophique Seconde Guerre mondiale, la seconde s'achevant avec les événements de Mai 68. Quant au deuxième tome, il est consacré aux années post‑soixante‑huitardes, qui témoignent d'une série de désenchantements et de soupçons vis‑à‑vis des grands systèmes de pensée comme le marxisme, le structuralisme et le post‑modernisme. , Penser les intellectuels français, dans l'histoire & dans le monde (Acta Fabula)
  • La neutralité idéologique apparente du structuralisme eut pour effet de bannir l’histoire et la psychologie des études littéraires. Apparue dans les années de reconstruction des Trente Glorieuses, cette neutralité apparente cachait en réalité une déconstruction radicale de l’esprit républicain. Cet essai repose donc sur une discussion entre l’esprit républicain et la radicalité dont Michel Foucault, Pierre Bourdieu et Roland Barthes, sont les figures emblématiques. , B. Viard, Enseigner la littérature par temps mauvais
  • Transhumanisme et posthumanisme s’accordent toutefois sur la nécessité de réinterroger d’une manière critique l’humanisme classique dont nous sommes les héritiers. En fait, la critique de la pensée humaniste s’élabore aussi dans le structuralisme, en opposition avec la pensée des Lumières et en réaction aux tragédies du XXe siècle (guerres mondiales, génocides de masse, etc.). Elle s’exprime également dans la pensée poststructuraliste et postmoderniste, du fait du statut désormais tout relatif donné à la figure du sujet humain individuel et à ses attributs traditionnellement reconnus (comme la liberté). On trouve aussi une contestation de l’humanisme au cœur de la philosophie de la technique lorsqu’elle s’inspire de certaines considérations de Martin Heidegger. Dans ce courant d’idées, la contestation de l’humanisme classique invite à rompre très largement avec l’idée d’une affirmation de la dignité de l’homme qui s’exprimerait par une maîtrise du monde laissant intacte la condition humaine ou la nature du sujet humain lui-même. La pensée « posthumaniste » s’inscrit ainsi, dans la seconde moitié du 20ème siècle, dans un vaste mouvement de déconstruction des conceptions classiques de l’humain et de son organisation sociale. Loin d’être conditionnée par les évolutions techniques, cette culture critique n’a cessé de favoriser une interrogation fondamentale sur ces évolutions elles-mêmes. , Transhumanisme et Posthumanisme, entre réalités et imaginaires (Paris Nanterre)
  • Il y a dix ans, le 30 octobre 2009, Claude Lévi-Strauss, centenaire, nous quittait. Au cours de ce siècle il a accompli ce que peu de scientifiques réalisent : une carrière d’ethnologue des Amériques, une renommée d’écrivain et un rôle de déclencheur d’une révolution intellectuelle nommée « structuralisme ». Les éditions Sciences Humaines, Claude Lévi-Strauss (Sous la direction de Nicolas Journet et Jasmina Sopova)
  • L’ambition de ce colloque est de commémorer l’œuvre unique de Gérard Genette qui s’étend sur plus de cinq décennies. Poéticien et initiateur de plusieurs courants d’une pensée littéraire innovante qui s’est déployée dans le monde entier, Genette a d’abord revisité la rhétorique classique pour la mettre au cœur du structuralisme littéraire dans les années 60 et 70. Son Figures III inaugure une méthode d’analyse du récit devenue incontournable et dont l’actualité ne se dément pas. Il a publié ensuite une série d’études pionnières explorant le langage poétique, la classification des genres, la paratextualité, la transtextualité, les littérarités constitutive et conditionnelle. Sa réflexion s’élargit encore dans les années 90 avec le passage de la poétique à l’esthétique, marqué par deux contributions majeures. Le dernier volet de l’œuvre de Genette réunit, dans cinq ouvrages de caractère autobiographique, pleins d’humour et d’ironie, un répertoire de souvenirs, d’épiphanies, de rêveries, de boutades et de digressions « composant un puzzle à ne pas recomposer ». , Hommage à Gérard Genette (EHESS)
  • Disparition | Fin connaisseur du structuralisme, des Lumières, de la littérature russe, cet historien des idées né en Bulgarie n'a cessé d'étendre son champ de recherches et fut de nombreuses fois l'invité de France Culture. Sur quelques-uns de ses sujets, des entretiens avec lui, à réécouter. France Culture, Tzvetan Todorov, historien des idées, est mort
  • Voici un livre bienvenu sur un Genevois qui a influencé la pensée du XXe siècle, Ferdinand de Saussure (1857-1913). Son Cours de linguistique générale, paru à titre posthume en 1916, jette en effet les bases de la linguistique moderne. Et de par son approche de la langue comme un système d’éléments interdépendants, il a été consacré comme père du structuralisme. C’est justement cette réduction au structuralisme que se propose d’éviter Saussure, Le Courrier, La linguistique selon F. de Saussure revisitée - Le Courrier
  • Dominique Maingueneau a sans doute raison d’affirmer qu’il est très difficile de réfléchir sur les relations actuelles entre Littérature et Linguistique à cause de la pratique d’enseignants et de chercheurs qui empruntent leurs concepts opératoires indifféremment, « et parfois de manière incontrôlée », à la stylistique, au structuralisme et à la pragmatique du discours. Cette pratique hybride se mue aujourd’hui en un savoir-faire critique qui varie considérablement d’un chercheur à un autre face à la chose littéraire. Ces acquis terminologiques ont besoin d’être revus, nuancés et consolidés. , Linguistique et Poétique : lecture croisée du texte littéraire (Tunis)
  • Sans doute aimait-il le monde, ses saveurs, ses couleurs, et l’on voyait bien, à l’assiduité qu’il mettait à faire ses «séances de Ruffin» (l’entraîneur sportif de l’Ecole), que cet athlète de l’âme l’était aussi du corps – mais il ne mettait rien, pour autant, au-dessus d’un de ces graphes, graphèmes et nœuds dont il pensait, avec Lacan et le reste du structuralisme, qu’ils étaient la vraie substance des choses, leur chair secrète et silencieuse. La Règle du Jeu, Bernard-Henri Lévy, Pour saluer Michel Serres - La Règle du Jeu - Littérature, Philosophie, Politique, Arts
  • Le passage s’est fait de la phénoménologie au structuralisme, et essentiellement autour du problème du langage ; il y aurait là, je pense, un moment assez important, le moment où Merleau‑Ponty a rencontré le problème du langage. Et vous savez que les derniers efforts de Merleau‑Ponty ont porté là-dessus ; je me souviens très bien des cours où Merleau‑Ponty a commencé à parler de Saussure, qui, bien que mort il y avait environ cinquante ans, était tout à fait ignoré, je ne dis pas des philologues et des linguistes français, mais du public cultivé. Alors, le problème du langage s’est fait jour, et il est apparu que la phénoménologie n’était pas capable de rendre compte, aussi bien qu’une analyse structurale, des effets de sens qui pouvaient être produits par une structure de type linguistique, structure où le sujet au sens de la phénoménologie n’intervenait pas comme donateur de sens. Et, tout naturellement, la mariée phénoménologique s’étant trouvée disqualifiée par son incapacité à parler du langage, c’est le structuralisme qui est devenu la nouvelle mariée22. , En relisant Les Mots & les Choses (Acta Fabula)
  • Grand maître du structuralisme littéraire, Gérard Genette est surtout connu pour ses Figures, cinq volumes essentiels pour ce que l'on a appelé la narratologie. Bardadrac est quant à lui un livre de pensées et de souvenirs, musicaux notamment. Construit comme un abécédaire, on y trouve des entrées musicales comme "Acoustique", "Gould", "Lenny" (Leonard Bernstein) ou encore "Motus" (Thelonious Monk). Y figure aussi "Bardadrac", mot inventé par une amie de Genette pour désigner le fouillis de son grand sac à main. France Musique, Gérard Genette : Bardadrac
  • Le journalisme et la littérature sont apparemment deux entités de rétributions où résident un structuralisme idéologique et une applicabilité de recoupage de faits. Le nouveau livre du journaliste Jean Bruno Tagne (JBT) intitulé "Accordée avec Fraude : de Ahidjo à Biya, comment sortir du cycle des élections contestés?" en est une illustration singulière sortie aux Éditions du Schabel. La présentation de cet ouvrage (3 e ouvrage de l'auteur) s'est faite le 12 août 2019 à la Librairie des Peuples Noirs à Yaoundé. Blasting News, Cameroun: Jean-Bruno Tagne sort un livre qui va au-delà d'une démesure électorale
  • Le plus grand ethnologue français réintroduit avec éclat la vie des sociétés primitives des indiens du Brésil dans l'étude des sciences sociales et définit une nouvelle méthode, le structuralisme. France Culture, 1955 : Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques
  • Dans les années 60 et 70 on parlait « DU » structuralisme comme d’un phénomène global et on associait toujours une liste de noms : Lévi-Strauss, Foucault,... France Culture, Avoir raison avec Claude Levi-Strauss : podcast et réécoute sur France Culture
  • L’ouvrage est, en réalité, une mise au point qui dépasse la joute intergénérationnelle, dans laquelle Bouveresse s’est engagé avec toutes les grandes figures du structuralisme. Refusant de faire de la vérité une simple variable d’ajustement culturelle, Bouveresse revient sur la manière un peu trop expéditive et partiale dont Foucault a traité la question du vrai dans l’œuvre de celui qui passe, à tort ou à raison, pour son plus grand pourfendeur, Friedrich Nietzsche. La thèse de Bouveresse est que, d’une part, Foucault fait jouer à la distinction entre le vrai et le faux le même rôle que le couple raison-folie qu’il s’agirait finalement de déconstruire et que, d’autre part, selon son prédécesseur dans la place, Nietzsche aurait insisté sur la dimension violente de la vérité comme moyen de légitimer l’ordre des choses, notamment le pouvoir politique. L'Humanité, Bouveresse-Foucault : une controverse nietzschéenne | L'Humanité
  • 13C’est en partie à ces noces entre la philosophie de la technique et le structuralisme, que D. Mersch consacre la troisième partie de son ouvrage, « Les philosophies des médias » par l’introduction aux théories de Flusser, Baudrillard, Kittler et Niklas Luhman. Est également abordée dans ce chapitre la « dromologie » de Virilio, dont les recherches sur les liens entre la perception, les média et les dispositifs guerriers, inspirèrent directement certaines analyses kittlériennes du médium comme « détournement du matériel militaire10 ». , Y a‑t‑il une philosophie des média ? (Acta Fabula)
  • Cette candeur assumée, qui n’est pas de la naïveté mais de l’honnêteté, le conduit à des mémoires riches, touffus même, où se lit, pas à pas, la construction d’une pensée, élaborée non à partir de prémices fulgurantes, mais d’une foule d’essais et d’erreurs, d’expériences et de réflexions mêlées, aventures intellectuelles d’un homme qui ne sépare jamais la vie et l’idée. Ainsi naît progressivement un humanisme athée, progressiste qui n’est pas dupe, écologiste de la «Terre patrie», longuement forgé au feu des pensées brûlantes, le marxisme de fer au PCF, le structuralisme soupçonneux au contact des linguistes et des anthropologues, la sociologie un peu pesante des professionnels qu’il dépasse par son sens du signe d’époque, d’une sensibilité presque journalistique aux mouvements des modes et de la culture populaire, attaché à la complexité des choses et des hommes, dont il fera le mantra de sa méthode, longuement exposée dans trois volumes essentiels. Libération.fr, Edgar Morin, traversée lumineuse du siècle - Libération
  • 15Le structuralisme a fait florès comme théorie unificatrice des sciences humaines au milieu des années 1960, et ses sous-produits ont envahi les devantures des années 1970. Mais la régression du structuralisme ainsi compris n’a pas diminué l’intérêt des PLG et de l’œuvre de Benveniste dans son ensemble. D’une part, le point de vue structuraliste, au sens strictement linguistique, remonte très haut dans son œuvre, y compris dans son œuvre de comparatiste des langues indo-européennes, comme nous l’avons vu. D’autre part, il développe des analyses qui transcendent le structuralisme. Je mettrai en exergue l’article de 1962 qui formule de façon particulièrement nette les axiomes et les procédures de la linguistique structurale (« Les niveaux de l’analyse linguistique »). Cet article se conclut par une réflexion sur la phrase, qui est faite de signes, sans être elle-même un signe, parce qu’elle ne peut pas être soumise aux procédures de segmentation et de distribution, qui valent pour les unités inférieures à la phrase : morphèmes et phonèmes. La phrase est l’unité du discours. Elle est « une unité complète, qui porte à la fois sens et référence : sens parce qu’elle est informée de signification, et référence parce qu’elle se réfère à une situation donnée » (PLG I, p. 130). « C’est dans le discours, actualisé en phrases, que la langue se forme et se configure. Là commence le langage » (PLG I, p. 131). La notion de discours est l’apport le plus nouveau de Benveniste à la théorie linguistique, et si elle fait l’objet explicite de plusieurs articles, elle court à travers l’ensemble des deux recueils de Problèmes. En résumé, le discours est la mise en action de la langue par un sujet parlant, dans un contexte de communication vivante chaque fois différent, donc dans la situation d’intersubjectivité (PLG I, p. 266). Par ce concept, Benveniste déplace et renouvelle l’opposition saussurienne entre langue et parole : selon Ferdinand de Saussure, en regard de la langue, qui constitue le système, la structure socialisée qui s’impose à tous les sujets parlants, la parole était considérée comme le domaine flou et sans limites des réalisations individuelles de la langue. Seule la première pouvait faire l’objet de la description linguistique. Benveniste considère qu’il y a bien une « antinomie » entre langue et discours chez le sujet parlant, mais en revanche la parole du discours appartient à un système sémantique, que le linguiste doit aussi décrire. Pourquoi ? Il existe dans la langue des signes qui sont en quelque sorte des pièces figées, une fois sorties de leur contexte, et qui sont activées par la mise en discours. Ces morphèmes sont en fait assez nombreux : Benveniste s’est particulièrement intéressé au temps des verbes29, aux pronoms (personnels et démonstratifs)30, aux marques personnelles dans la flexion verbale31, et aux verbes, dits performatifs, qui accomplissent une action par leur énonciation même, dans les conditions requises. Par exemple, dire « je promets », c’est promettre, et promettre, c’est dire « je promets ». Dans ce dernier cas, il a rejoint, indépendamment de John L. Austin (1911-1969), les recherches sur la philosophie du langage ordinaire (« La philosophie analytique et le langage », 1963). Cependant, la démarche de Benveniste n’est pas celle d’un logicien, et il reste attentif aux conditions sociales et politiques de l’exercice du discours. Un énoncé performatif est un acte seulement s’il est authentifié comme acte accompli par un locuteur habilité à proférer ce discours, ce que Benveniste illustre par une sorte de fable aux accents surréalistes ou kafkaïens : , Benveniste et l’invention du discours (LhT Fabula)
  • L’œuvre du philosophe Paul Ricœur (1913-2005) n’a jamais été ajustée aux modes. Elle a défié les engouements philosophiques de son temps, avec une liberté qui impressionne aujourd’hui. Aux heures glorieuses de l’existentialisme, puis du structuralisme et du lacanisme, Paul Ricœur a choisi le pas de côté, méfiant à l’égard de tout système de pensée contraignant la réalité. Aujourd’hui, ces grands courants ont décliné et le temps des vastes synthèses philosophiques semble derrière nous, mais la pensée commune s’est repliée sur d’autres maux : une volonté de faire vite, une séduction pour l’efficacité et l’utilité, un certain positivisme qui n’aime pas les nuances et les ombres. Alors, aujourd’hui encore, l’œuvre de Ricœur fait de la résistance… La Croix, Toutes les nuances de Paul Ricœur
  • C'est l'une des grandes revues de la seconde moitié du XXe et du début du XXe siècles. Ce fut aussi pendant longtemps la plus discrète. En juin 1946 paraît le premier numéro de Critique, revue générale des publications françaises et étrangères. Après des débuts difficiles, marqués par deux changements d'éditeurs et une interruption d'un an, elle trouve son équilibre aux Éditions de Minuit. Dirigée par Georges Bataille, assisté pendant quelques années du philosophe Éric Weil, puis par Jean Piel, le beau-frère de Bataille, et à partir de 1996 par Philippe Roger, Critique se propose de recenser les ouvrages les plus importants parus en France et à l'étranger, dans tous les domaines de la connaissance. Ce faisant, elle permet, dans des proportions encore modestes au vu des évolutions ultérieures, la diffusion de la pensée allemande et anglo-saxonne de l'après-guerre, et accompagne les premiers développements des sciences humaines en France. Elle contribue ensuite à l'émergence du "nouveau roman" et de la "nouvelle critique". Elle encourage le projet intellectuel d'auteurs comme Roland Barthes, Michel Deguy, Michel Foucault, Jacques Derrida, Michel Serres, et connaît son heure de gloire avec l'avènement du structuralisme. Année après année, elle réunit les éléments d'une "encyclopédie de l'esprit moderne" (Georges Bataille). Selon les mots de Philippe Roger, son directeur actuel, "[é]chappant tout à la fois à l'urgence inhérente au journalisme culturel et à l'inévitable spécialisation des revues savantes, Critique est un instrument d'information et un espace de réflexion plus indispensables que jamais". , La revue Critique: passions, passages. Colloque de Cerisy
  • Pourquoi et comment les conservateurs se sont-ils appuyés sur deux figures du structuralisme – Lacan et Lévi-Strauss – pour s'opposer au mariage pour tous ? Historienne, professeure à Cornell University, Camille Robcis a mené l'enquête et apporte des réponses fines et précieuses. France Culture, Les structures familiales de la République
  • Depuis leur parution en 1965, Les Voix narratives n’ont cessé de constituer une lecture incontournable de la critique proustienne. L’essai pose les fondements de toute réflexion centrée sur les questions narratologiques du point de vue et de l’énonciation, sur l’architecture temporelle de la diégèse et sur les principes sous-jacents à la construction du roman. Bien des observations aiguës et pertinentes soulevées par l’auteur deviendront, dans les décennies suivantes et jusqu’à nos jours, l’objet de féconds et savants approfondissements. L’auteur prévoit à plusieurs reprises l’intérêt de l’exploitation des dossiers de genèse, annonçant ainsi la grande entreprise de l’équipe Proust de l’ITEM autour des brouillons de Proust. L’étoffe humaniste de l’auteur, formé à la philosophie et à la philologie, mais très influencé par un structuralisme alors naissant dans les sciences humaines, fait de sa propre voix un « sésame » à plusieurs discours disciplinaires. , M. N. Muller, Les Voix narratives dans la Recherche du temps perdu (1965, rééd.)

Traductions du mot « structuralisme »

Langue Traduction
Anglais structuralism
Espagnol estructuralismo
Italien strutturalismo
Allemand strukturalismus
Chinois 结构主义
Arabe البنيوية
Portugais estruturalismo
Russe структурализм
Japonais 構造主義
Basque estrukturalismoaz
Corse strutturalisimu
Source : Google Translate API

Structuralisme

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