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Pharisien, pharisienne

Définitions du mot « pharisien, pharisienne »

Trésor de la Langue Française informatisé

PHARISIEN, -IENNE, subst. et adj.

A. − HIST. RELIG., le plus souvent au masc. plur. Membre d'un groupe juif, dont l'existence est antérieure à l'ère chrétienne (iies. av. J.-C.), se conformant à une observance rigoureuse de la Loi de Moïse et développant le plus possible la tradition orale. Tandis que les Esséniens, et, jusqu'à un certain point, les Pharisiens, s'attachaient au fond, au sens, à l'idée [de la doctrine de Moïse], les Saducéens, au contraire, s'immobilisaient à la forme, à la lettre, au récit (P. Leroux, Humanité,1840, p.679).Les Pharisiens étaient des gens qui comptaient sur leur propre force pour être vertueux (S. Weil, Pesanteur,1943, p.39):
1. Les pharisiens croyaient (...) aux anges et aux démons; ils partageaient l'espérance de la résurrection et ils attendaient le proche avènement du Royaume de Dieu. Leur fidélité à la Thora, leur discipline de vie, la largeur de leur credo et aussi le zèle pieux qu'ils déployaient dans les synagogues pour l'édification et l'instruction de leurs frères, leur gagnaient la considération du peuple et leur assuraient une influence considérable sur lui. Ch. Guignebert, Le Monde juif vers le temps de Jésus,1950, p.217.
Empl. adj.
[En parlant d'une pers.] Qui appartient à ce groupe. Josèphe et Philon, qui (...) étaient pharisiens (P. Leroux, Humanité,1840p.767).Les chefs pharisiens, Banaïas, intendant d'Épher, Jean l'économe, Maccès (Hugo,Fin Satan,1885, p.812).
[En parlant d'une chose] Relatif ou propre à ce groupe, à la position religieuse qu'il exprime ou met en oeuvre. Si nous le cherchons [le Christ] aux jours de son passage, nous le trouvons dans la maison de Simon et dans l'auberge d'Emmaüs, au puits de Sichem et à la table de Cana, et toujours, selon le reproche pharisien, «avec ceux qui boivent et qui mangent» (Claudel,Art poét.,1907, p.209).Le procès de Jésus et le droit pharisien (Bible Suppl.t.71966, p.1023).V. pharisaïsme ex. de Ch. Guignebert.
B. − Péjoratif
1. [P. réf. aux accusations de formalisme et d'hypocrisie portées par le Christ contre les pharisiens; en partic. p.réf. à la parabole Le Pharisien et le Publicain (Luc XVIII, 9-14)] Et si je fais trop souvent l'impie, c'est de peur d'être un pharisien de qui les lèvres disent: «Seigneur, Seigneur», avant que le coeur soit tout pénétré (Barrès,Cahiers,t.6, 1907, p.225).Je ne suis pas un pharisien qui se bat la poitrine parce qu'il se met dans un livre. Je m'y mets avec les autres et au même titre que les autres (Cendrars,Bourlinguer,1948, p.204):
2. Moi, disait-elle (et en parlant ainsi sa figure rayonnait comme celle d'un archange), j'ai un orgueil de Satan! Je me tiens dans le temple comme le pharisien superbe, et il me faut faire un effort pour me mettre moi-même à la porte, où je te trouve, toi, endormie et souriante, à l'humble place du publicain. Sand,Hist. vie,t.3, 1855, p.215.
Empl. adj. [P. méton. du déterminé] Les autres sont perdus parmi tant de richesses Qu'ils ont le coeur plus creux qu'un coeur pharisien (Péguy,Ève,1913, p.766).
P. métaph. La destinée de Charles Claparon était d'être un jour livré aux juifs et aux pharisiens, si les affaires lancées par Du Tillet exigeaient une faillite, et Claparon le savait (Balzac,C. Birotteau,1837, p.86).
2. P. ext., littér.
a) Personne à la piété ostentatoire. Le Pharisien est un homme qui croit en Dieu, et qui croit que Dieu est content de lui (Alain,Propos,1913, p.154):
3. Un criminel qui a le sens de son péché et en souffre, et s'en repent au secret de son coeur, est plus près de Dieu que le Pharisien qui met ses deux sous à la quête et croit, à ce prix modique, acheter son salut. L'essentiel est de se repentir... Daniel-Rops,Mort,1934, p.170.
Empl. adj. [En parlant d'un trait du comportement] Leur religion [des schizoïdes] tend vers un mélange de mysticisme obscur et vague et de raideur pharisienne ou doctrinaire (Mounier,Traité caract.,1946, p.367).
b) Personne qui, observant strictement les préceptes moraux, s'attache plus à leur formalisme qu'à leur contenu, et se donne une bonne conscience avec laquelle elle juge sévèrement la conduite d'autrui. Ce pape docile envers les monarques, ces évêques arrogants, ces vicaires flatteurs du riche, ces amis des Pharisiens et du César, que gardaient-ils de l'évangélique humilité, du culte des faibles et des pauvres? (Adam,Enf. Aust.,1902, p.314).Rien de plus rigoriste que les laïcs, quand ils s'y mettent, surtout s'ils sont un peu bambocheurs. Ils deviennent alors grands docteurs parmi les pharisiens et ne permettent pas le moindre écart de conduite ou ce qu'ils jugent tel. Ils sont hantés de morale (Green,Journal,1956, p.158).V. accapareur ex. 8 et formalisme A ex. de Estaunié:
4. Non que la pharisienne fût morte en elle: la lucidité qui lui avait permis de se juger et de se condamner, la rendait fière. Elle ne croyait point qu'il y eût beaucoup d'exemples d'une chrétienne capable de reconnaître, à cinquante ans, qu'elle avait fait fausse route. Elle ne s'avouait pas qu'il lui était agréable maintenant de ne plus diriger personne. Mauriac,La Pharisienne,1981 [1941], p.872.
Empl. adj.
[En parlant d'une pers.] À la réflexion, je m'apercevais que l'inconvénient de notre entreprise [une association charitable] était sa facilité même. Il n'était que trop aisé de remettre nos cinquante-sept sous au premier aveugle que nous rencontrerions. Et pour ma part, s'il faut l'avouer, je ne me jugeais pas assez payé de ma générosité par le regard du caniche, assis sur son derrière, sa sébile dans la gueule. Je voulais un autre loyer de ma bienfaisance. À douze ans, j'étais un peu pharisien (A. France,Vie fleur,1922, p.290).
[En parlant d'une chose] Propre au pharisien. Le pays, honnête et rural, de morale bornée, étroite, pharisienne et routinière, manquait à un degré déplorable de prostituées et d'assassins (Arnoux,Zulma,1960, p.19):
5. Il en est des bonnes oeuvres pharisiennes conformes au devoir comme des chefs-d'oeuvre scolaires conformes aux règles: les uns et les autres devraient être parfaits, et pour un peu nous accuserions notre insatisfaction elle-même plutôt que leur imperfection. Jankél.,Je-ne-sais-quoi,1957, p.82.
Loc. adv. À la pharisienne. Bah! ne nous bouchons pas le nez hypocritement, à la pharisienne (Arnoux,Roi,1956, p.158).
Prononc. et Orth.: [faʀizjε ̃], fém. [-jεn]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist.1. Ca 1190 Fariseu c. suj. plur. «membres d'une secte juive» (Herman de Valenciennes, Li romanz de Dieu et de sa Mère, éd. I. Spiele, 4479); fin xiies. phariseus c. suj. sing. (Sermons St Bernard, éd. W. Foerster, p.17, 9); ca 1240 pharisien (Evangile des Domées, éd. R. Bossuat et G. Raynaud de Lage, 26, 21); 1585 adj. (Noël du Fail, Contes et discours d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t.2, p.85: Prestres Pharisiens); 2. 1541 subst. p.ext. «hypocrite, faux dévôt» (Calvin, Instit. de la relig. chrét., Epistre au Roy, éd. J. D. Benoît, t.1, p.29); 1611 adj. (Cotgr.). Empr. (puis adaptation au moyen du suff.-ien*) au lat. chrét.Pharisaeus (dans le N.T.), lui-même empr. au gr. Φ α ρ ι σ α ι ο ς, et celui-ci à l'araméen perīshayyā , plur. emphatique de peīsh «séparé», part. passif de perāsh «séparer». Les Pharisiens étaient prob. ainsi appelés parce qu'ils se tenaient à l'écart des personnes et des choses qu'ils considéraient comme impures (cf. Bible 1912 et Klein Etymol.). Fréq. abs. littér.: 261. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 458, b) 182; xxes.: a) 409, b) 374. Bbg. Richard (W.). 1959, p.101, 105.

Wiktionnaire

Nom commun

pharisien \fa.ʁi.zjɛ̃\ masculin (pour une femme on dit : pharisienne)

  1. (Bible) Membre d’un courant du peuple juif.
    • Les pharisiens affectaient de se distinguer par la sainteté extérieure de leur vie.
    • Je n’obtins aucun succès à Jérusalem, pas même de curiosité. Ma seule réussite consista à me faire détester chaque jour davantage des prêtres, docteurs de la Loi, saducéens et pharisiens. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000, collection Le Livre de Poche, page 71.)
    • L’Évangile nous parle des pharisiens et des hérodiens. Pour le premier groupe, l’occupation de leur pays par l’armée romaine est interprétée comme une punition venant de Dieu. — (Agnès Von Kirchbach, Rendre à César, La Croix, page 12, 18-19 octobre 2014)
  2. (Par analogie) Personne qui n’a que l’ostentation de la piété ou de la vertu.
  3. (Par analogie) Personne qui, sûre de soi, juge de haut, avec orgueil et dureté, les actions ou les opinions des autres.
    • À Rome, tout à côté du gouvernement central de l'Église, il était resté en marge, il avait fondé l’oratorio, foyer de ferveur et de joie, loin des vétilleux, des dogmatiques, des inquisiteurs-nés, des scribes et des pharisiens de son époque. — (Philippe Le Guillou, Le pape des surprises, Éditions Gallimard, 2015)

Adjectif

pharisien \fa.ʁi.zjɛ̃\

  1. Pharisaïque, qui observe plus la forme que le fond.
    • Quand je dis moralistes, j’entends pseudo-moralistes pharisiens. — (Charles Baudelaire, Du vin et du haschisch, 1851)

Forme d’adjectif

pharisienne \fa.ʁi.zjɛn\

  1. Féminin singulier de pharisien.

Forme d’adjectif

pharisienne \fa.ʁi.zjɛn\

  1. Féminin singulier de pharisien.

Forme d’adjectif

pharisienne \fa.ʁi.zjɛn\

  1. Féminin singulier de pharisien.

Forme d’adjectif

pharisienne \fa.ʁi.zjɛn\

  1. Féminin singulier de pharisien.
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Littré (1872-1877)

PHARISIEN (fa-ri-zi-in) s. m.
  • 1Secte de Juifs qui affectaient de se distinguer par la sainteté extérieure de leur vie. J'ai vécu en pharisien, faisant profession de cette secte, qui est la plus approuvée de notre religion, Sacy, Bible, Act. des apôt. XXVI, 5. [Devant les miracles de Jésus] L'incrédulité des pharisiens est l'effet d'un endurcissement surnaturel, Pascal, Pens. XIII, 9, éd. HAVET. Les pharisiens vivaient au milieu du monde fort unis entre eux, menant une vie simple et sévère au dehors : mais la plupart attachés à leurs intérêts, ambitieux et avares, Fleury, Mœurs des Israél. tit. XXXIII, 3e part. p. 405, dans POUGENS. Le fameux rabbin Hillel, précurseur de Gamaliel, fut l'auteur de la secte des pharisiens, c'est-à-dire des distingués, Voltaire, Philos. Hist. établ. christ. 4.
  • 2 Fig. Celui qui n'a que l'ostentation de la piété ou de toute autre vertu. Ils [les jésuites] traitent de perturbateurs du repos public ceux qui ne se rendent pas complaisants à leurs desseins, et qui ne peuvent souffrir que ces pharisiens de la loi nouvelle, comme ils se sont appelés eux-mêmes, établissent leurs traditions humaines sur la ruine des traditions divines, Pascal, 2e factum pour les curés de Paris. Pour le mari [M. d'O], on l'aurait pris pour un pharisien ; il en avait l'air, l'austérité, les manières, Saint-Simon, 39, 202.
  • 3 Adj. Pharisien, pharisienne, synonyme de pharisaïque. Qu'était-ce que cette piété pharisienne ? une piété hypocrite, une piété fausse et vicieuse, Bourdaloue, 5e dim. après la Pentec. Dominic. t. II, p. 438. Je fus presque embarrassé d'une distinction qui me parut quelque peu pharisienne, Ch. de Bernard, Un acte de vertu, § II.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

PHARISIEN, (Hist. & critiq. sacrée.) les Pharisiens formoient la secte la plus nombreuse des Juifs, car ils avoient non-seulement les scribes & tous les savans dans leur parti, mais tout le gros du peuple. Ils différoient des Samaritains, en ce qu’outre la loi, ils recevoient les prophetes & les Hagiographes, & les traditions des anciens ; ils differoient des Sadducéens, outre tous ces articles, en ce qu’ils croyoient la vie à venir & la résurrection des morts ; & dans la doctrine de la prédestination & du franc-arbitre.

Pour le premier de ces points, il est dit dans l’Ecriture, qu’au lieu que les Sadducéens assurent qu’il n’y a point de résurrection, ni d’anges, ni d’esprits, les Pharisiens confessent l’un & l’autre, c’est-à-dire ; 1°. qu’il y a une résurrection des morts ; 2°. qu’il y a des anges & des esprits. A la vérité, selon Josephe, cette résurrection n’étoit qu’une résurrection à la pythagoricienne ; c’est-à-dire simplement un passage de l’ame dans un autre corps, où elle renaissoit avec lui.

Pour ce qui est de l’opinion des Pharisiens sur la prédestination & le franc-arbitre ; il n’est pas aisé de la découvrir au juste ; car selon Josephe, ils croyoient la prédestination absolue, aussi-bien que les Esséniens, & admettoient pourtant en même tems le libre-arbitre, comme les Sadducéens. Ils attribuoient à Dieu & au destin tout ce qui se fait, & laissoient pourtant à l’homme sa liberté. Comment faisoient-ils pour ajuster ensemble ces deux choses qui paroissoient si incompatibles ? C’est ce que personne n’expliquera.

Mais le caractere distinctif des Pharisiens étoit leur zele pour les traditions des anciens, qu’ils croyoient émanées de la même source que la parole écrite ; ils prétendoient que ces traditions avoient été données à Moise en même tems que la parole sur le Mont-Sinaï ; & aussi leur attribuoient-ils la même autorité qu’à celle-là.

Cette secte qui faisoit son capital de travailler à leur propagation, & à les faire observer où elles étoient déja établies, commença en même tems qu’elles ; & les traditions & la secte s’accrurent si bien avec le tems, qu’enfin la loi traditionale étouffa la loi écrite ; & ses sectateurs devinrent le gros de la nation juive. Ces gens-là, en vertu de leur observation rigide-de la loi ainsi grossie de leurs traditions, se regardoient comme plus saints que les autres, & se séparoient de ceux qu’ils traitoient de pécheurs & de profanes, avec qui ils ne vouloient pas seulement manger ou boire ; c’est de-là que leur est venu le nom de Pharisiens, du mot de pharas, qui signifie séparé, quoique cette séparation dans leur premiere intention, eût été de s’écarte du petit peuple, qu’ils appelloient am haaretz, le peuple de la terre, & qu’ils regardoient avec un souverain mépris comme la balayure du monde ; leurs prétentions hypocrites d’une sainteté au-dessus du commun, imposerent à ce petit peuple même & l’entraînerent, par la vénération & l’admiration qu’elles lui causerent.

Notre-Seigneur les accuse souvent de cette hypocrisie, & d’anéantir la loi de Dieu par leurs traditions. Il marque plusieurs de ces traditions, & les condamne, comme nous le voyons dans l’Evangile ; mais ils en avoient encore bien d’autres, outre celles-là. Pour parler de toutes, il faudroit copier le talmud, qui n’a pas moins de douze vol. in-fol. Ce livre n’est autre chose, que les traditions que cette secte imposoit & commandoit, avec leurs explications. Quoiqu’il y en ait plusieurs qui sont impertinentes & ridicules, & que presque toutes soient onéreuses ; cette secte n’a pas laissé d’engloutir toutes les autres ; car depuis plusieurs siecles, elle n’a eu d’opposans qu’un petit nombre de Caraïtes. A cela près, la nation des Juifs, depuis la destruction du temple jusqu’à présent, a reçu les traditions pharisiennes & les observe encore avec respect.

Les Pharisiens ne se contenterent pas des vaines spéculations sur la résurrection, les anges, les esprits, la prédestination & les traditions ; ils s’intriguoient dans toutes les affaires du gouvernement, & entr’autres choses ils soutinrent sous main le parti qui ne vouloit point d’étranger pour roi. De-là vient, que pendant le ministere de notre Sauveur, ils lui proposerent malignement la question, s’il étoit permis de payer le tribut à César ou non ; car quoique la nécessité les obligeât de le payer, ils prétendoient toujours que la loi de Dieu le défendoit ; mais ce n’est pas à Notre-Seigneur seulement, qu’ils tendirent des pieges ; long-tems avant sa naissance, ils persécuterent avec violence tous ceux qui n’étoient pas de leur faction. Enfin leur tyrannie ne finit qu’avec le regne d’Aristobule, après avoir tourmenté leurs compatriotes depuis la mort d’Aléxandrie Jannée. (Le Chevalier de Jaucourt.)

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Étymologie de « pharisien »

Du latin Pharisaeus avec le suffixe -ien ; plus avant, issu de l’hébreu פְּרוּשִׁים pérwšym (« séparés ») ; le respect sourcilleux de la loi juive forçait en effet les Juifs pieux à se séparer de la majorité assimilée au monde gréco-latin pour des raisons rituelles.
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Perouschim ou perischin, mot araméen, qui signifie les séparés, ainsi nommés parce qu'ils se distinguaient des saducéens par l'exactitude de leurs observances et leur zèle religieux.

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Phonétique du mot « pharisien »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
pharisien farizjɛ̃

Citations contenant le mot « pharisien »

  • Le paradoxe, c’est que dans l’histoire du judaïsme, la réaction pharisienne a été une saine réaction : un retour à la pureté de la Torah à l’époque où le paganisme grec étendait son pouvoir politique et culturel sur le Moyen-Orient, une résistance à la mainmise des descendants des Macchabées sur le Temple alors qu’ils n’étaient pas de lignée sacerdotale. Les pharisiens étaient résolument opposés à ces compromissions, « séparés » (c’est sans doute le sens du mot qui les désigne). Leur influence était grande, surtout dans le petit peuple. Leur étude assidue de la Bible leur donnait une autorité morale et religieuse ; comme « docteurs de la Loi », ils siégeaient au Sanhédrin. Aleteia, Faire la leçon à son prochain fait-il de nous un pharisien ?
  • À l’issue d’un congrès à Rome sur Jésus et les pharisiens, jeudi 9 mai, le pape François a demandé que ce groupe juif soit présenté de manière « plus appropriée » dans l’enseignement et les homélies catholiques. La Croix, Qui sont les pharisiens ?
  • Les paroles les plus dures sont les sept malédictions adressées par Jésus aux scribes et aux pharisiens, qui apparaissent dans cet extrait du chapitre 23 de l’Évangile selon saint Matthieu. «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! » (…)Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste. Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance ! (…) Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. (…) Serpents, engeance de vipères, comment éviteriez-vous d’être condamnés à la géhenne?» , L’Évangile et les signes des temps - Vatican News
  • Désespérant de la possibilité d’une application sincère de la Loi dans un monde livré à la chair, il en aurait secoué le joug. Contre les « Sages du Talmud », tenants de la loi orale, qui font dépendre l’amélioration morale et religieuse de la pratique des commandements sinaïtiques, Paul rapporte exclusivement le salut au cœur de l’homme et à la grâce divine. Plus qu’une rupture, l’itinéraire paulinien est donc une radicalisation explosive de la position pharisienne. Elle conduit Paul moins à rejeter la Loi qu’à la considérer comme intenable vu la nature pécheresse de l’homme, et à lui substituer la foi, le martyre. Le Monde.fr, « La Mort à vif », de René Lévy : saint Paul en pharisien radical
  • Le paradoxe, c’est que dans l’histoire du judaïsme, la réaction pharisienne a été une saine réaction : un retour à la pureté de la Torah à l’époque où le paganisme grec étendait son pouvoir politique et culturel sur le Moyen-Orient, une résistance à la mainmise des descendants des Macchabées sur le Temple alors qu’ils n’étaient pas de lignée sacerdotale. Les pharisiens étaient résolument opposés à ces compromissions, « séparés » (c’est sans doute le sens du mot qui les désigne). Leur influence était grande, surtout dans le petit peuple. Leur étude assidue de la Bible leur donnait une autorité morale et religieuse ; comme « docteurs de la Loi », ils siégeaient au Sanhédrin. Aleteia, Faire la leçon à son prochain fait-il de nous un pharisien ?
  • Seigneur Jésus, nous fêtons aujourd’hui la fête de Sainte Marie Madeleine. C’est une femme qui a eu une vie mouvementée et difficile avant sa rencontre avec toi. Elle était une pêcheresse publique. Combien de femmes encore aujourd’hui font l’objet de ce genre de trafique humain. Nous te prions Seigneur en ce jour pour tout nos frères et sœurs victime du trafic humain. Viens leur apporter la liberté, la libération et la guérison. La vie de Marie Madeleine donne espérance ! Elle s’en est sorti grâce à sa rencontre avec toi Seigneur. En écoutant ta prédication elle à découvert qu’un amour et une miséricorde infini l’attendait et que sa vie qui était devenu un chemin de mort pour elle s’ouvrait non pas sur une impasse mais un chemin de guérison et d’espérance grâce à ton pardon. Elle eu le courage de venir à ta rencontre pour te livrer son péché pour en être libéré. Il lui fallu du courage par ce que tu étais dans la maison de Simon le pharisien qui ne portait pas du tout un regard bienveillant sur elle. Mais Seigneur tu a accueilli son geste de repentir alors qu’elle lavait tes pieds avec ses larmes et oignait tes pieds avec du parfum. Va et ne pêche plus ! Ce pardon fu un retour à la vie pour Marie de Madeleine qui désormais deviendra un de tes disciples les plus fidèle allant jusqu’à t’accompagner au pied de la croix. Ce n’est donc pas étonnant que tu l’as choisi pour être la première à être témoins de ta résurrection car elle-même avait fait l’expérience de passer de la mort à la vie par sa foi en toi. Seigneur aide moi aussi à avoir le courage de te présenter mes fragilités, mes faiblesses, mon péché pour te demander ton pardon et ta miséricorde. Ainsi je pourrai comme Marie Madeleine faire ce passage de la mort du péché à la vie en toi Seigneur. Voilà l’esprit du Sacrement de la Réconciliation, une rencontre pour retrouver la paix, la liberté et la guérison par don pardon miséricordieux. Merci Seigneur pour ton amour inconditionnel pour moi ! , Jn 20, 1. 11-18 - Père Richard Tardiff
  • Sa lecture de Paul, né Saül, lequel à 25 ans troqua sa passion de juif « orthodoxe » avant la lettre, persécuteur des premiers chrétiens, contre le rôle de bâtisseur de l’Eglise, est originale parce qu’elle ne cherche pas à établir une continuité entre la doctrine paulinienne et le judaïsme. Le fameux chemin de Damas a bien creusé un gouffre entre Saül et Paul, dit René Lévy. Mais, pharisien d’origine, c’est-à-dire farouche et dévot défenseur de la loi de Moïse contre toute influence étrangère, Paul aurait fini par retourner contre son camp l’extrémisme de celui-ci. Le Monde.fr, « La Mort à vif », de René Lévy : saint Paul en pharisien radical
  • Jésus fut circoncis le huitième jour après sa naissance. Il fut présenté au Temple. À partir de 12 ans, il monta à Jérusalem pour les fêtes. Il inaugure son ministère, selon saint Luc, en se rendant, « selon sa coutume, le jour du sabbat, dans la synagogue » de Nazareth. Les pharisiens lui reprocheront de partager la table de pécheurs publics mais pas de manquer aux règles de la cuisine casher. Comme les juifs religieux d’aujourd’hui, il portait même des franges à son vêtement (Mt 6, 56). Aleteia, Pourquoi Jésus vient-il pour les malades et non pour les bien-portants ?
  • Au Ier siècle avant notre ère, les maîtres du courant pharisien ont proposé et mis en place un système dynamique de la loi juive, qui explique pourquoi le judaïsme rabbinique pourra traverser les siècles en gardant une continuité de la tradition tout en s’adaptant aux conditions changeantes imposées tant par l’histoire que par les tribulations inhérentes à l’exil. , Moïse Maïmonide (1138 - 1204) - L’homme qui a transformé le judaïsme - Herodote.net
  • Juste une petite prolongation de quelques minutes dans une fatigue déprimante sur ce terrain glissé, biaisé et miné avec de faux joueurs, d’usurpateurs, d’imposteurs, d’adversaires moribonds, d’arbitres partisans et de fanatiques déçus et déprimés qui épuisent, tous, leurs dernières réserves d’oxygène. Les deux principaux juges de touches du remarquable trio arbitral international, en bon « Macaron » pour envoyer le perdant au vestiaire comme du papier fin dans un « Trou d’Eaux », ont déjà marqué la fin prémonitoire  par leurs positions sur la ligne médiane de la diplomatie pharisienne. Mais, l’arbitre central, monsieur Sam, a le sifflet sous sa langue pour sortir le dernier cri final. Il maintient le suspense macabre, contre toutes les règles salutaires du tournoi de justice et de fairplay qui prévalent dans les conventions et les protocoles signés par toutes les équipes sur l’échiquier des jeux démocratiques du globe. Rezo Nòdwès, Prof. Carly Dollin : Jovenel Moïse, du passé pur et simple ! Les carottes sont cuites ! | Rezo Nòdwès
  • Nourri de culture hébraïque, spécialement pharisienne, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, presque étrange, comme si l’hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Par nombre d’obscurités, Paul de Tarse est demeuré mal compris. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d’études néo-testamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des erreurs rétrospectives et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu’à lui sans bagages. Qu’avons-nous découvert ? Que la crise était grave et profonde, qu’elle était la crise de la conscience pharisienne ; et nous avons pris la mesure de la dissidence de Paul à l’égard de Moïse, de son puissant désir d’arrachement à la religion. Nous avons découvert combien l’enjeu messianique fut et demeure, non seulement au cœur de l’histoire occidentale, mais encore au cœur de tout véritable humanisme. , R. Lévy, La Mort à vif. Essai sur Paul de Tarse
  • Pour quantité de nos contemporains, le cycle de Noël touche bientôt à sa fin. Les décorations urbaines ont fait office d’Avent, le Père Noël de Saint Nicolas et l’échange de cadeaux – achetés durant la période des soldes à bas prix – le 25 décembre prochain masquera l’essentiel : la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Les français les plus énervés auront tout de même pris le soin par tradition de dresser une crèche sur la cheminée. Dans cette même veine, certains élus de la République laïque se sont une nouvelle fois faits les avocats de la crèche municipale, symbole de notre civilisation chrétienne et de notre culture commune. Malheureusement qui parmi ces combattants des traditions chrétiennes sera présent dans les Églises pour fêter l’Incarnation de Jésus-Christ ? Qui d’entre-eux méditera sur le choc métaphysique du Dieu fait homme en vue de la rédemption du genre humain ? Au sein de notre pays déchristianisé, ils seront sans doute peu nombreux. La majorité se retrouvera en famille à l’occasion d’un évènement matérialiste où tous les convives seront réunis sans même savoir véritablement pourquoi ou plutôt afin de de se mettre moutonnièrement dans les pas de leurs ancêtres qui ont depuis deux mille ans célébré cette fête. Le christianisme est devenu pour beaucoup une simple culture à laquelle il faut rendre hommage quelques fois dans l’année. Les autres religions bien installées en France, qu’on pense à la religion mahométane ou pharisienne, revendiquent d’ailleurs le doit de pouvoir chômer les jours qui correspondent à leur calendrier religieux et de ne pas subir le calendrier grégorien. , Le vrai sens de Noël - Décryptage - Actualité - Liberté Politique

Traductions du mot « pharisien »

Langue Traduction
Anglais pharisee
Espagnol fariseo
Italien fariseo
Allemand pharisäer
Chinois 法利塞
Arabe الفريسي
Portugais fariseu
Russe ханжа
Japonais ファリシー
Basque phariseu
Corse fariseu
Source : Google Translate API

Synonymes de « pharisien »

Source : synonymes de pharisien sur lebonsynonyme.fr

Pharisien

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