Percept : définition de percept

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Percept : définition du Wiktionnaire

Nom commun

percept \pɛʁ.sɛpt\ masculin

  1. (Psychologie) Perception, information sensorielle que notre esprit traduit en concepts.
    • Nous paierons une attachée de presse pour pouvoir dire dans les pages communication de Stratégies que : « Il faut bien distinguer le concept du percept. » — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 200.)
    • L’amygdale […] que la neurologie clinique a depuis longtemps identifiée comme étant l’une des clés de voûte de notre faculté à attribuer une coloration émotionnelle à nos pensées et à nos percepts les plus divers. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 38)

Nom commun

percept \Prononciation ?\

  1. Représentation.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Percept : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « percept » les plus populaires.

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Étymologie de « percept »

Étymologie de percept - Wiktionnaire

(Date à préciser) Emprunté à l’anglais percept.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « percept »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
percept pɛrsɛp play_arrow

Citations contenant le mot « percept »

  • Pour justifier cette perception, les banques expliquent que cette commission couvre le coût humain et matériel de l'intervention nécessaire pour déterminer s’il faut accepter ou rejeter l’opération. , Commissions d'intervention : le prix facturé, banque par banque
  • Elle explique sa démarche : "après mon départ de Pékin en 2012, je me suis installée à Paris. (…) En réalité, j’avais des difficultés à trouver du travail dans mon domaine. J’ai finalement pris ce qui venait, m’adaptant totalement au marché du travail. Très vite je suis rentrée dans ce qu’on appelle la précarité. C’est à ce moment-là que j’ai souhaité entreprendre le glossaire de mes perceptions. J’entendais par perception cet "acte par lequel le sujet prend connaissance des objets qui ont fait impression sur ses sens." Je me posais plusieurs questions : Qui est visible et qui ne l’est pas ? Qu’est-ce que la solitude ? Qui a décidé de mon utilité ? Qu’est-ce que l’érotisme ? L’attente ? La dépendance ? Que nous reste-t-il à faire ? Se battre. SudOuest.fr, Vidéo. Bordeaux : les nouvelles "Perceptions" de la street poétesse Nathalie Man
  • 10Ceci permet à J.‑M. Rabaté de démontrer que « l’idée d’affect ne correspond pas du tout à celle de l’émotion, pas plus que le percept ne semble être une perception » (p. 110) : à l’image de « l’absence de l’homme dans l’œuvre », il y aurait donc une absence d’humain dans l’affect, comme l’illustre l’écriture de Virginia Woolf, qui pousse « vers des analyses d’états affectifs non psychologiques […] destinés à créer de purs affects (p. 111). Faisant dialoguer ces lectures de Joyce et de Woolf avec Freud, mais surtout avec celles de Deleuze et Guattari (« l’affect concerne le devenir non humain de l’homme »), J.‑M. Rabaté nous rappelle que ces derniers « déploient une théorie des affects autonomes et impersonnels » (p. 113) dont on retrouve des traces dans « la surprenante alliance entre le physique et l’immatériel » chez Marcel Proust (p. 113). , Lire les affects comme un poème (Acta Fabula)
  • 4Dans la partie I, intitulée « des sens littéraires » et consacrée à la manière dont la sensation agit, le premier article, consacré à Claude Simon par Jean-Yves Laurichesse, insiste sur le fait que l’éveil évocatoire de la sensation ne s’obtient que par l’écriture du perçu et du senti. Il s’accorde avec la philosophie de Merleau-Ponty. La puissance des odeurs fascinantes et repoussantes à la fois envahit le texte ; celles-ci proposent un anti-cogito où les sens priment sur le sens ; le lexique des odeurs est traversé de conflits, de sonorités répétées, de figures où l’une des sensations se dit par une autre en hypallage : une poétique des odeurs écrites émerge, baroque, cherchant à rendre compte de la sensation en la faisant exister ainsi, de manière moirée, jamais figée. Justine Feyereisen, quant à elle, travaille sur Le Clézio qui entre dans la peau des personnages en passant précisément par la sensation, et en anthropomorphisant le monde lui-même par projection d’un corps microcosmique en accord avec des sensations macrocosmiques. En contradiction, cependant, la parole d’un personnage peut dire l’horreur sans qu’il soit touché émotionnellement ; l’énonciation laisse à entendre l’ironie et la distance persistante entre l’usage du langage par certains et les conséquences d’actes irrémédiables commis les laissant impavides, ce qui jette une suspicion sur la justesse du langage de la sensation. Il faudrait pouvoir demander à J. Feyereisen si elle irait jusqu’à considérer que les sensations dites peuvent être parfois présentées comme coupées des émotions, dans l’œuvre de Le Clézio. Chez Henri Bosco, pose Stefana Squatrito, l’écriture est un débordement, un état d’ivresse qui passe par les cinq sens mais aussi par les sensations thermiques et synesthésiques, mettant en jeu une expérience de corps qui fait corps avec les éléments du monde, expérience rendue par l’écriture, à un éblouissement enthousiasmant. Cette euphorie repose sur la volonté pour l’écrivain de dépasser la platitude de la vie. Suit un article d’Élise Montel-Hurlin consacré à Erri de Luca, auteur d’autofictions comme des mythifications de lui-même. L’auteur appréhende la réalité du texte de la bible, de l’Écriture sainte, en faisant tourner les mots de l’hébreu ancien dans sa bouche, comme une manne. S’attachant à lire le texte biblique à la lettre, dans sa corporéité et sa matérialité, il voit Dieu comme pure expérience incarnée dans le corps humain. Les traductions se font au plus près de l’hébreu et donnant la parole à Marie, et à son expérience corporelle du toucher, de l’odorat, et de l’allaitement, l’auteur vit et fait vivre une expérience corporelle qui branche le corps sur un divin immanent et non transcendantal, ou bien il transcende le corporel et le divinise par le texte ancien. Ainsi les quatre auteurs considérés voient l’écriture comme permettant l’hypotypose (Simon), comme un lieu de sensation parfois coupé de l’émotion (le Clézio), comme lutte enthousiaste contre la platitude (Bosco) et comme spiritualisation de la matière ou matérialisation des signifiants (De Luca) ; ils accordent aux sens le pouvoir de faire partager l’expérience, de créer l’élan, l’enthousiasme ou la parousie, mais aussi à la langue de maintenir une défiance par rapport à la capacité qu’une perception sensorielle puisse susciter une émotion. L’écrivain y devient le rédacteur, le révélateur de ce qui le transporte, de ce qu’il perçoit et reçoit, pour le rendre tantôt toujours insaisissable et changeant (Simon), tantôt comme paroxystique et débordant du banal (Bosco), tantôt comme un moyen de fusionner de manière cratylienne les sensoralités aux signifiants qui sont le lien entre la matérialité de la prononciation et la signification (Le Clézio et De Luca), même si la mise en doute de ce cratylisme reste forte chez Le Clézio, où perdure plutôt le soulignement du fossé demeurant entre la sensation décrite, partageable, et l’émotion qui reste opaque. , L’écriture comme prolongement des sens (Acta Fabula)
  • C'est cela écrire, élargir le champ de la conscience en agissant sur la perception même des choses. De Nadine Gordimer / Entretien avec Catherine Argand - Juin 1996
  • La perception du temps est sans doute liée aux moyens techniques dont l'homme se sert pour gagner du temps ou le tuer. De Hubert Aquin / Neige noire
  • Si nous examinons les lois générales de la perception, nous voyons qu'une fois devenues habituelles, les actions deviennent aussi automatiques. De Vaclav Havel / L'Anatomie du gag
  • Savez-vous ce que j'ai vu sur un écriteau accroché dans une perception : Défense de cracher. Faudrait tout de même s'entendre ! De Robert Rocca
  • Dans les rêves, on ne voit jamais le soleil, bien qu'on ait souvent la perception d'une clarté beaucoup plus vive. Les objets et les corps sont lumineux par eux-mêmes. De Gérard de Nerval / Aurélia
  • Les paysages nous attirent dans la mesure où ils sont le miroir de notre perception intérieure. De Hélie de Saint Marc / Les sentinelles du soir
  • La perception d’un film dépend de l’instant où vous le voyez. De David Cronenberg / Studio Magazine - Mai 2002
  • La philosophie et la bière c'est la même chose, Consommées, elles modifient toutes les perceptions que nous avons du monde. De Dominique-Joël Beaupré
  • Les perceptions des sens et les jugements de l'esprit sont des sources d'illusion et des causes d'incertitude. De Anatole France / Crainquebille
  • Le langage est notre corps et notre air, notre monde et notre pensée, notre perception et notre inconscient même. De Philippe Sollers / Logique
  • La beauté même, et la perception qu'on en a, est source de mélancolie. De Gilles Archambault / Les choses de la vie
  • La réalité est une chose mystérieuse et fluctuante, car la perception que nous en avons ne reste jamais la même. De Joe Tan
  • Le passé est l’intervalle qui sépare la perception du souvenir. De Louis Lavelle / Du temps et de l’éternité
  • J'appelle plaisir toute perception que l'âme aime mieux éprouver que de ne pas éprouver. De Stendhal / De l'amour
  • L'écriture féminine apporte des changements dans la perception du monde et sa restitution. De Monique Laederach

Traductions du mot « percept »

Langue Traduction
Corse percepzioni
Basque pertzepzioan
Japonais 知覚する
Russe объект или результат перцепции
Portugais perceber
Arabe الإدراك
Chinois 知觉
Allemand wahrnehmen
Italien percetto
Espagnol percepción
Anglais percept
Source : Google Translate API

Synonymes de « percept »

Source : synonymes de percept sur lebonsynonyme.fr

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