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Monostique, monostiche

Définitions du mot « monostique, monostiche »

Trésor de la Langue Française informatisé

MONOSTIQUE, MONOSTICHE, adj. et subst. masc.

LITT. (Épigramme, inscription) qui n'a qu'un seul vers. Il a terminé ses Monostiches, et m'a cité celui de la fin: Tréma des goëlands sur les mâts engloutis. Il pense les donner à la collection de J. Royère (Larbaud, Journal, 1934, p.296).
Prononc. et Orth.: [mɔnɔstik], [-iʃ]. Ac. 1835-1935: -que; Littré, Rob.: -que; Lar. Lang. fr.: -che, -que. Étymol. et Hist. A. Subst. 1750 «épigramme faite d'un seul vers» monostique (Prévot d'Exiles, Dict. portatif des mots françois). B. Adj. 1840 les sentences monostiches de Ménandre (Ac. Compl. 1842). Empr. au lat. tardif monostichium fait sur le gr. μ ο ν ο ́ σ τ ι χ ο ς, lui-même emprunté comme adj. (B).

Wiktionnaire

Adjectif

monostique \mɔ.no.stik\

  1. Qui n'a qu'un seul vers.
    • Les sentences monostiques de Ménandre.
  2. (Géologie) (Chimie) Qualifie un cristal dont la base n’a qu’une rangée de facettes.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)

Nom commun

monostique \mɔ.no.stik\ masculin

  1. (Poésie) Épigramme, inscription en un seul vers.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MONOSTIQUE. n. m.
Épigramme, inscription en un seul vers.

Littré (1872-1877)

MONOSTIQUE (mo-no-sti-k') adj.
  • 1Qui n'a qu'un seul vers. Les sentences monostiques de Ménandre.

    S. m. Un monostique, épigramme, inscription d'un seul vers.

  • 2 Terme de minéralogie. Cristal monostique, cristal prismatique dont la base est entourée d'un seul rang de facettes.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

MONOSTIQUE, s. m. (Litt.) petit morceau de poésie consistant en un seul vers. Ce nom est formé du grec μονος, seul, & de στικος, vers. Voyez Vers.

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Étymologie de « monostique »

Μονόστιχος, de μόνος, unique, et στίχος, rangée, vers.

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Du grec ancien μονόστιχος, monostikhos (« à un rang ») → voir mono- et hémistiche.
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Phonétique du mot « monostique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
monostique mɔ̃ɔstik

Citations contenant le mot « monostique »

  • L’objet de l’ironie parodique est d’abord la poésie elle-même : les cibles sont d’autres poètes, Mérat, Ricard, Verlaine, et surtout Coppée. Mais à cet objet, qui implique la forme du poème, s’en ajoute un autre, qui touche au sujet. Les zutistes ont bien compris ce mécanisme d’emboîtement. Léon Valade l’a exprimé, anonymement, en un monostiche au bas d’un feuillet de l’Album [3] : « L’idée à Bergerat, et la forme à Coppée ! » La parodie a deux objets en effet, qui peuvent certes coïncider – c’est le cas de la plupart des « Coppées » de l’Album, où l’on se moque à la fois de la forme et de l’idée du pauvre Coppée, superposables dans leur banalité. Mais la parodie triomphe lorsqu’elle produit la collision d’une forme et d’une idée a priori étrangères l’une à l’autre. C’est le cas du dizain de l’album de Félix Régamey, où dans la forme anodine des poèmes des Humbles, le dizain à rimes plates, s’emboîte l’idée épigrammatique, anti-bonapartiste, qui continue, même après la chute de l’Empire, à chatouiller la verve de Rimbaud [4]. Le zutiste émérite y utilise l’un des procédés les plus traditionnels de la parodie : citer un vers en en détournant le sens. Cicéron définit dans le De oratore ce procédé traditionnel de la parodie : « Souvent on intercale dans le discours un vers ou une portion de vers sans y rien changer, ou en y changeant peu de choses, et l’effet est plus plaisant . » [5]L’effet est d’autant plus « agréable », précise Quintilien, que les vers cités sont « relevés de quelque ambiguïté » [6] . C’est le cas du dernier vers de ce dizain : Rimbaud reproduit un vers du Passant de Coppée « en y changeant peu de choses » et en le relevant de « quelque ambiguïté » : « Pauvre petit ! il a sans doute l’habitude », disait Silvia de Zanetto dans la pièce de Coppée, en parlant de l’habitude de dormir à la belle étoile. « Pauvre jeune homme, il a sans doute l’Habitude », dit Rimbaud sous le masque de Coppée, du fils de Napoléon III, en insinuant une autre « habitude » que celle de dormir. Daniel Sangsue donne un exemple de Racine, qui détourne dans Les Plaideurs un vers du Cid de Corneille, où le dernier mot, à la rime, prend un autre sens d’une pièce à l’autre : « Ses rides sur son front ont gravé ses exploits » (Le Cid, I, 1) devenant dans Les Plaideurs (I, 5) : « Il gagnait en un jour plus qu’un autre en six mois, / Ses rides sur son front gravaient tous ses exploits. » Les exploits du Cid sont de hauts faits d’armes ; ils sont des actes procéduriers dans Les Plaideurs. De même l’habitude, transitivement, est celle de dormir dehors dans Le Passant ; elle est, par l’euphémisme d’une fausse intransitivité, l’Habitude tout court, « mauvaise » ou « solitaire », dans le dizain de Rimbaud. En changeant le moins possible le texte parodié, le parodiste rend coupable un texte innocent : c’est la récompense de son talent. Le comique naît ainsi de la fiction qui veut que l’auteur parodié, Coppée par exemple, est supposé s’exprimer : et le vers de Rimbaud est entre guillemets. Le parodiste fait dire à l’auteur parodié ce qu’il ne dit pas en lui faisant dire ce qu’il dit, en reproduisant sa parole qu’un contexte nouveau détourne de son sens originel vers un sens différent, « plaisant » selon Cicéron, « agréable » selon Quintilien, « railleur » selon Du [7] . Perfide, selon Rimbaud. , Ce qu'on dit au poète... - La Revue des Ressources
  • Dimanche, Journée du patrimoine oblige, c’est au Béguinage, communauté apostolique et monostique de Saint-Martin-du-Lac, située à la Croix aux bœufs, que nous nous sommes rendus. , Saint-Martin-du-Lac | Religion : au cœur d’un vrai béguinage
  • Vint (en 1960) l’Oulipo, l’Ouvroir de littérature potentielle qui magnifia, théorisa et multiplia les contraintes et les jeux, inventant le poème fondu, le sonnet à la limite, le texte à démarreur, le poème pour bègues, le monostique paysager, et enrichissant considérablement le patrimoine littéraro-drôlatique. Un seul exemple (3), un des vers les plus connus de John Keats, « A thing of beauty is a joy for ever » a inspiré à François Le Lionnais cette traduction homophonique : « Un singe débotté est une joie pour l’hiver. » La Croix, Mots pour rire, par Laurence Cossé
  • Apparu pour la première fois dans l’univers de Titanfall, le Fusil à charge est un fusil pour les tireurs d’élite à énergie unique qui tire des rafales monostiques d’électricité statique. Le détails du fusil incluent : Millenium, Apex Legends : Patch notes de la saison 3, nouvelle carte, Crypto, arme - Millenium
  • 32L’introduction de cette notion de contexte métrique renvoie à un niveau supérieur au vers : celui des superstructures dans lequel il s’organise, dans le cas du vers régulier. Avec le vers libre, cette périodicité régulatrice disparaît. En son absence, c’est la mémoire métrique qui prend le relais, et permet de réaliser selon l’ancien système des vers ou des modules métriques insérés dans des vers libres. L’emblème en est selon M. Murat le célèbre monostique d’Apollinaire — encore lui — intitulé « Chantre » : celui-ci, isolé, ne peut être réalisé comme un alexandrin qu’en vertu d’une actualisation par le lecteur d’un schème métrique déposé dans sa mémoire de poésie. Et M. Murat d’ajouter que « cette perspective donne à la tradition poétique tout entière un statut presque fantomatique » (p. 136). « Chantre » est un « spectre » : le spectre du mètre. Une telle idée ne serait pas étrangère à Roubaud, n’était le jugement de valeur qui en découle. , Du nouveau sur le vers libre (Acta Fabula)
  • Les Oulipiens s’amusent quelques fois avec le nombre π. Par ex., les sonnets irrationnels (Jacques Bens, 1963) de 14 vers disposés ainsi : tercet, monostiche, quatrain, monostiche et quintil, avec un certain système de rime [http://www.oulipo.net/document19532.html]. On peut même combiner la contrainte des nombres de π (trois lettres, une, quatre, etc.) avec un pangramme (phrase la plus courte possible qui doit contenir toutes les lettres de l’alphabet). J’essaye et je republie, voir. Voir.ca, Les petites énigmes du vendredi: Jouons avec Pi | Normand Baillargeon | Voir.ca

Traductions du mot « monostique »

Langue Traduction
Anglais monostic
Espagnol monóstica
Italien monostic
Allemand monostisch
Chinois 单调的
Arabe أحادي
Portugais monótico
Russe monostic
Japonais 独占的
Basque monostic
Corse monosticu
Source : Google Translate API

Synonymes de « monostique »

Source : synonymes de monostique sur lebonsynonyme.fr

Monostique

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