La langue française

Hyperbate

Sommaire

  • Définitions du mot hyperbate
  • Étymologie de « hyperbate »
  • Phonétique de « hyperbate »
  • Citations contenant le mot « hyperbate »
  • Traductions du mot « hyperbate »
  • Synonymes de « hyperbate »

Définitions du mot hyperbate

Trésor de la Langue Française informatisé

HYPERBATE, subst. fém.

RHÉT. Figure qui consiste à modifier l'ordre habituel des mots par une antéposition ou, le plus souvent, par une postposition, ou à disjoindre deux termes habituellement réunis. L'hyperbate diffère de l'inversion (...) Cette figure (...) comprend l'anastrophe, la parenthèse et la synchyse (Ac. Compl.1842).
,,Figure par laquelle on ajoute à la phrase qui paraissait terminée une épithète, un complément ou une proposition, expression qui surprend l'auditeur et se trouve par là-même mise fortement en évidence`` (Morier 1975).
Rem. ,,Autrefois, hyperbate s'employait dans le sens d'inversion`` (ibid.).
Prononc. et Orth. : [ipε ʀbat]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1545 rhét. (J. Bouchet, Epistres familieres du Traverseur, 119 ds Hug.). Empr. du lat.hyperbaton, gr. υ ̔ π ε ρ ϐ α τ ο ́ ν de même sens. Bbg. Delb. Matér. 1880, p. 169 (s.v. hyperboliquement).

Wiktionnaire

Nom commun

hyperbate (h muet)\i.pɛʁ.bat\ féminin

  1. (Rhétorique) Figure de style qui consiste à intervertir, à renverser l’ordre naturel du discours.
    • L’hyperbate ou inversion est une figure qui transpose l’ordre de la syntaxe ordinaire. — (Émile Lefranc, Traité théorique et pratique de littérature : style et composition, éditeur Jacques Lecoffre et Cie, libraires, 1840)
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Littré (1872-1877)

HYPERBATE (i-pèr-ba-t') s. f.
  • Figure de grammaire. Inversion. L'hyperbate est un tour particulier qu'on donne à une période, et qui consiste principalement à faire précéder une proposition par une autre qui, dans l'ordre naturel, aurait dû la suivre ; par exemple, dans ces vers de Racine : Que, malgré la pitié dont je me sens saisir, Dans le sang d'un enfant je me baigne à loisir (Andr. I, 2), Duclos, Gramm. P. R. Œuvres, t. IX, p. 210, dans POUGENS.

    Particulièrement. Figure qui consiste à intervertir, à renverser brusquement l'ordre naturel du discours pour exprimer une violente affection de l'âme.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

HYPERBATE, s. m. (Gramm.) ce mot est grec ; ὑπερβατόν dérivé d’ὑπερβαίνειν, transgredi : R. R. ὑπηρ, trans, & βαίνω, eo. Quintilien a donc eu raison de traduire ce mot dans sa langue par verbi transgressio : & ce que l’on nomme hyperbate consiste en effet dans le déplacement des mots qui composent un discours, dans le transport de ces mots du lieu où ils devroient être en un autre lieu.

« La quatrieme sorte de figure [de construction], c’est l’hyperbate, dit M. du Marsais, c’est-à-dire, confusion, mêlange de mots : c’est lorsque l’on s’écarte de l’ordre successif de la construction simple [ou analytique] : Saxa vocant Itali, mediis, quæ in fluctibus, aras (Æn. I. 113.) : la construction est Itali vocant aras (illa) Saxa quæ (sunt) in fluctibus mediis. Cette figure étoit, pour ainsi dire, naturelle au latin ; comme il n’y avoit que les terminaisons des mots, qui, dans l’usage ordinaire, fussent les signes des relations que les mots avoient entre eux, les Latins n’avoient égard qu’à ces terminaisons, & ils plaçoient les mots selon qu’ils étoient présentés à l’imagination, ou selon que cet arrangement leur paroissoit produire une cadence & une harmonie plus agréable ». Voyez Construction.

La Méthode latine de P.R. parle de l’hyperbate dans le même sens. « C’est, dit-elle, (des figures de construction, ch. vj.) le mélange & la confusion qui se trouve dans l’ordre des mots qui devroit être commun à toutes les langues, selon l’idée naturelle que nous avons de la construction. Mais les Romains ont tellement affecté le discours figuré, qu’ils ne parlent presque jamais autrement ».

C’est encore le même langage chez l’auteur du Manuel des Grammairiens. « L’hyperbate se fait, dit-il, lorsque l’ordre naturel n’est pas gardé dans l’arrangement des mots : ce qui est si ordinaire aux Latins, qu’ils ne parlent presque jamais autrement ; comme Catonis constantiam admirati sunt omnes. Voilà une hyperbate, parce que l’ordre naturel demanderoit qu’on dît, omnes sunt admirati constantiam Catonis. Cela est si ordinaire, qu’il ne passe pas pour figure, mais pour une propriété de la langue latine. Mais il y a plusieurs especes d’hyperbate qui sont de véritables figures de Grammaire ». Part. I. chap. xiv. n. 8.

Tous ces auteurs confondent deux choses que j’ai lieu de croire très-différentes & très-distinctes l’une de l’autre, l’inversion & l’hyperbate. Voyez Inversion.

Il y a en effet, dans l’une comme dans l’autre, un véritable renversement d’ordre ; & à partir de ce point de vûe général, on a pu aisément s’y méprendre : mais il falloit prendre garde si les deux cas avoient rapport au même ordre, ou s’ils présentoient la même espece de renversement. Quintilien (Inst. Lib. VIII. Cap. vj. de tropis, ) nous fournit un motif légitime d’en douter : il cite, comme un exemple d’hyperbate, cette phrase de Cicéron (pro Cluent. n. 1.) Animadverti, judices, omnem accusatoris orationem in duas divisam esse partes ; & il indique aussitôt le tour qui auroit été sans figure & conforme à l’ordre requis ; nam in duas partes divisam esse rectum erat, sed durum & incomptum.

Personne apparemment ne disputera à Quintilien d’avoir été plus à portée qu’aucun des modernes, de distinguer les locutions figurées d’avec les simples dans sa langue naturelle ; & quand le jugement qu’il en porte, n’auroit eu pour fondement que le sentiment exquis que donne l’habitude à un esprit éclairé & juste, sans aucune réflexion immédiate sur la nature même de la figure, son autorité seroit ici une raison, & peut-être la meilleure espece de raison sur l’usage d’une langue, que nous ne devons plus connoître que par le témoignage de ceux qui la parloient. Or, le tour que Quintilien appelle ici rectum, par opposition à celui qu’il avoit nommé auparavant ὑπέρϐατον, est encore un renversement de l’ordre naturel ou analytique ; en un mot, il y a encore inversion dans in duas partes divisam esse, & le rhéteur romain nous assure qu’il n’y a plus d’hyperbate. C’est donc une nécessité de conclure, que l’inversion est le renversement d’un autre ordre, ou un autre renversement d’un certain ordre, & l’hyperbate, le renversement du même ordre. L’auteur du Manuel des grammairiens n’étoit pas éloigné de cette conclusion, puisqu’il trouvoit des hyperbates qui ne passent pas pour figures, & d’autres, dit-il, qui sont de veritables figures de Grammaire.

Il s’agit donc de déterminer ici la vraie nature de l’hyperbate, & d’assigner les caracteres qui le différencient de l’inversion ; & pour y parvenir, je crois qu’il n’y a pas de moyen plus assuré que de parcourir les différentes especes d’hyperbate, qui sont reconnues pour de véritables figures de Grammaire.

1°. La premiere espece est appellée anastrophe, c’est-à-dire proprement inversion, du grec ἀναστροφὴ : racine ἀνὰ, in & στροφὴ, versio. Mais l’inversion dont il s’agit ici n’est point celle de toute la phrase, elle ne regarde que l’ordre naturel qui doit être entre deux mots correlatifs, comme entre une préposition & son complément, entre un adverbe comparatif & la conjonction subséquente : ce sont les seuls cas indiqués par les exemples que les Grammairiens ont coutume de donner de l’anastrophe. Cette figure a donc lieu, lorsque le complément précede la préposition, mecum, tecum, vobiscum, quocum, au lieu de cum te, cum me, cum vobis, cum quo ; maria omnia circum, au lieu de circum omnia maria ; Italiam contrà, pour contrà Italiam ; quâ de re, pour de quâ re : c’est la même chose lorsque la conjonction comparative précede l’adverbe, comme quand Properce a dit, Quàm priùs abjunctos sedula lavit equos.

L’anastrophe est donc une véritable inversion ; mais qui avoit droit en latin d’être réputée figure, parce qu’elle étoit contraire à l’usage commun de cette langue, où l’on avoit coutume de mettre la préposition avant son complément, conformément à ce qui est indiqué par le nom même de cette partie d’oraison.

Ainsi la différence de l’inversion & de l’anastrophe est, en ce que l’inversion est un renversement de l’ordre naturel ou analytique, autorisé par l’usage commun de la langue latine, & que l’anastrophe est un renversement du même ordre, contraire à l’usage commun & autorisé seulement dans certains cas particuliers.

2°. La seconde espece d’hyperbate est nommée tmesis ou tmèse, du grec τμῆσις, sectio, coupure. Cette figure a lieu, lorsque par une licence que l’usage approuve dans quelques occasions, l’on coupe en deux parties un mot composé de deux racines élémentaires, réunies par l’usage commun, comme satis mihi fecit, pour mihi satisfecit ; reique publicæ curam deposuit, pour & reipublicæ curam deposuit ; septem subjecta trioni (Géorg. iij. 381) au lieu de subjecta septem trioni. On trouve assez d’exemples de la tmèse dans Horace, & dans les meilleurs écrivains du bon siecle.

Les droits de l’inversion n’alloient pas jusqu’à autoriser cette insertion d’un mot entre les racines élémentaires d’un mot composé. Ce n’est pas même ici proprement un renversement d’ordre ; & si c’est en cela que doit consister la nature générale de l’hyperbate, les Grammairiens n’ont pas dû regarder la tmèse comme en étant une espece. La tmèse n’est qu’une figure de diction, puisqu’elle ne tombe que sur le matériel d’un mot qui est coupé en deux ; & le nom même de tmèse ou coupure, avertissoit assez qu’il étoit question du matériel d’un seul mot, pour empêcher qu’on ne rapportât cette figure à la construction de la phrase.

3°. La troisieme espece d’hyperbate prend le nom de parenthèse, du mot grec παρένθεσις, interpositio, racines παρὰ, inter, ἐν, in, & θέσις, positio, dérivé de τίθημι, pono. Les deux prépositions élémentaires servent à indiquer avec plus d’énergie la nature de la chose nommée. Il y a en effet parenthèse, lorsqu’un sens complet est isolé & inséré dans un autre dont il interrompt la suite ; ainsi il y a parenthèse dans ce vers de Virgile, Ecl. iv. 23.

Titire, dum redeo (brevis est via), pasce capellas.

Les bons écrivains évitent autant qu’ils peuvent l’usage de cette figure, parce qu’elle peut répandre quelque obscurité sur le sens qu’elle interrompt ; & Quintilien n’approuvoit pas l’usage fréquent que les Orateurs & les Historiens en faisoient de son tems avant lui, à moins que le sens détaché mis en parenthèse ne fût très-court. Etiam interjectione, quâ & Oratores & Historici frequenter utuntur, ut medio sermone aliquem inserant sensum, impediri solet intellectus, nisi quod interponitur breve est. (liv. VIII. cap. ij.)

La quatrieme espece d’hyperbate s’appelle synchise, mot purement grec σύγχυσις, confusion ; συγχόω, confundo ; racine σὺν, cum avec, & χύω, fundo, je répans. Il y a synchyse quand les mots d’une phrase sont mêlés ensemble sans aucun égard, ni à l’ordre de la construction analytique, ni à la corrélation mutuelle de ces mots : ainsi il y a synchyse dans ce vers de Virgile, Ecl. VII. 57.

Aret ager : vitio moriens sitit aëris herba ;

car les deux mots vitio, par exemple, & aëris qui sont corrélatifs, sont séparés par deux autres mots qui n’ont aucun trait à cette corrélation, moriens sitit ; le mot aëris à son tour n’en a pas davantage à la corrélation des mots sitit & herba entre lesquels il est placé : l’ordre étoit, herba moriens (præ) vitio aëris sitit.

5°. Enfin, il y a une cinquieme espece d’hyperbate que l’on nomme anacoluthe, & qui se fait, selon la Méthode latine de Port-royal, lorsque les choses n’ont presque nulle suite & nulle construction. Il faut avouer que cette définition n’est rien moins que lumineuse ; & d’ailleurs elle semble insinuer qu’il n’est pas possible de ramener l’anacoluthe à la construction analytique. M. du Marsais a plus approfondi & mieux défini la nature de ce prétendu hyperbate : « c’est, dit-il, une figure de mots qui est une espece d’ellipse… par laquelle on sous-entend le corrélatif d’un mot exprimé, ce qui ne doit avoir lieu que lorsque l’ellipse peut être aisément suppléée, & qu’elle ne blesse point l’usage ». Voyez Anacoluthe. « Il justifie ensuite cette définition par l’étymologie du mot ακαλουτος, comes, compagnon ; ensuite on ajoûte l’a privatif, & un ν euphonique, pour éviter le baillement entre les deux a ; par conséquent l’adjectif anacoluthe signifie qui n’est pas compagnon, ou qui ne se trouve pas dans la compagnie de celui avec lequel l’analogie demanderoit qu’il se trouvât ». Il donne enfin pour exemple ces vers de Virgile, Æn. II. 330.

Portis alii bipatentibus adsunt,
Millia quot magnis nunquam venêre Mycenis ;

où il faut suppléer tot avant quot.

Il y a pareille ellipse dans l’exemple de Térence cité par Port-royal. Nam omnes nos quibus est alicundè aliquis objectus labor, omne quod est intereà tempus, priusquam id rescitum est, lucro est. Si l’on a jugé qu’il n’y avoit nulle construction, c’est qu’on a cru que nos omnes étoient au nominatif, sans être le sujet d’aucun verbe, ce qui seroit en effet violer une loi fondamentale de la syntaxe latine ; mais ces mots sont à l’accusatif, comme complément de la préposition sous-entendue ergà : nam ergà omnes nos… omne… tempus… lucro est…

L’anacoluthe peut donc être ramenée à la construction analytique, comme toute autre ellipse, & conséquemment ce n’est point une hyperbate, c’est une ellipse à laquelle il faut en conserver le nom, sans charger vainement la mémoire de grands mots, moins propres à éclairer l’esprit qu’à l’embarrasser, ou même à le séduire par les fausses apparences d’un savoir pédantesque. Si l’on trouve quelques phrases que l’on ne puisse par aucun moyen ramener aux procédés simples de la construction analytique, disons nettement qu’elles sont vicieuses, & ne nous obstinons pas à retenir un terme spécieux, pour excuser dans les auteurs des choses qui semblent plûtôt s’y être glissées par inadvertence que par raison. Méth. lat. de Port-royal, loc. cit.

Il résulte de tout ce qui précede, que des cinq prétendues especes d’hyperbate, il y en a d’abord deux qui ne doivent point y être comprises, la tmèse & l’anacoluthe ; la premiere est, comme je l’ai déjà dit, une véritable figure de diction ; la seconde n’est rien autre chose que l’ellipse même.

Il n’en reste donc que trois especes, l’anastrophe, la parenthèse & la synchyse. La premiere est l’inversion du rapport de deux mots autorisée dans quelques cas seulement ; la seconde est une interruption dans le sens total, qui ne doit y être introduite que par une urgente nécessité, & n’y être sensible que le moins que l’on peut ; la troisieme bien appréciée, me paroît plus près d’être un vice qu’une figure puisqu’elle consiste dans une véritable confusion des parties, & qu’elle n’est propre qu’à jetter de l’obscurité sur le sens dont elle embrouille l’expression. Cependant si la synchyse est légere, comme celle dont Quintilien cite l’exemple, in duas divisam esse partes, pour in duas partes divisam esse ; on ne peut pas dire qu’elle soit vicieuse, & l’on peut l’admettre comme une figure. Mais il ne faut jamais oublier que l’on doit beaucoup ménager l’attention de celui à qui l’on parle, non-seulement de maniere qu’il entende, mais même qu’il ne puisse ne pas entendre ; non ut intelligere possit, sed ne omnino possit non intelligere. Quintil. lib. VIII. cap. ij.

Or ces trois especes d’hyperbate, telles que je les ai présentées d’après les notions ordinaires, combinées avec les principes immuables de l’art de parler, nous menent à conclure que l’hyperbate en général, est une interruption légere d’un sens total causée ou par une petite inversion qui déroge à l’usage commun, c’est l’anastrophe, ou par l’insertion de quelques mots entre deux corrélatifs, c’est la synchyse ; ou enfin par l’insertion d’un petit sens détaché, entre les parties d’un sens principal, & c’est la parenthèse. (E. R. M.)

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Étymologie de « hyperbate »

Mot emprunté via le latin hyperbaton-i, neutre, au grec ancien ὑπερϐατόν, uperbaton constitué des éléments :
  • ὑπέρ, uper (« au-dessus, au-delà ») ;
  • -βάτος, batos (« qui marche »).
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Ὑπέρϐατον, de ὑπὲρ, au delà, et βαίνειν, aller.

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Phonétique du mot « hyperbate »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
hyperbate ipɛrbat

Citations contenant le mot « hyperbate »

  • Enfin, il sera question des distorsions phrastiques que la rhétorique et la stylistique, à sa suite, ont érigé en figures du discours dites de formes ou de constructions et incluant, en plus des figures de répétition, l’hyperbate, l’asyndète, la polysyndète, le chiasme, l’hypallage, l’énallage, l’anacoluthe etc. La valeur expressive (Molinié, 2004[1986]) et argumentative (Bonhomme, 1998) de ces figures, ou encore leurs implications pragmatiques (Bonhomme, 2014 [2005]) permettent de redéfinir la notion d’énoncé phrastique selon le contexte. , L'énoncé phrastique. Diversité des champs et des styles
  • Pas sûr en revanche que dans quelques décennies, l’auteur de "tu pu vraiment enfoiré avec ton crépuscule du cul là" (que je félicite au passage pour cette démonstration d’homophonie et la belle hyperbate) soit étudié au bac. leplus.nouvelobs.com, Bac 2014. Victor Hugo clashé : merci les djeun's d'avoir honoré la mémoire de notre poète - le Plus
  • 9Le plan du recueil révèle cette articulation progressive, du récit romanesque à des formes plus indécises : ainsi, la première partie, majoritairement stylistique et rhétorique, s’intitule-t-elle « Nouveau siècle, nouvelles phrases romanesques ? », et analyse tour à tour des procédés récurrents d’époque (épanorthose et hyperbate dans l’article de Cécile Narjoux et dans celui de Christelle Reggiani, « Une langue littéraire au début du xxie siècle ? Autour de la phrase longue », qui s’intéressent plus globalement à la « poétique de la suspension12 » narrative) et des procédés ponctuels d’auteurs (l’article de Geneviève Salvan« Suivez la phrase qui ne sait pas où elle va » : le phrasé de la fiction chez Jean Rouaud à propos du tour ce qui, ce N », pointant un « art de la reprise13 », et l’article de Catherine Rannoux « La « corporalisation » du discours : l’exemple de Loin d’eux de Mauvignier et de Daewoo de F. Bon » portant notamment sur la « boiterie »14 de l’écriture), tandis que la deuxième partie, centrée davantage sur les notions de discours et de dialogisme, s’appelle « Au xxie siècle, la fiction et la vie » et envisage des contre-objets littéraires, en voie de classicisation comme Les Années d’Annie Ernaux (article d’Alain Rabatel, « Le jeu fictionnel de l’intériorité et de l’extériorité autour des images et photographies dans Les Années »), ou encore relativement en lisière de l’institution universitaire, comme D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère (article de Julien Piat « Comment raconter « d’autres vies que la mienne » ? De quelques réglages énonciatifs dans le récit à la première personne des années 2000 ») ou les ouvrages de Jean-Charles Massera et Guy Tournaye (article de Stéphane Bikialo, « Genres de discours et réalité dans la fiction narrative contemporaine »). Quant au dernier ensemble d’articles, « Nouveaux espaces de fiction », il est consacré majoritairement à des approches intersémiotiques, qui reconsidèrent le rapport entre narrativité au cinéma et renouveau des formes narratives de la bande-dessinée (article de Jacques Dürrenmatt « Penser la séquentialité dans le récit graphique contemporain »), entre littérature et série télévisée (article de Françoise Rullier « De la concurrence entre les séries télévisées et l’écriture de la fiction contemporaine : Doggy Bag de Philippe Dijan »), littérature et internet (article de Claire Stolz « Le vertige des contingences auctoriales et narratoriales : un nouvel espace de dialogisme et de coénonciation avec le lecteur »). , Styles, strates énonciatives & stratégies narratives des récits contemporains (Acta Fabula)

Traductions du mot « hyperbate »

Langue Traduction
Anglais hyperbate
Espagnol hiperbate
Italien hyperbate
Allemand hyperbate
Chinois 夸张的
Arabe مفرط
Portugais exagerar
Russe hyperbate
Japonais 誇大広告
Basque hyperbate
Corse iperbattu
Source : Google Translate API

Synonymes de « hyperbate »

Source : synonymes de hyperbate sur lebonsynonyme.fr
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