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Forçage radiatif

Définitions de « forçage radiatif »

Wiktionnaire

Locution nominale - français

forçage radiatif \fɔʁ.saʒ ʁa.dja.tif\ masculin

  1. (Écologie, Industrie de l’énergie) Écart entre le rayonnement solaire reçu par une planète et le rayonnement infrarouge qu’elle émet sous l’effet de facteurs d’évolution du climat, tels que la variation de la concentration en gaz à effet de serre.
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Étymologie de « forçage radiatif »

Locution composée de forçage et de radiatif.
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Phonétique du mot « forçage radiatif »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
forçage radiatif fɔrsaʒ radjatif

Citations contenant le mot « forçage radiatif »

  • L’augmentation des émissions des GES dans l’atmosphère est aujourd’hui connue comme la raison principale du réchauffement climatique. Lorsqu’ils sont émis dans l’atmosphère, ces gaz provoquent une augmentation du forçage radiatif1 et par conséquent le réchauffement de la température atmosphérique. Parmi eux, on retrouve principalement le dioxyde de carbone (CO₂) et le méthane (CH₄). Les nuages jouent eux aussi un rôle important dans la dynamique de l’atmosphère et du climat. Selon leurs formes et leurs caractéristiques (altitude, contenu en eau liquide et glace, propriété des gouttes et des cristaux, etc.), ils peuvent  induire soit un réchauffement, soit un refroidissement de la température. Il est donc important d’étudier l’évolution des nuages en fonction du changement climatique. C’est également le cas des aérosols qui jouent un rôle dans le climat et dans la qualité de l’air: ces fines particules en suspension dans l’air peuvent induire des changements de température en fonction de leurs propriétés (taille, forme, composition, etc.). En parallèle, certaines de ces particules peuvent aussi être nocives lorsqu’elles sont respirées dans l’air. C’est pourquoi il est essentiel de suivre l’évolution dans le temps de toutes ces variables pour évaluer l’impact des activités humaines et tenter de prévoir l’état de l’atmosphère de demain. INSU, OBS4CLIM : prévoir l’atmosphère de demain | INSU
  • Pourquoi ? Une histoire de trainées dans le ciel dont je n’ai pas tout compris, mais qui se nomme aussi « forçage radiatif additionnel ». Tout un programme. L'Echo Touristique, L’édito de Dominique Gobert : payer pour polluer ? Drôle d’idée…
  • Le forçage radiatif est un terme de climatologie qui désigne un phénomène de perturbation de l’équilibre d’un système climatique par des facteurs externes au climat proprement dit. Cette perturbation concerne le différentiel entre les énergies radiatives (rayonnement) reçues et émises par ce système climatique. Si l’énergie reçue est supérieure à l’énergie émise, le forçage radiatif est positif. Dans le cas contraire, il est négatif. Youmatter, Forçage radiatif : définition, origines et impact sur le climat
  • Un point de controverse scientifique porte sur la métrique elle-même : le forçage radiatif (RF en anglais) mesure l’impact des émissions passées à un instant t, alors que la métrique habituellement utilisée pour mesurer l’impact futur des émissions sur le climat est le pouvoir de réchauffement global (GWP en anglais). Un facteur 2 sur le RF ne se traduit pas automatiquement par un facteur 2 sur le GWP car la notion de durée de vie intervient … L’effet de ces trainées n’est en tout cas jamais pris en compte par les compagnies aériennes ou par la DGAC lorsqu’il s’agit de calculer l’empreinte carbone des vols. La contribution du secteur aérien au changement climatique est donc sous-estimée dans le débat public, ne prenant en compte que le kérosène brûlé (combustion en général, combustion + amont dans certains cas). Si la priorité pour l’aviation est bien de réduire les émissions de CO2 dues à la combustion du kérosène afin de limiter l’impact sur le long terme (le CO2 reste dans l’atmosphère pendant un siècle), les trainées de condensation et cirrus induits ont elles une durée de vie très courte (de quelques minutes à quelques heures) et pourraient ainsi être atténuées rapidement, pour un impact immédiat [2].  , Trainées de condensation : quel impact sur le climat ?
  • En réalité, les scénarios de réchauffement planétaires futurs, avant de se traduire en degrés supplémentaires, font intervenir la notion de forçage radiatif. C’est-à-dire: la quantité d’énergie solaire supplémentaire retenue par m² de surface terrestre. Dans une certaine mesure, un effet de serre naturel — principalement basé sur la vapeur d’eau — est bénéfique puisqu’il permet de maintenir la température de la Terre à une moyenne de 14°C, contre -18°C. Mais l’excédent de GES émis par nos activités dans l’atmosphère se traduit par un forçage radiatif accru, qui finit par élever la température moyenne. A noter que cet effet est en partie— mais pas entièrement — compensé par les aérosols — notamment particules fines— que nos activités émettent également. , Comment sait-on que nos activités réchauffent la planète? - Heidi.news
  • Le méthane (CH4), comme le dioxyde de carbone (CO2), est un gaz à effet de serre qui une fois émis, persiste dans l’atmosphère une douzaine d’années (contre 100 pour le CO2). Pourtant, à l’échelle du siècle, le méthane a un impact 28 fois plus important que le gaz carbonique en potentiel de réchauffement global (PRG). Ce potentiel se définit comme le forçage radiatif d’un gaz (c’est-à-dire la puissance radiative que le gaz à effet de serre renvoie vers le sol), cumulé sur une durée de 100 ans. Cette valeur se mesure relativement au CO2. Trust My Science, Augmentation rapide du méthane atmosphérique : les scientifiques s'inquiètent

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