La langue française

Florence

Sommaire

  • Définitions du mot florence
  • Phonétique de « florence »
  • Évolution historique de l’usage du mot « florence »
  • Images d'illustration du mot « florence »
  • Traductions du mot « florence »
  • Synonymes de « florence »

Définitions du mot « florence »

Trésor de la Langue Française informatisé

FLORENCE, subst. masc. ou fém.

A.− Taffetas léger fabriqué, à l'origine, à Florence. Voici des commandes pour Lubeck et pour Altona, quinze pièces de satin et autant de florence (Scribe, Bertrand,1833, II, 1, p. 146).Florence rayé (France, Dieux ont soif,1912, p. 126).
Rem. Les dict. gén. hésitent sur le genre du mot en ce sens. Il est masc. pour Ac. 1835, 1878, Littré, DG, Guérin 1892, Rob., Quillet 1965, fém. pour Besch. 1845, Lar. 19e-Lar. Lang. fr.
B.− Crin de Florence ou florence, subst. fém. Crin très résistant utilisé pour le montage des hameçons, les sutures et ligatures chirurgicales. Un seul brin de florence suffit, mais il faut en faire une avancée d'au moins 2 mètres (Coupin, Animaux de nos pays,1909, p. 194).
Prononc. et Orth. : [flɔ ʀ ɑ ̃:s]. Ds Ac. 1835-1878. Étymol. et Hist. 1721 « étoffe de soie d'abord fabriquée à Florence » (Trév. d'apr. M. Höfler ds Z. rom. Philol. t. 80, p. 452). Issu p. ell. de taffetas de Florence, attesté dep. 1449 (5 mars, Comptes du roi René, p. 169 ds Gdf. Compl.; v. autres syntagmes désignant des tissus originaires de Florence ds Höfler, pp. 106-107). Fréq. abs. littér. : 6.

Wiktionnaire

Nom commun

florence \flɔ.ʁɑ̃s\ masculin

  1. Taffetas léger qu’on tirait autrefois de la ville de Florence.
    • Pour faire une saya ordinaire, il faut de douze à quatorze aunes de satin ; elle est doublée en florence ou en petite étoffe de coton très légère. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
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Littré (1872-1877)

FLORENCE (flo-ran-s') s. m.
  • Taffetas léger qu'on tirait autrefois de la ville de Florence.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

FLORENCE, (Géog.) ancienne & célebre ville, déjà considérable du tems de Sylla, aujourd’hui capitale de la Toscane, avec un archevêché érigé par Martin V. une université, une académie, &c.

Cette ville où la langue italienne est très-cultivée pour l’élégance, est encore une des plus agréables d’Italie, par la douceur de son climat, & la beauté de son exposition. L’Arno la partage en deux dans une plaine délicieuse, dont la largeur est de 500 brasses ; la brasse de Florence est de deux piés romains.

C’est dans les montagnes de son voisinage que se trouvent ce marbre, ou ces pierres aussi curieuses, mais non pas uniques, qui étant sciées, polies, & artistement disposées, représentent des especes de buissons, des arbres, des ruines, des paysages, &c. Voyez Marbre ou Pierre de Florence.

On compte à Florence plusieurs palais, parmi lesquels le palais ducal vivra toûjours dans la mémoire des hommes, avec le nom des Médicis : on sait quelles étoient sous leur empire les décorations de ce palais. La place par laquelle on y arrivoit, étoit ornée de statues de la main des plus grands-maîtres, de Michel-Ange, de Donatelli, de Cellini, de Jean de Bologne, &c. En se promenant dans la grande galerie, on y admiroit le Scipion de bronze, la Léda, la Julie, la Pomone, Vénus, Diane, Apollon, le Bacchus grec, & la copie de Michel-Ange, qui ne le cédoit point à l’original. Sous le regne des Médicis, cette galerie conduisoit à plusieurs sallons décorés de statues, de bustes, de bas-reliefs, de tableaux inestimables, d’un nombre incroyable de médailles, d’idoles, de lampes sépulchrales, de pierres, de minéraux, de vases antiques, & d’autres curiosités de la nature & de l’art, dont les gravûres & les descriptions abrégées forment plusieurs magnifiques volumes in-folio.

C’étoit en particulier dans le sallon octogone de cette superbe galerie, qu’on voyoit un diamant qui tenoit à juste titre le premier rang entre les joyaux de ce cabinet ; il pesoit cent trente neuf karats & demi : on y trouvoit une tête antique de Jules-César, d’une seule turquoise ; des armoires pleines de vases d’agate, de lapis, de crystal de roche, de cornalines garnies d’or & de pierres fines ; une table, & un cabinet d’ouvrages de rapport de diaspre oriental, de chalcédoine, de rubis, de topaze, & d’autres pierreries ; une immense quantité de tableaux, tous chefs-d’œuvre des meilleurs peintres, & une infinité de pierres gravées : enfin parmi des statues inestimables, il y avoit six figures antiques dont on ne se lasse point de parler ; le rotateur, le luteur, le faune, le Cupidon endormi, les deux Vénus, l’une de six piés l’autre de cinq, & cette derniere étoit la fameuse Vénus de Médicis. Voyez Rotateur, & Vénus de Médicis, &c.

Aussi, comme le dit M. de Voltaire, Florence n’oubliera jamais les Médicis, ni Cosme, né en 1389, mort regretté de ses ennemis même, & dont le tombeau fut orné du nom de pere de la patrie, ni son petit-fils Laurent de Médicis, surnommé le pere des Muses ; titre qui ne vaut pas celui de pere de la patrie, mais qui annonce qu’il l’étoit en effet. Sa dépense vraiement royale lui fit donner le titre de magnifique ; & la plus grande partie de ses profusions étoit des libéralités qu’il distribuoit avec discernement à toutes sortes de vertus, pour parler comme l’abbé du Bos.

Entre les hommes célebres que Florence a produits, je ne dis pas dans les Arts, dont la liste me meneroit trop loin, (Voyez cependant pour les peintres Ecole florentine.) mais je dis dans les Lettres seulement, on ne doit pas taire :

Le Dante (Alligeri), pere de la poésie italienne, né l’an 1265, & mort à Ravenne l’an 1320, après avoir été un des gouverneurs les plus distingués de Florence, pendant les factions des Guelphes & des Gibelins.

Machiavel (Nicolas), assez connu par son Histoire de Florence, & plus encore par ses livres de politique, où il a établi des maximes odieuses, trop souvent suivies dans la pratique par ceux qui les blâment dans la spéculation ; d’ailleurs écrivain du premier ordre. Voyez Prince. Il mourut en 1529.

Guicciardini (Francisco), contemporain de Machiavel, né l’an 1482, mort l’an 1540, fameux par ses négociations, ses ambassades, ses talens militaires, sa passion pour l’étude, & son Histoire d’Italie, dont la meilleure édition françoise est celle de 1593, à cause des observations de M. de la Nouë.

Galiléo (Galiléi), immortel par ses découvertes astronomiques, & que l’inquisition persécuta. Voyez l’article Copernic. Il mourut l’an 1642, après avoir perdu, pour me servir de sa propre expression, ses yeux qui avoient découvert un nouveau ciel.

Viviani (Vicenzio), né en 1621, mort en 1703, éleve de Galilée, & de plus grand géometre pour son tems.

J’ajoûte ici Lulli (Jean-Baptiste), né en 1633, mort à Paris en 1687 ; parce que Lulli fit en France pour la Musique, ce que Galilée avoit fait dans les Sciences pour l’Astronomie : ses innovations lui ont également reussi ; il a trouvé des mouvemens nouveaux, & jusqu’alors inconnus à tous nos maîtres ; il a fait entrer dans nos concerts jusqu’aux tambours & aux tymbales ; il nous a fait connoître les basses, les milieux, & les fugues ; en un mot, il a étendu dans ce royaume l’empire de l’harmonie ; & depuis Lulli, l’art s’est perfectionné dans cette progression.

Florence est située à 19 lieues S. de Bologne, 24 S. E. de Modene, 46 S. O. de Venise, 50 N. O. de Rome. Long. 28d 51′ 0″. latit. 43d 40′ 30″. suivant Cassini. (D. J.)

Florence, (état de) Hist. cet état étoit au commencement une république, dont la constitution mal-entendue ne manqua pas de l’exposer à des troubles, à des partis, & à des factions fréquentes : cependant par la force de la liberté, non-seulement le peuple y étoit nombreux, mais le commerce & les Arts y fleurirent jusqu’au tems qu’elle perdit avec sa liberté, sa vigueur & son opulence. Il est vrai qu’elle a été guérie de ces émeutes, mais par un remede pire que le mal, par la servitude, la misere qui en est le fruit, & la dépopulation qui l’accompagne d’ordinaire : instrumenta servitutis & reges habuit. Voyez l’histoire de Florence depuis le commencement de cet état jusqu’à nos jours, & vous serez convaincu de cette vérité. (D. J.)

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Phonétique du mot « florence »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
florence flɔrɑ̃s

Évolution historique de l’usage du mot « florence »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Images d'illustration du mot « florence »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « florence »

Langue Traduction
Anglais florence
Espagnol florencia
Italien firenze
Allemand florenz
Chinois 佛罗伦斯
Arabe فلورنسا
Portugais florença
Russe флоренция
Japonais フローレンス
Basque florentzia
Corse firenze
Source : Google Translate API

Synonymes de « florence »

Source : synonymes de florence sur lebonsynonyme.fr
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