La langue française

Étymon

Définitions du mot « étymon »

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉTYMON, subst. masc.

LING. Mot attesté ou reconstitué qui sert de base à l'étymologie d'un terme donné. Le latin « amare » est l'étymon du français « aimer ».
Prononc. : [etimɔ ̃]. Étymol. et Hist. 1892 (Guérin). Empr. du lat. etymon « étymologie » (gr. ε ́ τ υ μ ο ν « vrai sens, sens étymologique », cf. étymologie).

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉTYMON, subst. masc.

LING. Mot attesté ou reconstitué qui sert de base à l'étymologie d'un terme donné. Le latin « amare » est l'étymon du français « aimer ».
Prononc. : [etimɔ ̃]. Étymol. et Hist. 1892 (Guérin). Empr. du lat. etymon « étymologie » (gr. ε ́ τ υ μ ο ν « vrai sens, sens étymologique », cf. étymologie).

Wiktionnaire

Nom commun

étymon \e.ti.mɔ̃\ masculin

  1. (Linguistique) Mot le plus ancien à l’origine du mot nouveau.
    • Le latin operari est l’étymon de ouvrer, devenu œuvrer, et de opérer.
    • S’il existe un consensus pour rattacher « ironie » à l’étymon eirôneia, les avis divergent quant à la signification du mot grec. — (Pierre Schoentjes, Recherche de l’ironie et ironie de la recherche, 1993)
    • C’est l’époque où l’on commençait à mettre en relation le nom Ingrande, dérivé de l’étymon celtique equoranda, avec le passage d’une frontière. — (Jacques Naveau, Recherches sur Jublains et sur la cité des Diablintes, Documents archéologiques de l’Ouest, Conseil général de la Mayenne, 1997, page 33)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « étymon »

(Siècle à préciser) Du latin etymon, dérivé du grec ancien ἔτυμος, étymos (« véritable »). Dérivation de ἐτεός, ά, όν (« vrai ») et rattaché au sanskrit satyas (« vrai »), au scandinave sannr (« vrai »), à l’anglais sooth (« vérité »), racine très bien représentée dans les langues indo-européennes.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « étymon »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
étymon etimɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « étymon »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « étymon »

  • Traditionnellement lieu d’importance négligeable, car avant tout bordure chargée d’encadrer, de baliser, ce qui doit être l’objet de l’attention, la marge jouit aujourd’hui d’une certaine revalorisation. Si l’on se rappelle que son étymon latin margo (bord) découle de la racine indo-européenne mark (limite), qui a donné « marche », on peut en effet voir en elle une « marche » sur laquelle se hisser pour observer et penser le monde. , Séminaire doctoral annuel ICI Doc' (Univ. de Lorraine)
  • Nous sommes maintenant en Amérique au 17esiècle en pleine période coloniale avec des grandes puissances comme l’Espagne, la France, l’Angleterre etc.… Si l’on met de côté les génocides, on verra qu’il y a eu des accouplements entre autochtones et colons. Ce qui va donner naissance à des mi- espagnols et des mi- indiens qui seront reconnus sous le nom de criollo passant pour créole comme étant l’étymon du français. De ce fait, l’histoire du mot créole reflète largement l’histoire démographique et sociale des aires occupées par les grandes puissances coloniales de l’époque d’où parler de nègres créoles à St Domingue c’était parler des nègres qui ont vu le jour dans la colonie. Très vite le même terme sera utilise pour faire référence à des réalités physiques et culturelles. On parle très tôt de cheval créole, de chansons créoles ou de cuisines créoles. Ainsi, l’élément sémantique majeur à retenir est l’indigénéïté, c’est à dire des éléments qui sont la résultante du terroir. Dans une telle perspective, parler de Rap créole ne poserait aucun problème dans la mesure où ce rap refléterait les réalités socioculturelles du milieu dans lequel il a vu le jour. Haïti Standard, Rap créole versus rap haïtien : quand le « beef » du sujet nous interpelle | Haïti Standard
  • Le mot « conte » tire son origine de l’étymon latin computare dans le sens énumérer des faits, des événements. C’est de tout temps le genre littéraire le plus prolifique et ce type de récit bref n’est pas limité à une seule formule narrative concrète ou autonome. Mais il jouit d’une grande flexibilité et d’une adaptabilité qui en font un genre spécialement intense mais aussi atypique. L’objectif du présent ouvrage collectif est d’examiner la manière dont les aires hispaniques contemporaines n’ont eu de cesse de réinventer l’écriture du conte. Fréquemment employé pour désigner des récits fictionnels relativement brefs aussi variés que les contes de fées, les contes philosophiques, les contes fantastiques... le « conte » a fait l’objet de perpétuelles métamorphoses en terres espagnoles et latino-américaines. Tant et si bien que ces contes, la plupart du temps issus de la tradition orale, se sont vite retrouvés à faire partie d’un patrimoine littéraire en perpétuelle innovation. Miroir des mutations sociales et culturelles de ces territoires, le conte dans les mondes hispaniques témoigne d’une créativité et d’une imagination débordante mais suscite également des problématiques et des angles d’attaque spécifiquement littéraires : intertextualité, passage d’un genre à un autre, étude thématique, étude des structures narratives, histoire du livre et des adaptations, avatars des contes classiques…. Outre un dense panorama historique et littéraire de la question, notre objectif se portera en particulier sur les propositions de (ré)écritures et de (r)évolutions de contes classiques dans la production pour enfants contemporaine, mais aussi le théâtre ou la poésie en privilégiant systématiquement les créations littéraires qui sortent peu ou prou du genre du conte pour enfants et n’hésitent pas à faire entrer les adultes dans la ronde. Enfin, nous souhaiterions également interroger ces métamorphoses en analysant les véhicules de transmission de tout cet héritage, que cela soit par le prisme d’une tradition orale mythique mise en scène dans le récit ou par celui d’une réappropriation scripturaire de cette tradition orale. Du fait de sa poly-adaptabilité, nous souhaiterions interroger l’évolution du conte littéraire en Espagne et Amérique Latine au xviiiième et au début du xxième siècle. Dans quelles mesures s’est-il transformé ? Nous visons le questionnement sur les aspects de l’écriture qui restent figés, qui se renouvellent ou qui s’actualisent. , Il était une fois le conte dans les mondes hispaniques du XVIIIe au début du XXIe siècle. Métamorphoses d’un genre
  • Si l’exil s’inscrit dans la dialectique de l’éloignement du pays natal, les chemins menant à la condition d’exilé sont pourtant divers et variés. Le mot exil doit en effet son origine à l’étymon latin exul, exsul « une personne bannie, proscrite de sa patrie ». Le préfixe ex qui signifie “hors de", souligne l’exclusion d’un point de départ. Dans cette perspective, exul évoque à la fois la notion d’expulsion et celle d’errance. , L’Exil au Moyen Âge, entre tourment et plénitude (Angers)

Traductions du mot « étymon »

Langue Traduction
Anglais etymon
Espagnol raíz
Italien etimo
Allemand etymon
Chinois 乙门
Arabe إتيمون
Portugais étimo
Russe этимон
Japonais エチモン
Basque etymon
Corse etimonu
Source : Google Translate API

Étymon

Retour au sommaire ➦

Partager