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Étésien

Définitions du mot « étésien »

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉTÉSIEN, adj. masc.

GÉOGR. PHYSIQUE. Vents étésiens. Vents qui soufflent du Nord pendant l'été sur la Méditerranée. Strabon dit qu'elle est particulièrement dure [la mer Rouge] à l'époque des vents étésiens et de la saison des pluies (Verne, Vingt mille lieues,t. 2, 1870, p. 46).
Prononc. et Orth. : [etezjε ̃]. Ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1542 (A. du Pinet, Histoire naturelle de Pline, VI, 17 ds Gdf. Compl.). Dér. du lat. class. etesiae, -arum masc. plur. « vents étésiens », du gr. ε ̓ τ η σ ι ́ α ι (sous-entendu α ́ ν ε μ ο ι) « vents qui soufflent du nord-ouest » (proprement « vents qui reviennent chaque année »); suff. -ien*. Fréq. abs. littér. : 4.

Wiktionnaire

Adjectif

étésien \e.te.zjɛ̃\

  1. Qualifie le vent qui souffle du Nord en Méditerranée orientale l’été.
    • Les vents étésiens, bien connus des navigateurs hellènes qui les utilisaient dès l’Antiquité pour aller commodément en Egypte ... — (Demangeon)

Nom commun

étésien \e.te.zjɛ̃\ masculin

  1. Vent qui souffle du Nord en Méditerranée orientale l'été.
    • …c’est le premier indice qui annonce la fin de cette saison terrible, — le vent du nord, l’étésien des Grecs, se lève et se met à souffler avec violence, parfois même avec furie. — (Gaston Maspero, Histoire ancienne des peuples de l’Orient, 1909)


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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ÉTÉSIEN. adj. m.
Qui se reproduit chaque année. Il n'est employé que dans l'expression Vents étésiens, Vents réguliers qui soufflent chaque année pendant un certain nombre de jours dans la Méditerranée.

Étymologie de « étésien »

Du latin etesius, du grec ancien ἐτήσιος, etēsios (« annuel ») de ἔτος « année ».
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Phonétique du mot « étésien »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
étésien etesjɛ̃

Évolution historique de l’usage du mot « étésien »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « étésien »

  • La faune quitte terre, en file indienne, pour les ports desservant le Colosse, après acheminement à travers le continent africain, pétrifiée dans des cages où les espèces carnassières ont été appâtées au moyen d’agneaux broutards, et les herbivores poussés au flambeau par des rabatteurs du cru. De gauche à droite : une éléphante dans les chaînes est embarquée à reculons, sur une passerelle jetée à même les bastingues ; une douzaine d’oiseaux — des colibris ? — à l’intérieur d’une sorte de palanquin ; et en queue de cortège, un sanglier, empêtré dans un filet de chanvre à grosses mailles, porté à l’épaule. La partie la mieux conservée de la mosaïque montre encore un exemple de chasse au miroir : on a placé au fond du piège un disque de métal, alliage d’étain et d’argent, pour tromper le fauve avec son image. Ici, un ocelot. La trappe s’étant brusquement refermée derrière lui, l’étroitesse du leurre l’empêche de se retourner. Il reste là, face à lui-même, interdit. Il ne trouve pas de mots. Le couvercle d’un sarcophage exposé à l’entrée des sous-sols, au carrefour des allées-et-venues, représente trois de ces félins perdus dans un même tête à tête, tout au long de la traversée, gémissant parmi leurs proies familières, tatou, tapir, tortue, toucan, caïman, singe hurleur, fourmilier, agouti et pécari, dont le navire est plein. Plusieurs fois le chargement manque de sombrer, mais lorsqu’il espère pouvoir toucher terre, bien avant de s’engager dans le chenal d’accès, c’est par son odeur qu’il s’annonce. Cette dernière arrive par vagues, portée par les vents étésiens. La plupart des dockers savent y reconnaître l’origine géographique des prises, ou parfois la nature et le stade du mal qui les vide de leur substance, plus exceptionnellement le nombre de cadavres. Quelques molécules suffisent alors à la propagation des rumeurs dans toute la zone de fret : une heure au plus et l’émeu, le kangourou, l’acrobate pygmée sont sur toutes les lèvres, suivis d’un long défilé de marsupiaux. Leur légende les précède. On ne les a pas encore débarqués qu’elle est déjà sur le point d’atteindre les banlieues. Et quand en vue des premiers remparts, les créatures ayant été hissées en triomphe, la section la plus méridionale du public lève ses bras et tout le corps dans un élan spontané, pour aussitôt se rasseoir, suivie dans la demi-seconde par la tribune immédiatement voisine, puis par toutes les autres dans le sens des aiguilles du cadran central, on scande ensemble le nom des espèces. Il est midi au moment où elles franchissent le seuil de l’arène, où la poussière soulevée par les combats du matin finit tout juste de décanter. Aussi loin dans le temps qu’on remonte, on y a fait s’affronter les bêtes deux à deux, selon leur position dans une nomenclature en explosion continue : l’aigle avec l’aigle, l’ourse avec l’ourse, le lézard moloch avec son congénère, iuiuiniscus iuiuensis avec un de ses descendants, le poisson-limace avec son géniteur. Mais les dés sont aujourd’hui rejetés. Les attentes des spectateurs du Colosse ont changé du tout au tout, par lassitude peut-être devant ces corps à corps pourtant régulièrement remis au goût du jour par la découverte de nouveaux territoires de chasse, et par des guet-apens de plus en plus ingénieux. On baille à la destruction du même par le même, exigeant désormais à grand bruit le dépareillage, et jusqu’au duel contre-nature. Ainsi peut-on voir, des millions d’yeux étagés dans l’espace conique, infundibuliforme, se répartir sur toute la surface de l’arène d’étranges couplages agonistiques, aussi aléatoires qu’inépuisables : renne contre bouc, crabe contre louve, contre ibis, contre cygne, hyène contre loir, oie contre phoque, contre hermine, contre taupe ou contre pie, pie contre zèbre, contre castor, ou casoar, ou pipistrelle, ou phyllopteryx, ou tigre à dents de sabre, myrmécobie à bandes contre panthère nébuleuse. Tous se sont comme spontanément organisés en un élégant carrousel, mais déjà la fièvre, les vivats encouragent la mêlée. Elle a maintenant libre cours. De quelque point de vue qu’on se place, il est devenu impossible d’isoler un spécimen singulier dans le grouillement des membres, des nageoires et des crêtes, des griffes et des ergots emportés par la violence des attaques. Une queue s’enroule à contre-jour autour d’un cou, une langue autour d’un jarret, des crocs transpercent une carotide pendant qu’au premier plan, une lourde panse se voit déchirée sur toute la longueur par une corne de franche courbure. L’animal retombe hors de l’ombre. C’est une laie. Elle était grosse, et c’est par sa plaie qu’elle se vide de sa progéniture. Club de Mediapart, COLOSSE | Le Club de Mediapart
  • Partout ailleurs au pays, les feuilles commencent à peine à perdre le vert étésien, les rouges et les jaunes pointent timidement, les vélos sont toujours à l’honneur et le soleil brille. RCI | Français, Blizzard et 20 centimètres de neige dans le sud de l’Alberta – RCI | Français
  • Pour remplacer les centrales à charbon, et lutter efficacement contre le réchauffement clmatique, on a encore rien trouver de mieux que les centrales nucléaires... Hélas! Il y a urgence dans le nord de l'Europe où on enregistre une sécheresse tout à fait inhabituelle et des températures étésiennes plus hautes que dans le sud de l'Espagne.Les centrales à charbon sont catastrophiques, il faut les arrêter absolument! Le Figaro.fr, Un appel à initiatives pour remplacer les centrales à charbon

Traductions du mot « étésien »

Langue Traduction
Anglais etesian
Espagnol etesio
Italien etesian
Allemand etesian
Chinois 自尊
Arabe أزتي
Portugais etesiano
Russe годичный
Japonais エテシアン
Basque etesian
Corse etesianu
Source : Google Translate API

Synonymes de « étésien »

Source : synonymes de étésien sur lebonsynonyme.fr

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