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Énonciateur

Définitions de « énonciateur »

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉNONCIATEUR, TRICE, adj. et subst.

A.− Rare. (Celui, celle, ce) qui énonce quelque chose. Les Prophètes, énonciateurs de la Parole (P. Leroux, Humanité,t. 2, 1840, p. 893).Divisant les sciences, selon qu'elles sont descriptives, énonciatrices de phénomènes (...) j'arrive à une distribution des sciences aussi exacte, aussi régulière que celle trouvée par Ampère (Proudhon, Créat. ordre,1843, p. 75).
Rem. On relève ds Rob. Suppl. 1970 la forme énonceur, euse, subst. avec le même sens. Énonceur de diction (J. Perret, Bâtons dans les roues, p. 264).
B.− Subst., LING. ,,Agent créateur d'un énoncé`` (Conseil international de la Langue Française, mai 1975 ds Clé Mots).
Emploi adj. Si l'on définit l'énonciation comme le rapport toujours nécessairement présent du sujet énonciateur à son énoncé, alors apparaît clairement, au niveau même de la langue, une nouvelle illusion selon laquelle le sujet se trouve à la source du sens (Langages,mars 1975, no37, p. 18, ds Clé Mots).
Rem. Attesté comme terme de ling. par Lar. encyclop. Suppl. 1968.
Étymol. et Hist. 1. 1840 subst. (P. Leroux, loc. cit.); 2. 1843 adj. (Proudhon, loc. cit.). Du b. lat. enuntiator « celui qui énonce ». Fréq. abs. littér. : 4.

Wiktionnaire

Nom commun - français

énonciateur \e.nɔ̃.sja.tœʁ\ masculin (pour une femme, on dit : énonciatrice)

  1. (Linguistique) Auteur d’un énoncé : locuteur à l’oral, narrateur à l’écrit ou encore graphiateur d’une narration graphique.
    • Le pronom personnel ordonne l’espace à partir d’un point central qui est l’ipséité (ego) de l’énonciateur. — (José Voss, Le langage comme force selon Wilhelm von Humboldt, Éditions Connaissances et Savoirs, 2017, page 327)
    • On va l’utiliser pour introduire un élément nouveau et inconnu de l’énonciateur. — (Grammaire linguistique Hamel, Université Le Havre Normandie, disponible sur le site https://www.studocu.com)

Adjectif - français

énonciateur \e.nɔ̃.sja.tœʁ\ masculin

  1. (Linguistique) Qui énonce.
    • L’instance énonciatrice du discours.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « énonciateur »

De énonciation, par désuffixation et resuffixation en -eur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « énonciateur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
énonciateur enɔ̃sjatœr
énonciatrice enɔ̃sjatris

Évolution historique de l’usage du mot « énonciateur »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « énonciateur »

  • Le philosophe Éric Sadin publie un nouvel ouvrage qui questionne l'intelligence artificielle, l'obsession de notre époque, et son application à tous les domaines économiques et sociaux, s’imposant comme énonciatrice de vérité. L’homme ne s’appuie plus alors sur la technique, la technique le guide... France Culture, Intelligence Artificielle : l’enjeu du siècle
  • Associée notamment au domaine philosophique, la subjectivité ne demeure pas moins un concept véhiculé non seulement dans les arts, mais aussi dans les sciences. Il ne cesse d’évoluer et d’enregistrer de nouvelles définitions, plus ou moins proches selon le domaine, mais toutes mettent l’homme au centre et renvoient aux sentiments, aux émotions, aux pulsions, aux impressions, aux affinités, aux états de conscience de chacun. Ce sont justement nos sentiments qui régissent les formes linguistiques que nous choisissons pour transmettre un message. Benveniste considérait la subjectivité comme immanente au langage et il l’a définie comme «la capacité du locuteur à se poser comme sujet»  (1966 :269). Pour Ricœur (1969 :261), le langage est «un mode d’être dans l’être». En effet, la subjectivité d’un être ne peut prendre forme que dans et par le langage, puisque seul le langage contient les signes qui permettent au lecteur de s’affirmer en tant que sujet. L’énonciateur laisse des traces implicites ou explicites dans son message. Ainsi, les instances d’énonciation sont établies par l’entremise des déictiques (indices de personne, démonstratifs, désinences verbales, certains verbes comme venir par exemple, adverbes, prépositions, appellatifs de parenté, hypocoristiques, etc.), des adjectifs affectifs (poignant, drôle), des évaluatifs (associés à l’échelle bien/mal) et des modalisateurs (associés à l’échelle vrai/faux). Car, selon Kerbrat-Orecchioni (1980 :79) «toute unité lexicale est, en un sens, subjective, puisque les mots de la langue ne sont jamais que des symboles substitutifs et interprétatifs des choses». Autrement dit, chaque choix d’un mot utilisé par l’énonciateur est le résultat d’une intervention de sa propre subjectivité. Ce choix est aussi important en diachronie, comme facteur déterminant dans le processus de lexicalisation et de grammaticalisation (v. Traugott et Dasher 2002, Closs-Traugott 2010). , L’(inter)subjectivité et ses marques (Annales Langues Romanes)
  • La duplicité se définit, de façon première, comme le caractère de ce qui est double. À cette notion de dédoublement peut également s’ajouter une notion de caractère feint, de dissimulation. Le cas échéant, la dissimulation est supposée s’appliquer à l’élément qui est pragmatiquement visé (le but ultime d’un acte de langage par exemple), contrastant ainsi avec le niveau « de surface », qui deviendrait, en fin de compte, secondaire. Les interactions verbales – et l’intersubjectivité qu’elles impliquent – peuvent ainsi être analysées sous l’angle de cette notion de duplicité, qu’elle soit stratégique ou non : en effet, toute communication implique un décryptage du message prenant en compte, non seulement le plan locutoire, mais aussi le plan illocutoire, en lien avec les intentions du locuteur/énonciateur, dans un contexte donné. , Quand le dire se dédouble. Duplicité énonciative et stratégies discursives associées. Domaine anglophone (Toulouse)
  •  […] l’observation directe des phénomènes linguistiques nous contraint à prendre en compte la complexité des faits, leur diversité, leur foisonnement et leur hétérogénéité. Ce constat nous interdit de nous satisfaire d’une conception simplifiée de la communication où cette dernière porterait uniquement sur la transmission linéaire d’une information calibrée dans un milieu neutre et homogène. Il nous faut poser au cœur de l’activité de langage (qu’il s’agisse de représentation ou régulation) l’ajustement, ce qui implique à la fois la stabilité et la déformabilité d’objets pris dans des relations dynamiques, la construction de domaines, d’espaces et de champs où les sujets auront le jeu nécessaire à leur activité d’énonciateurs-locuteurs. , Le langage dialogique : analyse de textes & formalisation de l’énonciation (Acta Fabula)
  • Que ce soit pour les fans de la saga ou les néophytes qui vont découvrir l’œuvre au mois d’avril, c’est le son mythique "One Winged Angel" qui ouvre l’appétit en survolant Midgar et sa foultitude de détails. Les sons très métalliques, ferrailleux, sombres, on voit bien qu’il y a quelque chose qui cloche dans cette immense ville aux allures de mégalopoles solitaires qui contraste étonnamment bien avec la musique proposée, beaucoup plus douce mais énonciatrice avec ses chœurs clairs et aigus. Puis, un train pas comme les autres arrive en gare avec à son bord notre fameux héros Cloud, Soldat à la retraite apparemment qui joue les mercenaires de service pour l’organisation Avalanche, sauveur du monde pour les uns, terroristes loufoques mais dangereux pour les autres. Pas le temps de niaiser pour le petit groupe posé sur le quai car les ennuis commencent, deux gardes les repèrent et la première phase d’action du RPG commence. C’est un point crucial qui va être abordé et qui le sera à nouveau au fur et à mesure de cette preview puisque nous sommes sur un mix temps réel et bullet time appelé Mode Tactique, mais 100% maitrisé par vous. Il n’y a plus de tour par tour au sens pur du terme puisque, contrairement à FF VII lorsque la jauge ATB (Active Time Battle) se remplissait nous devions attendre sans rien faire et c’est seulement lorsque celle-ci était pleine que vos choix pouvaient se convertir en action.Ici, même si votre ATB se rempli vous pouvez dézinguer vos ennemis à grands coups d’épée, de bras-mitrailleur ou autre coup de poing dont Tifa a le secret, mais si vous désirez lancer une autre action de type Objet, Sort ou Compétence, il faudra absolument que l’une de vos deux barres soient pleines puis ouvrir le menu des commandes via la touche croix ! Autant vous dire qu’au début, on peine à bien maitriser les timings et c’est évidemment lorsque l’on a besoin d’une Potion que l’on se rend compte que c’est la panne sèche et qu’il faut donc prendre des risques pour gratter les quelques centimètres manquants, vous le comprendrez un peu plus tard dans cette preview. Pour en revenir aux deux pauvres quidams que l’on va vite évincer, il suffit de matraquer la touche carrée pour lancer des attaques standards qui font assez mal via une valse gracieuse, épée d’1m50 à la main. Jusque-là tout va bien finalement, on engrange de l’expérience pour prendre des niveaux, on récupère de la monnaie (des gils) parfois des items afin de reprendre de la vie ou des points de magie et on enchaine la suite de l’aventure avec le groupe. A peine quelques mètres plus loin d’autres gardes vous en veulent et se ruent sur vous. Ayant pour ordre de distraire la milice et de laisser Barret et les siens avancer en toute furtivité, ce nouveau combat vous permet de comprendre que la jauge ATB se rempli au fur et à mesure si vous n’attaquez pas, ou au contraire, va gagnez rapidement en progression si vous touchez vos adversaires.Autre point très Action du genre, vous pouvez esquivez les attaques en appuyant sur rond, et vous protégez en appuyant sur R1, réduisant ainsi les dégâts subis ce qui va s’avérer primordial par la suite. Comme il y a plusieurs gardes à combattre, il est évidemment possible de les cibler et appuyant sur la touche R3 afin d’avoir une meilleure gestion en teamfight. Là encore, le combat se fait sans encombre et on découvre petit à petit où ce remake veut nous amener, comment il veut à la fois plaire aux anciens et à la nouvelle école. Cependant, la caméra est bien trop proche de l’action pour que ce soit totalement agréable au début de jeu, avec en plus une tonne d’information à ingurgiter et surtout à digérer aussi vite ce n’est pas forcément le point qui va plaire le plus aux joueurs durant les premières heures. Et en parlant d’informations, je suis loin d’en avoir terminé avec les phases de combats puisque des nouveautés s’inscrivent rapidement dans le déroulement du scénario avec le système de Choc, stratagème clé pour annihiler plus vite vos adversaires. JeuxActu, Final Fantasy 7 Remake : on est retourné à Midgar, nouvelles impressions
  • - L’HAS : Les recommandations de cet organisme, dont le credo EBM ne recouvre pas un niveau de rigueur scientifique absolu en psychiatrie, sont souvent interprétées par l'administration et les décideurs comme énonciatrices d'une vérité unique à appliquer au pied de la lettre (en particulier dans le champ de l’autisme), alors qu'elles devraient être relativisées du fait de leur obsolescence programmée, et contextualisées pour prendre en compte la complexité et les singularités cliniques ainsi que les données environnementales. Club de Mediapart, Communiqué de STOP DSM | Le Club de Mediapart
  • Comme énoncé dans le sujet, l’exercice consistait à proposer une lecture féministe des proverbes. Ces expressions de « sagesse populaire », il va sans dire, existent dans toutes les sociétés et subissent différentes variations selon les régions où elles sont véhiculées. Ainsi, elles peuvent donner lieu à un nombre illimité d’interprétations. La conférencière qui est d’ailleurs une habituée de cet exercice, souligne au prime abord que la plus grande difficulté dans l’interprétation des proverbes réside dans la forme énonciatrice qu’ils prennent souvent. « On ne peut donc pas toujours, lorsqu’on analyse des proverbes, dire qu’ils sont univoques, qu’ils vont dans un seul sens. Ils évoluent en fonction du contexte et au fil du temps. » Pris dans deux contextes différents, un même proverbe peut être compris dans son propre sens contraire. Le Nouvelliste, Ticket | Ce que disent les proverbes créoles des femmes haïtiennes !
  • D’abord, l’écriture inclusive semble être un puissant levier de féminisation des candidatures. Sa mobilisation dans les annonces d’emploi par exemple, indique aux femmes que leurs places sont pensées, travaillées, réfléchies par l’institution énonciatrice, que les mécanismes de relégation y sont vraisemblablement déconstruits. C’est notamment pour cette raison que les formations scientifiques peinant à féminiser leurs effectifs s’y intéressent tout particulièrement. Le Monde.fr, Raphaël Haddad : « Combattre les inégalités par le langage »
  • Le moyen choisi pour y parvenir – la confession médiatique – est un circuit court qui donne immédiatement satisfaction aux énonciatrices. Elles sont reconnues dans leur souffrance, entourées de témoignages de réconfort, et leur agresseur, s’il est nommé (ce qui est souvent le cas), est immédiatement sanctionné. Soit que son nom soit cité, soit que sa nouvelle réputation entraîne des conséquences pour lui et ses proches. Le tribunal médiatique ne connaît ni objection ni cadre. Le Monde.fr, #MeToo : « Le procès pénal n’est pas construit pour être un lieu d’écoute de la seule victime »
  •             Il convient donc de parler de polyphonies au pluriel, et de spécifier en littérature si l’on a affaire à la fragmentation de l’instance énonciatrice romanesque en plusieurs relais narratifs, ou à la pluralité des voix au sens large (au théâtre par exemple), ou encore à des fragments de discours hétérogènes (lettres, récits enchâssés, allusions intertextuelles…). Les applications phonologiques du concept sont même à envisager, dans la mesure où elles permettent de mettre en avant le rôle primordial de la polyphonie en poésie, lieu s’il en est de la conjonction de la voix qui fait entendre le son et de la voix poématique qui produit l’énoncé. On pourra aussi réfléchir aux pratiques linguistiques impliquant le passage d’une langue à l’autre, notamment entre langues régionales et langues perçues comme dominantes. Le champ musicologique est aussi à considérer, tant il est vrai qu’une réflexion sur les polyphonies, comme mise en simultanéité d’entités sémantiques diverses, offre des perspectives particulièrement variées. D’autres domaines des arts interviendront éventuellement dans cette réflexion, tant qu’ils s’articuleront autour du passage à la modernité et de sa définition. , "Plurivocalité et polyphonies : une voie vers la modernité ?" (Université de Saint-Etienne)

Traductions du mot « énonciateur »

Langue Traduction
Anglais enunciator
Espagnol enunciador
Italien enunciator
Allemand enunciator
Chinois 信号器
Arabe الناطق
Portugais enunciador
Russe enunciator
Japonais 発言者
Basque jabe
Corse enunciator
Source : Google Translate API

Synonymes de « énonciateur »

Source : synonymes de énonciateur sur lebonsynonyme.fr

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