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Dromomanie

Définitions du mot « dromomanie »

Wiktionnaire

Nom commun

dromomanie \dʁɔ.mɔ.ma.ni\ féminin

  1. (Psychologie) Impulsion irrésistible à marcher ou à courir.
    • La dromomanie désigne l'impulsion morbide à marcher ou à courir, nos vagabonds sont ainsi incorporés à la nosographie psychiatrique. — (Maryse Bresson et al., La psychologisation de l'intervention sociale : mythes et réalités, 2006)
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Étymologie de « dromomanie »

Du grec ancien δρόμος, dromos (« course ») et du latin mania (« folie »)
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Phonétique du mot « dromomanie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
dromomanie drɔmɔmani

Évolution historique de l’usage du mot « dromomanie »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « dromomanie »

  • Le tournage, réalisé sur plusieurs années, a duré neuf mois et le voyage de Lillian, commencé au printemps, s’étale sur trois saisons, se terminant en hiver. Parfois, le réalisateur se retrouvait seul, caméra sur l’épaule, avec son actrice. "Il était d’entrée prévu que les rencontres fortuites seraient intégrées au film" expliquait-il lors de sa venue au cinéma ABC en soulignat que pour lui , la vraie Lillian "souffrait de dromomanie, une sorte d’impulsion à se déplacer qui peut durer des mois". ladepeche.fr, À pied de NewYork à la Russie - ladepeche.fr
  • «Ils parcourent l'Europe». Et ils le font désormais en tous sens. Ecrivains et artistes ne se contentent plus de la seule Italie entre 1780 et 1880. Il leur faut la France entière. L'Espagne, qui reste alors un pays neuf. La Grèce bientôt, puis fraîchement libérée. L'Allemagne. Bref, des ailleurs pour trouver l'inspiration, fuir des créanciers ou quitter une situation politique intolérable, comme c'est alors le cas des Polonais. Certains entreprennent un seul grand voyage, qui restera celui de leur vie. Ce sont les successeurs des touristes apparus dès la fin du XVIIe siècle. D'autres ont la bougeotte. Ils sont atteints de cette dromomanie aiguë qui se répand aujourd'hui en Occident chez les gens aisés et les retraités. Il en existe même ne rentrant jamais chez eux. L'Américain Henry James est mort à Londres. Elizabeth Barrett à Florence. Richard Wagner à Venise, Adam Mickiewicz à Constantinople, actuelle Istanbul. Notez que les Français, sans doute plus casaniers, tendent à finalement rentrer au port. Un peu comme les mouettes. Bilan, "Ils parcourent l'Europe". Quand écrivains et artistes avaient la bougeotte, 1780-1880 - Bilan
  • Depuis le 26 janvier 2020, c’est «Le mal du voyage» qui remplit la «Black Box» rénovée. Il s’agit d’un panorama du tourisme, vu comme un mal. Nous ne sommes plus au temps où milords anglais et princes russes arpentaient pendant un ou deux ans l’Italie au XVIIIe siècle, accomplissant par là leur «Grand Tour». Ce sont des hordes qui se déplacent actuellement en tous sens chaque année autour du Globe. Celles-ci ne sont plus voyageuses, mais consommatrices, voire prédatrices. Leurs membres n’auraient selon les commissaires pour but que le «plaisir immédiat». Ils nivelleraient les différences culturelles, «créant des mondes factices, creusant les inégalités sociales et détruisant les ressources naturelles.» On sait à quel point le nombre de ces nouveaux nomades, atteints de dromomanie (1), augmenté depuis les années 1960. Certaines villes ne vivent du reste plus que par eux, tout en maudissant leur présence envahissante. Bilan, Le MEN neuchâtelois donne aujourd'hui, mais à contre-temps, "Le mal du voyage" - Bilan
  • dromomanie des mots savants Le Soir Plus, Le MAD donne carte blanche au photographe Philippe Herbet - Le Soir Plus
  • Avez-vous déjà entendu parler de la "dromomanie" ? C'est de ce curieux syndrome, plus connu sous les termes "folie du fugueur", que fut atteint un certain Albert Dadas (1860-1907). Premier cas de "tourisme pathologique", cet ouvrier gazier bordelais ne pouvait s'empêcher de zigzaguer de lieu en lieu, ayant de manière compulsive "traversé plusieurs océans ou continents, volé de l'Asie à l'Amérique et de l'Amérique à l'Europe..."   LExpress.fr, La folie du fugueur sous l'oeil de Minh Tran Huy - L'Express
  • L’image de Paris chez les deux frères possède quelques traits communs avec celle que donnent de la capitale leurs grands prédécesseurs ou leurs contemporains : Mercier, Balzac, Hugo, Baudelaire, Zola ou Daudet mais elle possède ses spécificités, liées à un regard, à un style, à une rhétorique. Leurs descriptions de Paris, morcelées, postées ou ambulatoires, pour reprendre les distinctions de Robert Ricatte, ont une fonction d’arrière-plan mais elles jouent souvent un rôle plus actif dans le récit ; c’est aussi un Paris sonore qu’ils captent, sténographiant les propos de Parisiens, anonymes entendus dans la rue, se plaçant parfois dans la tradition des « cris de Paris ». Paris est pour eux une « capitale des signes » et, à la suite de Mercier et de Balzac, ils prennent leur part à la construction de ce mythe de Paris décrit par Pierre Citron. L’omnibus et le flâneur, deux des configurations essentielles qui, selon Karlheinz Stierle, construisent la nouvelle conscience de la ville, sont au cœur de l’œuvre des Goncourt : conversations saisies dans le chemin de fer de ceinture, apparition de Manette sous le regard de Coriolis en omnibus et bien sûr flâneries à travers la ville – jusqu’à la dromomanie d’Edmond dans Paris assiégé en 1870. Des lieux sont ainsi privilégiés : les boulevards, certains cafés hantés par la bohème, les passages, les barrières, le quartier Notre-Dame de Lorette, enfin Auteuil, la rive droite plus que la rive gauche.  , Le Paris des Goncourt. 2019-2020 (Séminaire Goncourt, Sorbonne nouvelle)
  • C'était il y a cinquante ans. En 1961 disparaissaient Louis-Ferdinand Céline, Ernest Hemingway et... Blaise Cendrars. A ce dernier Gallimard rend hommage avec plusieurs publications, dont un beau recueil (1 372 pages) de ses textes de voyage, intitulé Partir. Le maître d'oeuvre de l'ouvrage, Claude Leroy, s'en explique : "Max Jacob, non sans malice, l'avait surnommé "le Suisse errant". [...] Il change souvent d'adresse, poussé par une dromomanie qui fait songer à celle de Guy de Maupassant." L'un des personnages de Cendrars, Dan Yack, le confiait : "J'adore m'en aller." Il deviendra milliardaire à Saint-Pétersbourg, émule de Robinson, chasseur de baleines, ermite dans le mont Blanc... Car "vivre, c'est se quitter le plus souvent possible". Il y a, chez Cendrars, né Frédéric Sauser, le désir de renaître périodiquement. D'où son nom de lettres, composé de braises et de cendres. Comme le voyageur idéal de Baudelaire, il part pour partir, sans but. Il lui arrive aussi de voyager dans son imaginaire, avec pour résultat une poésie révolutionnaire : la prose du Transsibérien. Jules Verne lui a permis de s'évader ? Il fera de même avec ses lecteurs. Il bourlinguera pour nous emmener au bout du monde. Avec son panama, sa petite Jehanne de France, ses anges et son bras coupé. De Russie, il rapporte Moravagine, le plus puissant des romans ; la Californie lui inspire L'or, histoire du général Suter, fondateur de San Francisco ; il passe Une nuit dans la forêt, contemple Le rayon vert, rédige ses Feuilles de route et nous fait découvrir un Brésil indigo. Blaise Cendrars est partout, de tous les temps. Immortel à force de renaître de ses cendres. Poète dans les étoiles. Nicolas Bouvier l'écrivait au sujet de son écriture : "On s'attache, on s'arrache et ce mouvement pendulaire est loin d'être innocent." Sans cesse en action - y compris au milieu de ses livres - Braise Cendre-Art nous fait voir le monde et comprendre les hommes. Il errait dans les bibliothèques et collectionnait les insectes, obsédé par les inventaires. Il trouvait l'Amérique plus rigide et puritaine que la Suisse, confondait volontairement la réalité et la fiction, s'attelait sans cesse au renouvellement de sa création et concluait : "Quand tu aimes, il faut partir."   LExpress.fr, Bourlinguer avec Cendrars - L'Express
  • Une pause dans la vie d’Albert Dadas qui, en juillet 1887, se marie et part habiter avec son épouse laquelle lorsque les symptômes préfugue apparaissent chez son mari prend des dispositions pour l’en empêcher. Une fille Margueritte-Gabrielle leur naît, l’épouse meurt de la tuberculose. Leur fille est adoptée par des maraîchers. Albert peut reprendre ses irrésistibles voyages et vivre sa dromomanie jusqu’à sa mort en 1907 à 47 ans. SudOuest.fr, Un voyageur fou
  • La dromomanie, amnésie dissociative, est une explication avancée pour expliquer le défi imprudent que s’était lancé Lillian Alling. Ce trouble psychiatrique se traduit par une impulsion à se déplacer qui peut durer des mois. Mais le trouble qui a dicté — ou non — la fuite de Lillian n’est pas le propos de ce road trip hypnotique qui préfère laisser planer le mystère. Avec sa méthode de tournage très libre, Lillian insuffle dans cette re-création consciente de son statut de fiction un souffle de vérité captivant. Citazine, "Lillian", âme errante en Amérique – Citazine

Traductions du mot « dromomanie »

Langue Traduction
Anglais dromomania
Espagnol dromomanía
Italien dromomania
Allemand wandertrieb
Chinois 狂躁症
Arabe درومانيا
Portugais dromomania
Russe дромомания
Japonais ドロモマニア
Basque dromomania
Corse dromomania
Source : Google Translate API

Dromomanie

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