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Criticisme

Variantes Singulier Pluriel
Masculin criticisme criticismes

Définitions de « criticisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

CRITICISME, subst. masc.

A.− PHILOS. Examen critique des fondements rationnels de la connaissance, tel qu'il est exposé dans les ouvrages de Kant (Critique de la Raison pure, Critique de la Raison pratique). Chacun de ses grands traités [de Kant] est appelé une « critique », et sa philosophie le « criticisme » (Cousin, Hist. philos. mod.,t. 2, 1847, p. 76):
1. Voilà tout le secret du criticisme kantien : ce qui n'a point d'existence substantielle, comme l'espace et le temps, ou d'objectivité percevable, comme la substance et la cause, ne peut être qu'une conception de l'esprit. Proudhon, De la Création de l'ordre dans l'humanité,1843, p. 307.
P. ext. ,,Toute doctrine, suivant laquelle l'esprit constitue la connaissance en vertu de formes et de catégories qui lui sont propres et qui, par conséquent, sont infaillibles dans les limites de l'expérience et sans valeur en dehors d'elle`` (Lal. 1968) :
2. Une synthèse mécaniste totale conduit à une sorte de « criticisme » nouveau, débarrassé de tout l'artificiel du criticisme kantien et idéaliste, à un criticisme amené à son vrai rang, et lui-même « expliqué ». Ruyer, Esquisse d'une philos. de la struct.,1930, p. 212.
B.− Domaine des sc.Critique systématique des principes reçus à propos d'un point particulier. Nous pouvons comparer et apprécier sur cet échantillon [le cerveau-objet], la partie de notre connaissance, faire une sorte de criticisme expérimental (Ruyer, Conscience,1937, p. 51).
C.− Rare, péj. Attitude critique systématique et négative à l'égard des règles et des principes communément reçus. Cette idée qu'une plume ingénieuse et délicate avait autrefois effleurée, sans l'entamer, dans un article intitulé « la Critique de la critique », et qui s'était hardiment résumée en juillet sous ce cri prophétique, bien qu'un peu étrange : Plus de criticisme impuissant (Sainte-Beuve, Prem. lundis,t. 3, 1869, p. 359).
Prononc. et Orth. : [kʀitisism̥]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. I. 1828 [d'apr. l'éd.] « ensemble des forces de désorganisation dont l'action est prépondérante aux époques critiques » (Doctrine de Saint-Simon, 157, éd. Bouglie et Halevy ds Quem.). II. 1838 philos. (Ac. Compl. 1842). I dér. de critique1*; suff. -isme*. II empr. à l'all. Kritizismus (Kant, v. Lalande). Fréq. abs. littér. : 38.

Wiktionnaire

Nom commun - français

criticisme \kʁi.ti.sism\ masculin

  1. Doctrine philosophique de théorie de la connaissance, fondée sur la critique des principes de la perception, de la raison, et du jugement.
    • Le criticisme kantien.
    • Le criticisme de Descartes est intimement relié à sa vie, à sa doctrine, car il sort de la première et s’ouvre sur la seconde. — (Roger Lefèvre, Le Criticisme de Descartes, 1958)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CRITICISME. n. m.
Doctrine philosophique principalement fondue sur la critique des principes de la raison. Le criticisme de Kant.

Littré (1872-1877)

CRITICISME (kri-ti-si-sm') s. m.
  • Terme de philosophie. Système de Kant, fixant les limites dans lesquelles notre faculté de connaître s'exerce légitimement.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « criticisme »

Emprunté à l'allemand Kritizismus.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « criticisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
criticisme kritisism

Évolution historique de l’usage du mot « criticisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « criticisme »

  • Dès le premier jour, Towa m’adopta donc, avec mes innombrables défauts, comme toi, Charles-Romain. Towa ne retint que les traces de la lucidité qui traverse par occasion mes yeux avides de pensées, comme toi ! Il m’est donc parfaitement égal que tu me fasses la faveur de me donner raison sur ta personnalité admirable et les trésors de valeurs qu’elle dissimule. Tu m’as appris qu’on n’attend pas seulement du philosophe qu’il déblatère sur le moi, la vertu, le néant, le doute hyperbolique, l’empirisme humien, le criticisme transcendantal, et que sais-je encore. On exige surtout de lui qu’il fasse montre de rectitude morale, d’empathie envers les hommes ; qu’il lutte à leurs côtés ; qu’il fasse l’expérience de leurs misères, de leurs souffrances, de leurs joies ; qu’il l’aide à entretenir leurs espérances et à réaliser leurs aspirations fondamentales. camer.be, CAMEROUN :: LE DÉLITEMENT DE LA PENSÉE CRITIQUE ET LES VOIES D’UNE REFONDATION (SUITE) :: CAMEROON
  • M’enfin, si le criticisme peut être brandi comme un étendard de la bonne santé démocratique (c’est en fait le paravent vertueux d’une offensive idéologique ayant l’avantage de s’appuyer sur une valeur universelle), il reste qu’on peut objectivement reprocher une chose à Pena-Ruiz. Pourquoi diable ne s’être pas contenté de : « On a le droit de critiquer toutes les religions en France», formule claire, pédagogique, neutre, à la place de : « on a le droit d’être islamophobe comme on a le droit d’être etc, etc. ». Sachant à quel passif renvoie cette terminologie sulfureuse -autant sur le plan des luttes symboliques que lexicales-, eu égard notamment les « représentations du réel » que se font beaucoup de Français de confession musulmane, (rappelons ici que les actes islamophobes sont répertoriés en France), on se demande pourquoi un philosophe chevronné, censé porté une parole rassembleuse, use délibérément d’une rhétorique aussi incendiaire. Pire encore, on se demande comment un discours de rassemblement des gauches (et même plus, comme l’a signifié dernièrement dans une interview l’étoile montante de la FI) peut faire fi à ce point de l’éthique spinozienne sitôt que jusqu’à preuve du contraire, la notion d’islamophobie est un concept chargé d’une valeur négative. Au sens littéral du terme, le droit conféré à la « peur de l’Islam » est d’une certaine manière un sauf-conduit donné à la haine de l’Islam, jamais loin de la haine du musulman. Car, on ne voit pas comment les pratiquants d’un culte que le philosophe autorise à « haïr » pourraient se dérober à une haine dévolue à tout ce qui relève de leur pratique au nom de l’Islam. A moins que le musulman ne soit complètement étranger à l’Islam. Sans oublier que suivant la vague des attentats en France, une série de contributions scientifiques (on pense à G. Kepel) n’ont pas hésité à relier le germe de la violence islamiste à l’Islam-religion. Club de Mediapart, Réplique à Monsieur Pena-Ruiz | Le Club de Mediapart
  • “La passion est une maladie de l’âme”, a dit Emmanuel Kant. Sans entrer dans un débat philosophique avec le fondateur du criticisme, la différence entre passion et loisir se situe dans l’intensité de l’engagement. À différents degrés, une passion est capable d’obséder l’esprit, et en moyenne, elle dure 23 ans pour les hommes, et 16 ans pour les femmes. Le Huffington Post, Vos dépenses pour vos loisirs et passions sont-elles plus hautes que la moyenne des Français | Le Huffington Post LIFE
  • Nietzsche a étudié de nombreux biologistes, naturalistes de tous horizons, et ces théoriciens influenceront durablement son corpus intellectuel. À commencer par Friedrich Albert Lange et son Histoire du matérialisme paru en 1866. Il présentait le sujet humain comme un corps-organisme avant d’être une somme de savoir et d’entendement pur au sens kantien. Son criticisme virulent rejetait les catégories transcendantales pour surligner les déterminismes psychophysiques. Il appliquait la grille de lecture darwinienne à l’organisme humain même, déduisant une biologisation intégrale de la subjectivité, que Nietzsche complètera par un empirisme de son cru. Il finira par en tirer sa conception des vérités comme simples substrats organiques, produits d’expériences sensibles arbitraires. Il établira par la suite, tout au fil de son œuvre, une véritable incarnation corporelle de la sphère métaphysique sans pour autant plonger dans un pur biologisme primitif. Ses Fragments posthumes révèlent combien ses métaphores cosmologiques sont imprégnées des thèses médicales ayant cours de son temps. Lui dont la santé précaire menaçait sans cesse sa survie ne pouvait que rechercher l'antidote à ses propres carences sans doute génétiques.  /* */ Le vitalisme de Nietzsche a été nourri de ces lectures originelles, il présenta d’ailleurs un sujet de thèse ayant pour objet la notion d’organisme chez Kant. La physiologie, les sciences naturelles et la médecine allaient compter pour lui tout autant que les présocratiques ou Schopenhauer. Son approche de la subjectivité non pas comme système intellectualisant mas pluralité vivante et organique se verra renforcée par l’étude de Rudolf Virchow et son ouvrage la Pathologie cellulaire (1858), qui remettait déjà en cause le mythe d’une unité du moi, et d’un centralisme organique hypothétique, ouvrant la voie à l’idée de pluralité d’entités cellulaires menant leurs propres visées au sein d’une subordination biologique à l’ensemble de l’organisme. Le monde cellulaire est rapproché d’un État républicain, à la fois unique et pluriel, un « Nous » complétant l’habituel « Je ». Wilhelm Roux l’embryologiste et Claude Bernard lui permettront d’affiner ses notions d’assimilation, d’excitation, d’irritation et d’appropriation. La multiplicité des forces en présence étant interprétée par la volonté engendrant alors la production des perspectives, qu’il finira par intégrer à son projet de volonté de puissance. Il soutiendra ce plan avec certaines idées proches d’un eugénisme social et biologisant, quels que soient les argumentaires égalisateurs de penseurs humanistes ayant tenté ces dernières années de l’expurger de ces tendances très répandues en son temps. L’on pourra situer une des contradictions de sa pensée dans l’articulation entre une défense de la souffrance comme condition même de l’expansion du vivant et un projet visant à l’élimination des expressions morbides (la souffrance du vivant s’étant dressée finalement devant lui à Turin, comme une forteresse imprenable et rédhibitoire).   AgoraVox, Nietzsche et la biologie - AgoraVox le média citoyen
  • En récusant d’emblée, au nom du souci existentiel qui rive le sujet authentique, en tant que simple être-là, à l’expérience intime de sa finitude, la problématique de l’intersubjectivité, dont Cassirer avait fait la trame de son projet philosophique, Heidegger n’avance pas une thèse susceptible d’être discutée, mais invalide l’idée même du débat auquel il se trouve convié. Sans jamais tenir compte, fût-ce de manière critique, des raisonnements de son interlocuteur, il leur oppose une radicale fin de non recevoir. Toutes les tentatives de Cassirer de dégager un accord minimal, pouvant servir de point de départ à une discussion approfondie, se heurtent à ce refus de principe, où affleure l’intolérance qui caractérise les partis pris dogmatiques. Fidèle à sa stratégie de « destruction » de la métaphysique, qui le conduit à rejeter en bloc l’héritage kantien assumé par le néokantisme, Heidegger oblige Cassirer à défendre un certain nombre de positions dépassées, pour la seule raison, bien trop subtile, d’avoir rendu leur propre dépassement possible. Aussi, à aucun moment, la fécondité réflexive du criticisme, dont témoigne la genèse de la Philosophie des formes symboliques, n’a-t-elle pu être abordée. C’est pourquoi le débat annoncé a finalement tourné court. , Pensée identitaire et cosmopolitisme. Martin Heidegger / Ernst Cassirer Davos. 1929-Paris 2019
  • J.-M. F. : Deux principes, énoncés par le philosophe Karl Popper, doivent structurer nos échanges : le faillibilisme et le criticisme. J’en ajoute un troisième, le perspectivisme. Reprenons-les. La Croix, Jean-Marc Ferry : « La vérité est polyphonique »
  • Pour l’auteur, historiquement, ce problème s’était déjà posé avec les Antiques, mais avec les Modernes et surtout depuis la publication du « Discours de la méthode » de René Descartes, il gagne en importance et devient, ensemble avec le problème de l’homme, le souci majeur de la philosophie post-cartésienne. Le problème de la gnosis, à côté du souci méthodologique, finira par devenir, la réflexion sur les théories de la connaissance (gnoséologie) où s’affrontent dans un duel mortel rationalisme et empirisme, avec Kant (criticisme) comme arbitre. , Livres : Giscard Kevin Dessinga publie deux ouvrages | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo
  • Je sortais d’une licence de philo où j’avais spécialement étudié la Critique de la faculté de juger, cette apothéose du criticisme kantien où le philosophe implacable, devant les perfections du monde naturel, se retrouve finalement obligé de réintégrer dieu à son système : seul un artisan de génie, un démiurge, un créateur bienveillant pouvait avoir assembler certaines de ces choses qui faisaient alors les délices des cabinets de curiosité — cornes de narval, ammonite fossiles et orchidées savantes. France Culture, Kant aurait-il croisé l'oeuvre de Dieu au supermaché ?
  • La pensée hégélienne de son côté procède à une véritable fondation processuelle et historique des catégories qui les fait sortir du cercle de la déduction et du dédoublement de la subjectivité en deux formes inconciliables. Loin d’être des données transcendantales figées de toute éternité, la logique hégélienne permet de voir comment elles s’engendrent et s’auto- dépassent réciproquement dans des formes de savoir toujours plus riches pour atteindre le Savoir Absolu, position ultime du savoir où s’identifient définitivement être et pensée. L’être en soi n’est pas, comme le pensait Kant, inaccessible : la différence entre subjectivité transcendantale et être en soi est encore insuffisante, elle manque l’identité dialectique ou les contraires trouvent leur unité dans une identité plus riche qui révèle le caractère abstrait de leur séparation. Mais, du coup, c’est l’historicité du savoir comme progression infinie (le second pôle de la tension indiquée ci-dessus) qui s’évanouit. La philosophie de Hegel, qui pourtant révèle le caractère processuel de la connaissance, hypostasie l’idée fictive de totalité (le savoir comme tâche infinie) en Savoir Absolu de sorte que la logique qu’elle déploie finit par résorber toute création dans une forme totalisante d’identité. Le devenir hégélien se révèle être celui d’une logique surplombante qui annihile toute véritable historicité, témoignant d’une même cécité à l’égard de la praxis : la création est ramenée à la différence elle-même réintégrée dans l’expression du Même (comme identité de l’identité et de la non-identité). Elle revient ainsi en deçà de ce qui constituait pourtant un des principaux apports du criticisme kantien : la non-identification entre être et savoir. , Castoriadis à l’oeuvre - La Vie des idées
  • Pour autant, et contrairement à Gneisenau, le criticisme inné de Clausewitz le mène à convertir peu à peu cette passion en analyse, et – c’est le sens de sa fameuse « trinité » - à démonter la mécanique de l’ascension aux extrêmes en faisant apparaître sa dépendance aux pondérations changeantes de la haine, de la raison et du hasard qui influencent le rôle et les choix de l’armée, du peuple et du gouvernement [56]. Après 1815, la capacité de Clausewitz à clarifier la distinction entre buts dans la guerre (Ziel) et objectifs de la guerre (Zweck), le mène à prôner la retenue dans la victoire. Le vrai fond de son caractère est celui d’un amateur de mesure, et non de fureur vengeresse. Selon son biographe belge, Clausewitz, pour qui l’écriture a sans doute eu une « fonction cathartique et expiatoire » [57], est bien « une nature profonde faite de modestie et soucieuse du fond plus que de la forme [58] » qui tout en luttant pour les intérêts de son pays, refuse finalement « de céder à toute forme d’exaltation nationaliste [59] ». On pourrait dire ici que l’hostilité politique, comme les opérations militaires, possède un « point culminant », que Clausewitz se refuse à franchir. Lorsqu’il s’agit, en 1815, de régler le sort de la France vaincue, il jugera sévèrement les pulsions vengeresses de Blücher et de Gneisenau, en comprenant instinctivement – pour l’avoir vécu lui-même après Auerstedt – ce que peut produire d’irréductible l’humiliation d’un vaincu. Regrettant, selon ses propres mots, « l’esprit de vengeance envers le peuple français [60] », il ne comprend pas « les exigences teintées de haine du haut commandement prussien (…) ». Pour Colson, « [il] est plus proche de la position conciliante [du roi de Prusse] que de celles de Blücher et, surtout, de son ami Gneisenau. C’est un changement radical ! La victoire a un effet modérateur sur lui, alors qu’elle enflamme la tête du bouillant Gneisenau (…) D’instinct, Carl a compris le danger d’un nationalisme de revanche et l’importance, pour le conjurer, de savoir « gagner la paix » [61]. » Son analyse le porte plutôt vers la logique diplomatique d’un Metternich tentant de convaincre les Alliés de rester modérés envers la France revenue à ses frontières d’avant la Révolution. S’il y a opposition entre les principes de la guerre et les intérêts des États, il s’agira pour lui de privilégier ces derniers, car les principes de la guerre ne sont que pure forme, tandis qu’en s’éloignant des intérêts politiques, observe Clausewitz, « on prive les opérations de leur âme, de cette force qui doit leur donner la vie. L’histoire, note-t-il, confirme cette opinion [62]. » Il s’agit au final pour lui « de vivre libre et respecté, dans un État libre et respecté [63] » : il n’est pas ici question de puissance ou d’expansion, mais d’équilibre. Son hostilité envers la France se nourrissait du sentiment qu’elle était devenue « un État trop puissant pour l’équilibre de l’Europe et trop hautain pour la dignité de plusieurs autres puissances [64] », ce qui renvoie à une perception classique du balance of power. Son approche de la politique internationale n’est donc pas celle d’un quelconque impérialisme prussien. Il fallait vaincre politiquement Napoléon, et pour cela y employer tous les moyens militaires disponibles ; mais la guerre finie, il s’agit de conserver les bénéfices de ce résultat politique, et le premier rang doit être donné à la diplomatie. Avec la disparition des pôles positif (Scharnhorst) et négatif (Napoléon) qui avaient donné sens à sa première carrière, Clausewitz a donc mûri brusquement : « Les événements, résume Colson, ont accentué son réalisme [65] ». , Culture stratégique: mieux connaître l'oeuvre de Carl von Clausewitz, général prussien du 19e s
  • Peu connu du grand public, Heinz Wismann occupe une place singulière dans l'histoire intellectuelle française de ces trente dernières années. Allemand, né à Berlin en 1935, orphelin à onze ans d'un père mort sur le front russe, il vit depuis le début des années 1960 en France où il a joué un rôle de passeur entre l'Allemagne et la France, tant à travers son enseignement et sa recherche que par son activité d'éditeur. Directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), il a créé et dirigé pendant vingt ans, aux éditions du Cerf, la collection Passages qui a accueilli des penseurs tels que, entre autres, Schleiermacher, Humboldt, Dilthey, Cassirer, Benjamin, Blumenberg, Habermas et Jonas. Il a fait ainsi découvrir au public français tout un pan de la tradition philosophique allemande, avec une prédilection pour l'herméneutique et la postérité du criticisme kantien. Philosophe et philologue, il s'est également consacré à l'étude de la pensée antique et on lui doit des travaux importants sur Héraclite, Démocrite et Epicure, dont il a renouvelé la lecture et la compréhension, en collaboration avec l'helléniste Jean Bollack.   LExpress.fr, Heinz Wismann, penseur en langues - L'Express
  • Le « criticisme » kantien n'est en effet pas une promenade de santé. Le vieux Mendelssohn a d'ailleurs renoncé à lire la Critique de la raison pure (1781), trop compliquée selon lui… Et pour d'autres, cette pensée est si exigeante, si abstraite qu'il est tentant de la juger inopérante. C'était l'avis de Charles Péguy qui asséna un jour : « Le kantisme a les mains pures, mais il n'a pas de main ». Pourtant il est important de le lire, urgent même. Car affirmer comme le fait Kant que l'homme ne peut pas être instrumentalisé, qu'il doit utiliser la raison pour gérer ses appétits et s'élever moralement et intellectuellement, qu'il peut ainsi espérer créer un monde meilleur car pacifié, c'était révolutionnaire au XVIIIe siècle. Et cela l'est toujours, en ces temps où le respect de la loi s'estompe, où l'homme comme l'animal sont trop souvent considérés comme des variables d'ajustement, où l'individu obsédé par son ego entend tout plier à son désir. Nous avons besoin de réapprendre ce qu'est le devoir, l'Autre, le bien commun. Le Point, Retour à Kant ! - Le Point
  • Le second fait est la stigmatisation honteuse que certains font envers une communauté et qui commence à prendre des proportions irrationnelles, asociales et bêtes. Rattacher la propagation de cette maladie dans notre pays à une communauté, c’est non seulement faire preuve d’une mauvaise foi éclatante, mais aussi adopter un essentialisme creux et dangereux. Un homme intelligent et bien élevé doit éviter deux choses. La première c’est l’expression « les untel » : la totalisation ou généralisation concrète est toujours fausse, liberticide et dangereuse surtout lorsqu’elle s’applique à des hommes. La deuxième, c’est de viser des personnes à la place d’idées et de comportements. Il faut critiquer, toujours critiquer, mais éviter de tomber dans le criticisme primaire et le lynchage d’une personne à fortiori de toute une communauté. Le but de la critique, c’est de pousser l’autre à maximiser sa perfectibilité naturelle, mais non de le démolir ou de l’humilier. Chacun de nous, quel que soit ce qu’on peut lui reprocher, a les moyens de devenir meilleur, parce que chacun a du positif en lui. Vouloir souiller un homme ou une communauté, c’est faire preuve de faiblesse, démontrer la médiocrité de son esprit et de son cœur : il faut arrêter de lyncher les êtres humains ! Xibaaru, Pr Kitane dit STOP au...Lynchage du Pr Daouda Ndiaye
  • Par ailleurs, la Cour nous fait savoir le dédain de Macron pour le courageux Onfray (mis au placard) et sa préférence pour Habermas. Et pour cause : Habermas est plus directement utilisable que Ricoeur par Macron pour tenter de justifier avec emphase ses options politiques. L’avantage d’Habermas est qu’il publie beaucoup sur le même thème. Et qu’il est donc facile à comprendre même s’il est lui aussi nimbé des brouillards fréquents outre Rhin avec son inclination au criticisme. Après une jeunesse nazie, il sera ensuite marxiste, marcusien, avant d’inventer le  »patriotisme constitutionnel » qui deviendra son fonds de commerce. Causeur, Macron, le président qui se croyait philosophe - Causeur
  • Il n’est pas fréquent de voir proposée une interprétation d’ensemble, à nouveaux frais, animée d’un questionnement original, d’une œuvre philosophique. Depuis un siècle, on ne peut pas dire qu’il y ait eu en langue française de tentatives aussi compréhensive d’embrasser l’ensemble de la pensée simmelienne comme philosophie, à partir de son centre. C’est une entreprise délicate car pendant les quarante années de sa production philosophique et scientifique, Simmel semble avoir changé de point de vue et de vocabulaire. Plus marqué par le positivisme et la théorie de l’évolution de Spencer au début, par le renouveau néokantien du criticisme après, par l’intuition bergsonienne qu’il semble relier directement à la vie dans ses derniers textes. Lui-même n’a-t-il pas parfois eu recours à cette tripartition ? Tout en rendant compte des déplacements et des évolutions du bateau de Thésée simmelien, Matthieu Amat, loin d’y voir un simple tâtonnement, voire une série de contradictions, sait y reconnaître le dessin d’une pensée originale, qui ne se départit pas d’une analyse de son propre temps. C’est ce que Simmel met en œuvre dans sa Philosophie de l’argent, qui est simultanément une analyse de la valeur et de l’argent, une exposition de sa philosophie, et une interprétation originale de la modernité dans ses conditions et dans ses conséquences. , Simmel et la complexité - La Vie des idées
  • Je fus un bon petit soldat des khâgnes parisiennes, avalant et régurgitant tome après tome de philosophes anciens et modernes. Mes bibliographies étaient peuplées d’Aristote, de Saint-Augustin, de Rousseau, de Marx, de Sartre, de Serres et de bien d’autres, qui me permirent de franchir le parcours d’obstacles de l’Ecole normale supérieure, du master et de l’agrégation. J’ai étudié tous les «ismes» : matérialisme, créationnisme, stoïcisme, empirisme, rationalisme, criticisme, marxisme, anarchisme, structuralisme, postmodernisme… Libération.fr, Pour un réveil libéral de la philosophie française - Libération
  • Ce criticisme sélectif, avec son corollaire, le sensualisme de connivence (ils ne veulent sentir du monde des idées que ce qui conforte leurs convictions partisanes), avait pour but avoué de promouvoir du bout des lèvres l’approche marxiste dans les questionnements philosophiques. Mais derrière cette intention, fort estimable en apparence, se dissimulait le vœu maladif de tuer la contradiction chère au Maître. On aurait dit que nos aînés le jalousaient sournoisement. Les disciples infidèles avaient déjà commencé à discuter et à brader l’héritage philosophique sous les yeux du maître dont la figure proéminente dominait toute la scène. Pour eux, il fallait que la philosophie fût moins rigide et plus avantageuse. camer.be, CAMEROUN :: CHARLES NDONGO, ACHILLE MBEMBE, BASSECK BA KOBHIO ET LE PHILOSOPHE-MENDIANT, NKOLO FOÉ :: CAMEROON
  • Même le travail le plus « abstrait » de Lénine, dont le thème est très éloigné des problèmes quotidiens – son travail sur l'empirio-criticisme[12] – a été suscité par les besoins immédiats de la lutte interne du Parti. Ce livre peut être placé sur l'étagère juste à côté de l'Anti-Dühring[13] d'Engels, comme une application de la même méthode et des mêmes techniques critiques à des matériaux en partie nouveaux des sciences naturelles, dirigées contre de nouveaux adversaires. Pas moins, mais aussi pas plus que cela. Il n'y a ici ni nouveau système, ni nouvelle méthode. C'est totalement et entièrement le système et la méthode du marxisme. Révolution : Tendance marxiste internationale, Les tendances philosophiques du bureaucratisme - Révolution : Tendance marxiste internationale
  • Heinz Wismann, né en 1935 à Berlin, philosophe et philologue, est spécialiste d'herméneutique et d'histoire des traditions savantes. Directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris) et ancien directeur de l'Institut protestant de recherches interdisciplinaires de Heidelberg il a travaillé principalement sur la pensée antique (Parménide, Héraclite, Démocrite, Platon), la postérité du criticisme kantien (Humboldt, Schleiermacher Dilthey, Cassirer, Benjamin) et sur la théorie de la connaissance historique. , L'avenir des langues. Repenser les humanités
  • Dans la foulée de toute cette attention, les extropiens ont aussi commencé à attirer un criticisme dépérissant de la part des critiques culturels progressistes. En 1996, une contributrice au Wired, Paulina Borsook, a amorcé un débat dans un forum en ligne avec More sur le site Web de Wired, le taxant d’égoïste, d’élitiste et d’évasif. Elle a par la suite publié l’ouvrage Cyberselfish: A Critical Romp through the Terribly Libertarian Culture of High Tech (2001). Mark Dery dénonce les extropiens et une douzaine de technocultures y étant associées dans son livre Escape Velocity (1997), inventant le terme « aversion du corps » (body-loathing) pour désigner le fait que certains, comme les extropiens, souhaitent quitter leur « marionnette de chair » (c.-à-d. leur corps). Transhumanisme et Intelligence Artificielle, La politique du transhumanisme
  • Donc quand un site dit journalistique fait objectivement mal son travail de journalisme, on doit simplement l'accepter et quitter sans critiquer ? Il y a une différence entre le criticisme constructif et justifié et le trollage sans pitié (que je te l'accorde il m'arrive de faire mais pas ici). J'estime que mettre le nez des journalistes dans leur merde est important si on veut voir une meilleure presse demain, même avec des sites dits "de détente" comme Hitek puisqu'au final ils répandent quand même des informations, quelles soient importantes ou non et quelles soient avérées ou tout simplement fausses... , Fake News Netflix, on s'est fait avoir avec l'homme qui a regardé 188 épisodes de The Office
  • Je suis tout à fait d'accord avec vous, Monsieur Simard. Ne pas dénoncé cette fermeture d'esprit de la part des intégristes, c'est de jouer à l'autruche et à l'aveuglement. Il faudrait exposer «l'islamophobie» comme une escroquerie intellectuelle de la part des intégristes, qui songe à cacher leur haine de l'Occident, en se réclamant de victimes de racisme. En se faisant, ils veulent étouffer tout criticisme d'une idéologie macabre et meurtrière. Le Devoir, Un autre exemple des dérives de l’islam | Le Devoir
  • J'ai du mal à comprendre le criticisme de certains qui pointent des défauts de la béta, le shop à couronnes (qui est franchement honnête comparé à des BDO, BnS et j'en passe) ou qui scandent à tout va que le jeu est mort (alors que il y a vraiment pas à ce plaindre de ce coté c'est plein H24...) Jeuxvideo.com, Preview The Elder Scrolls Online : Morrowind, le MMO conjugue son futur avec un passé glorieux - jeuxvideo.com
  • Que Ludwig Feuerbach avec ses conceptions matérialistes aient cloué au piloris le christianisme, mais surtout sa source originelle, le judaïsme, pour privilégier le polythéisme grec, il n’y a là rien d’étonnant. Mais sa critique de la religion juive glisse inéluctablement vers des idées largement antisémites. Est-ce une nouveauté ? Pas vraiment, puisque même un homme comme Kant, pourtant ami de juifs comme Markus Herz et Salomon Maimon (tous deux admiratifs de son criticisme) ne nourrissait pas à l’égard du judaïsme des idées neutres… , Richard Wagner, un antisémite, maître spirituel de Hitler ? | Ops & Blogs | The Times of Israël
  • Bref je ne vois pas comment un gars(pour revenir à Mao) qui fait la synthèse de l’empirisme et du rationalisme dont tous ses écrits transpirent peut être marxiste, ce sont justement des philosophies du 18 ème siècle et bourgeoise. Sa théorie de la connaissance est éclectique tout en « modernisant » le criticisme Kantien ((le fait de vouloir mettre le criticisme sur le marxisme était déjà un des combats du social démocrate berstein) en essayant de fusionner l’empirisme et le rationalisme. La Pensée de Mao pense que toutes nos connaissances sont le fruit de l’expérience, avec des implications qui sont à la fois agnostiques provenant de Locke, ou alors subjectives qui viennent de Hume, ainsi matérialistes métaphysiques (alors que le marxisme est matérialiste dialectique) comportant un matérialisme naturaliste ainsi que l’idéalisme le plus naif des philosophie des Lumières . Enfin le maoisme pense par une vision idéaliste pense que nos connaissances viennent de la Raison, bref on retombe à Descartes. Étrangement vous ne dites pas que du coup tous les théoriciens dans lequel la philosophie mao vient piocher un peu tout sont responsables de millions de mort. Il n’y a que marx quand bien même rien dans la philosophie de mao vienne de marx sauf un verbiage "socialiste. Mais ça vous savez c’est comme le groupe Poison, c’était de la variété travestie en hard rock, on avait les coupes de cheveux ridicules, des guitares électriques un son saturé en étant puissant et on appelait ça hard rock mais ça n’en était pas pour autant. Le fond est plus importance que la forme.  AgoraVox, Che Guevara pour que les peuples vivent - AgoraVox le média citoyen
  • Le "retour au monde environnant", au "monde de la vie" (Umwelt, Lebenswelt) n'est évidemment pas retour à l'attitude "naïve" de l'opinion commune, mais retour à l'unité d'un sens antérieur à tout dualisme stérile (le monde comme donation originelle), enrichi par les acquis de la philosophie historiale : la dialectique platonicienne, la doute cartésien comme recherche d'une certitude apodictique fondatrice, la révolution copernicienne et le criticisme de Kant, l'idéalisme allemand comme conciliation du sujet et de l'objet, de la nature et de l'esprit (Hegel, Schelling, Fichte), sans ignorer les acquis des sciences de la nature : l'esprit de rigueur et la recherche de lois universelles, désormais éclairées sur leurs méthodes et leurs démarches par la réflexivité et l'intersubjectivité transcendantales. AgoraVox, Edmund Husserl, La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale - AgoraVox le média citoyen

Traductions du mot « criticisme »

Langue Traduction
Anglais criticism
Espagnol crítica
Italien critica
Allemand kritik
Chinois 批评
Arabe نقد
Portugais crítica
Russe критика
Japonais 批判
Basque kritika
Corse critica
Source : Google Translate API

Synonymes de « criticisme »

Source : synonymes de criticisme sur lebonsynonyme.fr

Criticisme

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