La langue française

Craniométrie

Sommaire

  • Définitions du mot craniométrie
  • Étymologie de « craniométrie »
  • Phonétique de « craniométrie »
  • Évolution historique de l’usage du mot « craniométrie »
  • Citations contenant le mot « craniométrie »
  • Traductions du mot « craniométrie »
  • Synonymes de « craniométrie »

Définitions du mot « craniométrie »

Trésor de la Langue Française informatisé

craniométrie , subst. fém.« Mensuration comparée des os du crâne des diverses races humaines » (cf. anthropométrie, ex. 1).

Trésor de la Langue Française informatisé

craniométrie , subst. fém.« Mensuration comparée des os du crâne des diverses races humaines » (cf. anthropométrie, ex. 1).

Wiktionnaire

Nom commun

craniométrie \kʁɑ.njɔ.me.tʁi\ féminin

  1. (Didactique) Mesure du crâne.
    • Pour cette raison, l’étude de la couleur de peau est, tout comme la craniométrie, assez mal considérée par les sciences sociales et l’opinion courante, en raison d’une confusion avec le racisme dit scientifique. — (Jean-Marc Bonnet-Bidaud, ‎Alain Froment, ‎Patrick Moureaux, Le Soleil dans la peau, 2012)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

CRANIOMÉTRIE (krâ-ni-o-mé-trie) s. f.
  • Terme didactique. Mesure du crâne.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « craniométrie »

(Siècle à préciser) Dérivé de craniomètre avec le suffixe -ie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Craniomètre.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « craniométrie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
craniométrie kranjɔmetri

Évolution historique de l’usage du mot « craniométrie »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « craniométrie »

  • Sommaire La mal-mesure de l'Homme Le polygénisme et la craniométrie aux Etats-Unis avant Darwin : Les Noirs et les Indiens considérés comme des races séparées et inférieures La mesure des têtes : Paul Broca et l'âge d'or de la craniologie La mesure des corps : deux thèses sur le caractère simiesque des indésirables La théorie de l'hérédité du QI : une invention américaine La véritable erreur de Cyril Burt : l'analyse factorielle et la réification de l'intelligence Une conclusion positive. , La mal-mesure de l'homme - Stephen Jay Gould - Hominidés
  • Philippe Soulier : Ce qui intéresse Leroi-Gourhan, ce ne sont pas les choses en elles-mêmes mais les rapports entre elles. Dans la craniométrie ce qui l’intéressait, c’était les rapports entre les différentes mesures. Mais quand il s’est rendu compte à la fin de son étude sur les crânes esquimaux que parce qu’ils n’étaient pas reliés à des objets, on pouvait rien en faire, il a abandonné l’étude craniométrique en reconnaissant qu’elle était une impasse complète. Dans l’archéologie, ce qui l’intéressait c’était les rapports entre les objets sur le sol. Dans l’art pariétal, c’était le rapport entre l’emplacement des figures et la topographie de la grotte. A chaque fois, ce qui l’intéresse, ce sont les rapports entre les choses parce qu’ils l’amènent aux questions de rapport entre l’homme et son environnement. Les rapports donnent une dynamique aux objets et c’est la dynamique qui l’intéressait. France Culture, L’ethnologie préhistorique selon André Leroi-Gourhan (1911-1986) - Ép. 2/4 - Une Préhistoire si moderne, si universelle ?
  • Certes, nous voudrions appréhender le facteur littéraire de la race dans les sciences nouvelles: Anténor Firmin fut l’un des premiers anthropologues à engager un débat littéraire sans précédent sur l’idée des races. Son travail constitue le point de départ d’une alternative épistémologique au racisme scientifique ainsi qu’au racisme aristocratique. Face à la montée triomphale de l’anthropologie positiviste (la craniométrie par exemple), sous l’obédience de Gobineau, l’ouvrage de Firmin n’était pas une froide réfutation des arguments fallacieux de la science, c’est l’œuvre d’un auteur qui s’efforçait de déconstruire la connivence entre littérature et sciences humaines, qui étaient perçues comme deux modèles antithétiques de représentation du monde. D’après Firmin, dès qu’il s’agit de la race humaine, la littérature, lieu même des superstitions et des approximations, n’est guère en opposition au domaine de la rationalité théorique. Au contraire, c’est la littérature qui fournirait principalement aux idéologies racialisantes ses meilleurs arguments. En d’autres termes, tous ces savoirs scientifiques que l’on avait mis à la base des préjugés quotidiens sur les races au XIXesiècle ne faisaient qu’entériner ce que la fiction enseignait depuis longtemps. Pour Firmin, les courants anthropologiques découlent en grande partie des avatars de l’imaginaire littéraire ; certaines vérités péremptoires n’étaient que des formes épistémologiques qui s’inspirent des entreprises fictives. Par exemple, Firmin soutient que l’image négative du « mulâtre » dans le roman de Victor Hugo, Bug Jargal (1826), agit plus fortement sur l’imagination du grand public que les exhaustives élucubrations des ethnologues sur la miscégénation. Il avait raison sur ce point. Pour tant de membres de la Société d’anthropologie, les frasques littéraires d’Alexandre Dumas apparaissaient plus convaincantes, voire plus séduisantes, que toute vérification rationnelle sur le croisement entre race. D’où notre souci de peser sérieusement une vieille croyance que les sciences humaines au XIXe siècle accordaient la primauté aux connaissances pratiques sur l’élaboration des préjugés et des savoirs littéraires.  , “Race and Literature, 1848-1904” (Nineteenth-Century French Studies)
  • En fait, la « craniométrie », c’est la génétique du pauvre. Et c’est ce que à quoi s’exercent les chercheurs depuis 1850 : avec juste un compas, vous arrivez déjà à obtenir des informations. Le crâne est fabriqué par nos informations génétiques, et en l’étudiant, on peut comprendre les affinités des populations les unes avec les autres. Depuis, ce que l’on appelle la « bioarchéologie » est en plein développement. Cette science consiste à faire des prélèvements pour les analyser. Avec la bioarchéologie, on s’intéresse au mode de vie des individus : leur alimentation, leurs maladies. C’est là où cette collection de crânes est intéressante, elle raconte des histoires qui ne sont pas écrites ailleurs. En tant qu’anthropologues, nous voyons le squelette comme une vraie archive, dans laquelle sont inscrites des centaines d’informations, dont l’ADN. C’est la raison pour laquelle on garde ces squelettes, on ne peut pas les remplacer par des copies. Le Journal Des Arts, Alain Froment, anthropologue : « Il faut évidemment rendre les crânes des résistants algériens » - 6 juin 2019 - Le Journal des Arts - n° 525
  • Deuxième étape: «A la fin du XVIIIe siècle, des savants entreprennent d’objectiver les races par des techniques de mesures. Ils créent ainsi une nouvelle science qui s’appellera bientôt «anthropologie physique.» L’Allemand Johann Friedrich Blumenbach invente la craniométrie, le Néerlandais Petrus Camper forge la notion d’un «angle facial» déterminé par la position plus ou moins avancée des mâchoires par rapport au front. Fait notable: «Ni l’un ni l’autre ne sont véritablement racistes – ils n’établissent pas une échelle claire. Mais en expliquant que les races dont l’angle est plus fermé sont orientées vers l’instinctif, le digestif, la pulsion sexuelle et finalement l’animalité, Camper offre à ses successeurs un système d’interprétation qui fondera une hiérarchisation.» Des vulgarisateurs, tels que le prolixe Julien-Joseph Virey, pharmacien militaire de son état, boucleront le travail. «Ils n’hésiteront pas, eux, à affirmer que le Noir est condamné à une éternelle infériorité par ses caractéristiques physiologiques. A ce moment-là, tout est possible. On explique le passé et on justifie le présent – l’esclavage en particulier.» Le Temps, Comment la science et le showbiz inventèrent les races humaines - Le Temps

Traductions du mot « craniométrie »

Langue Traduction
Anglais craniometry
Espagnol craneometría
Italien craniometria
Allemand kraniometrie
Chinois 颅骨测量
Arabe علم قياس الجماجم
Portugais craniometria
Russe краниометрия
Japonais 頭蓋骨測定
Basque craniometry
Corse craniometria
Source : Google Translate API

Synonymes de « craniométrie »

Source : synonymes de craniométrie sur lebonsynonyme.fr
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