La langue française

Chétivité

Définitions du mot « chétivité »

Trésor de la Langue Française informatisé

Chétiveté ou chétivité, subst. fém.Caractère de ce qui est chétif. Le peu d'effet de la pompe, et la chétiveté de son produit (P.-A. de Beaumarchais, Correspondance,1799, p. 14).La chétiveté de son petit buste (Champfleury, Les Souffrances du professeur Delteil,1853, p. 74).L'indigence de mes mérites, la chétivité de ma personne (Billy, Introïbo,1939, p. 12). [ʃetivte], [ʃetivite]. Lar. 20e, Lar. encyclop., Lar. Lang. fr. ainsi que Quillet 1965 admettent les 2 formes. Les dict. ant. à Lar. 20en'enregistrent que chétivité. 1resattest. a) Début xiies. caitiveted « captivité » (Psautier Oxford, 67, 19 ds T.-L. [captivitatem]); b) 1remoitié xiies. « pauvreté, infortune » (Psautier Cambridge, 62, 10 ds ibid. [calamitatem]); c) 1799 (P.-A. de Beaumarchais, loc. cit.); de chétif, chétive, suff. -eté, -ité*. Fréq. abs. littér. Chétivité : 7.

Wiktionnaire

Nom commun

chétivité \ʃe.ti.vi.te\ féminin

  1. Caractère chétif.
    • Decosse, tailleur, agé de 26 ans, est d’une chétivité déplorable ; petit, imperceptible, rond, trappu [sic : trapu], bossu, il semble près de rendre l’âme. — (Hippolyte Magen, Mystères du deux-décembre 1851, ou La Terreur bonapartiste, deuxième partie, chapitre premier, Jeffs libraire-éditeur, Londres, 1852, page 101)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « chétivité »

(Date à préciser) → voir chétif
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « chétivité »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
chétivité ʃetivite

Évolution historique de l’usage du mot « chétivité »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « chétivité »

  • Faut-il encore chercher les ressorts profonds de sa fuite en avant ? Se demander, comme disent les lacaniens, « où est son manque à être » ? Énumérer ses blessures quasi schizophréniques, ses complexes, ses besoins de revanche ? Rappeler qu’il descend de juifs d’Algérie privés de leur nationalité française par le régime de Vichy, celui dont il entreprend aujour­d’hui, comme les victimes du syndrome des enfants battus, de défendre le bilan humanitaire ? Évoquer ses parents qui lui donnent le jour, en 1958, dans la banlieue parisienne, après avoir fui la guerre d’indépendance ? Mentionner son père, ambu­lan­cier, qui joue beaucoup aux cartes, continue de parler arabe et le corrige parfois à coups de ceinturon ? Cette mère qui le vénère et caresse pour lui les plus grandes espérances ? Cette chétivité et cette ­arthrite au genou qui l’exemptent de service militaire ? Ses deux échecs successifs à l’oral de l’Éna qui le mortifient, lui, l’enfant de Montreuil puis du XVIIIe arrondissement qui a lu, à 10 ans, les biographies de Napoléon et verra ses condisciples de Sciences Po, fils de bourgeois, grimper dans la carrière et le regarder de haut ? Ses débuts dans le journalisme politique, comme un succédané à ses ambitions fracassées ? Le Quotidien de Paris, Info Matin, L’Express, Le Figaro... Il tutoie le gratin de la droite et de la gauche, déjeune avec ceux qui comptent, collecte leurs confidences. Du classique. Ses articles sont informés, son style alerte, ses livres (en particulier Chirac, l’homme qui ne s’aimait pas – Balland, 2002) remarqués sans pour autant figurer dans la liste des meilleures ventes. Est-ce pour cette raison qu’avant de faire commerce de l’islam et de l’immigration, il se trouve un premier dada, l’anti-féminisme, qu’il enfourche en publiant, en 2006, Le Premier Sexe (Denoël) ? Petite crise de nerfs machiste, sincère ou surjouée, qui prétend se hisser à la hauteur de l’œuvre de Simone de Beauvoir pour en prendre le contre-pied. Dans cet océan de misogynie affleurent déjà les thèmes de sa prochaine croisade : « La disparition programmée des peuples européens » qu’encou­ra­ge­raient l’avortement et la contraception. Pour fustiger la « féminisation délétère de la société », il met à profit sa culture encyclopédique, son sens de la formule et du clash, gagnant ainsi son ticket d’entrée (jusqu’en 2015) pour « On n’est pas couché », l’émission de Laurent Ruquier, sur France 2. Un tremplin. Vanity Fair, Enquête : Éric Zemmour, le joker de la droite extrême
  • Pendant neuf mois, dans le ventre de sa maman Sarah, que les Anglais ont rebaptisé Fergie, elle n'a pas perdu son temps et a étudié soigneusement le caractère de ses parents. Elle sait maintenant à qui elle a affaire et que la partie s'annonce rude. Ils ont beau être princiers et censés être poils par l'usage du protocole et de la cour, ils n'en font qu'à leur tête. Ainsi elle a entendu dire qu'ils comptaient partir en voyage officiel en Australie pendant dix jours sans l'emmener. La laisser toute seule en Angleterre alors qu'elle a à peine six semaines ! Il n'en est pas question. Elle se fait toute petite et affiche à la naissance un poids proche de la chétivité. -A peine trois kilos. Cependant, coquette, elle se rattrape en agitant des menottes très élégantes. « C'est un tout petit bébé, déclare son papa aux journalistes, mais c'est le plus beau bébé du monde ! Et je trouve ça fantastique d'être papa ! » Un point pour elle ! Elle l'a mis dans sa poche. Ou presque. Pour plus de sûreté, elle perd encore quelques centaines de grammes à la clinique très chic où elle est née, provoquant l'angoisse du corps médical qui ne veut pas la laisser partir trop vite. Alors que sa tante, la princesse Diana, était sortie vingt-quatre heures après avoir accouché, sa maman, elle, passe près d'une semaine alitée. On multiplie les tests sur le bébé et la mère. On parle même d'anémie. On prescrit du fer en tablettes. Et Sarah, qui hésitait encore entre le biberon et le sein, se voit bien obligée d'allaiter. Elle n'en avait pas très envie après avoir assisté aux séances de sein de Diana qui s'escrimait à nourrir son royal rejeton sans beaucoup de succès. Mais là encore, la petite princesse marque un point. Alors, pour l'Australie, soit Sarah l'emmène et la nourrit entre deux cérémonies, soit elle reste avec elle en Angleterre. Car on ne sèvre pas un bébé aussi vite. Déjà, on murmure dans l'entourage princier que si Andy rechigne encore à voyager avec bébé et couches-culottes, Sarah, elle, refuse de se séparer de sa fille. Cependant tout n'est pas joué et II va falloir qu'elle soit très vigilante la petite duchesse d'York. Parce que ces deux-là, ils ne font rien comme tout le monde... , Il y a 30 ans, la naissance de la princesse Beatrice

Traductions du mot « chétivité »

Langue Traduction
Anglais insignificance
Source : Google Translate API

Synonymes de « chétivité »

Source : synonymes de chétivité sur lebonsynonyme.fr

Chétivité

Retour au sommaire ➦

Partager