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Axiologie

Sommaire

  • Définitions du mot axiologie
  • Étymologie de « axiologie »
  • Phonétique de « axiologie »
  • Évolution historique de l’usage du mot « axiologie »
  • Citations contenant le mot « axiologie »
  • Traductions du mot « axiologie »
  • Synonymes de « axiologie »

Définitions du mot axiologie

Trésor de la Langue Française informatisé

AXIOLOGIE, subst. fém.

PHILOS. (mor.), SC. ABSTR. Science des valeurs philosophiques, esthétiques ou morales visant à expliquer et à classer les valeurs :
... nuançant l'axiologie sommaire et sévère à laquelle le libre-arbitre donne lieu, le déterminisme multiplie les motifs d'indulgence : les manières du comment et les degrés du combien émoussent l'imputation, estompent la bifurcation vertigineuse du bien et du mal et nous soulagent d'une responsabilité dont ils distribuent la charge entre les motifs. Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien,1957, p. 201.
Rem. 1. Rare. Axiologie s'entend aussi en un sens plus abstr. de « science de la valeur en général ». Cf. également ontologie d'apr. Piguet 1960, Lal. 1968. 2. On rencontre également des syntagmes construits d'apr. des modalités de constitution de l'axiologie. Axiologie formelle, objective (cf. R. Polin, La Création des valeurs, Paris, P.U.F., 1944).
PRONONC. : [aksjɔlɔ ʒi].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1902 « science des valeurs morales » (P. Lapie, Logique de la volonté, Paris, Alcan, 1902, p. 389, sqq. : La science de la valeur, l'Axiologie, n'a pas la notoriété de ses deux compagnes... L'Axiologie aurait [...] pour but de classer les individus d'après leur valeur). Composé du rad. du gr. α ́ ξ ι ο ς « qui vaut »; et du suff. -logie*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. − Birou 1966. − Foulq.-St-Jean 1962. − Julia 1964. − Lal. 1968. − Miq. 1967. − Piéron 1963. − Piguet 1960. − Polin (R.). La Création des valeurs. Rech. sur le fondement de l'objectivité axiologique. Paris, 1944, 532 p.

Wiktionnaire

Nom commun

axiologie \a.ksjɔ.lɔ.ʒi\ féminin

  1. (Philosophie) Science ou théorie des valeurs.
    • C’est surtout dans l’Allemagne de la fin du XIXe siècle que sont apparus des philosophes se revendiquant de l’axiologie, tels que Heinrich Rickert ou Wilhelm Windelband.
    • Il y a là un rapport d’implication et d’intersection, qui diffère du rapport d’emboîtement que comporterait l’assimilation de l’axiologie à la philosophie, en vertu de la généralité de celle-ci. — (Dorothée Solomonidis, Esquisse d’une axiologie structurale et typologique, 1946)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « axiologie »

(Siècle à préciser) Composé de axio- du grec ancien ἀξία, axia (« valeur ») avec le suffixe -logie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « axiologie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
axiologie aksjɔlɔʒi

Évolution historique de l’usage du mot « axiologie »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « axiologie »

  • Ce vaste corpus, s’il trouve son unité dans l’axiologie très nettement marquée des personnages mis en scène, se caractérise par une hétérogénéité constitutive. L’objectif du numéro est de voir dans quelle mesure l’identification des valeurs à l’œuvre dans le texte peut constituer un outil pour cartographier le romantisme noir : les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Montrent-elles au contraire la coexistence de tendances contradictoires ? Permettent-elles d’identifier des sous-groupes parmi les auteurs, des tendances concurrentes dans la pratique du genre ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières (gothique conservateur versus frénésie révolutionnaire) ? , Valeurs du romantisme noir (revue Otrante)
  • 2À ces questions aucune réponse univoque n’est possible — ni souhaitable ; et c’est l’avantage une nouvelle fois démontré du format de l’ouvrage collectif : de nombreuses voies théoriques sont proposées, à l’intersection de plusieurs disciplines qui s’intéressent aux textes romanesques, et ces voies se croisent et se rejoignent. La seule certitude, qui fait reposer l’axiologie reconfigurée du lecteur sur une phénoménologie de la réception, est qu’on ne ressort ni indemne ni identique d’une lecture d’un roman ; c’est un postulat de départ irrévocable. On ne peut que se réjouir qu’un ouvrage ait traité de ces questions primordiales ; car il était urgent sinon d’y répondre du moins de les poser. Pour rendre compte des propositions et des réflexions des vingt chercheurs, on se concentrera sur deux axes qui correspondent à deux principes fondamentaux proposés par Rémi Astruc et Jacques-David Ebguy dans l’introduction, autour desquels s’articulent toutes les autres réflexions : le principe de suspension axiologique (soit une fonction romanesque négative de distanciation vis-à-vis d’une éthique, le roman étant considéré à la fois comme fiction dépragmatisante et comme texte autonome) et le principe d’activation axiologique (soit une fonction romanesque positive de propositiond’orientations éthiques, le roman étant alors appréhendé comme forme représentationnelle et comme révélateur) ; tout l’enjeu est de montrer que ces deux principes, loin d’être contradictoires, sont indissociables. , Axiologies du romanesque (Acta Fabula)
  • Le Commerce aujourd'hui répète à l'envi le mot « plaisir ». Il n'est qu'à voir et à écouter la publicité qui nous abreuve de ce vocable. Mais pour être dans l'air du temps, le plaisir n'a pas toujours eu grâce aux yeux des pouvoirs en place. L'Église l'a longtemps condamné comme le pied du Démon dans la porte de la Vertu, en l'affublant des figures des péchés capitaux. Les éducateurs le réhabilitaient pourtant, sachant qu'il est le principal moteur de tout effort. Et à la fois sa récompense. Freud, en y décelant un principe vital, a fourni des schémas descriptifs et analytiques pour l'objectiver, le sortir des miasmes idéologiques, et en faire une composante de l'humain. Certaines époques l'ont ainsi favorisé, d'autres l'ont vilipendé ; l'image d'un XVIIIe siècle voluptueux s'oppose à celle d’un XIXe tourmenté par un Plaisir indomptable autant qu'à celle d'un XVIe gourmand et jouisseur. Les ressorts humains du plaisir sont multiples, variés et poly-dimensionnels. S'ils sont souvent donnés comme particulièrement introspectifs et individuants, ils n'en restent pas moins éminemment socioculturels et collectifs. Des petits plaisirs quotidiens, dits péchés mignons, aux grandes orgies occasionnelles, saisonnières et festives, l'empan des occupations et des pratiques plaisantes, divertissantes, gourmandes, jouissives, etc. est large, et il s'inscrit exclusivement dans une axiologie positive méliorative. Il est surtout en renouvellement continuel.  Et si, pour Épicure comme pour Platon dans son Philèbe, les plaisirs de l'âme priment sur ceux du corps - ils favorisent l'épanouissement de l'esprit et de l'être, tout en libérant l'homme des coercitions matérielles et des risques de dépendance - chez les philosophes matérialistes, ils peuvent être pleinement sensoriels et jouissifs, sans être ni faux ni vides tels qu'on les prétend chez les idéalistes. La philosophie pose, en effet, la question de la hiérarchie éthique et matérielle des plaisirs. La dimension linguistique et stylistique des textes littéraires est une composante première dans l'analyse du "Plaisir du texte" pour emprunter le titre de Barthes. Elle 1 IRD, 5 rue du Carbone, 45067 Orléansest fondatrice des paires définitoires de la sémiologie et de l'herméneutique modernes, le texte se construisant dans la dyade de désir /plaisir, laquelle se joue entre auteur et lecteur. Les communicants pourront s'inscrire dans les axes philosophique, artistique, médiatique, thématique ou linguistique, en essayant d'apporter des éclairages aux questions suivantes:  Comment se raconte le plaisir chez tel ou tel auteur ? Occupe-t-il le devant de la scène ou est-il un thème subsidiaire ? Et de quel(s) plaisir(s) s'agit- il ? Plaisir des sens (thymique) ? Plaisir esthétique ? éthique ?  Quelles modalités du Plaisir peuvent-être présentées ? Son attente plus ou moins anxieuse, sa recherche effrénée, la jouissance placide contre la volupté dominatrice ? L'essentiel est-il le sujet ou l'objet du plaisir ?  Comment ce plaisir est-il représenté : maximes, débats, éloge ou condamnation ? N'est-il pas souvent éludé ? Quel en est le vocabulaire, quelles en sont les périphrases (euphémismes), les figures ‒imposées ou libres ? , "Le Plaisir dans les textes littéraires" (Orléans)
  • Celui-ci fait figure de paria dans un monde en pleine ébullition. Auprès de sa vieille mère Penny, qui espère encore une aide financière de Thomas Wayne, il mène une vie de misère. Le contraste de leurs personnalités oriente l’axiologie du film. À la folie douce de l’une, qui entretient le rêve d’un capitalisme paternaliste, s’oppose une exaspération de l’autre, qui passe du même coup pour de la lucidité. Joker, de ce point de vue, peut aisément se lire comme un film à thèse. Penny Fleck offre l’exemple même de l’aliénation, tant au sens psychiatrique du terme, puisqu’on apprendra qu’elle a séjourné à l’asile d’Arkham, que dans son acception sociopolitique : recluse dans son appartement, elle est symboliquement aliénée par sa consommation culturelle, en l’espèce la télévision devant laquelle elle passe ses journées à l’écoute des informations ou du show de Murray Franklin, présentateur vedette joué par De Niro. The Conversation, « Joker » ou la grimace des indignés
  • L’idée durkheimienne est cependant restée à l’état d’esquisse. J’essaye de la reprendre de manière systématique et à nouveaux frais. Donc : une axiologie générale, à savoir une théorie de la valeur transversale à tous les ordres de valeur ; et une axiologie critique, dont la thèse même est posée avec la catégorie d’anarchie : les hommes vivent la valeur dans une condition où il n’y a pas de fondement, où il n’y a pas d’ancrage de la valeur. Les Inrockuptibles, Entretien-fleuve avec Frédéric Lordon : “La société ne tient que suspendue à elle-même”
  • Seront accueillies ici toutes les démarches visant à mettre en mouvement le sujet lecteur vers l’axiologie, ainsi que l’analyse de leurs résultats dans les classes : interroger les élèves sur les personnages qui les touchent, qu’ils aiment, qu’ils détestent, faire formuler le jugement moral qu’ils portent sur leurs actions ; leur demander quelle attitude ils auraient adoptée s’ils avaient été à leur place, s’ils sont d’accord avec eux, etc. Les questionner sur leur ressenti, leur vision du monde, leurs valeurs. Leur permettre de faire le lien avec le monde actuel, leur demander si les faits évoqués dans la fiction pourraient encore se produire, les inviter à prendre parti, à formuler et justifier une opinion. , Enseigner la littérature en questionnant les valeurs (Grenoble)
  • À la vérité, l’axiologie de la volumétrie phrastique a contextuellement et historiquement évolué. Si Barbey d’Aurevilly est donné en exemple dans un numéro du Courrier artistique des années 1860 stipulant que « sa phrase, hachée en vingt tronçons, ressemble à un plat de macaroni » (1865, n° 14, p. 54), on conviendra avec Sancier-chateau qu’un regain d’intérêt pour la brièveté, les réductions, la clarté a conduit à privilégier la concision phrastique. Car « au delà d’une stricte conception grammaticale, la « nouvelle façon d’écrire » impliquait la recherche d'une clarté, c’est-à-dire d’une intelligibilité fondamentale, ennemie de l’ampleur, de la recherche visible, de l’obscurité.(…) l’attention des stylistes est fixée sur les recettes les plus propres à condenser l’expression » (Sancier-chateau : 1998, 41). La raison en est que le choix du volume phrastique est lié à un imaginaire sociodiscursif toujours spécifique (Dürrenmatt, 2017 & Houessou, 2019). , L'énoncé phrastique. Diversité des champs et des styles
  • 1L’essai de Jean-Louis Cabanès se présente comme une vaste enquête, non seulement sur la morale d’un siècle, mais encore sur la fabrique d’une axiologie dans la littérature, la pensée et les savoirs du xixe siècle. Dans le prolongement des réflexions de Thomas Pavel dans La Pensée du roman notamment, il réintroduit la notion de valeur dans la critique littéraire. S’interrogeant à la fois sur les valeurs morales produites par les textes, pensées et débattues par eux, et sur les valeurs esthétiques des œuvres elles-mêmes, il aborde la littérature sous l’angle de l’interrogation épistémologique, mais aussi de la philosophie et de la morale. Organisée autour d’entrées, ou de carrefours notionnels, plutôt que de thèmes, cette étude contribue à l’histoire littéraire, qu’elle dépasse en liant la littérature à d’autres textes, comme à l’histoire des idées, qu’elle incarne dans une patiente analyse textuelle de figures, de situations et de voix romanesques. De chapitre en chapitre, J.‑L. Cabanès examine ainsi divers clichés et paradigmes à travers lesquels le siècle a pensé le vivant, le progrès, ou encore les passions, dont il retrace l’invention littéraire en croisant les discours scientifiques, philosophiques ou religieux qui les ont forgés. , Comment pense la littérature du XIXe siècle ? (Acta Fabula)

Traductions du mot « axiologie »

Langue Traduction
Anglais axiology
Espagnol axiología
Italien assiologia
Allemand axiologie
Chinois 价值论
Arabe اكسيولوجيا
Portugais axiologia
Russe аксиология
Japonais 公理学
Basque axiology
Corse axiologia
Source : Google Translate API

Synonymes de « axiologie »

Source : synonymes de axiologie sur lebonsynonyme.fr
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