La langue française

Autonymique

Sommaire

  • Définitions du mot autonymique
  • Étymologie de « autonymique »
  • Phonétique de « autonymique »
  • Évolution historique de l’usage du mot « autonymique »
  • Citations contenant le mot « autonymique »
  • Traductions du mot « autonymique »
  • Synonymes de « autonymique »

Définitions du mot autonymique

Trésor de la Langue Française informatisé

Autonymique. Qui relève de l'autonymie. Connotation, phénomène autonymique. L'usage autonymique d'un mot dans un énoncé est à rapprocher de l'emploi du mot-entrée dans le dictionnaire (Ling.1972).L'autonymie présente l'inconvénient majeur de multiplier les ambiguïtés lexicales (...); il n'existe pas de signe qui n'ait sa doublure autonymique (J. Rey-Debove, Le Métalangage,1978p.61).

Wiktionnaire

Adjectif

autonymique \o.to.ni.mik\ masculin et féminin identiques

  1. Relatif à un autonyme, ou à l’autonymie.
  2. (Linguistique) (Spécialement) Relatif à l’emploi métalinguistique d’un mot, pour parler du mot (signifiant) et non du concept qu’il désigne (signifié).
    • Par exemple, l’emploi autonymique d’un nom (ex. Le substantif élève est épicène) bloque le processus de désignation extralinguistique de ce nom, qui s’observe dans l’emploi standard (ex. Caroline est une élève dynamique) […] — (Franck Neveu, Dictionnaire des sciences du langage, 2004)
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Étymologie de « autonymique »

Mot composé de autonyme, autonymie et -ique.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « autonymique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
autonymique otɔ̃imik

Évolution historique de l’usage du mot « autonymique »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « autonymique »

  • 2« Comment l’autonymie vient au discours » (7), quelle est « la place [que font divers types de discours] au fait autonymique » (17), telle est la question centrale de ce volume consacré à la « pierre angulaire » (Benveniste) de la fonction métalinguistique propre au langage naturel, l’autonymie, ou quand le signe renvoie au signe : « prenez un signe, parlez-en, et vous aurez un autonyme » (Rey-Debove, citée p. 70). J. Authier-Revuz a ajouté les notions de connotation et de modalisation autonymiques, dans le vaste champ de la représentation du discours. D'où le titre Parler des mots, intitulé général qui suggère de multiples manières de prendre le langage pour objet. La perspective linguistique de l’ouvrage, elle-même restreinte au rapport entre autonymie et discursivité, masque à la fois la remarquable diversité des communications et l’accessibilité du propos, où l’initié ne manquera pas de trouver matière à glaner. , Promenade en autonymie, dans l’importante étrangeté du langage (Acta Fabula)
  • Le fait autonymique est ce qui inscrit, dans les langues naturelles et sous diverses formes, la possibilité de « parler des mots ». Il est ainsi forcément présent dans les discours dont l'objet porte sur le langage ou qui s'interrogent sur la langue : dans les grammaires, les dictionnaires, ou les interactions dans les cours de langue, par exemple. Mais il surgit également dans les situations les plus diverses dès que les discours ne se contentent pas de parler des « choses » avec des mots, échangeant alors des mots à propos des mots : je ne comprends pas ce mot, comme vous dites, etc. , Le fait autonymique en discours
  • Les illusions autonymiques dans la représentation du discours autre : entre littéralité et littérarité, Grégoire Lacaze , M.-Fr. Marein, B. Moricheau-Airaud, Chr. Copy, D. Diop (dir.), Les illusions de l'autonymie. La parole rapportée de l'Autre dans la littérature
  • Authier-Revuz J., « Méta-énonciation et comparaison : remarques syntaxiques et sémantiques sur les subordonnées comparatives de modalisation autonymiques », Faits de langue, 5, Comparaison, reformulation, métaphore, 1995, p. 183-192. , Quand le dire se dédouble. Duplicité énonciative et stratégies discursives associées. Domaine anglophone (Toulouse)
  • 2  Notamment ceux d’Ann Banfield, à propos du « nœud expressif unique » (p. 167), ou de Jacqueline Authier‑Revuz, à propos de la « modalisation en discours second » (p. 168) et de la « modalisation autonymique d’emprunt » (p. 219). On pourra se reporter à l’index pour quelques références supplémentaires. , Les débuts du style indirect libre : débat critique entre langue et littérature (Acta Fabula)
  • L’on se souvient qu’en juillet 2014, à la faveur des examens du second semestre, un sujet administré à l’Université de Dschang avait suscité une vive polémique, au point de meubler les colonnes des médias internationaux, à l’instar de France 24. Il s’agissait de la matière « Rhétorique et Stylistique française » pour les étudiants de Licence 2 du département des Langues étrangères appliquées. Le Prof. J J Rousseau Tandia, l’examinateur, avait copié un de ces sms-pastiche sans auteur précis que les Camerounais s’envoyaient alors au moment de la coupe du monde de football « Brésil 2014 », laquelle se déroulait en même temps que des exactions de la secte Boko Haram avaient lieu dans la Région de l’Extrême-Nord. L’énoncé était le suivant : « Si toi aussi tu veux que l’avion des Lions indomptables atterrisse à l’Extrême-Nord pour que Boko Haram s’occupe d’eux, envoie “CORRECTION” au 8219 ». Deux questions accompagnaient cet énoncé : « 1- À partir de l’énoncé ci-dessus, définissez et illustrez les expressions suivantes : usage-mention-connotation autonymique ; 2- Peut-on parler, en observant l’énoncé ci-dessus, de l’existence d’un contexte stylistique ?» Le Bled Parle : Actualité Cameroun info - journal Cameroun en ligne, Université de Dschang : Éclairages sur l’épreuve de science politique qui suscite la polémique
  • enfin la dernière étude de ce deuxième chapitre compare la répartition des désignateurs selon leurs catégories d’emploi : V. Obry oppose en effet les emplois référentiels (c'est‑à‑dire les expressions qui réfèrent de manière anaphorique à des entités) et les emplois non référentiels (c'est‑à‑dire 1. les expressions prédicatives, attributs et appositions nominales ; 2. les expressions autonymiques, en mention, importantes puisqu’elles correspondent en particulier à tous les actes de nomination du type avoir nom, appeler ; et 3. les termes d’adresse). Cette étude permet de nuancer les conclusions précédentes : l’auteure remarque en effet que le nom propre est majoritairement employé en emploi référentiel en raison en particulier de son éviction quasi totale des termes d’adresse. On découvrira aussi avec intérêt qu’un certain nombre de personnages secondaires, s’ils échappent à l’anonymat, restent cependant limités à un emploi non référentiel (en mention). Le nom propre est ainsi réservé à la seule attribution d’un nom à ces personnages. Cette conclusion lui permet de préciser que si le nom propre semblait exclu des paroles de personnages, c’était uniquement en raison de son exclusion des termes d’adresse. Si l’on se limite aux emplois référentiels, le nom propre est réparti de manière assez identique entre discours direct et récit, sauf pour les personnages féminins toujours caractérisés par une sous‑représentation des emplois du nom propre et dont le nom est toujours plus volontiers employé en discours direct. , Pour une stylistique des personnage de roman (Acta Fabula)

Traductions du mot « autonymique »

Langue Traduction
Anglais autonymic
Espagnol autonímico
Italien autonymic
Allemand autonymisch
Chinois 自律
Arabe مجهول الهوية
Portugais autonímico
Russe autonymic
Japonais 自治
Basque autonymic
Corse autonimicu
Source : Google Translate API

Synonymes de « autonymique »

Source : synonymes de autonymique sur lebonsynonyme.fr
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