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Citations sur le vous - Page 4
Il y a 505 citations sur le vous.
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— Mon cher Philippe, pour le garde des Sceaux, je vous tiens informé.
Gilles Rozier — Projections privées -
COLOMBINE, arrêtant Arlequin. Un petit mot, s’il vous plaît. Oserait-on vous demander d’où vient cette férocité qui vous prend à vous et à votre maître ? ARLEQUIN. À cause d’un proverbe qui dit que chat échaudé craint l’eau froide.
Marivaux — Arlequin poli par l’amour -
Dans la semaine, les personnes que vous croisez dans le village sont, il va de soi, presque toujours les mêmes et, vertu de l’accoutumance, ne semblent pas vieillir. Réciproquement, elles vous prêtent à vous-même un âge plus ou moins précis, mais fixe, immuable, comme le leur.
Pierre Gascar — La Friche -
« Eh après tout, vous n’avez qu ’à vous répéter le proverbe arabe “Les chiens aboient, la caravane passe.” » Ce conseil que m’avait donné Gide m’est revenu bien des fois à la mémoire. Et à l’occasion je me représente (sur le mode romantique le plus désuet) comme un vagabond à l’échelle de la planète, un de ces voyageurs en train d’errer la nuit au milieu du désert, et passant près de campements désolés aux feux éteints, où de farouches natifs sont tapis (…)
Truman Capote — Les chiens aboient -
Accidents du mystère et fautes de calculs Célestes, j’ai profité d’eux, je l’avoue. Toute ma poésie est là : je décalque L’invisible (invisible à vous). J’ai dit : « inutile de crier, haut les mains ! » Au crime déguisé en costume inhumain ; J’ai donné le contour à des charmes informes ; Des ruses de la mort la trahison m’informe ; J’ai fait voir, en versant mon encre bleue en eux, Des fantômes soudain devenus arbres bleus.
Jean Cocteau — Opéra -
Comment veux-tu distinguer le faux du vrai, quand on crève de solitude ? On rencontre un type, on essaie de le rendre intéressant, on l’invente complètement, on l’habille de qualités des pieds à la tête, on ferme les yeux pour mieux le voir, il essaie de donner le change, vous aussi…
Romain Gary — Clair de femme -
Tous ceux qui s’étaient mis en descente pour atterrir sur la terrasse sont tombés comme une grêle. Vous n’avez rien entendu, là-dessous ? Moi, dans mon petit appartement près du garage, c’est bien un miracle si je n’ai pas été aplati.
René Barjavel — Ravage -
C’est une chose étrange à la fin que le mondeUn jour je m’en irai sans en avoir tout ditCes moments de bonheur ces midi d’incendieLa nuit immense et noire aux déchirures blondes […]Il y aura toujours un couple frémissantPour qui ce matin-là sera l’aube premièreIl y aura toujours l’eau le vent la lumièreRien ne passe après tout si ce n’est le passant […]Malgré tout je vous dis que cette vie fut telleQu’à qui voudra m’entendre à qui je parle iciN’ayant plus sur la lèvre un seul mot que merciJe dirai malgré tout que cette vie fut belle
Louis Aragon — Les Yeux et la mémoire -
Vous que le printemps opéraMiracles ponctuez ma stanceMon esprit épris du départDans un rayon soudain se perdPerpétué par la cadenceLa Seine au soleil d’avril danseComme Cécile au premier balOu plutôt roule des pépitesVers les ponts de pierre ou les criblesCharme sûr La ville est le val […]
Louis Aragon — Le Mouvement perpétuel -
Je foule systématiquement au pied sur le feuillage noir de ce qui est sacré – la syntaxe. Systématiquement. […] Je piétine la syntaxe parce qu’elle doit être piétinée. C’est du raisin. Vous saisissez. Les phrases fautives ou vicieuses […], le manque de prévoyance à l’égard de ce qu’on va dire […], l’inattention à la règle, les cascades […], tous les procédés similaires, analogues à la vieille plaisanterie d’allumer sans qu’il s’en rende compte le journal que lit votre voisin […], mettre les coudes sur la table […], ne pas essuyer ses pieds, voilà mon caractère.
Louis Aragon — Le Traité du style -
Aussi nous sommes ravis que vous soyez venu, dit-il, en employant ce nous, sans doute parce que le roi dit nous voulons.
Marcel Proust — La Prisonnière -
Je suis ravie que M. de Grignan récompense cette marque de votre amitié par une plus grande attention à ses affaires. La sagesse dont vous le louez et dont il profite est la seule marque de reconnaissance » que vous souhaitiez de lui.
Madame de Sévigné — Correspondance -
Je suis ravi de votre décision. Il ne reste plus à nous entendre que sur un point, qui pourrait prêter à discussion si vous étiez pusillanime, mais vous ne l’êtes pas.
Jean Giono — Le bonheur fou -
VALÈRE: Monsieur, préparez-vous. Voici notre médecin qui entre. GÉRONTE: Monsieur, je suis ravi de vous voir chez moi, et nous avons grand besoin de vous.
Molière — Le Médecin malgré lui -
Je vous fais parvenir trois ouvrages de la même personne, récemment imprimés, où j’ai noté les remarques qui me sont passées par l’esprit.
Émile Namer — L’affaire Galilée -
Convaincu que cette omission n’est que le fruit de la négligence et du hasard et qu’il n’y a eu là nulle volonté d’offenser la Marine ni de faire naître un sentiment d’oubli chez les matelots par rapport à leurs collègues de l’Armée de terre, je vous fais parvenir cette communication, avec mes salutations et la prière de pallier, si vous en avez le pouvoir, la déficience en question…
Mario Vargas Llosa — Pantaleón et les Visiteuses -
Amicalement résolu à alimenter de mon mieux votre nouvelle firme, je vous fais parvenir, par voie sûre, le texte de ce Journal (septembre 39 à janvier 42) que déjà je confiais aux Cahiers du silence de Londres.
André Gide — Correspondance -
Cher Correspondant, Je vous fais parvenir ci-joint votre carte d’adhérent de la Fédération juive du Comté de Nassau.
Philip Roth — Professeur de désir -
Ne pouvant vous joindre, je vous fais parvenir cette lettre par le moyen habituel.
Henri Vincenot — Le sang de l’Atlas -
Vous me condamnez à rester dans l'histoire comme un de ces personnages abjects, odieux, qui ont gravement offensé les écrivains et que la littérature voue aux gémonies…
Jean-Marie Rouart — Nous ne savons pas aimer -
Les réputations éphémères meurent du soir au matin; grand homme la veille, on est un sot le lendemain, et tandis qu'une gazette fait votre apothéose, une autre gazette, à la même heure, vous traîne aux gémonies.
Chateaubriand — Mémoires -
Vous avez empoigné les crins de la DéesseAvec un tel poignet, qu’on vous eût pris, à voirEt cet air de maîtrise et ce beau nonchaloir, Pour un jeune ruffian terrassant sa maîtresse.L’œil clair et plein du feu de la précocité, Vous avez prélassé votre orgueil d’architecteDans des constructions dont l’audace correcteFait voir quelle sera votre maturité.Poëte, notre sang nous fuit par chaque pore ;Est-ce que par hasard la robe de Centaure, Qui changeait toute veine en funèbre ruisseau, Était teinte trois fois dans les baves subtilesDe ces vindicatifs et monstrueux reptilesQue le petit Hercule étranglait au berceau ?
Baudelaire — Les Fleurs du mal -
Pangloss disait quelquefois à Candide : Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de mademoiselle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches.Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin.
Voltaire — Candide -
Elle se contenta de monter avec ses acolytes dans la chambre des domestiques et fit jeter en vrac par la fenêtre tout ce qu’ils possédaient, leurs effets et le reste. — Pour vos salaires, vous vous adresserez à M. Edmond. Bon voyage et bon vent…
Roland Dorgelès — À bas l’argent -
SCAPIN. Hé bien, vous voyez combien de personnes tuées pour deux cents pistoles. Oh sus Je vous souhaite une bonne fortune ARGANTE, tout tremblant. Scapin. SCAPIN. Plaît-il ? ARGANTE. Je me résous à donner les deux cents pistoles.
Molière — Les Fourberies de Scapin -
LEFORT : Raisonnons dans l’hypothèse la plus défavorable, M. Lefort, qui vous parle en ce moment, est écarté de l’affaire. On règle son mémoire, loyalement, sans le chicaner sur chaque article. M. Lefort n’en demande pas plus pour lui. Que deviennent les immeubles ? Je répète qu’ils sont éloignés du centre, chargés de servitudes, j’ajoute : grevés d’hypothèques, autant de raisons qu’on fera valoir contre les propriétaires au profit d’un acheteur mystérieux qui ne manquera pas de se trouver là. (Avec volubilité.) On dépréciera ces immeubles, on en précipitera la vente, on écartera les acquéreurs, on trompera le tribunal pour obtenir une mise à prix dérisoire, on étouffera les enchères, (avec une pantomime comique) voilà une propriété réduite à zéro.BOURDON : Précisez, monsieur, j’exige que vous précisiez. Vous dites : on fera telle, telle et telle chose. Qui donc les fera, s’il vous plaît ? Savez-vous que de pareilles manœuvres ne seraient possibles qu’à une seule
Henry Becque — Les Corbeaux (1882) -
Il lui avait dit « Bonjour, Mademoiselle, je vous souhaite la bienvenue, la saluant deux fois de sa main blanche. Oh! ça, c’était une drôle d’histoire. Elle le mesura du regard des pieds à la tête. On le voyait rarement dans la maison.
Jean Giono — L’Oiseau bagué -
À la bonne heure ! s’écria Coconnas, et voilà qui est parler ; vous avez raison, Monsieur, la parole d’un gentilhomme vaut de l’or.
Alexandre Dumas — La Reine Margot -
Il se mit à parler avec une solennité ridicule. « Messieurs. Une fièvre basse est le contraire d’une forte fièvre. Je vous souhaite le bonjour. » On le tira tant bien que mal en arrière.
William Golding — Rites de passage -
Les lendemains de culotte, le zingueur avait mal aux cheveux, un mal aux cheveux terrible qui le tenait tout le jour les crins défrisés. Le bec empesté, la margoulette enflée et de travers. Il se levait tard, secouait ses puces sur les huit heures seulement : et il crachait, traînaillait dans la boutique, ne se décidait pas à partir pour le chantier. La journée était encore perdue. Le matin, il se plaignait d’avoir des guibolles de coton, il s’appelait trop bête de gueuletonner comme ça, puisque ça vous démantibulait le tempérament. Aussi, on rencontrait un tas de gouapes, qui ne voulaient pas vous lâcher le coude : on gobelottait malgré soi, on se trouvait dans toutes sortes de fourbis, on finissait par se laisser pincer, et raide ! Ah ! fichtre non ! ça ne lui arriverait plus ; il n’entendait pas laisser ses bottes chez le mastroquet, à la fleur de l’âge. Mais, après le déjeuner, il se requinquait, poussant des hum ! hum ! pour se prouver qu’il avait encore un creux. Il commençait à nier la noce de la veille, un peu d’allumage peut-être. On n’en faisait plus des comme lui, solide au poste, une poigne du diable, buvant tout ce qu’il voulait sans cligner un œil. Alors, l’après-midi entière, il flânochait dans le quartier. Quand il avait bien embêté les ouvrières, sa femme lui donnait vingt sous pour qu’il débarrassât le plancher.
Emile Zola — L’Assommoir -
Je vous souhaite bon an et vous baise la main.
Guillaume Apollinaire — Lettres à sa marraine -
En tous cas, je vous demande en grâce d'être poli avec les personnes à qui je vous ai présenté, de leur mettre des cartes, d'aller les voir et de ne pas leur parler de la baronne Putbus, qui leur est inconnue.
Marcel Proust — Sodome et Gomorrhe -
« Eh bien mam’zelle Donet, dit-il, je vous souhaite le bonsoir et charmé de vous avoir trouvée comme ça. » Elle restait devant lui, rouge, bien émue, et le regardait en songeant à l’autre.
Guy de Maupassant — La Main gauche -
Je suis en très bonne santé, et tout à mon travail. Je vous souhaite même santé, et prospérité.
Arthur Rimbaud — Lettre -
ARAMINTE - Qu'est-ce que c'est donc que cet air étonné que tu as marqué, ce me semble, en voyant Dorante ? D'où vient cette attention à le regarder ?DUBOIS - Ce n'est rien, sinon que je ne saurais plus avoir l'honneur de servir Madame, et qu'il faut que je lui demande mon congé.ARAMINTE, surprise. - Quoi ! Seulement pour avoir vu Dorante ici ?DUBOIS - Savez-vous à qui vous avez affaire ?ARAMINTE - Au neveu de Monsieur Remy, mon procureur.DUBOIS - Eh ! par quel tour d'adresse est-il connu de Madame ? comment a-t-il fait pour arriver jusqu'ici ?ARAMINTE - C'est Monsieur Remy qui me l'a envoyé pour intendant.DUBOIS - Lui, votre intendant ! Et c'est Monsieur Remy qui vous l'envoie : hélas ! le bon homme, il ne sait pas qui il vous donne ; c'est un démon que ce garçon-là.ARAMINTE - Mais que signifient tes exclamations ? Explique-toi : est-ce que tu le connais ?DUBOIS - Si je le connais, Madame ! si je le connais ! Ah vraiment oui ; et il me connaît bien aussi. N'avez-vous pas vu comme il se détournait de peur que je ne le visse.ARAMINTE - Il est vrai ; et tu me surprends à mon tour. Serait-il capable de quelque mauvaise action, que tu saches ? Est-ce que ce n'est pas un honnête homme ?DUBOIS - Lui ! il n'y a point de plus brave homme dans toute la terre ; il a, peut-être, plus d'honneur à lui tout seul que cinquante honnêtes gens ensemble. Oh ! c'est une probité merveilleuse ; il n'a peut-être pas son pareil.ARAMINTE - Eh ! de quoi peut-il donc être question ? D'où vient que tu m'alarmes ? En vérité, j'en suis toute émue.DUBOIS - Son défaut, c'est là. (Il se touche le front.) C'est à la tête que le mal le tient.ARAMINTE - A la tête ?DUBOIS - Oui, il est timbré, mais timbré comme cent.ARAMINTE - Dorante ! il m'a paru de très bon sens. Quelle preuve as-tu de sa folie ?DUBOIS - Quelle preuve ? Il y a six mois qu'il est tombé fou ; il y a six mois qu'il extravague d'amour, qu'il en a la cervelle brûlée, qu'il en est comme un perdu je dois bien le savoir, car j'étais à lui, je le servais ; et c'est ce qui m'a obligé de le quitter, et c'est ce qui me force de m'en aller encore. Ôtez cela, c'est un homme incomparable.ARAMINTE, un peu boudant - Oh bien ! il fera ce qu'il voudra ; mais je ne le garderai pas : on a bien affaire d'un esprit renversé ; et peut-être encore, je gage, pour quelque, objet qui n'en vaut pas la peine ; car les hommes ont des fantaisies...DUBOIS - Ah ! vous m'excuserez ; pour ce qui est de l'objet, il n'y a rien à dire. Malepeste ! sa folie est de bon goût.ARAMINTE - N'importe, je veux le congédier. Est-ce que tu la connais, cette personne ?DUBOIS - J'ai l'honneur de la voir tous les jours ; c'est vous, Madame.ARAMINTE - Moi, dis-tu ?
Marivaux — Les Fausses confidences -
Il faut bien vivre, n'est-ce pas ? Et de quoi vit-on ? je vous le demande. De l'air du temps bien sûr du moins en partie, dirai-je, et l'on en meurt aussi mais plus capitalement de cette substantifique moelle qu'est le fric.
Raymond Queneau — Zazie dans le métro -
Elle avait un cœur très classique, un cœur très féminin, de fonctionnement usuel, toujours prêt à aimer n'importe qui (enfin presque n'importe qui ce genre d'homme, précisément, le genre qui plaît à la plupart). C'était un problème dans la vie, un cœur d'assise aussi instable, aussi fragile (comme on dit un cœur d'artichaut, un cœur en cristal). Un homme d'ailleurs, un jour, lui avait dit Vous êtes. tu es. trop sensible. (Est-ce qu'il la tutoyait ?).
Dominique Barbéris — L’Heure exquise -
- Mon ami, vous n'avez fait que votre devoir. Que les prêtres fassent le leur en se confinant aux choses religieuses, et pas plus. À chacun son métier et les vaches seront bien gardées !
Amadou Hampâté Bâ — Oui mon commandant ! -
Et vous êtes officier français? dit sévèrement le comte de Sérisy. Vous comptez bien sûr la discrétion de ceux qui vous écoutent. Mais il n'y a pas de mouchards, dit Georges.
Honoré de Balzac — Un début dans la vie -
Ne te fâche pas. Il ne faut jamais se fâcher. Est-ce que je me fâche, moi ? Non, non, bien sûr que non. Tout le monde sait que vous ne vous fâchez jamais.
Romain Gary — Les racines du ciel
Avec Marcel, plus de raison de faire des fautes d'orthographe !
Améliore ton orthographe avec les conseils de Marcel, ton mentor de français, depuis ton téléphone.
Adopter Marcel