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Citations sur le sans - Page 352
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La voix qui parle ici est celle, écrite, du livre. Voix aveugle. Sans visage. Très jeune. Silencieuse.
Marguerite Duras — L'Amant de la Chine du Nord -
Pourquoi ne pas demander des volontaires ? On l'a fait, mais les résultats ont été maigres. On l'a fait par la voie officielle, un peu sans y croire. Ce qui leur manque, c'est l'imagination.
Albert Camus — La Peste -
Cette fumée estompait sans la voiler la Tourgue dont la haute plate-forme dominait tout l’horizon. Entre cette plate-forme et la guillotine il n’y avait que l’intervalle du ravin. De l’une à l’autre on pouvait se parler.
Victor Hugo — Quatrevingt-treize -
Le sommet même du rocher est une plate-forme oblongue, bordée et jonchée de débris qui indiquent la ruine d’une construction beaucoup plus élevée ; sans doute, c’était un temple dominant les sépulcres et sous l’abri duquel reposaient des cendres pieuses.
Gerard de Nerval — Voyage en Orient -
La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivresD’être parmi l’écume inconnue et les cieux !Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeuxNe retiendra ce coeur qui dans la mer se trempeÔ nuits ! ni la clarté déserte de ma lampeSur le vide papier que la blancheur défendEt ni la jeune femme allaitant son enfant.Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,Lève l’ancre pour une exotique nature !Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufragesPerdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots…Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !
Stéphane Mallarmé — Brise marine -
Deux royaux cors de chasse ont encore un duo Aux échos, Quelques fusées reniflent s’étouffer là-haut !Allez, allez, gens de la noce, Qu’on s’ en donne une fière bosse !Et comme le jour naît, que bientôt il faudra, A deux bras, Peiner, se recrotter dans les labours ingrats,Allez, allez, gens que vous êtes, C’est pas tous les jours jour de fête !Ce violon incompris pleure au pays natal, Loin du bal, Et le piston risque un appel vers l’idéal…Mais le flageolet les rappelle Et allez donc, mâl’s et femelles !Un couple erre parmi les rêves des grillons, Aux sillons ; La fille écoute en tourmentant son médaillon.Laissez, laissez, ô cors de chasse, Puisque c’est le sort de la race.Les beaux cors se sont morts; mais cependant qu’au loin, Dans les foins, Crèvent deux rêves niais, sans maire et sans adjoint.Pintez, dansez, gens de la terre, tout est un triste et vieux mystère.-Ah ! Le premier que prit ce besoin insensé De danser Sur ce monde enfantin dans l’inconnu lancé !Ô terre, ô terre, ô race humaine, Vous me faites bien de la peine.
Jules Laforgue — « Complainte du soir des comices agricoles » -
Au bout de la rue Guénégaud, lorsqu’on vient des quais, on trouve le passage du Pont-Neuf, une sorte de corridor étroit et sombre qui va de la rue Mazarine à la rue de Seine. Ce passage a trente pas de long et deux de large, au plus ; il est pavé de dalles jaunâtres, usées, descellées, suant toujours une humidité âcre ; le vitrage qui le couvre, coupé à angle droit, est noir de crasse. Par les beaux jours d’été, quand un lourd soleil brûle les rues, une clarté blanchâtre tombe des vitres sales et traîne misérablement dans le passage. Par les vilains jours d’hiver, par les matinées de brouillard, les vitres ne jettent que de la nuit sur les dalles gluantes, de la nuit salie et ignoble. À gauche, se creusent des boutiques obscures, basses, écrasées, laissant échapper des souffles froids de caveau. Il y a là des bouquinistes, des marchands de jouets d’enfant, des cartonniers, dont les étalages gris de poussière dorment vaguement dans l’ombre ; les vitrines, faites de petits carreaux, moirent étrangement les marchandises de reflets verdâtres ; au-delà, derrière les étalages, les boutiques pleines de ténèbres sont autant de trous lugubres dans lesquels s’agitent des formes bizarres. À droite, sur toute la longueur du passage, s’étend une muraille contre laquelle les boutiquiers d’en face ont plaqué d’étroites armoires ; des objets sans nom, des marchandises oubliées là depuis vingt ans s’y étalent le long de minces planches peintes d’une horrible couleur brune. Une marchande de bijoux faux s’est établie dans une des armoires ; elle y vend des bagues de quinze sous, délicatement posées sur un lit de velours bleu, au fond d’une boîte en acajou. Au-dessus du vitrage, la muraille monte, noire, grossièrement crépie, comme couverte d’une lèpre et toute couturée de cicatrices.
Thérèse Raquin — Émile Zola -
De la musique avant toute chose,Et pour cela préfère l’ImpairPlus vague et plus soluble dans l’air,Sans rien en lui qui pèse ou qui poseIl faut aussi que tu n’ailles pointChoisir tes mots sans quelque mépriseRien de plus cher que la chanson griseOù l’Indécis au Précis se joint.C’est des beaux yeux derrière des voilesC’est le grand jour tremblant de midi,C’est par un ciel d’automne attiédiLe bleu fouillis des claires étoiles !Car nous voulons la Nuance encor,Pas la Couleur, rien que la nuance !Oh! la nuance seule fianceLe rêve au rêve et la flûte au cor !Fuis du plus loin la Pointe assassine,L’Esprit cruel et le Rire impur,Qui font pleurer les yeux de l’AzurEt tout cet ail de basse cuisine !Prends l’éloquence et tords-lui son cou !Tu feras bien, en train d’énergie,De rendre un peu la Rime assagie.Si l’on n’y veille, elle ira jusqu’où ?Ô qui dira les torts de la Rime ?Quel enfant sourd ou quel nègre fouNous a forgé ce bijou d’un souQui sonne creux et faux sous la lime ?De la musique encore et toujours !Que ton vers soit la chose envoléeQu’on sent qui fuit d’une âme en alléeVers d’autres cieux à d’autres amours.Que ton vers soit la bonne aventureEparse au vent crispé du matinQui va fleurant la menthe et le thym…Et tout le reste est littérature.
Verlaine — L’Art poétique -
Dès quatre heures, la descente des ouvriers commençait. Ils arrivaient de la baraque, pieds nus, la lampe à la main, attendant par petits groupes d'être en nombre suffisant. Sans un bruit, d'un jaillissement doux de bête nocturne, la cage de fer montait du noir, se calait sur les verrous, avec ses quatre étages contenant chacun deux berlines pleines de charbon. Des moulineurs, aux différents paliers, sortaient les berlines, les remplaçaient par d'autres, vides ou chargées à l'avance des bois de taille. Et c'était dans les berlines vides que s'empilaient les ouvriers, cinq par cinq, jusqu'à quarante d'un coup, lorsqu'ils tenaient toutes les cases. Un ordre partait du porte-voix, un beuglement sourd et indistinct, pendant qu'on tirait quatre fois la corde du signal d'en bas, "sonnant à la viande", pour prévenir de ce chargement de chair humaine. Puis, après un léger sursaut, la cage plongeait silencieuse, tombait comme une pierre, ne laissait derrière elle que la fuite vibrante du câble.
Émile Zola — Germinal -
Dire que j’espérais, autant du moins que je puis espérer, un grand succès de l’ouvrage, cela va sans dire : nous autres auteurs, petits prodiges d’une ère prodigieuse, nous avons la prétention d’entretenir des intelligences avec les races futures.
Chateaubriand — Mémoires -
De nombreuses personnalités politiques de la majorité et de la gauche ont jugé cette cagnotte "indécente". Ce lundi, Élisabeth Borne avait même indiqué que le fait que "ce soit une personne proche de l'extrême droite qui a lancé cette cagnotte ne (contribuait) pas sans doute à apporter l'apaisement".
www.rtl.fr — Mort de Nahel : la cagnotte de soutien au policier va être fermée, la famille va porter plainte -
La presse nigériane a mené l’enquête et aucun club de ce nom n’évolue au Nigéria. Le jeune joueur de 17 ans a pourtant pu être sélectionné avec les A, sans doute pistonné par son agent, dans une équipe remaniée.
Africa Top Sports — Coupe du Monde : Le capitaine du Nigéria accusé d'avoir inventé son club le Yum Yum FC - Africa Top Sports -
Chaque soir, c’est à l’heure où ferment les bureaux que Zaza Mestonian arrive dans cette entreprise d’informatique. Zaza a 48 ans, il est Géorgien, sans papiers, et sans-domicile fixe. Mais depuis neuf mois, Zaza a trouvé un toit, ou plutôt un petit local mis à disposition par l’entreprise. Un placard, un lit, l'ancienne pièce de la photocopieuse est devenue sa maison pour les nuits. Une pièce pour dormir, mais aussi des sanitaires et une douche sont à disposition, ainsi que la cuisine des salariés pour se faire à dîner. Chaque soir dans les bureaux, Zaza est un peu comme à la maison. "Je suis libre ici", dit-il.
Franceinfo — Solidarité : une entreprise calvadosienne héberge un SDF -
Fabriquée en Véndée, le MyLi de Ligier veut s'imposer comme l'avenir de la voiture sans permis électrique.
Ligier MyLi : sans peur et sans permis -
L’une des raisons pour lesquelles le Samsung 980 Pro est parfait pour la PS5 est le fait qu’il peut être équipé d’un dissipateur thermique. Attention ! Il ne faut pas le confondre avec le contrôle thermique intelligent. Cette technologie déjà incluse dans le SSD bride ses performances en cas d’une forte hausse de la température afin de préserver les composants. Quant au dissipateur thermique, il évacue la chaleur sans ralentir les performances du SSD afin que vous puissiez jouer tout le temps dans les meilleures conditions.
Frandroid — La version 2 To du SSD parfait pour la PS5 n'a jamais été aussi bon marché -
La classique est un délice sans l’ombre d’un doute, mais que dire de la Foresta farcie de cèpes, champignons de Paris & mozzarella, le tout panné d'une délicate chapelure croustillante et dorée ? Ou encore la "Nonno Piccolo" avec son lard italien, la "Salmone" et son saumon fumé divin… Bref, une pépite. Le tout pour des prix entre 4,50€ et 5,50€ ! Mais Nonno Gusto propose également d’autres plats typiques, comme de la focaccia ou de la cipollina, une délicieuse pâte feuilletée farcie de sauce tomate, jambon, mozzarella et quelques oignons fraîchements rissolés le tout cuit au four.
Le Bonbon — Un délicieux bar à arancinis siciliens a ouvert ses portes à Lyon Le Bonbon -
C’était au mois de juin. Tout paraissait en fête.
La foule circulait bruyante et sans souci.
Je ne sais trop pourquoi j’étais heureux aussi ;
Ce bruit, comme une ivresse, avait troublé ma tête.
Le soleil excitait les puissances du corps,
Il entrait tout entier jusqu’au fond de mon être,
Et je sentais en moi bouillonner ces transports
Que le premier soleil au coeur d’Adam fit naître.Guy de Maupassant — Un coup de soleil -
Juin ramena le temps des examens et une terrible chaleur dont la buée suffocante planait sur le pays sans qu'un souffle de vent la vînt dissiper.
Alain-Fournier — Le Grand Meaulnes -
Elle me dit, d'un ton timide, qu'elle confessait que son infidélité méritait ma haine ; mais que, s'il était vrai que j'eusse jamais eu quelque tendresse pour elle, il y avait eu, aussi, bien de la dureté à laisser passer deux ans sans prendre soin de m'informer de son sort et qu'il y en avait beaucoup encore à la voir dans l'état où elle était en ma présence, sans lui dire une parole. Le désordre de mon âme, en l'écoutant, ne saurait être exprimé. Elle s'assit. Je demeurai debout, le corps à demi tourné, n'osant l'envisager directement. Je commençai plusieurs fois une réponse, que je n'eus pas la force d'achever. Enfin, je fis un effort pour m'écrier douloureusement : - Perfide Manon ! Ah ! perfide ! perfide !
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
On ne peut réfléchir sur les préceptes de la morale, sans être étonné de les voir tout à la fois estimés et négligés.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Mon âme ne suivit pas la sienne. Le Ciel ne me trouva point, sans doute, assez rigoureusement puni. Il a voulu que j'aie traîné, depuis, une vie languissante et misérable. Je renonce volontairement à la mener jamais plus heureuse.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Lorsque nous nous vîmes si proche de Paris, c'est-à-dire presque en sûreté, nous prîmes le temps de nous rafraîchir, n'ayant rien mangé depuis notre départ d'Amiens. Quelque passionné que je fusse pour Manon, elle sut me persuader qu'elle ne l'était pas moins pour moi. Nous étions si peu réservés dans nos caresses que nous n'avions pas la patience d'attendre que nous fussions seuls. Nos hôtes et nos postillons nous regardaient avec admiration et je remarquai qu'ils étaient surpris de voir deux enfants de notre âge qui paraissaient s'aimer jusqu'à la fureur. Nos projets de mariage furent oubliés à Saint-Denis. Nous fraudâmes les droits de l'Eglise, et nous nous trouvâmes époux sans y avoir fait réflexion.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Mademoiselle, mademoiselle, lui dit-il, avec un sourire forcé, j'ouvre en effet les yeux, et je vous trouve bien moins novice que je ne me l'étais figuré. Il se retira aussitôt sans jeter les yeux sur elle, en ajoutant, d'une voix plus basse, que les femmes de France ne valaient pas mieux que celles d'Italie.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
J' éprouvai alors qu' on peut aimer l' argent sans être avare .
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Il demeura quelque temps à me considérer sans me répondre. Comme je n'en avais pas à perdre, je repris la parole pour lui dire que j'étais fort touché de ses bontés ; mais que la liberté étant le plus cher de tous les biens, surtout à moi, à qui on la ravissait injustement, j'étais résolu de me la procurer cette nuit même à quelque prix que ce fût ; et de peur qu'il ne lui prît envie d'élever la voix pour appeler au secours, je lui fis voir une honnête raison de silence que je tenais sous mon justaucorps. Un pistolet ! me dit-il. Quoi, mon fils ! vous voulez m'ôter la vie, pour reconnaître la considération que j'ai eue pour vous ?
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Elle pèche sans malice, disais-je en moi même; elle est légère et imprudente, mais elle est droite et sincère. Ajoutez que l'amour suffisait seul pour me fermer les yeux sur toutes ses fautes.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Je sens bien que je n'ai jamais mérité ce prodigieux attachement que vous avez pour moi. Je vous ai causé des chagrins, que vous n'avez pu me pardonnez sans une bonté extrême. J'ai été légère et volage, et même en vous aimant éperdument , comme je l'ai toujours fait, je n'étais qu'une ingrate. Mais vous ne sauriez croire combien je suis changée. Mes larmes, que vous avez vu couler si souvent depuis notre départ de France, n'ont pas eu une seule fois mes malheurs pour objet. J'ai cessé de les sentir aussitôt que vous avez commencé à les partager. Je n'ai pleuré que de tendresse et de compassion pour vous.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Que prétendez-vous donc ? m'écriai-je encore. Je prétends mourir, répondit-elle, si vous ne me rendez votre coeur, sans lequel il est impossible que je vive. Demande donc ma vie, infidèle ! repris-je en versant moi-même des pleurs, que je m'efforçai en vain de retenir. Demande ma vie, qui est l'unique chose qui me reste à te sacrifier ; car mon coeur n'a jamais cessé d'être à toi.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Il se retira aussitôt sans jeter les yeux sur elle, en ajoutant, d'une voix plus basse, que les femmes de France ne valaient pas mieux que celles d'ltalie.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Je fis encore quelques pas vers la porte, en tournant la tête, et tenant les yeux fixés sur elle. Mais il aurait fallu que j'eusse perdu tous sentiments d'humanité pour m'endurcir contre tant de charmes. J'étais si éloigné d'avoir cette force barbare que, passant tout d'un coup à l'extrémité opposée, je retournai vers elle, ou plutôt, je m'y précipitai sans réflexion.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Je demeurai plus de vingt-quatre heures la bouche attachée sur le visage et sur les mains de ma chère Manon. Mon dessein était d'y mourir; mais je fis réflexion, au commencement du second jour, que son corps serait exposé, après mon trépas, à devenir la pâture des bêtes sauvages. Je formai la résolution de l'enterrer et d'attendre la mort sur sa fosse. J'étais déjà si proche de ma fin, par l'affaiblissement que le jeûne et la douleur m'avaient causé, que j'eus besoin de quantité d'efforts pour me tenir debout. Je fus obligé de recourir aux liqueurs que j'avais apportées. Elles me rendirent autant de force qu'il en fallait pour le triste office que j'allais exécuter. Il ne m'était pas difficile d'ouvrir la terre, dans le lieu où je me trouvais. C'était une campagne couverte de sable. Je rompis mon épée, pour m'en servir à creuser, mais j'en tirai moins de secours que de mes mains. J'ouvris une large fosse. J'y plaçai l'idole de mon cœur après avoir pris soin de l'envelopper de tous mes habits, pour empêcher le sable de la toucher. Je ne la mis dans cet état qu'après l'avoir embrassée mille fois, avec toute l'ardeur du plus parfait amour. Je m'assis encore près d'elle. Je la considérai longtemps. Je ne pouvais me résoudre à fermer la fosse. Enfin, mes forces recommençant à s'affaiblir et craignant d'en manquer tout à fait avant la fin de mon entreprise, j'ensevelis pour toujours dans le sein de la terre ce qu'elle avait porté de plus parfait et de plus aimable. Je me couchai ensuite sur la fosse, le visage tourné vers le sable, et fermant les yeux avec le dessein de ne les ouvrir jamais, j'invoquai le secours du Ciel et j'attendis la mort avec impatience. Ce qui vous paraîtra difficile à croire, c'est que, pendant tout l'exercice de ce lugubre ministère, il ne sortit point une larme de mes yeux ni un soupir de ma bouche. La consternation profonde où j'étais et le dessein déterminé de mourir avaient coupé le cours à toutes les expressions du désespoir et de la douleur Aussi, ne demeurai-je pas longtemps dans la posture où j'étais sur la fosse, sans perdre le peu de connaissance et de sentiment qui me restait.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
Comme il n y avait rien, après tout, dans le gros de ma conduite, qui pût me déshonorer absolument, du moins en la mesurant sur celle des jeunes gens d'un certain monde, et qu'une maîtresse ne passe point pour une infamie dans le siècle où nous sommes, non plus qu'un peu d'adresse à s'attirer la fortune du jeu, je fis sincèrement à mon père le détail de la vie que j'avais menée. A chaque faute dont je lui faisais l'aveu, j'avais soin de joindre des exemples célèbres, pour en diminuer la honte. Je vis avec une maîtresse, lui disais-je, sans être lié par les cérémonies du mariage : M. le duc de... en entretient deux, aux yeux de tout Paris ; M. de... en a une depuis dix ans, qu'il aime avec une fidélité qu'il n'a jamais eue pour sa femme ; les deux tiers des honnêtes gens de France se font honneur d'en avoir. J'ai usé de quelque supercherie au jeu : M. le marquis de... et le comte de... n'ont point d'autres revenus ; M. le prince de... et M. le duc de... sont les chefs d'une bande de chevaliers du même Ordre.
Abbé Antoine Prévost — Manon Lescaut -
La vie n'est pas le travail : travailler sans cesse rend fou.
Charles de Gaulle — Les Chênes qu'on abat -
La vie n'est pas le travail : travailler sans cesse rend fou.
Charles de Gaulle — Les Chênes qu'on abat -
Qui n’a pas de gloss préféré ? Qu’il soit pailleté, rose, rouge, avec ou sans goût, ce cosmétique est très populaire. Pour les plus créatives, il est même possible de fabriquer son propre gloss pailleté ! Effectivement, cette TikTokeuse partage sa recette.
Marie France, magazine féminin — La méthode toute SIMPLE pour faire son propre gloss ultra pailleté (façon gloss Kiko) -
Coton ouaté sans manche décoré de l'enseigne de l'école!
TPL Moms — H&M sort une nouvelle collection jeunesse Stranger Things! | TPL Moms -
C'est donc contraint et forcé que le premier magistrat, Emmanuel Joulié, a signé l’arrêté d'autorisation temporaire. Il l'a fait en public, au milieu de la place du village, en présence du collectif Ondes bastidienne et de son avocat, non sans avoir expliqué les raisons qui l’ont obligé à apposer sa signature.
ladepeche.fr — VIDEO. Un maire du Tarn obligé de valider l'implantation d'une antenne 5G à laquelle il s'oppose - ladepeche.fr -
L’accouchement se déroule sans encombre, mais dans les semaines suivantes, la mère, qui se plaint de douleurs et de saignements, retourne à l’hôpital de Remiremont. Les médecins lui diagnostiquent une endométrite, une inflammation de l'endomètre, une muqueuse qui tapisse la cavité de l'utérus, et la laissent rentrer chez elle.
France 3 Grand Est — Un morceau de placenta oublié dans le corps d’une mère : une 11e plainte déposée contre l’hôpital de Remiremont -
En plus du cabinet, le précédent médecin avait aussi fait installer "un studio" au-dessus pour "recevoir des internes du CHU de Nice", précise l'édile. Dans son offre d'emploi, la mairie explique également que le futur médecin bénéficiera "d'un loyer modéré et sans frais d'installation".
BFMTV — Banderole, loyer modéré: la commune de Touët-sur-Var tente de trouver son nouveau médecin généraliste -
Rendre une demeure de caractère plus actuelle sans qu'elle perde de sa superbe ? C'est le défi relevé par les architectes du STUDIO KLEIN dans cette maison en meulière début XXe. Remise en valeur tout à fait étonnante.
Avant-après : modernisée, cette meulière a tout pour plaire !
Avec Marcel, plus de raison de faire des fautes d'orthographe !
Améliore ton orthographe avec les conseils de Marcel, ton mentor de français, depuis ton téléphone.
Adopter Marcel