La langue française

Vomique

Sommaire

  • Définitions du mot vomique
  • Étymologie de « vomique »
  • Phonétique de « vomique »
  • Citations contenant le mot « vomique »
  • Traductions du mot « vomique »

Définitions du mot vomique

Trésor de la Langue Française informatisé

VOMIQUE1, adj.

BOT. Noix vomique. Fruit du vomiquier, qui a des propriétés vomitives et qui renferme de la strychnine. Les autres alcaloïdes de la noix vomique possèdent les mêmes propriétés que la strychnine (G.-M. Roger dsNouv. Traité Méd.fasc. 61925, p. 36).
Prononc. et Orth.: [vomik], [vɔ-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. xiiies. noiz vomite [corr. vomice] « fruit vénéneux d'un arbrisseau de l'Inde » (Simples médecines, éd. P. Dorveaux, 792 et 813); xves. noix vomique (Grant herbier en francoys, éd. G. Camus, 336: noix vomique [...] elle a vertu de esmouvoir a vomir). Empr. au lat. médiév.vomica nux, formé du lat. class. nux « noix » et de vomicus « qui fait vomir », cette baie ayant des propriétés vomitives; cf. 1555 la noix vomitique, ou vomitoire (B. Aneau, Tresor de Evonyme, ch. XVII ds Gdf.). Fréq. abs. littér.: 14.

VOMIQUE2, subst. fém.

PATHOL. Rejet par la bouche d'une collection purulente provenant des poumons ou des bronches, souvent accompagné de nausées. Une remarquable tendance à la guérison [de la phtisie aiguë pulmonaire] par le ramollissement et l'élimination du foyer sous forme de vomique (Calmette, Infection bacill. et tubercul., 1920, p. 171).
Prononc. et Orth.: [vomik], [vɔ-]. Att. ds Ac. 1740-1878. Étymol. et Hist. 1375 subst. fém. « amas de matière purulente dans le poumon » (Symon de Hesdin, Trad. de Valerius Maximus d'apr. Gdf. Compl.); ca 1500 adj. « purulent » (trad. Hortus sanitatis de Joh. de Cuba, I, 335 ds Gdf. Compl.). Empr. au lat.vomica « abcès, dépôt d'humeur », fém. subst. de l'adj. vomicus « qui fait vomir » (v. vomique1).

Trésor de la Langue Française informatisé

VOMIQUE1, adj.

BOT. Noix vomique. Fruit du vomiquier, qui a des propriétés vomitives et qui renferme de la strychnine. Les autres alcaloïdes de la noix vomique possèdent les mêmes propriétés que la strychnine (G.-M. Roger dsNouv. Traité Méd.fasc. 61925, p. 36).
Prononc. et Orth.: [vomik], [vɔ-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. xiiies. noiz vomite [corr. vomice] « fruit vénéneux d'un arbrisseau de l'Inde » (Simples médecines, éd. P. Dorveaux, 792 et 813); xves. noix vomique (Grant herbier en francoys, éd. G. Camus, 336: noix vomique [...] elle a vertu de esmouvoir a vomir). Empr. au lat. médiév.vomica nux, formé du lat. class. nux « noix » et de vomicus « qui fait vomir », cette baie ayant des propriétés vomitives; cf. 1555 la noix vomitique, ou vomitoire (B. Aneau, Tresor de Evonyme, ch. XVII ds Gdf.). Fréq. abs. littér.: 14.

VOMIQUE2, subst. fém.

PATHOL. Rejet par la bouche d'une collection purulente provenant des poumons ou des bronches, souvent accompagné de nausées. Une remarquable tendance à la guérison [de la phtisie aiguë pulmonaire] par le ramollissement et l'élimination du foyer sous forme de vomique (Calmette, Infection bacill. et tubercul., 1920, p. 171).
Prononc. et Orth.: [vomik], [vɔ-]. Att. ds Ac. 1740-1878. Étymol. et Hist. 1375 subst. fém. « amas de matière purulente dans le poumon » (Symon de Hesdin, Trad. de Valerius Maximus d'apr. Gdf. Compl.); ca 1500 adj. « purulent » (trad. Hortus sanitatis de Joh. de Cuba, I, 335 ds Gdf. Compl.). Empr. au lat.vomica « abcès, dépôt d'humeur », fém. subst. de l'adj. vomicus « qui fait vomir » (v. vomique1).

Wiktionnaire

Adjectif

vomique \vɔ.mik\

  1. Adjectif utilisé uniquement dans la locution noix vomique, un genre de noix qui fait vomir : voir ce mot.

Nom commun

vomique \vɔ.mik\ féminin

  1. Genre de vomissement soudain à base de sang ou de pus.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

VOMIQUE (vo-mi-k') adj. f.
  • Noix vomique, baie globuleuse, fruit du vomiquier ; poison violent.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

VOMIQUE, s. f. (Médecine.) cette maladie est un abscès dans le poumon qui provient ou de tubercules cruds qui sont venus à suppurer, ou d’une inflammation lente qui n’a pû se résoudre, & que la trop grande étendue de l’engorgement, & la tension des parties ont forcé d’abscéder ; les causes & les signes sont les mêmes que ceux des abscès. La respiration est extrémement génée. Voyez Phthisie.

La vomique des poumons est une maladie occulte dans laquelle les malades paroissent jouir d’une assez bonne santé ; ils ont un petit abscès dans quelque partie de ce viscere ; cet abscès est exactement renfermé dans un kiste ou une membrane qui forme une espece de poche ; ceux qui sont attaqués d’atrophie, ou qui ont quelques vaisseaux rompus dans les poumons, sont fort sujets aux vomiques, ils ont l’haleine puante long-tems avant qu’elle perce, le sang leur vient quelquefois à la bouche en toussant, ils ont le corps lourd & pesant ; leurs toux sont longues & incommodes, elles sont suivies quelquefois de l’ouverture de la vomique & de l’expectoration de la matiere qu’elle contient, alors il leur survient une fievre assez considérable, le crachement de sang & des agitations du corps violentes : ces symptômes ne sont pas toujours suivis de la mort, on recouvre quelquefois la santé ; mais s’il arrive que la vomique en s’ouvrant se décharge sur le cœur, le malade mourra subitement ; on a des exemples de cet accident. Lommius.

Cette maladie ne peut qu’être extrémement dangereuse, comme il le paroît par la fonction de la partie attaquée ; mais on ne peut la prévenir, & il est difficile d’y remédier lorsqu’elle est formée : voici les vues que l’on peut suivre dans le traitement.

1°. Dans la vomique imminente il faut prendre garde qu’elle ne se forme, & cela par les saignées & tous les remedes de l’inflammation, les adoucissans, les huileux & les béchiques doux ; il faut ordonner au malade le même régime qu’aux phthisiques. On peut s’enhardir à ordonner les expectorans.

2°. Dans la vomique formée, & prête à se rompre, il y a d’autres mesures à prendre pour diminuer les dangers de sa rupture, s’il est possible ; car elle est à craindre pour le malade de quelque façon qu’elle se fasse : il seroit à souhaiter qu’elle se vuidât par métastase, en prennant la route des selles ou des urines ; cette voie quoique longue seroit bien moins dangereuse ; mais si elle se jette sur les bronches, comme il est naturel que cela arrive, alors le danger est imminent, car le poumon se trouve engorgé de matiere purulente, & les vésicules sont remplies de pus, de façon qu’elles ne peuvent recevoir l’air ni le chasser ; la respiration devient interceptée, & le malade est comme englouti & suffoqué par la mauvaise odeur qu’exhale la matiere purulente qui sort des bronches par flot : dans ce dernier cas, il faut disposer le malade de façon à empêcher qu’il ne soit étouffé par la rupture de la vomique, & pour cela on le fait coucher sur le ventre, afin d’aider l’éruption du pus par les bronches & la trachée artere ; ensuite on lui fait respirer une eau de senteur, ou on lui en met dans la bouche pour empêcher la puanteur de le suffoquer.

Supposé que la rupture fût prochaine & imminente, & qu’on la prévît ne pouvoir se faire d’elle-même, on pourroit l’aider ou l’accélérer en faisant éternuer ou tousser le malade, en excitant le vomissement. Ces moyens quoique périlleux, sont pourtant salutaires dans l’occasion : si la matiere ne peut sortir tout à la fois, ou parce qu’il y a plus d’un sac, ou parce qu’elle est en trop grande quantité, alors on doit ménager les forces du malade, & prendre garde de l’épuiser.

Lorsque la rupture & l’éruption de la vomique sont faites, on doit remédier au délabrement qu’elles ont causé ; mais ce point est encore plus difficile que le précédent, car l’ulcere étant fort étendu, toujours arrosé par la limphe bronchiale, agité par l’action du poumon même, frappé par l’abord continuel de l’air, il est impossible qu’il se cicatrise ; on doit donc employer une cure palliative qui est la même que pour la phthisie ; mais on doit avoir égard à la corruption de la matiere purulente, à l’affoiblissement des forces, & à la fievre lente dont les indications sont différentes.

La premiere demande des fortifians, des restaurans & des analeptiques, tels que les bouillons, les gelées de veau, de poulet, le blanc-manger, ensuite on peut recourir aux baumes naturels & artificiels, tels que le baume de tolu, son sirop, le baume du commandeur de Perne.

La seconde indication demande les adoucissans, les tempérans, le lait coupé avec l’eau d’orge, ou le biscuit dans le bouillon, la semoule, le gruau cuit de même. Ces sortes d’alimens doivent être aromatisés avec l’essence de bergamotte ou de citron.

Si la fievre peut s’emporter, on change l’air du malade, on le mene à la campagne pour y prendre le lait, & enfin on prend toutes les précautions que demande le traitement de la phthisie.

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Étymologie de « vomique »

De vomir, avec le suffixe -ique.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Lat. vomicus, dans vomicus morbus, de vomere, vomir (la noix vomique fait vomir). L'adjectif vomique se trouve : XIIIe s. Qu'ele n'en eüst mal au cuer, Com s'ele eüst vomice [vomitif] prise, Fabliaux mss. p. 190, dans LACURNE.

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Phonétique du mot « vomique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
vomique vɔmik

Citations contenant le mot « vomique »

  • La strychnine provient de la noix vomique, une petite noix plate issue du Vomiquier, un arbre originaire d’Asie du Sud. Il s’agit d’une substance dite neurotoxique, c’est à dire qu’elle perturbe le fonctionnement du système nerveux. Une fois ingérée, la strychnine se fixe sur les synapses. Ces dernières ont pour rôle d’assurer la transmission du message nerveux et donc la connexion entre les neurones. Franceinfo, Strychnine : ce poison devenu produit dopant
  • Nux vomica est un remède homéopathique fabriqué à partir de la noix vomique, la graine issue du vomiquier. Nux vomica se présente sous la forme de granules homéopathiques, de gouttes, d'ampoules buvables ou de suppositoires. Topsante.com, Nux vomica : définition, utilisations, bienfaits, contre-indications - Top Santé
  • À cette époque, grâce au progrès de la chimie, le rythme de découverte de nouvelles substances médicamenteuses par les pharmaciens chimistes s’accélère. La morphine est isolée du pavot somnifère en 1804, l’émétine, un puissant vomitif, est découverte dans l’arbrisseau sud-américain ipéca en 1817, puis la strychnine est extraite de la noix vomique en 1818. Viendront ensuite la célèbre quinine en 1820 (un antipaludéen issu du quinquina, autre arbuste d’Amérique du Sud), l’acide salicylique extrait du saule en 1828 (qui permettra de créer l’aspirine), ou encore la codéine, antidouleur isolé en 1832 dans le pavot… The Conversation, Nouveaux médicaments : la nature, imitée mais toujours pas égalée
  • Au Québec, nous vivons sous une double tradition, française et britannique, et la pratique pharmaceutique n’y échappe pas. Mais bien avant, il y eut les Arabes, qui « ont joué un rôle fondamental dans la transmission des connaissances médicales et pharmaceutiques depuis l’Antiquité jusqu’au Moyen Âge ». Surtout, ils serviront de courroie de transmission du savoir des Romains et des Grecs pour arriver jusqu’en Europe. On leur doit, entre autres, l’utilisation de l’alambic pour la fabrication de différents alcools, de plantes comme la bourrache, l’anis, la cannelle, le camphre, la noix vomique, de pierres précieuses auxquelles ils prêtent toutes sortes de vertus, du nitrate d’argent, de sels d’or et d’argent, de mercure et de la potasse. Saviez-vous que le sirop utilisé en pharmacie vient de l’arabe Scharâb, qui signifie breuvage ? Le Journal de Montréal, Pharmacie sous prescription | Le Journal de Montréal
  • À cette époque, grâce au progrès de la chimie, le rythme de découverte de nouvelles substances médicamenteuses par les pharmaciens chimistes s’accélère. La morphine est isolée du pavot somnifère en 1804, l’émétine, un puissant vomitif, est découverte dans l’arbrisseau sud-américain ipéca en 1817, puis la strychnine est extraite de la noix vomique en 1818. Viendront ensuite la célèbre quinine en 1820 (un antipaludéen issu du quinquina, autre arbuste d’Amérique du Sud), l’acide salicylique extrait du saule en 1828 (qui permettra de créer l’aspirine), ou encore la codéine, antidouleur isolé en 1832 dans le pavot… UP' Magazine, Innovation dans les médicaments : l’inspiration vient de la nature - UP' Magazine

Traductions du mot « vomique »

Langue Traduction
Anglais vomit
Espagnol vómito
Italien vomito
Allemand erbrechen
Chinois 呕吐
Arabe القيء
Portugais vomitar
Russe рвотное
Japonais 嘔吐
Basque vomit
Corse vomitu
Source : Google Translate API
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