La langue française

Turc

Sommaire

  • Définitions du mot turc
  • Phonétique de « turc »
  • Citations contenant le mot « turc »
  • Images d'illustration du mot « turc »
  • Traductions du mot « turc »

Définitions du mot « turc »

Trésor de la Langue Française informatisé

TURC1, TURQUE, adj. et subst.

I. − Adjectif
A. − [En parlant d'un inanimé concr. ou abstr.]
1. Propre aux institutions de la Turquie ottomane ou moderne. Sérail turc; civilisation, coutume, république turque; livre, monnaie turque. J'arrivais à Constantinople avec des masses armées; je fondais dans l'Orient, à la place de l'empire turc, un nouvel et grand empire (Dumas père, Napoléon, 1831, ii, tabl. 3, 4, p. 42).Dès la fin du XIXesiècle le gouvernement turc avait conçu le projet de relier Stamboul, alors capitale de l'empire, à Bagdad (Albitreccia, Gds moyens de transp., 1931, p. 64).
Année turque (vx). L'année turque ou arabe reconnoît 354 jours, et reçoit onze mois intercalaires, en vingt-neuf ans (Chateaubr., Génie, t. 1, 1803, p. 125).
2. [Avec une valeur caractérisante] Relatif à la civilisation turque (notamment à celle de la Turquie ottomane); caractéristique de la représentation que s'en font les Occidentaux.
a) [En parlant d'inanimés concr.]
α) [Qualifie une chose] Quant au turban, il est de cotonnade un peu plus blanche et seulement rayé sur le bord, quelquefois à franges; on le roule à la mode du turban turc avec un bout sur l'oreille, très-bas par devant, touchant au sourcil (Fromentin, Été Sahara, 1857, p. 147).Souliers turcs à semelle concave, où le pied se sent étranger (Gide, Journal, 1914, p. 402).V. divan2ex. de Goncourt.
Café turc. Café noir et fort, servi dans une très petite tasse avec le marc que l'on précipite au fond en versant quelques gouttes d'eau froide. Je détruirai l'équilibre du budget de toute ma semaine pour m'offrir une tasse de café turc, parce que, en passant devant l'établissement du même nom, je n'aurai pas su résister à l'odeur adorable du moka (Miomandre, Écrit sur eau, 1908, p. 197).
Pipe turque. Synon. de chibouque, narguilé.Mademoiselle Mariette, en peignoir blanc garni de dentelles, étendue sur un divan, tenait une longue pipe turque et se servait de son pied pour soutenir le fourneau de la pipe (Champfl., Avent. MlleMariette, 1853, p. 29).
Tabac turc. Tabac blond, très parfumé. Un bocal d'excellent tabac turc que m'a donné M. Cloquet et qui me sert à charmer mes loisirs (Flaub., Corresp., 1843, p. 138).
AMEUBL. Veilleuse turque. Les veilleuses sont des espèces d'ottomanes, cintrées quelquefois seulement aux extrémités; cintrées aussi d'autres fois par derrière, et dont le dossier est quelquefois plus élevé par un bout que par l'autre. Quand le dossier est également élevé aux deux extrémités, elles prennent le nom de veilleuses turques (Nosban, Manuel menuisier, t. 2, 1857, p. 21).
ARTS DÉCOR. Tapis turc. Tapis d'Orient de haute laine. Un tapis turc si épais qu'on peut tomber partout sans se faire mal (Gautier, Fracasse, 1863, p. 193).
BROD. Point turc. ,,Sorte de jour fait avec une grosse aiguille et du fil fin, formant deux rangées de petits trous contrariés, des deux côtés, par un cordonnet ou feston`` (Peyroux Techn. Métiers 1985).
HYG. Bain turc. Bain de sudation consistant en bains de vapeur suivis de douche chaude et de massages; p. méton., lieu où sont pris ces bains (synon. hammam). C'est l'heure où les noctambules n'ont plus d'autre ressource que d'aller coucher aux bains turcs de l'Impérial, ouverts toute la nuit, et d'où les corps, dans leur suaire, émergent à l'aube, comme au Jugement Dernier (Morand, Londres, 1933, p. 174):
Si vous allez à Athènes, vous y prendrez des bains turcs, et vous vous en trouverez bien. Autant les bains français s'appliquent à ressembler aux bains turcs, autant les établissements de bains turcs ressemblent extérieurement à des bains français. Le meilleur des deux bains turcs qui sont à Athènes est une maison sans apparence... About, Grèce, 1854, p. 410.
MUS. À deux temps et très rythmé. Rondeau turc de Mozart. La Marche turque (Rob. 1985).
β) [Qualifie une couleur] Couleurs turques. Couleurs du drapeau turc. Les couleurs turques et françaises formaient un berceau et un tapis fort agréables sur lesquels se mariaient le Koran et la Table des Droits de l'Homme (Vigny, Serv. et grand. milit., 1835, p. 149).
[Pour préciser la nuance]
Rose turc. Rose délavé, passé. La Parisienne (...) est passée aux couleurs qu'on appelle fausses, mais aux couleurs fausses fabriquées par l'Orient, à l'adorable rose turc, au délicieux mauve japonais, etc. (Goncourt, Journal, 1889, p. 977).
Rouge turc. Rouge vif. Synon. rouge d'Andrinople (v. ce mot A).Le rouge turc est une laque sur chaux et alumine avec huile tournante (Coffignier, Coul. et peint., 1924, p. 314).
γ) Loc. adj. À la turque. [Corresp. aux princ. empl. de l'adj. turc] Particulier aux Turcs, à leurs coutumes. Papa (...) gagnait quelques florins à montrer aux amateurs trente-six qualités de salade, à la Turque, à la Génoise (...), à l'huile de noisette (Audiberti, Mal court, 1947, ii, p. 168).
Café à la turque. Synon. de café turc (supra I A 2 a α).Ali apporta le café.Comment le prendrez-vous? dit l'inconnu: à la française ou à la turque, fort ou léger, sucré ou non sucré, passé ou bouilli? À votre choix: il y en a de préparé de toutes les façons.Je le prendrai à la turque, répondit Franz (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 407).
SANITAIRES. Cabinet, latrine, toilette, W.C. à la turque. Installation sanitaire sans siège, ne comportant qu'une cuvette d'évacuation et un repose-pieds. V. latrine ex. de Macaigne.
b) [En parlant de comportements] L'hospitalité turque n'a point de bornes (Farrère, Homme qui assass., 1907, p. 197).Cet accent qu'il avait pouvait bien être un accent turc (Triolet, Prem. accroc, 1945, p. 36).
Loc. adv. À la turque
Péj., fam. Traiter qqn à la turque. Traiter quelqu'un durement, rudement, sans ménagement. Traiter ses ouvriers à la turque (Lar. Lang. fr.).
S'accroupir, s'asseoir à la turque. S'accroupir, s'asseoir les jambes repliées en tailleur, à même le sol. Il ramène ses jambes sous lui et s'assied sur ses talons, à la turque (Sartre, Mort ds âme, 1949, p. 256).
B. − ZOOL. [En parlant d'un animal] Originaire de Turquie, de race particulière à ce pays.
Cheval turc. Cheval d'une race intermédiaire entre le cheval arabe et le persan. (Dict. xixeet xxes.). Subst. masc. Derrière cette crête, il y a Sainte-Claire; trois pelés et un tondu, mais ils ont de beaux petits mulets. Des bêtes courtes; des turcs. La seule chose: ils ont l'arrière-main mal disposée; habitués à la terre lourde (Giono, Bonheur fou, 1957, p. 355).
Chien turc. Chien à poil ras. (Dict. xixeet xxes.).
II.
A. − Adj. et subst.
1.
a) (Celui, celle) qui est né(e), qui habite en Turquie ou qui en est originaire. Guerrier, nazir, pacha, sultan turc; femme turque. Il restait quelques familles turques dans l'île de Négrepont, lorsque la guerre d'Orient a éclaté: je suppose qu'elles ont quitté le royaume (About, Grèce, 1854, p. 74).Les dames turques campagnardes s'habillent d'une grande pièce de soie qui les enveloppe de la nuque aux chevilles, et leurs cheveux se cachent dans de petits capuchons de la même soie (Farrère, Homme qui assass., 1907, p. 79).
Empl. subst. masc. sing. à valeur de coll. Population turque ou empire turc. Chasser le Turc. Le Turc fut vaincu (Ac. Compl. 1842). Les gens les plus heureux que notre terre porte Sont le Turc et sa pipe accroupis sur leur porte. Mais il faut être Turc pour prendre ce parti (Banville, Cariat., 1842, p. 63).
b) ETHNOL., HIST. (Celui, celle) qui appartient au peuple d'Asie centrale dont les migrations conquérantes aboutirent au xes. au Moyen-Orient et en Anatolie (Turquie moderne). Les Barbares, ces hordes de nomades déchaînés que l'Antiquité avait baptisés Scythes et que les Occidentaux avaient ensuite connus sous le nom de Huns, de Turcs ou de Mongols (P. Rousseau, Hist. transp., 1961, p. 79).
c) Vx. (Qui est) musulman, sectateur de Mahomet. On doit se rappeler que le terme « Turc » en Asie Mineure et en Europe (...) [s']applique à des individus (...) qui, à divers moments, ont été convertis, de gré ou de force, à l'Islam (Haddon, Races hum., trad. par A. Van Gennep, 1930, p. 186).
Loc. Se faire turc. Se convertir à la religion musulmane. Le pacha, d'après un texte du Koran qui était favorable à l'accusé, lui donna l'alternative ou d'être pendu une seconde fois, ou de se faire Turc. Aboulias préféra ce dernier parti, et pratiqua pendant quelque temps l'islamisme (Lamart., Voy. Orient, t. 1, 1835, p. 194).
2. Expr. et loc.
a) JEUX. Tête de turc. Dynamomètre représentant une tête de Turc, le front ceint d'un turban, sur laquelle on frappait avec un maillet dans les fêtes foraines pour estimer sa force physique. La tête de Turc dressée sur son échafaud, qui allait être tout à l'heure assommée à coups de maillet et qui pour l'instant faisait seule face à la bourrasque (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 254).
P. anal., fam. Personne qui est la cible des attaques, des railleries de quelqu'un. Synon. souffre-douleur.Il ne riait pas, bien que le père Savon fût sa tête de Turc ordinaire et qu'il eût épuisé sur lui la série des plaisanteries inconvenantes au sujet de ses malheurs conjugaux (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Hérit., 1884, p. 500).Ce pitre bégayant, qui se nomme Mariéton et qui est la tête de Turc sur laquelle chacun donne son coup d'esprit (Goncourt, Journal, 1891, p. 110).
b) HISTOIRE
α) Grand(-)Turc. Sultan empereur des Turcs. Cette marquise est aussi invisible dans ses petits boudoirs de Brimborion que le Grand-Turc dans son sérail (Musset, Mouche, 1854, p. 271).Le Grand Turc assassin fait-il flamber trois mille femmes chrétiennes dans l'église d'Orfa? Le pape Léon XIII n'a pas un mot de révolte (Clemenceau, Vers réparation, 1899, p. 383).
Loc. fam., vieilli. Travailler pour le Grand Turc. ,,Travailler gratuitement`` (Rey-Chantr. Expr. 1979). Synon. travailler pour le roi de Prusse (v. roi I A 4 d).Ne pas faire plus de cas de qqc./de qqn que du Grand Turc. Ne prêter aucune attention à quelque chose, à quelqu'un. (Dict. xixeet xxes.). Penser à qqn comme au Grand Turc. Ne pas penser du tout à quelqu'un. Ma chère, il pense à toi comme au grand Turc, dit Florine à voix basse (Balzac, Illus. perdues, 1839, p. 332).Ne pas compter plus que le Grand Turc. Ne pas compter du tout. Si je tombais malade, on s'occuperait un peu de moi; mais, valide et bien portant, je ne compte pas plus que le Grand Turc (Amiel, Journal, 1866, p. 461).
β) Jeune(-)turc. Partisan de la Jeune Turquie, mouvement nationaliste et progressiste qui, à la fin du xixeet au début du xxes., visait à réformer les institutions de l'Empire ottoman. Les Jeunes-Turcs (...) ne voudront pas laisser dire (...) qu'ils ont été les fourriers de l'ennemi, ou les fossoyeurs de la patrie turque (Romains, Hommes bonne vol., 1932, p. 103).
En appos. avec valeur d'adj. La révolution jeune turque (1908), instaurant un régime constitutionnel, avec un parlement, dans l'Empire ottoman, permit aux mécontents de toute sorte de s'organiser (Encyclop. univ. t. 2 1968, p. 234c, s.v. arabisme).
P. ext. Partisan d'une politique, d'une action radicale ou violente. Les catholiques renforcent leurs milices paramilitaires, font pression sur les jeunes turcs jusqu'auboutistes groupés autour du Premier ministre Ky : « Il faut couper les têtes du mouvement bouddhiste » (Le Nouvel Observateur, 25 mai 1966, p. 10, col. 3).
P. anal., dans le domaine des arts, des idées, des sciences.Personne qui est d'avant-garde; novateur. L'art abstrait se penche sur son passé. 1950-1957: l'art des « grands » du genre est déjà de l'académisme aux yeux des « jeunes Turcs » de vingt-cinq ans (Paris-Match, 14 oct. 1967, p. 48, col. 2).Les premiers animateurs de cette école [des Recherches sociologiques Outre-Mer] soucieuse d'action pratique ont pu faire figure de jeunes Turcs (Traité sociol., 1967, p. 110).
c) [Avec une valeur caractérisante]
α) [P. réf. à l'anc. réputation de force phys. des Turcs] Fort comme un Turc. V. fort1I A 1.Mon grand-père maternel était boulanger, fort comme un turc et joyeux ivrogne (Guéhenno, Journal homme 40 ans, 1934, p. 60).
β) Vieilli, péj. [P. réf. à l'anc. réputation de barbarie, de dureté des Turcs] (Celui, celle) qui est barbare, cruel(le), sans pitié. Cet homme est un vrai Turc (Ac.1835, 1878).
Loc. fam.
Être turc dans/en/sur qqc. Avoir une attitude dure, cruelle, impitoyable vis-à-vis d'autres personnes. Un peu turc dans sa manière, il mettait au bagne ce bon peuple, mais sans l'abuser le moins du monde, et ne nous cacha point sa royale pensée, qui fut toujours d'avoir en propre nos corps et nos biens seulement. Des âmes, il en faisait peu de cas (Courier, Pamphlets pol., Réponses aux anon., 1, 1822, p. 150).Être inflexible sur (une idée, une opinion, une décision). Le conquérant Fortimbras en eût fait demain sa maîtresse; il est turc là-dessus! (Laforgue, Moral. légend., 1887, p. 48).
Traiter de Turc à Maure. [P. réf. à la façon rigoureuse dont les Turcs traitaient les Maures d'Afrique du Nord] Je remarque souvent qu'elle te traite de Turc à Maure, mon garçon (Feuillet, Scènes et com., 1854, p. 97).J'aurais voulu que les heureux de cette vie (...) génies méconnus de brasserie traitant de Turc à More critiques et éditeurs, j'aurais voulu que tous ceux-là entendissent ce que disaient ces femmes (Lorrain, Âmes automne, 1898, p. 169).
3. Qui (sans être turc) défend la cause, les intérêts turcs. Le peuple [arabe] s'inquiète fort peu de tout ce qui se passe. Il était égyptien sous Mahomet, il redevient turc sous Abbas, il sera anglais plus tard quand l'Angleterre se sera emparée de l'Égypte (ce qui arrivera un de ces matins) (Flaub., Corresp., 1849, p. 137).
[P. méton.] Nos journaux ont été bien misérablement turcs dans ces derniers temps. Comment ont-ils pu jamais oublier la noble cause de la Grèce et tomber en admiration devant des barbares qui répandent sur la patrie des grands hommes et la plus belle patrie de l'Europe l'esclavage et la peste? (Chateaubr., Mém., t. 3, 1848, p. 441).
B. − Subst. masc. sing., LING. Groupe de langues ouralo-altaïques parlées en Turquie et dans certaines régions d'Asie centrale; en partic., langue turque parlée en Turquie. C'est [le Collége de France] une enceinte polyglotte où l'on passe du turc au sanscrit, de l'arabe au persan (Reybaud, J. Paturot, 1842, p. 279).Dès la fin du XVIIesiècle, la France avait installé à Péra un séminaire où quelques enfants, « les Jeunes des Langues », apprenaient le turc chez des Capucins (Chazelle, Diplom., 1962, p. 106).
Empl. adj. Qui se rapporte à la langue turque. Grammaire, traduction turque. Comme la prose, la poésie s'efforce d'employer un vocabulaire strictement turc et d'éviter les influences étrangères (Arts et litt., 1936, p. 56-3).V. arménien ex. 2.
Loc. Parler (le) turc. Parler la langue turque. À présent, je parle turc, je ne suis plus tout à fait un Infidèle (Farrère, Homme qui assass., 1907, p. 314).
REM. 1.
-turc, -turque, élém. de compos. entrant dans la constr. d'adj. signifiant « qui est à la fois turc et d'un autre pays désigné par le 1er élém. »a)
Irako-turc, -turque. -Aujourd'hui, l'opération combinée irako-turque les enferme [les maquisards kurdes] dans un véritable étau. Est-ce le commencement de la fin d'un peuple? (Le Nouvel Observateur, 3 juin 1983, p. 38, col. 4).
b)
Russo-turc, -turque. -La campagne russo-turque de 1877-1878 (Bariéty, Coury, Hist. méd., 1963, p. 714).
2.
Turco-, élém. de compos.représentant l'adj. turc, entrant dans la constr. d'adj. ou de subst. où il indique le rapport de qqc. ou de qqn à la fois avec la Turquie et avec un autre pays désigné par le 2eélém.a) [Suivi d'un trait d'union; le 2eélém. est un adj. ethnique] α)
Turco-chinois, -oise, adj.Qui appartient à la Turquie et à la Chine. Edmond Drouin a écrit jadis de nombreux mémoires sur les monnaies (...) touraniennes, turco-chinoises (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 387).
β)
Turco-mongol, -ole, adj. et subst.Ethnol. (Celui, celle) qui appartient au peuple turc et au peuple mongol. L'habitation des Shillouk et celle des Turco-Mongols présentent ainsi une similitude de formes, mais elles diffèrent considérablement par le mode de construction (Lowie, Anthropol. cult., trad. par E. Métraux, 1936, p. 114).Ling., subst. masc. sing. Ensemble formé par les langues turques et mongoles. De la Hongrie à la Mandchourie, les steppes traversent l'Eurasie (...). Cette longue bande est le lieu d'un brassage entre peuples. Quatre ensembles linguistiques se la partagent, indo-européen, caucasique, ouralo-altaïque, turco-mongol (Le Nouvel Observateur, 20 oct. 1975, p. 66, col. 1).
γ)
Turco-persan, -ane, adj.Qui appartient aux cultures turques et persanes. Andritch (...) comme tant d'écrivains balkaniques (...) verse dans la forme ancienne du conte turco-persan, où fleurit le motif du vizir en disgrâce, un contenu mi-poétique, mi-philosophique d'inspiration personnelle et d'allure moderne (Arts et litt., 1936, p. 52-5).Ling. [En parlant de mots, de termes] Emprunté au persan par le turc. (Dict. xxes.).
δ)
Turco-tartare, adj. et subst.Ethnol. (Celui, celle) qui appartient au groupe des Turcs et des Tartares. Tribu turco-tartare (Davau-Cohen 1972). Hist. de la ling., subst. masc. sing. Ensemble des langues du groupe turc, parlées en Turquie et en Asie centrale. (Dict. xxes.).
b) [Sans trait d'union; le 2eélém. est un élém. formant tiré du gr.; les mots constr. expriment des rapports affectifs ou ling. avec la Turquie] α)
Turcomanie, subst. fém.Enthousiasme, passion pour ce qui est turc. MmeTallien, pour lui plaire [au Grand-Turc] (...) arbore hardiment le turban, et voici le turban lancé, imposé pour deux ans, et la veste courte ouverte sur la poitrine nue et le large pantalon de gaze rose retenu à la cheville par des anneaux d'or. C'est la turcomanie (L. Madelin inL'Hist. pour tous, oct. 1965, p. 517 ds Quem. DDL t. 28).
β)
Turcophage, adj.[En parlant d'une pers.] Ennemi des Turcs. Bien que turcophage, mon père avait nonobstant rancune au cœur contre les polissons russes (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 159).
γ)
Turcophile, adj. et subst.(Celui, celle) qui est ami(e), partisan(e) des Turcs, de la Turquie. Vous savez que M. Pierre Loti est turcophile. Je suis personnellement autorisé à publier ces photographies pour servir la cause turque en flétrissant la barbarie bulgare (Duhamel, Cécile, 1938, p. 27).
δ)
Turcophobe, adj. et subst.(Celui, celle) qui craint ou qui hait les Turcs, la Turquie. La revue n'est point turcophobe ni chauvine. Elle n'entend nullement sacrifier au patriotisme belliqueux qui est à cette heure le sentiment dominant en Russie (V. Jaclard, Let. à Vallès, 15 déc. 1877, p. 143 ds Quem. DDL t. 6).V. infra ex. de G. Valbert.
Turcophobie, subst. fém.Crainte ou haine des Turcs, de la Turquie. Le prétendu Osmanli a vu beaucoup de pachas, et il incline à la turcophobie (...) M. Baker a appris à se défier des turcophobes, de leurs hyperboles (G. Valbert, Philottomans et turcophobes, in R. des deux mondes, t. 23, 1877, p. 704 ds Quem. DDL t. 25).
Prononc. et Orth.: [tyʀk]. Ac. 1694-1740 turc subst. masc.; 1762-1878: turc subst. masc. et à la turque loc. adv.; 1935: turc, turque en vedette (v. Rob. 1985 ,,rare au fém.``). Ethnol. turc, turque ou türk (inv. en genre) ds Rob. 1985. Étymol. et Hist. A. 1. Subst. a) ca 1100 Turc « habitant de la Turquie » (Roland, éd. J. Bédier, 3240: l'altre est de Turcs); av. 1453 le Grand Turc « le sultan, empereur des Turcs » (Monstrelet, Chron., III, fo85 ds La Curne: grand Turc); 1456 (A. de La Sale, Jehan de Saintré, éd. J. Misrahi et Ch. A. Knudson, p. 216: le Grant Turcq); 1457 expr. fort comme un Turc (Bertrandon de La Broquière, Voyage d'Outremer, éd. Ch. Schefer, p. 217: il est fort comme ung Turc); 1623 expr. traiter qqn de Turc à Maure (Garasse, Doctrine curieuse des beaux-esprits de ce temps, p. 900: un usurier qui traictoit avec luy de Turc à More); 1857 tête de Turc « personne qui est la cible des railleries, des attaques » (Goncourt, Journal, p. 329); 1866 tête de Turc « sorte de dynamomètre sur lequel on s'exerçait dans les foires » (L'Année sc. et industr., 1867, p. 275 ds Rob. 1985, s.v. tête); ca 1903 jeune-turc adj. pol. (Gde Encyclop., p. 532a, s.v. Turquie: un comité jeune-turc se forma alors contre la cour); 1907 Jeune-Turc subst. (Nouv. Lar. ill. Suppl., s.v. Jeune-Turquie: le parti des Jeunes-Turcs); 1951 p. ext. (Camus, Homme rév., p. 281 [citant Lénine]: nous sommes les jeunes Turcs de la révolution); b) 1457 subst. « langue parlée en Turquie » (Bertrandon de La Broquière, op. cit., p. 100: en celluy pays se parle Turc); 2. adj. a) 1536 cheval turc (Rabelais, Lettre à Mgr de Maillezais ds Œuvres, éd. Ch. Marty-Laveaux, t. 3, p. 365: quelques chevaulx Turcs); b) 1537 loc. à la turque (B. des Périers, Cymbalum Mundi, dialogue 2 ds Œuvres, éd. L. Lacour, t. 1, p. 339: acoustrer à la Turque); c) 1694 brod. point à la turque (Invent. du château d'Humières ds Havard); 1765 point turc (Encyclop. t. 12, p. 875b); d) 1762 assis à la turque (Ch. S. Favart, Les Trois sultanes, éd. 1809, p. 191: Soliman et Elmire sont assis à la turque); e) 1846 café à la turque (Dumas père, loc. cit.); 1907 café turc (Farrère, Homme qui assass., p. 56); f) 1851 bain turc (Flaub., Corresp., p. 293); g) 1872 à la turque mus. (Littré: rondeau à la turque); h) 1893 « se dit de cabinets d'aisance sans siège » (Eudel, Arg. St-Cyr, p. 67: Turc (le). Cabinets d'aisance des anciens); 1894 (Bricka, Cours ch. de fer, t. 1, p. 235: des sièges à la turque dans les cabinets publics pour hommes). B. 1504-09 subst., abusivement « musulman » (Lemaire de Belges, Couronne margaritique ds Œuvres, éd. J. Stecher, t. 4, p. 47: mauvais Chrestiens ou Turcqz). C. 1. 1697 subst. ethnol. « d'un ensemble de peuples d'Asie centrale » (D'Herbelot, Bibl. orientale, p. 487: Igur et Aigur. Nom d'une Tribu des Turcs Orientaux); 1826 adj. (Balbi, Introd. à l'atlas ethnographique du globe, p. 150: les nations turkes; p. 155: la famille turke); 1842 (Ac. Compl.: famille turque); 2. 1820 adj. ling. (A. Remusat, Rech. sur les lang. tartares, t. 1, p. 255: dialectes Turks, langue Turke); 1842 (Ac. Compl.: langues turques). Empr. au turctürk « turc » (comme nom commun, signifie « puissance », v. Lang. Monde 1924, p. 194; Vasmer t. 3, p. 124). Les Turcs étaient connus des Chinois au vies. sous le nom de T'ou-Kiue (prob. empr. au mongol türküt, plur. de türk, cf. Pelliot ds Lang. Monde, p. 194) et des Grecs au vies. également Τ ο υ ̃ ρ κ ο ς (Lang. Monde 1952, p. 332). Fréq. abs. littér.: 1 949. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 3 144, b) 3 230; xxes.: a) 2 664, b) 2 271. Bbg. Quem. DDL t. 6 (s.v. turcophobe), 11 (s.v. turco-russe), 22 (s.v. turcophage), 25 (et s.v. turcophile; turcophobie; turco-serbe), 28 (s.v. turcomanie). − Richard (W.) 1959, pp. 54-55.

TURC2, subst. masc.

ENTOMOL., vieilli. Petit ver blanc qui est la larve du hanneton. Ces animaux rongeurs et destructeurs nommés, selon les pays, (...) des turcs, des vers blancs, et qui sont le premier état du hanneton (Balzac, Paysans, 1850, p. 348).
Prononc. et Orth.: [tyʀk]. Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. 1612 (J. Voultier, Le Grand dict. fr., lat. et grec, Lyon, Morillon: turc, c'est un ver ainsi appelle par les Lyonnois qui [...] gaste la racine des vignes). Prob. de turc1* p. plaisant., parce que ce ver s'attaque aux poiriers de bon-chrétien (cf. Boyceau de La Baraudière ds DG). Bbg. Sain. Sources t. 1 1972 [1925], p. 78; t. 2 1972 [1925] p. 370.

Wiktionnaire

Adjectif

turc \tyʁk\

  1. Relatif aux Turcs, à la Turquie.
    • Joignez à ces qualités féminines un parler doux comme la physionomie, doux comme des yeux bleus à paupières turques, […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    1. (Par ellipse) (Plus rare) À la turque.
  2. Relatif au turc, la langue turque parlée en Turquie.
    • Pour atteindre sa forme actuelle, la langue turque a connu, au cours des siècles, bien des pérégrinations : un périple à travers toute l’Asie centrale, de multiples influences, puis une profonde réforme. — (Bernard Golstein, Grammaire du turc : ouvrage pratique à l'usage des francophones, L'Harmattan, 1999)
  3. (Linguistique) (Par extension) Relatif aux langues turques ou turciques, sous-famille de langues altaïques dont fait partie le turc.
    • L’aire couverte par les langues turques est considérable, s’étendant depuis la Thrace européenne jusqu’aux extrémités nord-est de la Sibérie, dans le bassin de la Léna, en passant par le Turkestan chinois. — (Bernad Golstein, Grammaire du turc : ouvrage pratique à l’usage des francophones, 1999, p. 24)
    • Dans la région de la Méditerranée et de la mer Noire existent deux langues de la famille turque : le turc de Turquie et la langue tartare de Crimée. — (Auteur indéterminé, Langues et écritures de la Méditerranée, 2007)
  4. (Ethnologie) Relatif aux peuples de langues turques ou turciques.
    • Après le XIIIe-XIVe siècle, et après que les rivalités entre les confédérations turques d’Asie centrale eurent achevé de désorganiser le système œcuménique dont les Mongols avaient en un temps l’idée, la route maritime de l’océan Indien devient progressivement prépondérante et les centres de gravité sont comme irrésistiblement attirés par la mer. — (Denys Lombard, « À propos de l’histoire des villes d’Asie du Sud-Est », dans Chargles Goldblum, Caiers de la recherche architecturale, no 36/36, 1994, p. 99)
  5. Synonyme de rouge d’Andrinople.

Nom commun 1

turc \tyʁk\ masculin singulier

  1. (Linguistique) Langue parlée par les Turcs, langue officielle de la Turquie et de la Chypre du Nord.
    • Au-delà de la Turquie elle-même, le turc est utilisé dans l’ancien territoire de l’Empire ottoman par des populations d’origine ottomane, turcique ou des populations islamisées, qui ont adopté cette langue.

Nom commun 2

turc \tyʁk\ masculin

  1. (Entomologie)(Agriculture) Nom vulgaire donné aux larves d'insecte qui vivent sous l'écorce du bois.
    • […] et l’on trouve dans les anciennes liturgies, notre Scolyte formellement mentionné sous sa dénomination vulgaire de Ver Noir, ni plus ni moins que le Turc. — (Lemaout, Le Jardin des plantes, Éd. Curmer, Paris, 1843)
  2. Outil utiliser par les chaudronniers pour poser des rivets.
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Littré (1872-1877)

TURC (turk, tur-k') adj.
  • 1De Turquie. Je suis très humble serviteur de son altesse turque, Molière, Bourg. gent. IV, 6. Nous avons arrêté nos yeux sur une galère turque assez bien équipée, Molière, Scapin, II, 11.
  • 2Chien turc, espèce de chien sans poil.
  • 3Cheval turc, cheval de Turquie ; on le croit produit par des croisements de l'arabe et du persan, faits à une époque éloignée et inconnue. Il est plus long, plus étoffé que le premier ; il a la croupe plus arrondie et plus droite, mais il est bien loin d'avoir ses qualités.
  • 4S. m et f. Un Turc, une Turque, celui, celle qui est indigène de la Turquie. Vif comme un Français, grave comme un Espagnol, rusé comme un Italien, hardi comme un Turc, fier comme un Écossais, Dancourt, Com. des coméd. II, 11. Les Turcs habitaient autrefois au delà du Taurus et de l'Immaüs, et bien loin, dit-on, de l'Araxe ; ils étaient compris parmi ces Tartares que l'antiquité nommait Scythes, Voltaire, Mœurs, 53.

    Fig. et familièrement. C'est un vrai Turc, se dit d'un homme rude, sans pitié. Il est Turc là-dessus, Molière, Avare, II, 5.

    Être fort comme un Turc, être très robuste ; locution née de la force qu'on attribue aux portefaix de Constantinople.

    De Turc à More, sans ménagement, à la rigueur (sans doute par allusion à la façon rigoureuse dont les Turcs traitaient les Maures d'Afrique). On n'y fait quartier à personne [dans un tripot], tout le monde y vit de Turc à More, Scarron, Rom. com. I, 3. Il faut toujours traiter les affaires d'intérêt de Turc à More, Maintenon, Lett. à M. d'Aubigné, 21 mai 1683. De quoi donc se plaint ce rare et trop heureux mari ? et quelle humeur atrabilaire le pousse à traiter de turc à More une demi-douzaine d'honnêtes garçons dont le seul tort est d'avoir eu des yeux pour vous voir ? Ch. de Bernard, la Chasse aux amants, XII.

    Traiter quelqu'un de Turc à More, voy. MORE, n° 2.

  • 5Abusivement, Turc se dit pour musulman. Géronte : Cinq cents écus ! n'a-t-il point de conscience ? - Scapin : Vraiment oui, de la conscience à un Turc ! Molière, Scapin, II, 11. C'est la coutume… qui fait tant de chrétiens ; c'est elle qui fait les Turcs, les païens, les métiers, les soldats, Pascal, Pens. x, 8, édit. HAVET. Ne voyons-nous pas, disent-ils [les impies], mourir et vivre les bêtes comme les hommes, et les Turcs comme les chrétiens ? Pascal, ib. XXIV, 16.

    Se faire Turc, se faire musulman.

  • 6Le Grand Turc, ou, simplement, le Turc, l'empereur de Turquie. Vous savez que le fils du Grand Turc est ici ? Molière, Bourg. gent. IV, 5. Moi, je vous dis qu'elle ne songe non plus à lui qu'au Grand Turc, Genlis, Théât. d'éduc. Tendr. matern. sc. 18.
  • 7Le turc, la langue turque. Je vous l'avais bien dit, qu'il parle turc, Molière, Bourg. gent. v, 5.
  • 8À la turque, loc. adv. à la façon des Turcs. Destin conta à ses camarades de quelle façon il s'était sauvé avec son habit à la turque, avec lequel il pensait représenter le Soliman de Mairet, Scarron, Rom. com. I, 12. Je suis fâché qu'il [Salomon] ait commencé son règne à la turque, en égorgeant son frère, Voltaire, Dict. phil. Salomon.

    Fer à la turque, fer de cheval dont la branche interne est plus courte et plus épaisse que la branche externe.

    Fig. Sans ménagement. Traiter quelqu'un à la turque.

  • 9En musique, rondeau turc, ou à la turque, ou alla turca, morceau vif à 2/4, fortement rhythmé. Le rondeau turc de Mozart. Il y a une marche turque dans les Ruines d'Athènes, de Beethoven.
  • 10Point turc, espèce de jour fait avec une grosse aiguille et du fil fin, formant deux rangées de petits trous contrariés, encadrés, des deux côtés, par un cordonnet ou un feston.
  • 11Gazon turc, la saxifrage mousseuse.

HISTORIQUE

XIIIe s. Si avoit un frere qui avoit non Alexis, que il avoit rachaté de la prison des Turs, Villehardouin, XLII.

XVe s. Il y avoit encore une autre ambassade du petit turc, lequel disoit, se les chrestiens vouloient faire guerre au grand turc, que son seigneur se joindroit avec les chrestiens, Monstrelet, t. III, p. 85, dans LACURNE.

XVIe s. Ceux qui se souloient habiller à la bohemienne, je les fais acoustrer à la turque, Cymbalum mundi, p. 90. Les armées turquesques, Montaigne, I, 366.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. TURC. Ajoutez :
12Rouge turc ou rouge d'Andrinople (voy. ANDRINOPLE au Supplément), sorte de rouge. La moitié des toiles que nous achetons est teinte en rouge turc, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. IV, p. 496.
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Phonétique du mot « turc »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
turc tyrk

Citations contenant le mot « turc »

  • Bien que je n'en parle pas un traître mot, je vais prendre un bain turc. De Spike Milligan
  • C’est un proverbe turc que ce beau mot : Ô malheur ! Je te rends grâce, si tu es seul. De Chamfort / Maximes et pensées
  • FactuelInvoquant l’héritage ottoman, le chef de l’Etat turc veut étendre l’influence de son pays en Méditerranée. Le Monde.fr, En cartes : comment le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ravive le syndrome du traité de Sèvres
  • Lille a officialisé samedi l’arrivée pour deux saisons de l’attaquant turc Burak Yilmaz en provenance du Besiktas Istanbul, au lendemain du départ de son buteur vedette Victor Osimhen. , Sport | Le Turc Burak Yilmaz transféré à Lille
  • Le Croissant rouge turc distribuera de la viande à près de 3 mille familles en Macédoine du Nord. , Le Croissant rouge turc distribuera de la viande à près de 3 mille familles en Macédoine du Nord | TRT Français
  • De la Syrie à la Libye, en passant par la Tunisie, le Président turc Recep Tayyip Erdoğan pratique une politique de puissance en Méditerranée depuis 10 ans, tentant de renouer avec un Empire ottoman fantasmé. Que cache cette offensive stratégique, à la fois économique, idéologique et politique ? France Culture, Quels intérêts turcs en Méditerranée ?
  • On est à Rumilly, un vendredi après-midi, rue du Bois de la Salle, au centre culturel turc, un lieu où il est plus facile d’arriver que de repartir. Le Pays Gessien, À Rumilly, un paradis turc au bout de la rue - Le Pays Gessien
  • A seulement quarante-huit heures du premier appel à la prière, vendredi 24 juillet, à la basilique Sainte-Sophie d’Istanbul récemment transformée en mosquée, le président turc Recep Tayyip Erdogan a de nouveau provoqué la colère de son voisin grec. Mardi, Ankara a annoncé par un message sur le système d’information maritime international Navtex son intention de procéder, jusqu’au 2 août, à des analyses sismiques, et de manière officieuse à la recherche d’hydrocarbures, au sud et à l’est de l’île grecque de Kastellorizo. Le Monde.fr, Les explorations turques en mer Egée font grimper la tension avec la Grèce
  • Le vendredi 24 juillet, le gouvernement turc a ouvert aux prières musulmanes l'ancienne cathédrale Sainte-Sophie d'Istanbul. Slate.fr, La transformation de Sainte-Sophie en mosquée, une provocation du gouvernement turc? | Slate.fr
  • La Turquie a renoncé provisoirement à son opération d’exploration des fonds marins au large de l’île grecque de Kastellorizo et proposé l’ouverture d’un dialogue avec Athènes. Mais si les navires turcs rebroussent chemin en mer Égée, ils voguent désormais en Méditerranée orientale, dans l’espace maritime chypriote. Courrier international, Les navires turcs rebroussent chemin en mer Égée mais s’installent en Méditerranée orientale
  • Editorial. Basilique Sainte-Sophie transformée en mosquée, interventions en Syrie et en Libye, manœuvres dans la zone maritime de la Grèce… le président turc multiplie coups d’éclat et actes expansionnistes. La réaction des Occidentaux est à ce jour bien timide. Le Monde.fr, Turquie : jusqu’où Erdogan ira-t-il ?
  • La maison d’édition arménienne Aras à Istanbul qui édite des livres en turc mais lié aux Arméniens, vient de publier le livre du professeur turc Ayhan Aktar « Un orphelin était tombé dans la maison de l’Arménien ». Cet historien connu, le professeur Ayhan Aktar présente dans son livre des extraits de la vie d’orphelins Arméniens survivants du génocide arménien de 1915 et ayant trouvé refuge à Alep (Syrie). Des histoires douloureuses, de souffrances tant des orphelins que de ceux qui les ont sauvés de la mort sur les routes du désert syrien qui fut témoin au début du 20e siècle d’une des pires tragédies de l’histoire de l’humanité : le génocide des Arméniens par la Turquie. Ayhan Aktar considère que 1915 est l’année du génocide ainsi que cette des réfugiés, avec son lot de drames et de souffrances. , Les éditions Aras à Istanbul publient un livre du professeur turc Ayhan Aktar (...) - Nouvelles d'Arménie en Ligne
  • Un pacte de cette importance ne pouvait être scellé n’importe où. Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son nouvel allié libyen, Faïez Sarraj, le chef du gouvernement d’accord national (GAN), avaient besoin d’un lieu solennel et chargé d’histoire pour signer un accord mémorable, une alliance susceptible de changer la donne stratégique en Afrique du Nord et en Méditerranée. Le Monde.fr, Cent ans après, la revanche d’Erdogan sur le traité de Sèvres

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Traductions du mot « turc »

Langue Traduction
Anglais turkish
Espagnol turco
Italien turco
Allemand türkisch
Chinois 土耳其
Arabe اللغة التركية
Portugais turco
Russe турецкий
Japonais トルコ語
Basque turkish
Corse turcu
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