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Solandre

Définitions du mot « solandre »

Trésor de la Langue Française informatisé

SOLANDRA, SOLANDRE1, subst. masc.

BOT. Arbrisseau sarmenteux, à feuilles alternes, charnues et à grandes fleurs solitaires terminales (d'apr. Lar. encyclop.). On cultive fréquemment en serre chaude le solandre à grandes fleurs (Dict. d'hist. nat.ds Lar. 19e).On cultive en serre le solandra à grandes fleurs du Mexique (Lar. encyclop.).
Prononc.: [sɔlɑ ̃dʀa], [sɔlɑ ̃:dʀ ̥]. Homon. solandre2. Étymol. et Hist. 1823 solandre (Boiste Hist. nat.); 1964 solandra (Lar. encyclop.). Du n. du naturaliste suéd. Solander [1735-1782] qui accompagna Cook dans son tour du monde; la plupart des dict. des xixeet xxes. att. solandre, forme francisée du lat. bot. solandra (v. Murray ds Linné Syst. Veget. 1798, p. 513).

SOLANDRE2, subst. fém.

MÉD. VÉTÉR., gén. au plur. Large crevasse au pli du jarret du cheval (d'apr. Tondra Cheval 1979).
Prononc. et Orth.: [sɔlɑ ̃:dʀ ̥]. Att. ds Ac. dep. 1762. Homon. solandre1. Étymol. et Hist. 1664 (Solleysel, Le Parfait Mareschal..., Paris, G. Clousier, p. 50). Dér. de sole1* sur le modèle de malandre*.

Wiktionnaire

Nom commun 1

solandre \sɔ.lɑ̃dʁ\ féminin

  1. (Médecine vétérinaire) Maladie qui survient au pli du jarret du cheval, à la différence de la malandre, qui affecte le pli du genou.
    • La Solandre est précisément au pli du Jarret, ce qu’est la Malandre à celui du Genou : l’un & l’autre sont des crevasses, d’où suintent des eaux. — (M. de la Guérinière, Manuel de cavalerie (tome XI du Cours de la science militaire de Jean Van Duren), La Haye, 1742)

Nom commun 2

solandre \sɔ.lɑ̃dʁ\ masculin ou féminin (l’usage hésite)

  1. (Botanique) Genre de plantes voisines des daturas, aux grandes fleurs en forme d’entonnoir.
    • La Solandre herbacée est originaire de l’île de Cuba, et on la cultive en France, dans les jardins de botanique, depuis une vingtaine d’années. — (Jean Louis Auguste Loiseleur-Deslongchamps, Herbier général de l’amateur, vol. 3, 1819)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SOLANDRE. n. f.
T. d'Art vétérinaire. Maladie qui survient au pli du genou du cheval, à la différence de la Malandre, qui affecte le pli des jarrets.

Littré (1872-1877)

SOLANDRE (so-lan-dr') s. f.
  • Terme d'art vétérinaire. Crevasse au pli du jarret du cheval, d'où suinte une sanie fétide.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

SOLANDRE, s. f. (Art hippiatr.) maladie de cheval ; c’est une espece d’ulcere ou crevasse qui vient au pli du jarret : la peau se trouve souvent fendue & rongée par l’âcreté des humeurs qui en découlent. (D. J.)

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Étymologie de « solandre »

(Nom 1) (1664) De sole avec un suffixe influencé par malandre.
(Nom 2) (c. 1800) Du latin scientifique solandra, du nom de Daniel Solander (1733-1782), botaniste suédois.
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Phonétique du mot « solandre »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
solandre sɔlɑ̃dr

Citations contenant le mot « solandre »

  • SANTÉ. Du battant des lames au sommet des montagnes, la Réunion ressemble à un éden où rivalisent les trésors naturels endémiques. Mais, c’est bien connu, au paradis, on trouve aussi des fruits défendus, comme les plantes vénéneuses. Des poisons que les plus anciens savaient parfaitement identifier et que les jeunes ont aujourd’hui du mal à reconnaître. À l’image du datura.Hier, personne n’ignorait les risques encourus en ingérant cette plante, tant l’histoire qui la lie à Sitarane1 a été répétée et sans doute amplifiée. Les gramounes l’appellent même encore l’"herbe de poison" Quelques rares jeunes l’utilisent pour "met’ l’effet ?, rapportent des psychiatres, mais d’autres ont oublié ses propriétés toxiques. L’année dernière, une femme de 48 ans a ainsi fini aux urgences après s’être concoctée une tisane à base de datura. En juin 2011 encore, c’est un couple de Réunionnais qui décide de préparer une soupe à base de plantes qu’ils ont ramassées sur un tas de fumier et qu’ils pensent identifier comme des épinards sauvages alors qu’il s’agit de datura. Plus récemment, un enfant de 11 ans s’est intoxiqué avec un pignon d’Inde, un fruit dont le goût n’indique pas sa dangerosité (lire par ailleurs), et trois marmailles de Saint-Louis se sont empoisonnés avec des jamblons pas mûrs (lire ci-contre). "Avant, tout le monde savait que c’était dangereux ?, commente Laurent Filleul, responsable de la cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire) de l’océan Indien. "La fréquence des intoxications par des plantes toxiques est mal connue en zones tropicales et intertropicales ?, explique le Pr Pierre Aubry, spécialiste en médecine tropicale. La solandre, le laurier-rose, la trompette des anges, le pois sabre, le bois de rempart, la margoze (à forte dose), la songe (seulement la plante), la liane à caoutchouc, le faux manguier… la plate-forme scientifique de la Cyroi est actuellement en train de créer un répertoire de toutes les plantes aux propriétés toxiques de notre département. "À côté des intoxications par plantes toxiques connues, de nombreuses intoxications sont dues à des plantes "médicinales ? ingérées en trop grande quantité ?, ajoute le Pr Aubry."La réunion est un peu épargnée"Mais les empoisonnements aux plantes restent assez marginaux. Entre les mois de janvier et de septembre 2011, 43 cas ont été recensés, dont 34 dans un but suicidaire. Les intoxications au venin d’animaux sont encore moins fréquentes. Scolopendre, poisson pierre, scorpion (lire par ailleurs)… Seule une vingtaine de piqûres ont conduit des Réunionnais aux urgences l’année dernière. La plupart des cas restent bénins même s’ils sont très douloureux, hormis en mars 2011 lorsqu’une gramoune de plus de 80 ans s’est fait piquer à plusieurs reprises par des guêpes."Pas d’araignée ou de serpent dangereux, pas d’espèce mortelle de champignon, pas de scorpion très méchant… La Réunion est un peu épargnée par sa faune et sa flore au regard de la métropole et surtout des autres DOM comme la Guyane ou la Polynésie, observe le Dr Luc Deharo, médecin toxicologue responsable de l’unité de toxicovigilance au centre antipoison de Marseille2. Ce centre a sous sa coupe tous les DOM et le sud de la métropole. La Réunion, n’ayant pas de centre antipoison dédié, un réseau de toxicovigilance a donc vu le jour le 1er janvier 2011 pour répondre aux spécificités locales. Composé notamment des six services d’urgences de l’île, du Samu et de la Cire, "son objectif est de suivre toutes les tendances et de détecter des événements inhabituels afin d’être en mesure de lancer une alerte sanitaire et de prendre des mesures de prévention ?, souligne Laurent Filleul.En 2011, le réseau de toxicovigilance a traité plus de 2 500 cas d’intoxications à la Réunion. Avec les 430 dossiers gérés séparément par le centre antipoison de Marseille, on compte donc environ 3 000 empoisonnements annuels dans l’île 2.Des tentatives de suicide dans 8 cas sur 10Dans 78 % des cas, il s’agit d’intoxications médicamenteuses. Et dans 8 cas sur 10, ce sont des tentatives de suicide. "Les gens attrapent ce qu’ils ont sous la main donc ce sont souvent des tranquillisants ?, précise le Dr Arnaud Bourdé, chef du service des urgences du centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Denis. Cela peut-être aussi le soi-disant inoffensif antidouleur. "Nous avons des intoxications graves à cause du paracétamol et nous sommes obligés d’évacuer vers la métropole chaque année 5 à 10 personnes pour une greffe hépatique ?, déplore le Dr Bourdé. Il faut dire que la frontière entre dose thérapeutique et dose létale est étroite. Mais il est compliqué de diffuser des messages de prévention sur le sujet, "car si on vulgarise l’information, cela risque aussi d’inciter des gens à se suicider. ? Une des particularités de notre île reste les empoisonnements aux médicaments diabétiques (3,9 % des cas d’intoxication) et qui sont liés à la forte prévalence de la maladie. Sur les 3 000 empoisonnements annuels, l’issue est exceptionnellement fatale et les séquelles assez rares, à part les intoxications médicamenteuses au paracétamol et aux bêtabloquants (utilisé pour les maladies cardiaques), ainsi que les suicides aux produits phytosanitaires (en forte baisse ses dernières années)."Le plus souvent, nous avons affaire à la Réunion à l’intoxication du tout-petit qui a avalé des produits ménagers, relève le Dr Deharo. Il faudrait plus de messages sur les risques encourus par le déconditionnement. Encore trop de gens ne laissent pas les produits ménagers dans leur flacon d’origine. ? Les produits domestiques le plus souvent mis en cause sont le Destop, le Harpic gel power, M. Propre, Netflore et la soude caustique.Médicaments, produits ménagers, faune, flore… Il faut donc aussi se méfier de tout ce qui est censé embellir ou améliorer notre quotidienDossier : Marie Payrard1 Au début du XXe siècle, Sitarane utilisait des feuilles de datura pour dévaliser ses victimes.2 Les intoxications alimentaires ne sont pas comptabilisées Clicanoo.re, [Société] 3 000 Réunionnais s'empoisonnent par an | Clicanoo.re

Traductions du mot « solandre »

Langue Traduction
Anglais solandre
Espagnol solandre
Italien solandre
Allemand solandre
Chinois 索兰德
Arabe سولاندري
Portugais solandre
Russe solandre
Japonais ソランドレ
Basque solandre
Corse solandre
Source : Google Translate API

Solandre

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