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Simonien

Sommaire

  • Définitions du mot simonien
  • Phonétique de « simonien »
  • Citations contenant le mot « simonien »
  • Traductions du mot « simonien »

Définitions du mot « simonien »

Wiktionnaire

Nom commun

simonien \si.mɔ.njɛ̃\ masculin

  1. Membre d’une secte fondée par Simon le magicien (1er siècle) .
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

SIMONIEN (si-mo-niin) s. m.
  • Membre d'une secte fondée par Simon le magicien (1er siècle).
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « simonien »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
simonien sɛ̃ɔ̃jɛ̃

Citations contenant le mot « simonien »

  • Jeunes, polytechniciens, instruits, curieux, les Saint-simoniens ont parcouru le monde. En bons lecteurs de leur maître, ou plutôt de sa Doctrine en partie apocryphe, ils ont cherché le lieu où réconcilier les hommes par le travail et la fraternité.  France Culture, Les Saint-simoniens à la conquête du monde
  • Le macronisme réel s'appuie exclusivement sur la haute fonction publique issue de l'ENA, pas sur les ingénieurs comme le feraient de vrais saint-simoniens.On le voit bien avec le démantèlement de Fessenheim où les considérations politiciennes conduisent à une vraie rupture avec la periode pompidolienne qui, elle, était véritablement saint-simonienne, donc pro-industrielle.Idem avec l'hostilité affichée à l'égard de l'automobile de la part de ce gouvernement.Ce qui est le plus frappant, c'est le discours contre les rentes de la part des personnes qui jouissent de la plus belle des rentes, celle de la haute fonction publique d'Etat : de fait, c'est devenu la noblesse d'Etat. Le Figaro.fr, Christophe de Voogd:«“Le jour d’après” : Saint-Simon 2.0 au pouvoir?»
  • Depuis l’élection d’un outsider ambitionnant de transcender les antagonismes partisans, son apparentement saint-simonien est en passe de devenir une idée reçue. Ou une forme de légitimation, d’autant plus tentante que la référence reste pour beaucoup une sorte de mystère. Libération.fr, Le macronisme est-il un saint-simonisme ? - Libération
  • Il serait assurément incongru d’assimiler le président de la République à un simple disciple, mais la philosophie de l’action politique qu’il semble épouser témoigne d’une idéologie saint-simonienne moderne qui, prenant acte des faiblesses structurelles des Etats dans notre économie-monde, reconnaît l’entreprise comme l’institution primaire du capitalisme certes, mais aussi de la société et de l’administration de la vie de la cité. Le Monde.fr, « Le saint-simonisme moderne » d’Emmanuel Macron
  • Ismaÿl Urbain est un humaniste, journaliste, interprète du XIXème siècle. Il s’est converti à l’islam en ayant épousé, au préalable, les idées saint-simoniennes. La découverte de l’Orient dans le sillage de l’expédition d’Egypte lui fait aimer la langue arabe. France Culture, Mais qui est Ismaÿl Urbain ?
  • Cet homme donne le tournis. Sa promptitude à jouer les caméléons est désarmante. Et inquiétante, aussi. Ses sorties de route sont aussi variées qu’inattendues. Un jour, il maraude sur les terres d’Arnaud Montebourg, joue le patriotisme économique à grands coups de trompette. Un autre jour, le « premier de cordée », saint-simonien en diable, fait un tête-à-queue, annonce le retour de la société du partage, du care, qu’on peut analyser comme vaguement de gauche. Avec l’espoir d’un grand chambardement du quinquennat en vue. Et puis, patatras, le lendemain, il fricote avec Jean-Marie Bigard, le comique pouet pouet, à la beaufitude assumée, qui l’a quasiment insulté sur internet (et qui continue à le faire !). Ou bien, encore, soudain pris d’une empathie suspecte, il câline Eric Zemmour, l’apôtre décomplexé d’un retour aux sources de la France éternelle, victime d’une agression sur la voie publique. Enfin, le locataire de l’Elysée multiplie les marques d’affection à l’égard de Philippe de Villiers, héraut hors concours d’un traditionalisme des châteaux. L'Obs, Bigard, le clown qui fait peur à Macron ?
  • Ces façons nouvelles d’envisager la science le rendent également sensible au message des saint-simoniens et de leur socialisme romantique [9]. Leurs idées sur l’organisation rationnelle de l’économie et de la société, leur volonté de développer les forces productrices de l’humanité et de la nature, et leur désir de réconcilier les classes, les sexes et les peuples, tout cela entrait en résonance avec le holisme et le scientisme de Chevalier. Ce dernier prend connaissance des thèses saint-simoniennes un an après son entrée à l’École des Mines. Il lit leur journal, le Producteur, et s’intéresse tout particulièrement aux articles d’économie politique. Mais ce n’est qu’en août 1830 qu’il rejoint officiellement les saint-simoniens. Une fois intégré au mouvement, sa progression au sein de celui-ci est fulgurante. En quelques semaines, il contribue au Producteur, avant de devenir rédacteur en chef du Globe, après que le journal passe sous contrôle saint-simonien [10]. Grâce au zèle de Chevalier, la publication prend véritablement ses galons saint-simoniens, prenant le titre de « Journal de la doctrine de Saint-Simon ». Principal contributeur de la revue, il devient dès lors l’une des plus puissantes voix au sein du mouvement. Il remplit si bien ce rôle qu’il devient rapidement le bras droit d’Enfantin, avant d’être nommé, « Cardinal de l’église de l’industrie » conformément à l’étrange hiérarchie théologique propre au groupe. Cette époque voit Chevalier écrire le Système de la Méditerranée, célèbre recueil d’articles qui contient l’essential de sa future pensée politique et économique. , Michel Chevalier, précurseur de l’Europe moderne ? - La Vie des idées
  • On peut évoquer le cas célèbre d’Ismaÿl Urbain, saint-simonien convaincu, qui, devenu interprète de l’armée d’Afrique en Algérie et conseiller de Napoléon III pour les affaires algériennes, y épouse sa seconde femme le 28 mars 1840. Ou Péllissier de Reynaud, officier polytechnicien et fouriériste, qui préconise en 1836, pour favoriser l’intégration des Français, la généralisation des mariages mixtes. Une véritable « fusion des communautés » devait permettre, selon lui, l’émergence d’un « nouveau peuple ». Mais ces idées vont bien vite s’évanouir, s’inverser, et très vite s’imposera l’idée de l’impossibilité de la mixité politique, raciale, culturelle et confessionnelle en situation coloniale. L'Obs, « Le Pays des autres » est « le roman d’un couple hors normes » : Leïla Slimani par Benjamin Stora
  • INTERVIEW - « Nous vivons un moment saint-simonien », analyse Brice Couturier qui le définit comme la capacité à « ramener les problèmes à des données simples, de manière à les résoudre ». Les Echos, Brice Couturier : « Le macronisme est un libéralisme de gauche » | Les Echos
  • Toute innovation engendre ses phantasmes et ses peurs. A l’orée du nouveau millénaire, l’angoisse planétaire du moment était le risque du « bug informatique ». La machine serait-elle trop conne pour se mettre à zéro ? Qu’adviendrait-il alors de notre monde qui n’était pourtant pas encore devenu aussi digito-dépendant qu’aujourd’hui ? En fait, qui a vraiment cru à ce pseudo collapsus informatique qui allait éteindre toutes les lumières ? Rien n’arriva bien évidemment et au minuit de l’an 2000, l’humanité, du moins ce que nous en montrait les images de la télévision, fêtait le « passage » vers ce nouveau siècle qui serait saint-simonien dans une nouvelle mouture. Il ne fallut pas moins de quelques mois pour que survint le premier désenchantement. Les bulles de champagne faisaient place à la bulle Internet. Les premières grandes sociétés du Net, qui avaient ramassé tant d’actions, n’avaient pas encore réalisé un dollar de bénéfice. Puis le doute s’immisça par la défiance et le retrait généralisé des billes. Cela faisait tout à coup terriblement « vieille économie ». A un siècle et demi de distance, cette folie de l’Internet n’était pas sans rappeler la railwaymania des années 1840 qui avait débouché sur la plus terrible crise économique européenne du XIXe siècle. Rien de grave, rassurait-on : crise de croissance classique d’un futur leading sector, un hoquet en quelque sorte. Un point commun unissait toutefois la jeune économie numérique à l’économie financière déjà bien débridée : une sorte d’irréalité de l’économie sur laquelle on perdait prise. Club de Mediapart, La fête est finie | Le Club de Mediapart
  • Au jeu de cache-cache auquel la pensée du président nous invite, on rencontre une autre personnalité complexe et hybride de notre histoire intellectuelle : Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825). Sans faire d’Emmanuel Macron un « disciple » de Saint-Simon, les connotations saint-simoniennes de sa vision du gouvernement et de l’action politique sont si fortes qu’on doit prendre garde à ne pas commettre d’anachronisme. De nombreuses portes d’entrée sont possibles pour mener la comparaison. On n’en empruntera que certaines. Le Monde.fr, Ce que Macron doit à Saint-Simon
  • "Cette formule de 'premiers de cordée', je suis obligé d'être lucide, je n'ai pas réussi à me faire comprendre. Mais je crois qu'elle était très appropriée. C'était une image saint-simonienne." Ces trois phrases, prononcées par Emmanuel Macron jeudi soir, en réponse à une question posée lors de sa grande conférence de presse, pourraient à elles seules résumer la teneur de cet exercice qui a rapidement trouvé ses limites. Europe 1, Conférence de presse d'Emmanuel Macron : le tournant n'a pas eu lieu
  • Avant d’aborder le fédéralisme saint-simonien, il faut comprendre la philosophie globale de ce penseur. En effet Saint-Simon a été un des premiers à penser la révolution industrielle, il prédisait que le pouvoir serait dans le futur concentré dans les mains des producteurs (patrons et ouvriers) et non plus des rentiers ou de ceux qu’il appelait « oisifs ». Plus globalement, il vouait un culte à la science et à la technique qui selon lui allait guider le monde dans les siècles à venir (n’est ce d’ailleurs pas le cas aujourd’hui ?). Enfin il prédisait qu’en Europe et en Afrique du Nord devait se réaliser de grands travaux permettant de dépasser les obstacles naturels de l’époque (rappelons qu’au début du XIXe siècle il n’existait nul tunnels dans les Alpes, que le canal de Suez n’existait pas et que les chemins de fer étaient encore balbutiants en Angleterre et inexistants en France). Le Taurillon, Saint-Simon, la genèse de l'idée européenne - Le Taurillon
  • En bon saint-simonien, il est hostile à un certain laisser-faire qui conduit au désordre et veut au contraire organiser rationnellement le capitalisme au nom de l’intérêt général. Dans un manuscrit conservé dans des archives familiales, non daté mais remontant probablement aux années 1830, il appelle de ses vœux la création d’un « omnium européen » pour gérer une « dette cosmopolite ». Le Monde.fr, « En 1830, le banquier Emile Pereire préconisait la mutualisation des dettes européennes »
  • Le groupe saint-simonien qui a fait preuve d'une grosse assiduité et de beaucoup de sérieux malgré un championnat chaotique abordera ce match couperet avec de légitimes ambitions. En phase régulière, chaque équipe a remporté une victoire chez l'adversaire, ce sera donc la belle avec, à la clé, un titre de champion d'Auvergne. Le vainqueur de cette rencontre poursuivra l'aventure et sera qualifié pour disputer les demi-finales de la ligue AuRA qui auront lieu samedi 25 mai, à Pont-du-Château. www.lamontagne.fr, Rendez-vous à Riom-ès-Montagnes - Saint-Simon (15130)
  • Le ton de la campagne du candidat Macron révélait sa vision de la France: M. Macron est un saint-simonien souhaitant substituer l’administration des choses au gouvernement des hommes ; il ne s’agit pas tant de gouverner la France, que de gérer la «start-up nation», selon des critères économiques et financiers. Le Figaro.fr, André Rougé: «Où est le grand dessein du président pour la France d’outre-mer?»
  • Claude-Henri de Saint-Simon est un singulier personnage, dont la vie et les idées peuvent paraître insolites. D’origine noble, il participe à la guerre d’Indépendance des États-Unis aux côtés de La Fayette. Dans l’ivresse de son expérience américaine, il propose au vice-roi du Mexique le projet de percement d’un canal devant relier l’Atlantique au Pacifique. De retour en Europe, acteur enthousiaste de la Révolution française, il renonce à son titre de comte et fait fortune en spéculant sur les biens de l’Église. Bientôt ruiné par sa prodigalité de mécène des savants, il consacre le reste de sa vie à penser la société industrielle alors en gestation. Il eut pour secrétaire Auguste Comte et mourut entouré de jeunes disciples, les saint-simoniens, diffuseurs du productivisme. Le Devoir, Pour en finir avec le gouvernement des hommes | Le Devoir
  • Suzanne et Emile, ils se marient le 5 avril 1864. Il est juif séfarade, elle est catholique, tout du moins leurs ancêtres s’inscrivaient dans ces traditions religieuses. Car leurs pères ont embrassé une autre manière d’être au monde en s’inscrivant dans le mouvement saint-simonien. France Culture, «On se moque de Dieu ! Les contrariétés d’un mariage mixte sous le Second Empire» - Ép. 2/4 - XIXe siècle
  • En vérité, la pensée de Saint Simon a longtemps trouvé toute sa place dans les études de sciences politiques et la formation des hauts fonctionnaires. Des moments de notre histoire autres que l'actuel ont été marqués par l'action d'un État « saint-simonien », qui encourageait le développement industriel et le rôle des ingénieurs. L'époque pompidolienne n'a-t-elle pas été influencée par le Saint Simonisme ? L'X-Mines Lionel Stoleru, publie en 1969, alors qu'il est conseiller de Valéry Giscard d'Estaing (3), ministre de l'Économie et des Finances de Georges Pompidou, « L'impératif industriel », livre alors lu par nombre d'aspirants à la haute fonction publique. En prolongeant le regard, il n'est pas interdit d'affirmer que depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, cette pensée a été présente à l'esprit des acteurs étatiques des « Trente Glorieuses. » Des historiens pourraient même prétendre qu'elle ne fut pas étrangère à l'œuvre des technocrates du régime de Vichy, certes agissant dans le cadre d'un pouvoir autoritaire et dans le contexte d'une exploitation du pays par une puissance étrangère. La Tribune, Qu’est-ce qui inspire Emmanuel Macron ?
  • Emmanuel Macron est-il un nouveau De Gaulle ou une Jeanne d’Arc moderne ? Le macronisme est-il schumpétérien ou saint-simonien ? Quelle est l’influence de la pensée du philosophe Paul Ricœur sur le chef de l’État qui, plus jeune, fut son assistant ? Depuis quelques semaines, le monde intellectuel français s’est lancé dans une quête qui fait écho à cette obsession : rechercher ce qui fait l’originalité de la pensée macroniste. Des colloques se sont tenus (à Sciences-Po ou à la fondation Jean-Jaurès) et des ouvrages sont parus : notamment Le Moment Macron (Seuil, 2017) de l’historien Jean-Noël Jeanneney et Macron, un président philosophe (Éditions de l’Observatoire) du journaliste Brice Couturier. On a loupé les colloques, mais on s’est jeté sur les livres (pas tous), avec l’espoir un peu fou qu’on allait pouvoir avancer dans notre enquête. Une fois n’est pas coutume, ceci est donc une critique de livres. Les Jours, Le macronisme enfin défini ? Essais encore
  • A l’initiative de Christine et Sylvie, les dynamiques dirigeantes de la librairie Joie de Connaître a eu lieu dans la salle Bex entièrement occupée par le public, une conférence de Dominique de Lastours, auteur de l’ouvrage "Histoire de Cazilhac de la terre de Cassius au saint-simonien Michel Chevalier et à la famille Leroy-Beaulieu" (éditions Lampsaque 2016). midilibre.fr, Bédarieux : château de Cazilhac et famille Leroy-Beaulieu contés - midilibre.fr
  • Nous vivons un moment « saint-simonien », la méthode est nouvelle, elle contourne les forteresses pour ne pas les prendre de face. Mais cette méthode n’a pas été comprise par bon nombre de nos concitoyens. Relancer l’activité par les entreprises, par le pouvoir d’achat de certaines tranches de population, pour espérer un retour financier dans les caisses de l’état. Ce qui aurait comme résultante, de diminuer les déficits pour ensuite et même partiellement en parallèle, relancer le pouvoir d’achat des ménages.  , Que devient la France après deux années de gouvernement Macron ?
  • 10D. Alexandre expose les deux acceptions du « monde » simonien : premièrement, le globe terrestre, le monde tel qu’édifié par l’humanité et la culture, « façonné à grand renfort d’images » (p. 55), de clichés qui en tiennent lieu et annihilent son exotisme ; deuxièmement, le monde extérieur au sens phénoménal, tel qu’il apparaît au sujet. Dans sa première acception, le monde n’apparaît plus que comme « image surimposée » (p. 60), comme un ensemble de signes et de topiques qui se substituent à la réalité. L’écriture simonienne, montre D. Alexandre, utilise ces signes, convoque ces topiques tout en les mettant à distance. Dans sa deuxième acception, le monde est marqué par un décalage : à l’expérience sensible du monde, à la réalité perceptive du sujet, que la mémoire faillit à préserver, se substituent des signes et des images inadéquates, dont l’écriture cherche à combler les manques. La « forme » simonienne, telle que la présente D. Alexandre, est marquée par une séparation radicale avec la nature. Celle-ci, comme le montrent les vols des corneilles et des étourneaux décrits dans Les Géorgiques, enseigne « l’absence de forme fixe » (p. 70), l’instabilité de la forme. La forme artistique, dès lors, ne saurait imiter la nature, calquer quelque modèle « réel » ; au contraire, c’est contre la nature qu’elle s’érige. Il s’agit pour Simon, selon D. Alexandre, de révéler l’instabilité de toute forme, et d’assumer pleinement ses manques et ses contradictions. Simon, de la sorte, utilise les images inadéquates du monde en tant que telles, « comme si » elles configuraient le monde : dans cette mise à distance, elles se révèlent « aporétique[s] et […] dynamique[s] » (p. 72). « Dynamiques », elles confèrent aux Géorgiques son mouvement, jamais achevé (« aporétique ») : le mouvement du roman de Simon est une « oscillation », qui va de « la déformation du monde […] [à] la formulation aporétique, irrésolue, de l’expérience réelle » (p. 78). D. Alexandre interprète ainsi le prologue des Géorgiques : dessin inachevé d’une scène jamais narrée, il présente l’œuvre qu’il ouvre comme un accomplissement plutôt que comme un achèvement. Le roman de Simon, d’une part, ne parvient pas à achever sa représentation du réel ; d’autre part, il renonce à correspondre à une norme esthétique : il choisit ainsi de se tenir « entre deux mondes » (p. 74). , Lecture(s) des Géorgiques de Claude Simon (Acta Fabula)
  • Denis Olivennes, PDG d’Europe 1 depuis 2010, et qui fut, comme nous l’évoquions plus haut, un saint-simonien distingué, est par ailleurs le président du directoire de Lagardère Active auquel appartient Le JDD. JDD dans lequel Patrice Drapier montrait le 20 septembre dernier qu’il ne hait point Pierre Rosanvallon : « Un ouvrage très dense, passionnant de bout en bout (...) Pierre Rosanvallon est un intellectuel comme on n’en fait plus guère, un savant engagé. Professeur au Collège de France, il mène des recherches inlassablement sur l’histoire et la pratique de la démocratie. (...) Son analyse des architectures aux antipodes des Parlements britanniques (l’étroitesse y interdit tout discours écrit) et français (marqué par une pompe solennelle) est réjouissante. » . Une critique dérangeante ... Acrimed | Action Critique Médias, Pierre Rosanvallon, un évangéliste du marché omniprésent dans les médias - Acrimed | Action Critique Médias
  • Il se décrit aujourd'hui comme “le roi du tractage”, a passé des journées à courir les plateaux télé et à mobiliser les élus en faveur de son champion, Emmanuel Macron, qu'il a été le premier poids lourd politique à soutenir. Dans la dernière ligne droite, il aurait consacré deux jours par semaine à la campagne présidentielle. Collomb, qui se voit depuis toujours comme un socialiste saint-simonien, persuadé qu'il faut créer de la richesse pour pouvoir la redistribuer, est ravi de voir ses idées et ses positions défendues avec succès par l'ancien ministre de l'Economie. Il a aussi évangélisé les dirigeants d'entreprise qu'il connaît bien. Capital.fr, Gymnastique, carnet orange et bons restos : les petits secrets de Gérard Collomb - Capital.fr
  • L’Emir a particulièrement intéressé le courant saint simonien qui voulait faire bénéficier l’Orient de la Révolution industrielle de l’Europe, et l’Occident de la spiritualité orientale. Il a recommandé aux dirigeants arabes de soulager leurs peuples en introduisant les techniques modernes. Mondafrique, L'émir Abdelkader en France (III), l'amoureux du Progrès - Mondafrique
  • L’élève de René Rémond, à Sciences Po, pointera le retour en force du saint-simonien de 1820 chez nos esprits avancés et saluera un juste et tardif hommage du frelon aux abeilles industrieuses. Un gouvernant aux effets d’annonce sans effet, convaincu de sa condition parasitaire dans le tout-marché, passe le flambeau aux vrais producteurs de richesse. On connaît le nouvel annuaire administratif qui circule sous le manteau. A l’Elysée, le PDG de la Maison France ; à Matignon, le top management ; au Sénat, le conseil de surveillance ; et au Palais-Bourbon, un comité d’entreprise élargi. Le Monde diplomatique, L’erreur de calcul, par Régis Debray (Le Monde diplomatique, octobre 2014)
  • Ugo Bellagamba est historien du droit et des idées politiques à la faculté de droit de Nice (Université Côte d'Azur) et auteur de science-fiction. Ses domaines de prédilection sont l'histoire de la justice et des utopies et il travaille actuellement à une monographie sur la culture juridique dans les utopies. En tant qu'auteur, il privilégie la forme courte, il a écrit de nombreuses nouvelles, dont certaines sous le pseudonyme de Michael Rheyss, mais il est également l'auteur de Tancrède, une uchronie (Les Moutons électriques, puis Folio-SF) et a récemment cosigné avec Christophe Dougnac, Songeurs de monde, un livre d'art édité en financement participatif. Michael Drolet est maître de conférences en histoire de la pensée politique et de la philosophie politique au Worcester College, à l'Université d'Oxford, et co-organisateur du projet Encyclopédie Nouvelle. Il est auteur de nombreux articles et livres sur la pensée politique française et britannique et il travaille actuellement sur une biographie intellectuelle du saint-simonien Michel Chevalier, A Vision for Europe: Peace and European Unity in the work of Michel Chevalier (1806-1879). , Et si le Brexit était une forme d'Utopie ?
  • Article fort intéressant, documenté et argumenté. Pour compléter l'analyse politique à destination du lecteur curieux ou du "citoyen engagé", ne pas hésiter à prendre connaissance de l'article pédagogique intitulé : "Macronisme vs Bonapartisme Saint-simonien de Louis-Napoléon Bonaparte" (7 mai 2017). Constatant, semaine après semaine, que nombre d'enseignants-chercheurs, éditorialistes, journalistes politiques, spécialistes en droit parlementaire, en communication publique et Affaires publiques se contentent de définir - dans les médias ou sur les réseaux sociaux -, que le "macronisme" - qui n'a pas dix-huit mois d'existence - comme un simple "saint-simonisme" ... ce qui est exact ... mais insuffisant. Cet article initiateur, rédigé et publié en hommage aux professeurs Francis Choisel, René Rémond (1918-2007) et Jean Tulard, va - dès le soir du second tour des élections présidentielles -, plus en profondeur, dans la discipline académique des sciences politiques, et affirme simplement que le "macronisme" (Zénith d’Amiens, 6 avril 2016) …. est, en théorie politique, un "néo bonapartisme saint-simonien". Pierre Le Blavec de Crac'hProfesseur - HistorienAncien assistant parlementaire non-inscrit à l'Assemblée nationale et au SénatMembre de l’IRAPFA Le Figaro.fr, 60 ans après René Rémond, la nouvelle typologie de la droite
  • Le futur Napoléon III sait qu’un régime autoritaire ne peut se maintenir que s’il donne des possibilités d’enrichissement aux classes dirigeantes et du travail au peuple, c’est-à-dire de la croissance au pays. Ce n’est pas un économiste, mais de ses lectures d’ouvrages saint-simoniens il a retenu deux grandes idées : l’importance fondamentale de l’investissement par son effet d’entraînement sur le reste de l’économie et le concept prékeynésien des dépenses productives. Investir, Keynes avant Keynes : les dépenses productives - Notre série de l'été (2/8), Souvenez-vous - Investir-Les Echos Bourse
  • VILLAGE. De 5h48 à 21h15, dans le cadre de la Fête de la musique, la Clique des Lunaisiens, dirigée par Arnaud Marzorati, célébrera "Le jour le plus long", à Vézelay. À 5h48 : "Voix pyramidales" sur la terrasse derrière la basilique, et à 21h15, dans la cour de l’école. A 12 heures : conférence "Paroles de saint­-simoniens", à la Cité de la Voix par Arnaud Marzorati. Du lever au coucher du soleil : les Lunaisiens partiront en exploration vers les contrées enchantées d’un idéal féminin, sublimé lors des grandes années romantiques de 1830. Dans leur quête, ils seront guidés par Félicien David, compositeur saint­-simonien qui partit pour un temps vers la grande Égypte. www.lyonne.fr, Rock, jazz ou classique... Découvrez le programme de la 38e Fête de la musique dans l'Yonne - Auxerre (89000)
  • En bon saint-simonien, Gérard Collomb a fait de la dynamique économique le socle de ses différents mandats. Avec le concours d’un marketing territorial puissant (Onlylyon, Aderly, classement positif de la ville dans différents baromètres), le maire et ses équipes sont parvenus à faire accroire que Lyon n’avait quasiment plus de rival en France. Lyon Capitale, Économie : une étude balaye trois idées reçues sur Lyon |
  • La rupture entre les deux mondes avec la Méditerranée en tant que frontière infranchissable ne serait en effet que pur artifice, fournissant à des centaines de milliers d'hommes de simples identités de papier. Il y a sûrement de cela dans une région qui fut toujours en construction et sous tension. Il paraît clair que seule la paix en Méditerranée conduira à la paix universelle, pour reprendre les termes des saint-simoniens. La paix en Orient amènera la paix en Occident, et vice versa. Le HuffPost, La question migratoire, l’enjeu numéro un des relations internationales de ce siècle | Le HuffPost
  • Rothschild n'est pas saint-simonien, comme les experts qui prônent la mobilisation de la banque en levier de l'investissement industriel, pour des crédits durables. Mais on voit son établissement pratiquer la "banque industrielle" en multipliant les prêts aux entreprises. Sans attendre les grandes sociétés anonymes bancaires, riches de leur collecte de dépôts, elle sait contribuer à la révolution du crédit, par des découverts gagés (stocks de marchandises, titres) et par des billets d'escompte. Chaque maison a son noyau de clients privilégiés, et Rothschild lui ajoute les entreprises qu'il contrôle en direct, bien sûr. Le Monde.fr, James de Rothschild, le banquier de l'ère industrielle
  • « La sociologie de la nouvelle Assemblée nationale réhabilite cet idéal saint-simonien » Le Monde.fr, « Le macronisme ou le spectre de l’épistocratie »
  • 11Et c’est là qu’intervient un autre parti-pris de cette biographie qui choisit avec bonheur de faire entendre les textes, peu accessibles aux lecteurs souvent rebutés par l’immensité de l’œuvre. M. Hersant se livre au terme de citations parfois longues à de belles explications de textes dans lesquelles « s’écoute » la langue de Saint-Simon, enthousiaste, délicate, violente. La fureur, la drôlerie, la solennité, la déploration, l’émotion pudique, l’exultation, tout cela successivement résonne alors dans ce face à face entre un petit duc qui n’était nullement prédestiné à l’écriture et l’histoire dont il fut le contemporain. Les textes cités sont beaux, nombreux, et exemplaires de la diversité de la palette saint-simonienne. Elle n’a qu’une constante : la puissance de l’expression. Des Mémoires, nous lisons ou relisons les admirables portraits de Monsieur, de Lauzun, de la duchesse de Lorges, quelques scènes de comédies irrésistibles de cour dont Saint-Simon avait le secret où il perce le monde des apparences, exhibe les ridicules des courtisans, relève quelque extravagance qui s’offre à son regard. M. Hersant découvre également la veine des textes politiques que l’on trouve cette fois dans tous ses écrits, la condamnation parfois brutale du despotisme de Louis XIV, l’enthousiasme devant le duc de Bourgogne et le désespoir symétrique éprouvé au moment de la perte de ce prince, à l’occasion de laquelle Saint-Simon écrit un texte poignant, Collections pour feu Monseigneur le Dauphin, l’exultation enfin de voir les enfants illégitimes du roi déchus, moment tant attendu qui sonne le glas de « l’âge d’or des bâtards11 ». Si l’on excepte les longues généalogies, les descriptifs des cérémoniaux et les récits de guerre que le biographe épargne à son lecteur — et bien que ces morceaux ne soient pas sans intérêt — il trouvera là un bel aperçu du dialogue passionné que Saint-Simon entretint singulièrementavec l’Histoire de son temps. , La sauvagerie aristocratique : Saint-Simon (Acta Fabula)
  • Riche de plus de 300 illustrations, cet ouvrage, qui s'appuie uniquement sur des documents originaux d'archives publiques et privées, étudie Cazilhac dans une réalité multiple et le place dans le contexte local et national du Ier au XXIe siècle. Il commence dès Cassius, le premier occupant connu de cette terre à laquelle il donna son nom, et traverse les siècles jusqu'au saint-simonien Michel Chevalier, personnalité marquante du Second Empire, et à la famille Leroy-Beaulieu. midilibre.fr, Bédarieux : la librairie Joie de connaître reçoit Dominique de Lastours - midilibre.fr
  • « Rosa Bonheur était une femme moderne, hors-norme et très marquée par son histoire familiale, le décès de sa mère qui s’est épuisée à élever ses enfants, abandonnée par un père qui s’installe dans un couvent saint-simonien. Très jeune, elle décide qu’elle n’aura pas d’enfants et qu’elle consacrera sa vie aux animaux et à sa peinture. Elle cherchera à travers ses rencontres une mère de substitution » confie la propriétaire des lieux. , Au château musée de Thomery : une nouvelle vie pour Rosa Bonheur | La République de Seine et Marne
  • Il dit préférer les faits aux opinions et, face à lui, Pujadas se comportait en journaliste du macrocosme parisien saint simonien, friand de polémiques. Il a, à juste titre et avec beaucoup d’à-propos, relever les raccourcis de raisonnement de son interlocuteur qui ne faisait que remuer ressasser des opinions toutes faites que véhiculent les médias depuis des semaines. AgoraVox, Didier Raoult, candidat des populistes à l'élection présidentielle de 2022 ? - AgoraVox le média citoyen
  • Article fort intéressant, documenté et argumenté. Pour compléter l'analyse politique à destination du lecteur curieux ou du "citoyen engagé", ne pas hésiter à prendre connaissance de l'article pédagogique, publié, une semaine plus tôt (7 mai 2017), et intitulé : "Macronisme vs Bonapartisme Saint-simonien de Louis-Napoléon Bonaparte". Constatant, semaine après semaine, que nombre d'enseignants-chercheurs, éditorialistes, journalistes politiques, spécialistes en droit parlementaire, en communication publique et Affaires publiques se contentent de définir - dans les médias ou sur les réseaux sociaux -, que le "macronisme" - qui n'a pas dix-huit mois d'existence - comme un simple "saint-simonisme" ... ce qui est exact ... mais insuffisant. Cet article initiateur, rédigé et publié en hommage aux professeurs Francis Choisel, René Rémond (1918-2007) et Jean Tulard, va - dès le soir du second tour des élections présidentielles -, plus en profondeur, dans la discipline académique des sciences politiques, et affirme simplement que le "macronisme" (Zénith d’Amiens, 6 avril 2016) …. est, en théorie politique, un "néo bonapartisme saint-simonien". Pierre Le Blavec de Crac'hProfesseur - HistorienAncien assistant parlementaire non-inscrit à l'Assemblée nationale et au SénatMembre de l’IRAPFA Le Figaro.fr, Brice Couturier: «Macron s'inscrit dans la tradition du libéralisme de gauche»
  • Et en pratique, qu’est-ce que ça donnait ? Michel-Marie Derrion s’essaya d’abord dans les colonnes de l’hebdomadaire saint-simonien « L’indicateur », où il critiquait un commerce capitaliste menant à des falsifications de produits, des situations de monopole et des prix imposés. A 32 ans, il lança dans ce journal une campagne de financement participatif pour un projet d’épicerie sociale et coopérative : le « Commerce véridique et social ». Rue89Lyon, A la Croix-Rousse, la première épicerie sociale et coopérative a... 180 ans | Rue89Lyon
  • Saint-Simon avait bien vu que, parmi les « industriels », il fallait prêter une attention particulière au sort de la classe la plus nombreuse — artisans et ouvriers —, mais il pensait encore que cette amélioration pouvait découler d'une dynamique productive dont les capitaines d'industrie seraient les animateurs, et auxquels devaient se subordonner les ouvriers. Après la mort du maître, en 1825, certains saint-simoniens affirment qu'il existe des intérêts antagonistes au sein même du « monde industriel ». En avril 1832, Jean Reynaud (1806-1863), polytechnicien et ingénieur des mines, saint-simonien dissident, publie dans la Revue encyclopédique un article intitulé « De la nécessité d'une représentation spéciale pour les prolétaires ». Constatant l'accroissement des inégalités entre ceux qui s'enrichissent et ceux qui s'appauvrissent, il distingue la bourgeoisie du prolétariat, les bourgeois étant décrits comme ceux qui tiennent « l'industrie à leurs gages », ceux qui vivent de l'exploitation non du globe, mais du prolétariat. Télérama, Socialisme : l'utopie, c'est concret
  • Parallèlement, le romancier apprécie Pierre Leroux, autre saint-simonien utopiste, pourtant adversaire du positivisme d’Auguste Comte et de son exégète Prosper Enfantin, mouvement qu’il considère comme autoritariste. Inventeur du mot “socialisme”, Leroux combat à la fois l’idée de collectivisme absolu, mais aussi le capitalisme individualiste, pour trouver un moyen terme, l’“association”. Houellebecq, qui n’a pas foi dans le progrès, et donc dans le communisme (échec illustré par l’épisode cubain de Plateforme), pourrait souscrire au concept développé par Leroux. Pour autant, son gnosticisme, et la vision négative de la filiation propre aux personnages des Particules élémentaires, ne cadrent guère avec la religion de Leroux, chez qui l’au-delà se situe justement dans l’enfantement, seule existence post-mortem. , Houellebecq sous influences - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
  • Emmanuel Macron a fait de cette expression, «en même temps», sa marque de fabrique. Ses partisans la dotent d’une signification positive : elle serait le signe d’une pensée de la «complexité» qui transcenderait les anciens clivages. Ses détracteurs lui attribuent, non sans ironie, l’ambiguïté typique du centrisme social-libéral, assumé, décomplexé, renouvelé. L’essentiel n’est pas là. L’essentiel, est qu’elle constitue le symptôme d’une division politique interne au personnage comme au courant social qu’il incarne. Elle est pour l’avenir de la France, et peut-être de l’Europe, un défi et un paradoxe. Elle nous dit, cette expression, c’est du moins mon analyse, qu’Emmanuel Macron croit au sacré de la politique, à son pouvoir symbolique et spirituel, et qu’en même temps il n’y croit pas, il n’y croit pas parce qu’en bon saint-simonien il souhaite la remplacer par la gestion technocratique des populations et par le développement économique de la Nation start-up. Emmanuel Macron, plus que ses derniers prédécesseurs, sait que, dans notre monarchie présidentielle, pour faire un vrai «roi républicain» il faut plus qu’une élection, il faut plus qu’une majorité parlementaire. Il faut cette vertu ancestrale que confère le pouvoir à ceux qui ont reconnu sa substance spirituelle, sa force symbolique. Il le déclare sans ambages le 16 février à l’Obs, quelques semaines avant son élection : «Vous savez bien que le président, qui a plusieurs corps, est constitutionnellement le garant des institutions, de la dignité de la vie publique. Or, cette responsabilité symbolique ne relève ni de la technique ni de l’action, elle est de l’ordre littéraire et philosophique.» L’intuition politique et psychologique d’une telle déclaration tranche singulièrement dans le paysage électoral de l’époque. Elle révèle la nature théologico-politique de la fonction présidentielle : gouverner, c’est prévoir, certes, mais c’est surtout «faire croire», arracher par des fictions la confiance à une opinion publique versatile, inquiète et exigeante. Hobbes disait, à propos des citoyens qui se soumettaient au pouvoir de l’Etat représenté par le monstre marin du Léviathan : «Ils fictionnaient et ils croyaient à leurs fictions.» Paul Valéry ne disait pas autre chose : «Tout état social exige des fictions.» Lorsqu’une civilisation est en panne de fictions, de rêves, d’utopies, de récits singuliers et collectifs, il arrive que certains de ses membres se «shootent» avec les drogues dures des idéologies fanatiques et fascistes (1). Libération.fr, «En même temps», ou le grand écart du nouveau président - Libération
  • Il ne s’agit pas de cultiver des nostalgies mais de comprendre que la République fut au départ un régime oligarchique, fondé non seulement sur meurtre d’un grand roi mais aussi sur la rapine des biens de l’Eglise et l’enrichissement personnel qu’en tirèrent les moins sucrupuleux; enfin sur la peur du suffrage universel.  Ce n’est que progressivement que république et démocratie ont convergé en France. Il faut attendre 1946 pour que les femmes votent! Et je me rappelle ce professeur d’histoire de khâgne dans les années 1980, authentique républicain mais qui insistait, pour le déplorer, sur le fait que c’était les femmes qui avaient fait passer de Gaulle contre Mitterrand en 1965. Avec le temps, la République s’est civilisée:  1848 voit la fraternité rejoindre la liberté et l’égalité dans la devise républicaine; et elle est la première expérience républicaine où l’on accepte pleinement le suffrage universel. La IIIè République crée un authentique parlementarisme français, même s’il est gâché par un anticléricalisme borné. Et ce régime a duré plus longtemps, pour l’instant, que la Vè République. La IVè République représente le moment définitif de choix de la démocratie par la République. Et de Gaulle consolide cette oeuvre. Mais on ne peut qu’être étonné de constater combien notre République est tentée par le retour en arrière: de Gaulle avait craint le retour du régime des partis et on a eu, en fait, la confiscation de la démocratie par une république des hauts fonctionnaires, dont le rêve est saint-simonien, abolir la politique. Les Gilets jaunes représentent le choc brutal entre la République des énarques et des grands corps et la démocratie de la France périphérique.  Atlantico.fr, Crise de défiance généralisée : petits rappels à ces démocrates ayant perdu le sens de la démocratie | Atlantico.fr
  • Dans le même temps, en 1833, il avait rencontré à Alexandrie l'ingénieur saint-simonien Prosper Enfantin et avait adhéré à son projet de construction d'un canal dans l'isthme de Suez. , 17 novembre 1869 - Inauguration du canal de Suez - Herodote.net
  • Bien que son prosélytisme chrétien semble quelque peu en désaccord avec les théories libertaires du mouvement saint-simonien dont David fut un fervent adepte, le livret est habile, jamais entravé par les trouvailles poétiques de sa prose versifiée (« cette Terre est le ciel » ou, mieux : « quelle nuit que ce jour ! »). La Reine Olympia, son peuple et son frère Nicanor annoncent les « chers Tyriens » des Troyens (qui verront le jour en 1957 !), Hélios et Lilia semblent échappés des Martyrs de Donizetti (qui l’ont vu en 1840). L’éruption du Vésuve vient sanctionner le débat religieux comme le joyeux paganisme pompéien en engloutissant sans distinction païens et chrétiens… , Herculanum renaît de ses cendres avec Hervé Niquet « À Emporter « ResMusica

Traductions du mot « simonien »

Langue Traduction
Anglais simonian
Espagnol simoniano
Italien simonian
Allemand simonian
Chinois 西蒙
Arabe سيموني
Portugais simonian
Russe симонян
Japonais シモニアン
Basque simonian
Corse simonia
Source : Google Translate API
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