La langue française

Polyphage

Sommaire

  • Définitions du mot polyphage
  • Étymologie de « polyphage »
  • Phonétique de « polyphage »
  • Citations contenant le mot « polyphage »
  • Traductions du mot « polyphage »

Définitions du mot « polyphage »

Trésor de la Langue Française informatisé

POLYPHAGE, adj. et subst. masc. plur.

I. − Adjectif
A. − Qui mange beaucoup et de tout:
. Elle avait une manière douce, rêveuse, anglaise et romanesque de dire: «J'ai faim!» Et elle répétait ces mots jour et nuit en montrant les plus jolies dents du monde, qui vous eussent attendris et égayés à la fois. J'aurais pu faire ma fortune en la montrant dans les foires comme monstre polyphage [it. ds le texte]. Je la nourrissais bien, et cependant elle m'a quitté... −Pour un fournisseur aux vivres, sans doute? Baudel., Poèmes prose, 1867, p.193.
PATHOL. Qui souffre de polyphagie. Ils prirent en note, dans le Dictionnaire des Sciences médicales, les exemples (...) d'obésité et de constipation extraordinaires. Que n'avaient-ils connu (...) les polyphages Tarare et Bijou, la femme hydropique du département de l'Eure, le Piémontais qui allait à la garde-robe tous les vingt jours (Flaub., Bouvard, t.1, 1880, p.63).
B. − ZOOLOGIE
1. [En parlant d'un parasite] Qui vit aux dépens d'un grand nombre d'espèces. Un petit puceron polyphage, l'ancêtre du phylloxéra, modifiait son cycle de vie et choisissait la vigne comme plante-hôte (Levadoux, Vigne, 1961, p.21).
2. [En parlant d'un animal] Qui mange des substances variées, animales ou végétales (d'apr. Séguy 1967).
Empl. subst. masc. La plupart des animaux souterrains paraissent à vrai dire peu exigeants et sont plutôt des «polyphages», capables de mettre à profit n'importe quelle ressource alimentaire (Gèze, Spéléol. sc., 1965, p.154).
II. − Subst. masc. plur., ZOOL. Sous-ordre d'insectes coléoptères (d'apr. Zool. 1972).
Prononc.: [pɔlifa:ʒ]. Étymol. et Hist. 1. 1578 adj. «qui mange beaucoup» (H. Estienne, Dialogues du nouv. Lang. fr. Italianizé, éd. P. Ristelhuber, t.2, p.34); 2. 1874 subst. plur. zool. «sous-ordre d'insectes coléoptères» (Lar. 19e); 3. 1903 zool. «qui se nourrit indistinctement de substances animales ou végétales» (Nouv. Lar. ill.). Empr. au gr. π ο λ υ φ α ́ γ ο ς «qui mange beaucoup, vorace» (cf. les élém. poly- et -phage). Au sens 2, du lat. sc. polyphaga (1835, Brullé, Hist. nat. des insectes, 9, 57 ds Neave).

Wiktionnaire

Adjectif

polyphage masculin et féminin identiques

  1. Qualifie un gros mangeur, mangeant de tout.
  2. (Zoologie) Qualifie un parasite se développant sur plusieurs espèces.
    • La plupart des Claviceps n’attaquent qu’une seule espèce ou un seul genre à l’exception notable de Claviceps purpurea qui est polyphage. — (Wikipédia, article « Claviceps », 2011)
  3. (Zoologie) Qualifie un animal qui se nourrit d’aliments d’origine variée.
    • La chenille est polyphage, mais elle préfère le Ricin, le Manioc, l’Anda gomesii. — (Maurice Girard, L’Atlacus Aurola du Brésil , Bulletin mensuel de la Société d’acclimatation, 1874)
    • Le ragondin présente un régime alimentaire herbivore. C'est un rongeur polyphage qui s'attaque aux bulbes et aux racines des plantes aquatiques en particulier les roseaux. Il aime aussi potamots et laîches, scirpes, trèfles, lentilles d'eau, nénuphars et cultures […]. — (Jérôme Brochet, La chasse aux canards: Tonne, hutte, cabane et gabion du grand gibier blessé, Éditions Gerfaut, 1994, p. 29)
    • A l’exception de quelques espèces lichénivores, fongivores ou occasionnellement voire exclusivement prédatrices, les larves sont phytophages (généralement oligophage ou monophage). Parmi les espèces nuisibles rencontrées en serres, la majorité sont polyphages. — (E. Pierre (INRA) & M. Martinez (INRA), Les Noctuidae des cultures sous serre : Éthologie , sur le site Ephytia/Inra (http:/ /ephytia.inra.fr), dernière modification : 9 mars 2013)

Nom commun 1

polyphage masculin

  1. Personne atteinte de polyphagie.
    • Un autre polyphage avala un mouton tout entier devant le sénat de Wittemberg , puis un cochon de lait et quinze lapins; son dessert se composa de soixante livres de prunes avec leurs noyaux et de quatre demi-boisseaux de cerises. — (Auguste Debay, Histoire naturelle de l’homme et de la femme depuis leur apparition sur le globe terrestre jusqu’à nos jours, Éditeur E. Dentu, 1858)
    • Que n’avaient-ils connu le fameux Canadien de Beaumont, les polyphages Tarare et Bijou, la femme hydropique du département de l’Eure, le Piémontais qui allait à la garde-robe tous les vingt jours, Simon de Mirepoix, mort ossifié, et cet ancien maire d’Angoulême, dont le nez pesait trois livres ! — (Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Lemerre, Paris, 1881)
  2. (Zoologie) Parasite se développant sur plusieurs espèces.
    • Un polyphage parasite ses supports là où ils sont et va, de l’un à l’autre, au grès des agents de dissémination. — (Georges Kuhnholtz-Lordat, G. Blanchet, Flore des environs immédiats de Montpellier, Éditeur P. Lechevalier, 1947)
  3. (Zoologie) Animal qui se nourrit d'aliments d'origine variée.
    • En bref, quelle que soit la diversité des substances que mange un polyphage, le nombre en est toujours relativement restreint. — (Étienne Rabaud, Le hasard et la vie des espèces, Éditeur Flammarion, 1953)
  4. (Zoologie) Au pluriel : polyphages, Sous-ordre des coléoptères.

Nom commun 2

polyphage féminin

  1. (Zoologie) Genre de papillon lépidoptère appartenant à la famille des Lasiocampidae — Macrothylacia rubiLinné-1758, synonyme de bombyx de la ronce.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

POLYPHAGE (po-li-fa-j') adj.
  • Terme didactique. Qui mange beaucoup.

    Qui mange de tout.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

POLYPHAGE. Ajoutez : - HIST. XVIe s. Et ne croy pas que, selon leur naturel, ils soyent polyphages ou lichnophages [mangeurs de friandises], H. Estienne, Lang. franç. ital. dial. 2e, p. 334.

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Étymologie de « polyphage »

Composé des éléments poly- et -phage.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Poly…, et phage.

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Phonétique du mot « polyphage »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
polyphage pɔlifaʒ

Citations contenant le mot « polyphage »

  • Le scolyte polyphage, une espèce invasive de scarabée de la taille d’une fourmi,  viendrait d’Asie du Sud-Est. Il menace plus de 80 espèces d’arbres à Johannesburg. MARC SHOUL POUR LE MONDE Le Monde.fr, La forêt urbaine de Johannesbourg est menacée par un scarabée
  • Et là stupeur ! Un être cosmopolite, polyphage et herbivore sur mon synthétique gazon. , Safarie en balconie - Fan club de Jimi COQUEBOT | ECHOSCIENCES - Grenoble
  • Metcalfa pruinosa est une espèce très polyphage qui a été observée sur plus de 300 plantes hôtes, dont les arbres fruitiers, les agrumes, les végétaux d’ornements, les arbustes des haies, les essences de zones urbaines et la vigne. Des mesures prophylactiques peuvent être envisagées. Dans la mesure où Metcalfa pruinosa aime l’ombre et l’humidité, des travaux en vert comme le rognage ou l’effeuillage contribuent à diminuer les populations de cette cicadelle. Vigne, fiche biodiversité | Metcalfa pruinosa, une cicadelle observable sur vignes | Vigne
  • La semaine dernière nous avons vu que la punaise diabolique faisait son "show" sur les arbres fruitiers. Originaire d’Asie orientale, cet insecte est extrêmement polyphage, s’alimentant de plus de 170 espèces végétales, notamment des arbres fruitiers, Chez nous par exemple, le noisetier et le noyer sont particulièrement concernés. C’est une espèce exotique envahissante arrivée en France en 2012. Les œufs de la punaise sont jaunes et elliptiques. Elles sont pondues sous les feuilles en masse de 20 à 30. Plusieurs d’entre vous nous ont déjà transmis des signalements. Continuez à le faire… Mais n’oublions pas que toutes les punaises ne sont pas diaboliques, et peuvent aussi avoir un rôle bénéfique. ladepeche.fr, Villeneuve-sur-Lot. La guêpe samouraï contre-attaque - ladepeche.fr
  • Cet escargot est une espèce invasive en milieu humide. « Son caractère polyphage et sa capacité à se reproduire rapidement en fait un genre particulièrement invasif. Libéré dans l’environnement, il peut occasionner d’importants dégâts sur les cultures irriguées comme la riziculture et les milieux naturels, notamment sur la végétation aquatique et rivulaire des zones humides », préviennent les services de la préfecture. , Var : Un escargot originaire d’Amérique du Sud menace la biodiversité
  • Cryptoblabes gnidiella est un lépidoptère polyphage attiré par le sucre, le miellat secrété par les cochenilles ou par des raisins déjà attaquées ou très mûrs. Le nombre de générations peut atteindre quatre à cinq dans le Sud. Les premières larves sont visibles fin juin/début juillet. Sur les premiers stades larvaires, la chenille se nourrit de miellat secrété par les pucerons ou les cochenilles. Quand la larve est mature, elle est capable de s’attaquer à la baie verte mais les jeunes larves ne peuvent s’attaquer aux baies que si ces dernières ont passé le stade de la véraison. Cet insecte hiverne au stade adulte (papillon), ou chrysalide. Il est sensible au gel. Vigne, fiche biodiversité | Cryptoblabes Gnidiella, un ver de la grappe en pleine expansion | Vigne
  • Le perce-oreille ne perce en réalité pas les oreilles… Ceci étant dit, il n’est pas non plus un simple auxiliaire de culture qui intrigue les enfants. Ces insectes polyphages et lucifuges (qui fuient la lumière) sont en fait débordants de complexité dans leur fonctionnement. Alors, mettons-nous un moment dans leur chitine et imaginons ce que serait notre vie à leur place ! ConsoGlobe, Si les humains vivaient comme des perce-oreilles...
  • Ce Bombyx apprécie tout particulièrement les chênes mais, chose qui complique la tâche pour lutter contre ses ravages, il est tout à fait polyphage et peut se nourrir de tous types de feuillus et de résineux. ConsoGlobe, La chenille du Bombyx disparate à l'assaut des forêts de Provence
  • Les noctuelles des moissons et leurs larves sont polyphages. Elles s’attaquent à de nombreuses cultures comme la pomme de terre et la betterave mais elles ont bien évidemment, comme leur nom l’indique, pour cœur de cible les parcelles céréalières. Wikiagri.fr, La noctuelle des moissons
  • Pas simple d'étudier ce ravageur polyphage à l'échelle d'un paysage... La méthode classique d'abondance relative, mesurant le nombre d'individus par unité de surface, n'est pas pertinente sur des insectes aussi mobiles que des papillons. Pour connaître leurs déplacements, ce qui les attire et où ils vont pondre, les scientifiques ont eu recours à des marqueurs chimiques. Ils ont piégé des individus, puis analysé leurs ailes pour quantifier la proportion de deux isotopes stables de carbone. Cette proportion renseigne sur le type de photosynthèse, qui diffère selon les plantes avec lesquelles le papillon s'est nourri au stade larvaire, c'est-à-dire quand il était chenille. En particulier, le type de photosynthèse du maïs (C4) diffère de celui de la tomate et du coton (C3), ce qui permet, grâce aux marqueurs, de savoir si un papillon provient d'un champ de maïs ou non. Pour pousser plus loin l'analyse, Noelline Tsafack s'apprête à utiliser un second marqueur : le gossypol, une molécule spécifique du cotonnier. On la retrouve dans le corps des papillons quand, au stade chenille, ils se sont nourris de cotonniers. , Ecologie du paysage : une contribution inédite à la lutte intégrée en Afrique - CIRAD
  • Des punaises sont signalées localement sur colza. Elles sont polyphages et cherchent des sources de nourriture et s’attaquent notamment aux repousses de colza et aux premiers semis. (photos Terres Inovia et Jean-David Chapelin-Viscardi) https://t.co/S6ZkFhYQQX pic.twitter.com/GZ8333YMKJ Terre-net, Point sur l'avancée des colzas par Terres Inovia
  • Elle s’appelle Halyomorpha halys, de son nom savant, et plus vulgairement punaise diabolique. Venu d’Asie, cet insecte très polyphage qui cause d’importants dégâts sur les cultures (vergers, vignes, etc.) ne doit pas être confondu avec Rhaphigaster nebulosa (la punaise autochtone). Cette punaise étrangère serait en train de coloniser la France, notamment l’Alsace et l’Île de France. Jean-Claude Streito, ingénieur de recherche à l’INRA et spécialiste des punaises a répondu à nos questions. www.lyonne.fr, Venue d’Asie, la punaise diabolique, inoffensive pour l’homme, cause des dégâts sur les cultures - Auxerre (89000)
  • « C’est un insecte toujours menaçant, car il mange n’importe quoi. Il est très polyphage. En plus, ces chenilles ont des poils très urticants, donc c’est embêtant du point de vue de la santé publique », indique Éric Bauce, entomologiste à la faculté de foresterie de l’Université Laval. Le Journal de Montréal, Risque sérieux pour les arbres des villes | JDM
  • Celle-ci est polyphage, c’est-à-dire qu’elle mange une grande variété de plantes, du gazon à la laitue, en passant par le pissenlit, les bouleaux (blanc et jaune), le saule et plusieurs autres essences végétales. Journal Métro, La petite histoire de la chenille Isia isabelle
  • Contrairement au papillon tueur de palmier, polyphage, le charançon rouge s’attaque particulièrement aux palmiers phoenix, appréciés pour leur résistance, parmi les plus cultivés dans la région. , Montpellier: Le charançon rouge tueur de palmiers se propage en Languedoc-Roussillon
  • "Un des éléments critiques peut être le fait qu'il s'agisse d'insectes polyphages qui s'attaquent à différentes espèces", explique Olivier Felix, responsable du service de protection durable des végétaux à l'OFAG. "Un autre élément, c'est de savoir si l'insecte va pouvoir s'établir en Suisse." rts.ch, A la place des pesticides, des insectes pour lutter contre les ravageurs - rts.ch - Sciences-Tech.
  • @Jeanmouklane Si ces chenilles préfèrent le chêne elles sont quand même polyphage. Après avoir effeuillé les chênes elles passeront à d'autres essences. Pour ma part Samedi Je n'en ai eu qu'une sur les vetement mais c'est vrai que je suis resté sur des chemins plutôt large... ladepeche.fr, Les chenilles du papillon Bombyx dévastent la forêt de Bouconne - ladepeche.fr
  • Ensemble de plusieurs espèces de papillons nocturnes polyphages, les noctuelles défoliatrices sont des lépidoptères qui s’attaquent en particulier aux cultures maraîchères. Si la pomme de terre n’est pas une cible prioritaire, les rangs peuvent cependant subir des invasions importantes. Wikiagri.fr, Les ravageurs de la pomme de terre
  • Les tendances alimentaires du criquet en font un ravageur particulièrement menaçant: selon la FAO, un essaim de criquets pèlerins de taille moyenne peut consommer autant de nourriture que 2 500 personnes en une seule journée. «Dans le cas des criquets pèlerins, ils sont hautement polyphages, ce qui est une façon ringarde de dire qu’ils ne sont pas du tout difficiles», explique Rick Overson, coordinateur de la recherche à la Global Locust Initiative de l’Arizona State University. «Ils mangent à peu près tout. Mais cela étant dit, les cultures céréalières sont davantage à l’échelle des glucides et sont les plus sensibles et préférées, et les plus lourdement endommagées économiquement. » Les cultures de base de l’humanité – blé, sorgho, millet, riz – se trouvent être des cultures céréalières chargées de glucides. Une fois qu’ils se sont régalés de ces glucides, les insectes grossissent plus vite, accélérant leur marche. JAPANFM, Une triple menace met en danger des millions de personnes à travers l’Afrique – JAPANFM
  • La noctuelle du coton (Spodoptera littoralis) est un papillon de nuit dont les larves sont particulièrement voraces et qui menacent aujourd’hui de nombreuses cultures. En effet, d’abord établie en Méditerranée sur les plants de coton, la noctuelle a la particularité d’être polyphage et elle s’est propagée à l’ensemble de l’Europe, jusqu’en Suède et s’attaque désormais à d’autres cultures horticoles et maraîchères comme les tomates, le maïs, le piment ou les pommes de terre. Les chercheurs ont identifiés les récepteurs olfactifs de la chenille de la noctuelle et ont testé toute une gamme d’odeur sur eux. Plusieurs voies s’ouvrent alors pour trouver des parades à ces ravageurs : créer des bio-olfaticides, c’est-à-dire des molécules qui miment des odeurs et occupent les récepteurs des insectes à la place de molécules habituelles. Cela fonctionne alors soit comme bloquant (l’insecte devient indifférent à l’odeur habituellement stimulante) ou comme boostant (la réponse comportementale est amplifiée). Le travail est fait sur le papillon lui-même ou sur les chenilles. C’est ainsi que les chercheurs ont découvert que les chenilles de noctuelle étaient sensibles aux phéromones sexuelles. Un paradoxe puisque une chenille est par nature immature. Une piste supplémentaire pour concevoir des pièges. Dans tous les cas, l’intérêt de cibler ces récepteurs olfactifs est qu’ils sont très spécifiques. Ils ne ressemblent pas à ceux des herbivores, des mammifères ou à ceux d’autres insectes « utiles » comme les abeilles et s’y attaquer permet donc un contrôle minimisant les perturbations collatérales. Techniques de l'Ingénieur, Alternatives aux pesticides : place aux odeurs ! | Techniques de l'Ingénieur
  • Ces chenilles peuvent coloniser plus de 100 plantes appartenant à 27 espèces différentes. Si elles sont polyphages – c’est-à-dire capables de se nourrir d’une grande variété de plantes –, leurs hôtes préférés demeurent le maïs, le sorgho, le millet, le riz et la canne à sucre. Le Monde.fr, Pourquoi la lutte contre la chenille légionnaire est si difficile
  • Halyomorpha halys est une grosse punaise très polyphage (plus de 120 plantes hôtes, dont un très grand nombre d’espèces cultivées et ornementales) : c’est donc un ravageur sérieux de nombreuses cultures, notamment fruitières. Elle s’attaque à tous les organes végétatifs et provoque des dégâts importants sur les fruits. L’une de ses caractéristiques est d’apprécier les zones urbaines, les jardins, et en hiver, de se réfugier dans les habitations, quelquefois en masse. Aux États-Unis c’est une véritable nuisance : en plus des dégâts aux cultures, des cas d’allergies ont été signalés. Des programmes de lutte biologique à l’aide de parasitoïdes sont à l’étude ou encore l’utilisation de phéromones pour les attirer. The Conversation, La punaise diabolique, cette créature urbaine
  • La punaise ferait même de l'auto-stop : entendre par là qu'elle profite des moyens de transport comme les camions, trains ou voitures pour migrer. «C'est un insecte polyphage : elle s'établit d'abord dans les métropoles où elle arrive, puis lorsqu'elle a mangé ce qu'elle a trouvé sur place, elle se déplace». ladepeche.fr, Et maintenant la punaise diabolique - ladepeche.fr
  • Les noctuelles sont polyphages pour certaines espèces, c'est-à-dire qu'elles sont peu regardantes quant à la plante nourricière, d'autres sont au contraire inféodées à une plante en particulier. De très nombreux végétaux peuvent être touchés par les attaques de noctuelles : , Noctuelle : une chenille redoutable
  • « Sur la période 2002-2014, les espèces granivores ont baissé de 30 % en Limousin et les espèces insectivores de 11%. Les polyphages –qui se nourrissent et de graines et d'insectes– sont plutôt stables parce qu’elles peuvent s’adapter » mais affichent aussi une baisse de 3% » www.lamontagne.fr, L'hécatombe des oiseaux de nos campagnes s'accélère en Limousin - Guéret (23000)
  • Le perce-oreille est polyphage, doté de pièces buccales broyeuses lui permettant de se nourrir de pucerons, d'acariens, de larves et autres insectes nuisibles, ainsi que de fruits très murs et de bourgeons printaniers. Binette & Jardin, Le pince-oreille ou perce-oreille : auxiliaire utile au jardin !
  • Le Bombyx disparate (lymantria dispar) est un papillon (lépidoptère) qui vit dans les forêts d'Europe du sud. Considéré comme un des ravageurs forestiers les plus importants, en période de pullulation, ses chenilles polyphages, peuvent défolier entièrement les arbres formant de grandes étendues d'arbres nus. Ses œufs que l'on peut voir actuellement sur les troncs à Bouconne sont regroupés en plaques ovales claires recouvertes d'un feutrage de fin duvet comme une peau de chamois. ladepeche.fr, Le Bombyx menace les chênes de la forêt de Bouconne - ladepeche.fr
  • À l'inverse, leur régime alimentaire polyphage inclut la prédation d'invertébrés qui sont des ravageurs potentiels des plantes ornementales comme les chenilles: un effet bénéfique contrebalancé cependant par leur grand appétit pour les miellats de pucerons, cochenilles et autres suceurs de sève qu'elles protègent de leurs prédateurs naturels (coccinelles, larves de chrysope...) par leur simple omniprésence. Le Figaro.fr, Les fourmis sont-elles nuisibles dans un jardin ?
  • Bien qu’en fin de carrière, le SUV Roumain fera toujours tourner les têtes en 2017, révélant des visages tantôt allergiques à l’ostentatoire, tantôt envieux du populaire esprit Dacia. Clairement, le design boursoufflé des ailes, les portes-à-faux courts associés aux grosses roues façon rallye-raid miment singulièrement un coléoptère polyphage. Les différents bossages donnent une impression de robustesse rappelant les 4×4 d’antan et à défaut d’être délibérément moderne, sa ligne plutôt simple pourrait bien devenir culte à l’avenir. Blog-Moteur, Essai Dacia Duster EDC : la douceur dans un monde brut
  • Avec le réchauffement du climat, de nouveaux insectes nuisibles se répandent sur des territoires dont ils étaient absents jusqu’alors. C’est le cas de la noctuelle du coton, un papillon de nuit dont la chenille est très vorace. Ce papillon, qui représente la première cause de perte de coton en Egypte et autour du bassin méditerranéen, se trouve maintenant dans toute l’Europe et il monte certaines années jusqu’en Suède où il investit les serres. La chenille de la noctuelle du coton est herbivore et polyphage, c’est-à-dire qu’elle ne se contente pas de dévorer les feuilles de coton, elle aime toutes sortes de plantes maraîchères, comme les tomates, le maïs ou les pommes de terre dont elle grignote les fanes avec avidité. Mais en raison de son arrivée récente en Europe, il n’existe pas encore de techniques de biocontrôle de la noctuelle. RFI, Agriculture: le biocontrôle ou lutter contre les insectes sans pesticides - Reportage France
  • Président de la Société alsacienne d’entomologie, Christophe Brua l’affirme sans hésitation : « La punaise diabolique n’est absolument pas dangereuse pour l’homme. » Elle n’a donc rien à voir avec la punaise de lit, qui se nourrit, elle, essentiellement de sang humain et dont les piqûres causent des démangeaisons, voire des réactions allergiques. « La punaise diabolique est polyphage », poursuit l’entomologiste. C’est-à-dire qu’elle se nourrit de la sève de multiples fruits et légumes. C’est là que les choses se compliquent. « La punaise diabolique pique les fruits et légumes avec son rostre (prolongement antérieur rigide surmontant sa tête). Ces piqûres provoquent des déformations qui les rendent impropres à la vente », indique Christophe Brua. « De ce que l’on sait des retours d’Amérique du Nord, où la punaise diabolique est implantée depuis 1998, elle se nourrit également de soja. » , Environnement | Diable, toutes ces punaises !
  • - L’Economiste: Depuis quelques années, le câprier fait l’objet de menaces de contaminations sérieuses. De quoi s’agit-il exactement?- Ahmed Mazih: Depuis que cette plante, durant les dernières décennies, a commencé à être modernisée et plantée de manière intensive, plusieurs espèces d’insectes, de champignons, et de virus ont été signalés dans différents pays, comme ravageurs endommageant considérablement aussi bien les feuilles, les boutons floraux (câpres), fruits (caprons) et même les racines. Certains parmi ces bioagresseurs sont polyphages (s’attaquent à d’autres plantes), c’est le cas de la punaise Bagrada hilaris qui a envahi certains endroits de la région de Safi, depuis 3 ou 4 ans. D’autres ennemis sont spécifiques de cette culture, et le plus important est la mouche du câprier (Capparimyia savastani), signalée dans toutes les régions où pousse le câprier, sauf au Maroc. Depuis une année, en concertation avec les services du ministère de l’agriculture de la région Doukkala Abda, la société Caprel et la Fondation Aïcha, une étude a été entreprise en vue de faire un diagnostic concernant les problèmes phytosanitaires du câprier et leur gestion. - Après diagnostic, avez-vous pu trouver une solution à ces problèmes qui inquiètent les agriculteurs?- Les prospections menées sur le terrain ont révélé la présence de la punaise (Bagrada hilaris) dont nous avons identifié l’espèce pour la première fois au Maroc. Cette espèce bien connue dans plusieurs pays d’Afrique et d’Europe (Italie), a fait son apparition aux USA (Californie) en 2008, où des pullulations spectaculaires ont été constatées sur plusieurs cultures, en particulier les Crucifères (chou, chou-fleur, moutarde, brocoli etc.). Mais, elle peut aussi s’attaquer à d’autres cultures, comme le papayer, la pomme de terre, le maïs, le sorgho, le coton et d’autres. Les punaises, aussi bien les adultes que les larves sucent la sève de la plante, l’affaiblissent et limitent sa croissance.La recherche de la mouche du câprier, à l’aide de pièges et de l’observation des câpres n’a pas été concluante. En nous référant à l’historique des infestations des câpres par cette mouche (d’après la Société Caprel), celles-ci se manifesteraient de manière cyclique, tous les quatre ans (2004, 2008, 2012). Nous avons par conséquent décidé de poursuive notre étude durant la campagne 2015. - Quelles sont vos recommandations pour les agriculteurs?- En attendant de trouver une parade efficace, nous recommandons aux producteurs de privilégier des techniques culturales (travail du sol, taille, utilisation de plantes pièges …) pour essayer de juguler les pullulations de ce ravageur, que nous considérons être dans sa phase d’invasion. Et qui sera suivie d’un équilibre lorsque les prédateurs agiront, pourvu qu’ils ne soient pas décimés par les pesticides.Propos recueillis par NEA  L'Economiste, Les insectes bioagresseurs difficiles à maîtriser | L'Economiste
  • Car si l’on en croit Pascal Ory, professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, ethnologue de la gastrosphère et auteur du « Discours gastronomique français des origines à nos jours » (éditions Gallimard), tout l’enjeu des prochaines années sera d’allier naturalité et hédonisme rabelaisien. Une alchimie dont l’adresse polyphage du boulevard Beaumarchais a le secret. Madame Figaro, La Maison Plisson, des saveurs 100% naturalité - Cuisine / Madame Figaro
  • Les adultes qui émergent vers fin mai et sévissent jusqu’en octobre (avec un pic en juillet-août), sont polyphages. Ils grignotent les feuilles de 300 espèces végétales différentes. Mais les dommages – une défoliation pouvant s’avérer fatale – concernent un nombre limité d’arbres. Les plus affectés sont notamment l’érable, la glycine, le rosier, le pommier, le mûrier, le pêchier et le citronnier vert. Le Temps, Fléau des campagnes italiennes, le scarabée japonais débarque en Suisse - Le Temps
  • Le gendarme est polyphage, il se nourrit de plantes, particulièrement de Malvacées et de tilleuls sans jamais causer de dégâts dans les plantations, mais aussi d’œufs d'insectes, de pucerons et de cochenilles. auJardin.info, Un gendarme en rouge et noir
  • Transmise par des insectes piqueurs polyphages, elle a fait des dégâts considérables sur nombre d’espèces ligneuses cultivées essentiellement sur le continent américain où elle est, encore aujourd’hui, en pleine extension. Tela Botanica, Une bactérie, transmise par insecte, à nos portes : Xylella fastidiosa – Tela Botanica
  • La bactérie est transportée par la cicadelle, mais aussi par d’autres insectes polyphages, c’est-à-dire qui sucent la sève de différents types de végétaux. Ils pullulent partout, ce qui rend leur élimination impossible avec des pesticides… à moins de procéder comme pendant la guerre du Vietnam. Ensuite, nous ne disposons aujourd’hui d’aucun moyen pour traiter la bactérie elle-même. Enfin, la souche présente dans les Pouilles peut toucher 39 variétés végétales, dont les oliviers, les amandiers ou les lauriers. Ce qui est déjà énorme. Mais il existe également trois autres souches identifiées dans le monde : si celles-ci sévissent en même temps, plus de 300 variétés peuvent être atteintes. Je parle de peste végétale car c’est potentiellement une catastrophe, y compris économique. Libération.fr, «Cette peste végétale peut être une catastrophe» - Libération
  • L’une des innovations développées à Ein Yahav, indique Sadeh, est le déploiement d’une « armée » de prédateurs d’insectes – très affamés – composée d’insectes comme l’Orius laevigatus (appelé communément la punaise des fleurs), le « Svirski » (Amblyseius Typhlodromips swirskii, une espèce d’acarien polyphage), le Presimillis (un mangeur de mites) et des guêpes parasites – tous sont des ennemis naturels des fléaux comme les thrips, les aleurodes et les mites qui peuvent manger sans aucun problème les potirons, les poivrons, les melons, les tomates et d’autres plantes qui poussent dans le moshav. The Times of Israël, Un « élixir d’amour » tueur d’insectes | The Times of Israël
  • Dans les bassins du Rhône et du Rhin, des travaux similaires ont été menés sur les poissons, qui ont montré une contamination importante par les PCB (polychlorobiphényles, interdits en France depuis 1987). Mais jamais une telle variété d'espèces n'avait été sondée. Trois superprédateurs piscivores (balbuzard-pêcheur, grand cormoran et loutre), deux poissons migrateurs (anguille et mulet porc), trois poissons polyphages, trois crustacés et trois bivalves filtreurs… De quoi appréhender les phénomènes de pollution à différentes échelles spatiales : station permanente pour les bivalves, aire de manoeuvre de quelques kilomètres (poissons et loutre), échelle intercontinentale (oiseaux migrateurs). Le Monde.fr, Les animaux du bassin de la Loire contaminés par des polluants

Traductions du mot « polyphage »

Langue Traduction
Anglais polyphagous
Espagnol polífago
Italien polifago
Allemand polyphag
Chinois 多食性
Arabe متعدد الالتهابات
Portugais polifágico
Russe прожорливый
Japonais 多食性
Basque polifagoa
Corse polifagico
Source : Google Translate API
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