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Poisseusement

Définitions de « poisseusement »

Trésor de la Langue Française informatisé

Poisseusement, adv.,rare. De façon poisseuse. Ces rêves ne durent pas, Berthome est là, poisseusement conjuguée à moi-même, pour me rappeler au présent (Arnoux,Roy. ombres, 1954, p.202).

Phonétique du mot « poisseusement »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
poisseusement pwasœsœmɑ̃

Citations contenant le mot « poisseusement »

  • Confinement oblige, la dernière aventure des héros de chez DC Comics colle poisseusement à l’actualité sanitaire ! Les infectés sont partout et nos héros vont avoir du mal à garder leur sang-froid pour endiguer l’épidémie !!! Le Dr Superman ou l’infirmier Green Lantern tomberont-ils au front de l’infection DCeased ? ActuaLitté.com, DCeased : un monde peuplé d'individus contaminés et hystériques...
  • D’où vient alors cette étrange impression de déjà-vu qui colle poisseusement à la série comme du vieux sang factice en pleine coagulation ? Peut-être est-ce cette narration étirée au maximum, parfois à la limite de la rupture, qui oblige les productions à tenir au minimum treize épisodes comme ici ? Sans doute est-ce aussi la méthode consistant à compiler, à chaque nouvelle série, les éléments d’anciens succès pour en créer un nouveau. Ici, la mixture entre le héros tueur en série Dexter, le monstre mythique du Silence des agneaux, l’usage abusif du ralenti avec giclures de sang à la Spartacus et la narration à multiples tiroirs rappelant Damages rend l’ensemble à la fois prévisible et un peu lourd à digérer. Quand, en plus, la série donne dans le clin d’œil surappuyé, comme cette apparition de Gillian Anderson, ex-héroïne d’ X-Files, pour rassurer le téléspectateur sur le genre de la série, un vague soupçon d’être pris pour un gogo peut émerger. Libération.fr, «Hannibal», pataud repas - Libération
  • Ça poisse. En effet, « ça poisse grave », dirait la jeunesse d’aujourd’hui. Ça poisse partout, singulièrement dans les médias de tous supports, et leurs « débats », en réalité, leurs empoignades organisées où les débatteurs fouettent l’écume de l’actualité, ce qui ne donne jamais une pensée Chantilly, légère certes, mais non sans saveur. Ce pour quoi, quelques semeurs de poisse (on n’ose écrire des Poisse-partout) – présentateurs, animateurs, de moins en moins journalistes, à savoir des informateurs éclairant les citoyens – cherchent d’ailleurs de « bon[ne]s client[e]s » afin de constituer « un plateau » audiovisuel, ou une « couv’ » d’hebdomadaire, qui « fasse le buzz », soit qui rapporte des pépètes. En somme, des dresseurs de tables attirant le chaland. Philippe Sollers a la prose légère mais la main lourde ! À juste titre : lorsqu’il allait – car il les fréquente moins aujourd’hui – dans des émissions (« Ce soir ou jamais ! », par exemple) ça phosphorait. Depuis quelque temps, « il y a trop de bruits », parce que ça colle trop, tant y stagne le visqueux où les idées sont privées d’un envol, fût-il bref : on gueule pour couper le sifflet à quiconque tente d’aller au bout d’une argumentation ; et si, par extraordinaire, s’esquisse un embryon d’échange entre deux participants, un tiers (souvent « l’animateur ») remet sur le tapis tel aspect polémique, car le « show must go on » : le spectacle, pas le débat où des compromis entre visions et pensées structurées pourraient s’immiscer. Oui, « nous en sommes là » ! Quoi d’étonnant ? Avec des politiques qui, sauf exception, gèrent les affaires, plutôt qu’ils n’essayent d’administrer les hommes à des fins d’intérêt général ; dans une société où l’on « gère » ses enfants, ses amours, etc. ; dans un milieu culturel où « la gestion des productions » (livres, disques, et jusqu’à certains spectacles vivants) rend souvent leur qualité parfaitement secondaire ; en définitive, dans un monde où l’argent est une des (voire « la ») valeurs suprêmes, pourquoi donc la pensée, les arts – excepté, bien entendu, le rendement financier et la rentabilité de l’artiste, de l’écrivain –, pourquoi, arts et culture feraient encore figure d’idéal, a fortiori pourquoi la littérature apparaîtrait comme un substitut de religion ? Nous ne sommes plus au dix-neuvième siècle, voyons ! Que des pratiques ou des relations dans le monde du travail ressemblent, – parfois à s’y méprendre –, à celles ayant sévi voilà près d’un siècle et demi n’implique pas que l’on doive être « ringard » en matière de pensée, de culture. Querelles, débats, surtout vociférants, poisseusement haineux, sont des divertissements ou loisirs qui nous renvoient, deux millénaires plus tard, aux cirques romains. « – Ah, mais non ! Minute, monsieur : dans nos arènes, monsieur, on ne meurt pas ! » Mais « le taureau, comme chantait Brel, s’ennuie… ». Pis, l’on s’y adonne à des « passions intellectuelles [le qualificatif paraît même flatteur…] » devenues « revanchardes et méchantes ». Les insultes ont tôt fait de dégommer l’ironie et la dérision pour des propos que nul beauf ne renierait, la guerre des mots s’installe, qui précède toujours la violence physique. Redeviendrait-on, tel l’ « infans » qu’un piètre maniement des vocables pourvus d’un sens, d’une substance porteuse de pensée, conduit à cogner, par excès d’impuissance ? Des « amis », dites-vous ? Alors qu’on parle beaucoup plus volontiers d’ennemis de toutes sortes ? La « poisse », figurément, désigne la misère, précisons : la misère de la pensée. La poisse, pas la malchance ! Pas le visqueux ,que nous avons bien cherché. Le nouvel Economiste, Roland Barthes et Philippe Sollers, deux amis

Traductions du mot « poisseusement »

Langue Traduction
Anglais sticky
Espagnol pegajoso
Italien appiccicoso
Allemand klebrig
Chinois
Arabe لزج
Portugais pegajoso
Russe липкий
Japonais ねばねば
Basque itsaskor
Corse appiccicosa
Source : Google Translate API

Synonymes de « poisseusement »

Source : synonymes de poisseusement sur lebonsynonyme.fr

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