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Phylétisme

Phonétique du mot « phylétisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
phylétisme filetism

Citations contenant le mot « phylétisme »

  • 11. C’est ainsi que le Concile de Constantinople a condamné en 1872 le « phylétisme », c’est-à-dire la subordination de la foi orthodoxe aux identités ethniques et aux intérêts nationaux. L’amour à l’égard de sa propre culture est un sentiment honorable, à condition qu’il soit également généreux, allié à une volonté de reconnaître la beauté et la noblesse d’autres cultures, et d’accueillir avec bienveillance les échanges et rencontres avec toutes les cultures. Le patriotisme peut être un sentiment positif et sain, tant qu’il ne devient pas une fin en soi ne permettant plus de discerner le tournant injuste et destructeur que certains pays peuvent prendre. Mais il est absolument interdit aux chrétiens de faire une idole de l’identité culturelle, ethnique ou nationale. Il ne peut y avoir de « nationalisme chrétien », ni même aucune forme de nationalisme qui puisse être tolérée par la conscience chrétienne. Il faut malheureusement aujourd’hui le souligner en raison de la recrudescence inattendue dans une grande partie du monde développé des idéologies identitaires les plus insidieuses, y compris les formes les plus belliqueuses de nationalisme et de philosophies raciales qui sont autant de blasphèmes. Les crimes se fondant sur l’injustice raciale – depuis la renaissance moderne de l’esclavage à partir de principes raciaux jusqu’aux régimes de l’apartheid en Afrique du Sud ou de la ségrégation légale aux États-Unis, qui ont tous été imposés par une violence soit organisée soit implicite – font certainement partie de l’histoire de l’Occident moderne. Mais l’idéologie raciste en tant que telle est une relique toxique des superstitions de la pseudoscience de la fin du XVIIIe jusqu’au début du XXe siècle. Alors que de véritables avancées scientifiques (dans des domaines tels que la biologie moléculaire, la génomique en particulier) ont remis en question le concept même de races séparées – ou de branches génétiques distinctes au sein de l’espèce humaine – comme un fantasme vicieux, sans fondement dans la réalité biologique, le poison de la notion de race fait toujours partie de l’univers conceptuel de la modernité tardive. Il ne peut y avoir de plus grande contradiction avec l’Évangile. Il n’existe qu’une seule race humaine, à laquelle toutes les personnes appartiennent, et toutes sont appelées à devenir ensemble un seul peuple en Dieu, le créateur. Il n’y a pas d’humanité en dehors de la seule humanité universelle que le Fils de Dieu a assumée en devenant homme, et elle embrasse toutes les personnes sans distinction ni discrimination. Malheureusement, l’influence des théories raciales a été rendue possible par la montée de nouvelles formes d’extrémisme politique et nationaliste présente dans diverses communautés orthodoxes. L’Église orthodoxe condamne sans réserve ces opinions et appelle les individus s’en prévalant au repentir et à la réconciliation pénitentielle avec le corps du Christ. Il incombe à chaque communauté orthodoxe, lorsqu’elle prend connaissance de tels individus en son sein et n’est pas en mesure de les inciter à renoncer au mal dont ils font la promotion, d’en dénoncer les propos, voire de les exclure. Toute communauté ecclésiale qui échoue dans ce domaine a trahi le Christ. La Croix, II. L’Église dans la sphère publique
  • Cet octroi de l'autonomie (autocéphalie) par Constantinople à l’ancienne Eglise schismatique du Patriarcat de Kiev, opposée à l’Eglise d’Ukraine historiquement rattachée à Moscou, est l’une des dernières cartes du pouvoir ukrainien qui souhaite ainsi créer une cohésion nationale autour d’un sentiment religieux, ce fameux ethno-phylétisme que Constantinople dénonce et veut contrôler. Par ailleurs, les Ukrainiens orthodoxes antirusses reprochent au Patriarche Cyrille d’être trop proche de Vladimir Poutine alors qu’ils doivent eux-mêmes leur indépendance au pouvoir de Kiev. C’est cette ingérence du temporel sur le spirituel qui est particulièrement critiquée dans le monde orthodoxe aujourd’hui (notamment par ceux se rappelant l’histoire de l’Eglise sous l’Empire romain d’Orient). La conséquence est simple : Constantinople n’est quasiment pas soutenu par les autres patriarcats orthodoxes. Même le clergé grec est divisé sur la question, selon le New York Times. A savoir qu’en cas de concile, ce qui est la tradition dans l’Eglise chrétienne depuis les origines pour régler les conflits, la position de Constantinople ne serait pas dominante aujourd’hui. Cette solution proposée par le Patriarche d’Antioche a donc peu de chances d’aboutir. RT en Français, La crise ukrainienne au sein de l'Eglise orthodoxe dépasse largement la sphère religieuse — RT en français
  • Face au processus d’homogénéisation réductrice et impersonnelle promue par la globalisation, face aussi aux aberrations de l’ethno phylétisme, l’Église orthodoxe propose de protéger l’identité des peuples et de renforcer le caractère local. Comme modèle alternatif pour l’unité de l’humanité, elle expose son organisation structurée, basée sur l’égalité de valeur des Églises locales. L’Église s’oppose à la menace provocatrice pesant aujourd’hui sur l’individu et les traditions culturelles des peuples que renferme la globalisation ; elle s’oppose aussi au principe selon lequel l’économie possède sa propre loi ou « économisme », c’est-à-dire l’économie émancipée par rapport aux besoins vitaux de l’humain et transformée en but en soi. Elle propose donc une économie durable, fondée sur les principes de l’Évangile. Axée sur la parole du Seigneur : « Ce n’est pas seulement de pain que l’homme vivra » (Lc 4, 4), elle n’associe pas le progrès du genre humain à l’amélioration du seul niveau de vie ou du développement économique au détriment des valeurs spirituelles. La Croix, Après son saint et grand Concile, l’Église orthodoxe publie une encyclique
  • Dans ces conditions, on peut supposer que l'influence de l'Église russe aille diminuant. À terme, la solution la plus satisfaisante pour les fidèles serait sûrement une Église d'Ukraine réunie, autocéphale et débarrassée des marques du phylétisme. Cette Église serait alors capable d'établir des relations normales de bon voisinage avec l'Église russe. Mais pour cela, il faudrait déjà que l'Église russe renonce elle-même à l'illusion d'une réunification sous le sceptre du patriarche Aleksei de toutes les terres de la Rous médiévale. Ces questions d'ecclésiologie touchent à l'identité d'un pays charnière comme l'Ukraine, mais aussi à la définition même des frontières de l'Europe. , Ukraine: les différentes Églises au cœur de la (re)définition identitaire – Religioscope

Traductions du mot « phylétisme »

Langue Traduction
Anglais phyletism
Espagnol fitismo
Italien filetismo
Allemand phyletismus
Chinois 进化论
Arabe نباتية
Portugais filetismo
Russe филетизм
Japonais phyletism
Basque phyletism
Corse filetismu
Source : Google Translate API

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