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Ontique

Sommaire

  • Définitions du mot ontique
  • Étymologie de « ontique »
  • Phonétique de « ontique »
  • Citations contenant le mot « ontique »
  • Traductions du mot « ontique »
  • Synonymes de « ontique »

Définitions du mot « ontique »

Trésor de la Langue Française informatisé

ONTIQUE, adj.

PHILOSOPHIE
A.− [Comme synon. de ontologique] Qui est de l'ordre de l'être en général; relatif à l'ontologie. On voit quelle profonde différence il y a entre un pluralisme ontique (posant la multiplicité des êtres) et un pluralisme existentiel (posant la multiplicité des modes d'existence). Le monisme ontique, comme le panthéisme nous l'atteste, peut s'accommoder d'un pluralisme existentiel (E. Souriau,Différents modes d'existence, Paris, P.U.F., 1943, p.35).
B. − [P. oppos. à ontologique; en partic. chez Heidegger] Relatif ou propre aux êtres concrets, perçus, déterminés. [Pour Heidegger] l'être de l'étant est l'«objet» de l'ontologie. Alors que les étant's représentent le domaine d'investigation des sciences ontiques (E. Lévinas,En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger, Paris, 1974, p.56).V. ontologique A 2 ex. de Merleau-Ponty.
P. ell. Transcender l'ontique vers l'ontologique (Sartre,Être et Néant, 1943, p.30).
REM.
Ontiquement, adv.[Correspond à supra B] Sur le plan de l'existence concrète. Un travail serf où l'homme ne se rapporte plus à la chose pour transformer ontologiquement la nature en humanité, mais pour aliéner ontiquement l'homme dans la nature et l'ouvrier dans la marchandise (J. Vuillemin,Être et trav., 1949, p.53).
Prononc.: [ɔ ̃tik]. Étymol. et Hist. 1943 adj. (E. Souriau, loc. cit.). Formé de l'élém. formant ont(o)-*; suff. -ique*. Fréq. abs. littér.: 20.

Trésor de la Langue Française informatisé

ONTIQUE, adj.

PHILOSOPHIE
A.− [Comme synon. de ontologique] Qui est de l'ordre de l'être en général; relatif à l'ontologie. On voit quelle profonde différence il y a entre un pluralisme ontique (posant la multiplicité des êtres) et un pluralisme existentiel (posant la multiplicité des modes d'existence). Le monisme ontique, comme le panthéisme nous l'atteste, peut s'accommoder d'un pluralisme existentiel (E. Souriau,Différents modes d'existence, Paris, P.U.F., 1943, p.35).
B. − [P. oppos. à ontologique; en partic. chez Heidegger] Relatif ou propre aux êtres concrets, perçus, déterminés. [Pour Heidegger] l'être de l'étant est l'«objet» de l'ontologie. Alors que les étant's représentent le domaine d'investigation des sciences ontiques (E. Lévinas,En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger, Paris, 1974, p.56).V. ontologique A 2 ex. de Merleau-Ponty.
P. ell. Transcender l'ontique vers l'ontologique (Sartre,Être et Néant, 1943, p.30).
REM.
Ontiquement, adv.[Correspond à supra B] Sur le plan de l'existence concrète. Un travail serf où l'homme ne se rapporte plus à la chose pour transformer ontologiquement la nature en humanité, mais pour aliéner ontiquement l'homme dans la nature et l'ouvrier dans la marchandise (J. Vuillemin,Être et trav., 1949, p.53).
Prononc.: [ɔ ̃tik]. Étymol. et Hist. 1943 adj. (E. Souriau, loc. cit.). Formé de l'élém. formant ont(o)-*; suff. -ique*. Fréq. abs. littér.: 20.

Wiktionnaire

Adjectif

ontique \ɔ̃.tik\ masculin et féminin identiques

  1. (Philosophie) Relatif à l’étant, à ce qui est au monde.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « ontique »

(Date à préciser) Du grec ancien ὄντος, óntos, génitif masculin singulier de ὤν, ốn (« étant »), avec le suffixe -ique.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « ontique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
ontique ɔ̃tik

Citations contenant le mot « ontique »

  • [4] Relatif à l'étant, à toute production humaine. L'ontique (Étant) s'oppose en ce sens à l'ontologique (Être). Site-LeVif-FR, Le racisme expliqué à des adolescents (carte blanche) - Belgique - LeVif
  • Cela me semble évident. On sait que Heidegger se jugeait aussi peu philosophe que Ponge se jugeait poète. Ils se rejoignent dans cet espace spécial, dans cette zone sans nom qui n’appartient ni à la philosophie ni à la poésie. Leur obsession est de saisir l’être des choses. De reprendre tout à zéro, voir ce qui a été occulté. La difficulté provient de ce que leur vocabulaire diffère radicalement. Les ponts entre les deux pensées doivent être dressés en faisant très attention aux mots. Ce que l’on peut dire, c’est qu’ils sont, comme je l’ai dit, et comme je tente de le montrer dans mon séminaire mensuel consacré à Ponge, du côté de la recherche ontologique, et non pas simplement ontique. Ils sont d’accord, tous les deux, pour dire que la question de l’être est tombée dans l’oubli. Et que cet oubli lui-même est tombé dans l’oubli. Ils ont en commun, également, cette idée que l’être d’une chose – mais il s’agit de définir ce qu’est une chose pour Ponge et ce qu’est une chose pour Heidegger – n’est pas la généralisation du concept de chose « particulière ». L’être ne s’obtient pas par induction, même s’il est forcément transcendantal, comme le montre la phénoménologie. Généraliser la notion de chose particulière, d’étant, cela ne nous renseigne en rien sur le genre auquel l’être appartient. La Règle du Jeu, Yann Moix, Ponge et Heidegger - La Règle du Jeu - Littérature, Philosophie, Politique, Arts
  • Quand le Franc daube sur le Gaulois, c’est la monade nationale française qui turbule, c’est le refoulé historique d’une terre aux prémices centrifuges et tribales qui fait retour en chacun de ses replis ; c’est le commencement, le premier principe d’une cohésion de droit, sinon de fait, juridique sinon ontique, qui se rappelle au souvenir collectif comme un Eden ou comme un « âge farouche », c’est selon… Club de Mediapart, Entre Gaulois et Franc, la gauche de toujours | Le Club de Mediapart
  • Derrière de telles préoccupations d'ordre pratique, la « fin du monde » ouvre une question philosophique portant sur la notion même du monde, qui demeure un élément fondamental de toute philosophie existentiale, herméneutique et phénoménologique. Est-ce que la « fin du monde » se présente à nous plutôt comme « la mort de quelqu'un » (la fin de l'être-au- monde) ou comme l'extinction de tous (la fin du monde lui-même) ? Est-ce que l'érosion du « monde » reste un phénomène ontique qui n'affecte pas la notion du monde comme trait fondamental de tout questionnement existential-ontologique ? Ou bien, est-ce qu'elle révèle une négativité inhérente à la notion meme du monde, qui vient au jour aujourd'hui ? Est-ce que le monde peut vraiment « finir » ? Qu'est-ce que cela voudrait dire ? Ou doit-on plutôt parler d'un « démondanisation » du monde, qui permettrait d'interroger, voire de déconstruire la notion même du monde ? , La fin du monde
  • La "question de l'être" telle que posée à travers le Dasein aurait une "primauté ontologique" (paragraphe 3) et une "primauté ontique" (paragraphe 4). Club de Mediapart, Résumé critique de Martin Heidegger : Etre et Temps, 1° partie (1 à 11). | Le Club de Mediapart
  • Pour paraphraser le pathos heideggérien : l’homme s’incorpore seulement et uniquement du néant, i.e. les lois de la matière ontique, inanimée comme animée. C’est ce que signifie cet autre sentence de Heideggern : « Le néant est le tout-autre de l’étant ; mais ce néant se déploie comme être. » C’est pourquoi il n’est que dans cette espèce qu’on rencontre des phénomènes comme l’anorexie, dont la vérité ne consiste jamais à « ne rien manger », mais bien à manger le rien. L’anorexique n’est rien d’autre que le miroir, ouvertement pathologique, de ce qu’il y a de pathologique dans la science elle-même, sans qu’elle veuille en rien savoir, pas plus que la philosophie qui si souvent l’appointe spirituellement sans condition. La Science s’incorpore le néant législatif des choses, et ce fait devient structurant de n’importe quelle subjectivité anthropologique ensuite, non-anorexiques compris. L’animal dévore immédiatement ce qui tombe sous le coup de son besoin alimentaire ; l’animal techno-mimétique, en court-circuitant cet instinct, produit à la fois un surcroît consumériste exponentiel, et un manque, une déflation, une sorte d’anorexie constitutive (ou de dé-pression ontologique de notre instinctualité animale, instinct qui consiste précisément en l’obédience aveugles aux lois de la Nature). Puisque l’alimentation n’est plus seulement un besoin, mais un luxe surnuméraire (la gastronomie, perversion techno-mimétique de l’alimentation simple), elle devient un choix, ce qui se nomme aussi, comme chacun sait : liberté (infra.). Celle-ci est pléonastiquement humaine. Et seul un humain peut dès lors, pour toutes sortes de raisons, choisir aussi de ne pas manger : anorexie, grève de la faim, « régimes », etc. Mais, aussi bien, ce n’est que dans notre espèce qu’on rencontre des phénomènes tels que l’obésité, la boulimie, etc. : c’est-à-dire la marque empirique de la surenchère pléonectique qui nous définit. Ici s’origine la fameuse dialectique lacanienne du manque et de l’excès, sur laquelle nous attarderons un peu plus loin. Club de Mediapart, Le Système du Pléonectique : Appropriation, par Mehdi Belhaj Kacem | Le Club de Mediapart

Traductions du mot « ontique »

Langue Traduction
Anglais ontic
Espagnol óntico
Italien ontico
Allemand ontisch
Chinois 本体
Arabe وجودي
Portugais ôntico
Russe онтическая
Japonais オンティック
Basque ontic
Corse onticu
Source : Google Translate API

Synonymes de « ontique »

Source : synonymes de ontique sur lebonsynonyme.fr
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