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Objectiviste

Définitions du mot « objectiviste »

Trésor de la Langue Française informatisé

Objectiviste, adj. et subst.(Celui, celle) qui prend uniquement en considération les données contrôlables par les sens. Je sais bien que mon cas offre cette anomalie, qu'anti-objectiviste (et presque jusqu'au préjugé) pour tout le reste, je ne sois objectiviste que devant la nature (Du Bos,Journal,1927, p.86).Sous l'impulsion des objectivistes, les animaux sont observés dans leur milieu et non plus au laboratoire (Hist. gén. sc., t.3, vol.2, 1964, p.691). [ɔbʒ εktivist]. 1resattest. 1914 adj. postulat objectiviste (G. Marcel, Journal, p.76), 1925 subst. «partisan de l'objectivisme» (Du Bos, loc. cit.); de objectivisme par substitution du suff. -isme* à -iste*.

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Objectiviste, adj. et subst.(Celui, celle) qui prend uniquement en considération les données contrôlables par les sens. Je sais bien que mon cas offre cette anomalie, qu'anti-objectiviste (et presque jusqu'au préjugé) pour tout le reste, je ne sois objectiviste que devant la nature (Du Bos,Journal,1927, p.86).Sous l'impulsion des objectivistes, les animaux sont observés dans leur milieu et non plus au laboratoire (Hist. gén. sc., t.3, vol.2, 1964, p.691). [ɔbʒ εktivist]. 1resattest. 1914 adj. postulat objectiviste (G. Marcel, Journal, p.76), 1925 subst. «partisan de l'objectivisme» (Du Bos, loc. cit.); de objectivisme par substitution du suff. -isme* à -iste*.

Wiktionnaire

Adjectif

objectiviste \ɔb.ʒɛk.ti.vist\

  1. (Philosophie) Relatif à l’objectivisme.
    • Le crime, ici, est une forme de dépossession du produit « historiographie », toujours en débat plutôt objectiviste, de la plupart des experts de la connaissance historique au profits de certains ovnis du métier (voyez la cinglante et plurielle réplique de l'Association des professeurs d'histoire du Québec. — (Charest rappelle Fournier, Le Devoir.com, 10 aout 2010)
    • Krivine s’inscrit dans une tradition « objectiviste » de l’interprétation, héritée de Paul Paray. — (Disque - Ravel; Boléro, Alborada del gracioso, La valse, Shéhérazade… , Le Devoir.com, 3 aout 2012)
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Étymologie de « objectiviste »

 Dérivé de objectif avec le suffixe -iste.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « objectiviste »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
objectiviste ɔbʒɛktivist

Citations contenant le mot « objectiviste »

  • 1La poésie objectiviste est en France d’une actualité certaine. Nombreux sont les poètes qui saluent son héritage, à l'instar de Nathalie Quintane dans la préface de son dernier livre Les enfants vont bien1. Elle constitue également une actualité éditoriale avec les publications chez P.O.L et les Éditions Unes des recueils de Charles Reznikoff, ceux de Lorine Niedecker et de George Oppen aux éditions José Corti, de Louis Zukofsky aux éditions Héros‑limite et La Nerthe à qui l’on doit également la publication récente de Carl Rakosi. Tout ce travail éditorial s'est fait en collaboration avec des traducteurs et traductrices ayant relevé le défi de traduire ces poètes. Cependant cet intérêt éditorial et artistique en France fait face à deux limites. La première est un intérêt assez réduit de la critique française, selon l’auteur de «We said Objectivist». La deuxième, en reprenant les propos d'Abigail Lang2, serait les contradictions étonnantes faites par les poètes français lors de leurs recours aux poètes objectivistes. , Une introduction à la poésie objectiviste américaine (Acta Fabula)
  • Rorschach était basé sur The Question de Steve Ditko, un personnage qui était souvent un conduit pour la propre fascination de Ditko pour la philosophie objectiviste. Rorschach a pris cette caractéristique à son extrême logique, et le personnage a été adopté par certains segments du fandom comme le véritable «héros» d’une histoire sans vrais héros. La série HBO a joué avec cela en transformant l’héritage de Rorschach en une violence suprémaciste blanche. , Watchmen Sequel concentré sur Rorschach venant de DC – L'Observateur de Troyes
  • « Inscriptions » donne à saisir ce geste essentiel de Charles Reznikoff, son économie sa concision, parfaite introduction à la méthode objectiviste, faite de précision et d’intensité. France Culture, Une école américaine - Ép. 1/4 - Charles Reznikoff dans l'objectif du poème
  • Cette éthique humaniste et universaliste s’applique pareillement au champ de la science à l’égard de laquelle F. Wolff déploie une position que d’aucuns pourront sans doute trouver quelque peu objectiviste et positiviste. En effet, si les lois de la physique s’appliquent en principe en tout temps, en tout lieu et à toute personne, les décoloniaux estiment, pour leur part, que ce postulat fait fi du « ressenti » des différentes populations tandis que les partisans de l’anarchisme épistémologique (Paul Feyerabend) ou ceux de la charité épistémique (Bruno Latour) affirment que la sorcellerie azandé du Soudan-Khartoum vaut bien la physique nucléaire, et que donc tout se vaut (anything goes). Sans parler des défenseurs des mathématiques indigènes, africaines ou autres, que certains opposent à la science occidentale. Pour mieux convaincre ses opposants, il me semble que F. Wolff, au lieu de poser l’absoluité de la Science avec un S majuscule, serait peut-être mieux fondé à postuler que la science (occidentale) a fait feu de tout bois, en s’inspirant et en s’appuyant sur des embryons de mathématiques locales, bien que seule elle ait pu synthétiser ces différents apports et l’imposer au reste du monde. , Contre le relativisme, l’humanisme - La Vie des idées
  • Traductions nouvelles, allusions multiples au chantier des premiers traducteurs, Reznikof retrouve une actualité et avec lui, l’école objectiviste vient nous rappeler son écoute singulière. France Culture, « Testimony » 1965 - Ép. 2/4 - Charles Reznikoff dans l'objectif du poème
  • Point de vue objectiviste sur le sacrifice de soi , Sacrifice de soi et altruisme: approche critique du discours randien
  • 12La troisième partie, intitulée « Temporalités », étudie un autre registre dans lequel l’apport phénoménologique se révèle important pour la constitution de l’anthropologie du sujet social chez Bourdieu : celui de la pratique comme temporalisation. Les références à Husserl, à la distinction projet/prévoyance ou à la notion de « présent vivant », se révèlent positives pour dépasser une philosophie objectiviste du temps, tandis que l’emprunt de la notion d’hysteresis à Sartre, que celui‑ci avait mobilisé à propos de Flaubert, permet paradoxalement à Bourdieu de montrer que la temporalisation des pratiques ne relève pas du seul « sujet » (p. 202). , Bourdieu coupeur de têtes (Acta Fabula)
  • À vingt ans Yves di Manno lâche tout. Il vend sa bibliothèque et part en Asie. Un an après, de retour dans l’hexagone, il se recentre sur l’écriture poétique (produisant aussi quelques “nouvelles” en prose et de plus rares textes critiques) et commence à traduire sérieusement la poésie américaine – celle de Pound et des objectivistes. En 1981, la collection Textes, dirigée par Bernard Noël chez Flammarion, publie sa traduction de Paterson de William Carlos Williams. N’ayant pas suivi son parcours plutôt secret dans la seconde moitié des années 1970, j’ai aussitôt établi un lien entre le très curieux amateur de cucurbitacés dessinés et celui qui s’est attelé à rendre en français ce livre singulier (il retravaillera sa traduction un peu plus tard au moment de sa republication chez Corti) auquel le film de Jim Jarmusch a apporté une nouvelle visibilité. DIACRITIK, Yves di Manno : « J’attendais de la poésie qu’elle vienne perturber l’ordre établi du monde »
  • Hostile au relativisme et au scepticisme si répandus en esthétique, il défend une position objectiviste et généraliste qui lui confère une forme de responsabilité épistémologique. Celle-ci n’exclut ni l’inventivité ni l’intérêt pour des objets familiers comme les visages ou ordinaires comme les galets. En revanche, elle refuse de surestimer l’art dont les raffinements nous fascinent mais qui présuppose tout le tissu de conduites plus élémentaires. , F. Sibley, Approche de l’esthétique
  • On peut dire que oui ! Les personnages romanesques d’Ayn Rand sont trop tactiques, trop rationnels, trop linéaires pour exister dans le monde réel. Leur créatrice en est la preuve : elle finira par tomber en dépression suite aux critiques et à une rupture amoureuse… Et elle mourra de son addiction à la cigarette ! Pas très rationnel. On ne peut pas dire que sa vie ait été un exemple de contrôle objectiviste. Mais c’est aussi ça qui est beau chez elle. Télérama, Ayn Rand, écrivaine odieuse et moderne, vue par Xavier de La Porte
  • «L’objectiviste parle de la nécessité d’un processus historique donné; le matérialiste constate avec précision l’existence d’une formation économique et sociale donnée, ainsi que les rapports antagoniques qu’elle fait naître. L’objectiviste risque toujours, en démontrant la nécessité d’une suite de faits donnés, d’en devenir l’apologiste; le matérialiste met en valeur les contradictions de classe et c’est ainsi qu’il détermine son point de vue. L’objectiviste parle de "tendances historiques invincibles"; le matérialiste parle de la classe qui "dirige" tel ou tel régime économique, en provoquant telles formes concrètes d’opposition de la part des autres classes. Ainsi donc le matérialiste est, d’une part, plus conséquent que l’objectiviste; son objectivisme est plus profond, plus complet. Il ne se contente pas d’indiquer la nécessité du processus; il montre avec clarté et précision quelle est la formation économique et sociale qui donne un contenu à ce processus, et quelle est la classe qui en détermine la nécessité. … le matérialisme suppose en quelque sorte l’esprit de parti, dans toute appréciation d’un événement, à nous tenir ouvertement et sans équivoque au point de vue d’un groupe social déterminé.» (Œuvres complètes, tome 1, p. 433) , 150 ans depuis la naissance de Lénine - World Socialist Web Site
  • Encore toute petite, malgré ses mauvais yeux, elle devient un soutien de famille, secondant père et mère, et quand elle se décide à émigrer toute seule en Amérique, c’est pour ouvrir le chemin à sa famille. Et là aussi, c’est une histoire de patrons rapaces, de lutte pour la survie, de mauvaises nouvelles du pays, de dollars négociés et économisés, cent par cent, racontée simplement, sans le moindre pathos: Charles Reznikoff appartiendra à l’école des poètes «objectivistes» – Ezra Pound, Williams C. Williams, George Oppen. Le Temps, «Sur les rives de Manhattan», l’hommage à New-York de Charles Reznikoff - Le Temps
  • Son dernier ouvrage publié, Le Cours de Pise, sorti en mars 2018 chez son fidèle éditeur P.O.L, est une somme impressionnante rassemblant 600 pages de notes préparatoires et documents issus de son enseignement de 1993 à 2005 auprès des étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux qui lui consacra en mars dernier un cycle : https://www.ebabx.fr/ Né en 1940, il fonde avec le peintre Raquel une petite maison d’édition, Orange Export LTD, qui de 1973 à 1986 publie la nouvelle génération de poètes dont il fait partie avec Claude Royet-Journoud, Jean Daive, Anne-Marie Albiach, Bernard Noël, ou encore Denis Roche, Pascal Quignard… Grand lecteur de la poésie américaine, il contribue à traduire et publier les "objectivistes" en anthologies et revues (Charles Reznikoff, George Oppen, Keith et Rosmarie Waldrop, Robert Duncan…) puis en créant en 1989 la collection "Un bureau sur l’Atlantique". SudOuest.fr, [Dossier] Emmanuel Hocquard (1940–2019)
  • La première fois que j’ai rencontré Hédi Cherchour c’est par ses textes, ces textes qui se trouvent ici même. Hédi m’avait contacté via Facebook pour me demander si je pouvais lire ses nouvelles et j’ai répondu oui. C’est rare quand je dis non, même si souvent les textes qu’on m’envoie sont rarement bons, parce qu’ils sont faits bien souvent par des gens qui écrivent sans rien lire. Ils ne s’intéressent pas à la poésie contemporaine, ou très peu, et encore moins à mes recherches. Ils ne savent rien de mon travail et en plus ils sont mauvais et donc ils retardent drôlement. Parfois il y a cependant des textes qui sont écrits sans retard d’aucune sorte, mais bien souvent ils n’ajoutent rien à ce qui s’est déjà écrit de la manière la plus moderne, la plus expérimentale. Maintenant on a facilement connaissance, quand on fait un master d’écriture ou quand on est aux beaux-arts, de ce qui se pratique dans ce qu’on appelle la poésie contemporaine. La poésie contemporaine c’est un peu comme l’art contemporain. C’est un peu à la mode, c’est propret, c’est vegan et c’est parfois formellement inventif, mais c’est sans jus aucun. Ça mettra rarement sa peau sur la table, comme disait Céline, la poésie contemporaine. Et du coup ça ne dit rien de la vie. Ça ne porte guère à conséquence. C’est de la poésie qui ne fait pas de mal à une mouche. Ça fait mal à rien, car c’est aimable et gentil et c’est ainsi que la poésie s’écrit et se publie dans la France, même chez les éditeurs soi-disant avant-garde. D’ailleurs, chez les avant-gardes, on l’a regardée de haut Hédi Cherchour. Écrire des nouvelles c’est pas bien ils ont dit dans l’avant-garde. Parler des pauvres sans qu’il y ait le côté formel, le témoignage intellectuel et objectiviste. Parler des cancrelats de dessous la France d’en bas, comme disent les politiques et les journalistes. Parler des pauvres bougres de son quartier, ça fait mauvais effet dans l’avant-garde philosophico-textuelle, car il faut prendre ses distances et avoir une autre vue, une vue depuis les hauteurs de l’auteur, une lecture autre que ces pauvres gens dont on parle et qui ne sauraient nous lire entre les lignes. Dans l’avant-garde philosophico-textuelle et engagée politiquement on peut parler des pauvres, certes, mais on ne se mêle pas à leurs douleurs ni à leurs cris, on n’est pas au ras des pâquerettes, car la poésie contemporaine française doit rester hautaine, elle doit faire sa rebelle avec les institutions et prendre en otage la pauvreté mais pas baigner dedans tel un cloporte. Et c’est ça qui dérange chez Hédi Cherchour, car chez elle tout est vu depuis un balcon de l’immeuble où se passent les drames. Ça rit et ça fait pleurer, mais par le dedans, car avec Hédi l’écrit n’est jamais au-dessus de l’autre. On est en plein dedans et on y vit. On est loin de l’écrivain qui écrit depuis sa tour d’ivoire mais aussi très loin du poète qui écrit entouré de ses amis artistes, de ses amis choisis de la militance et de la poésie. Cherchour ne dit d’ailleurs pas qu’elle fait de la poésie, même si dans ses écrits il y en a à toutes les lignes. Elle ne dit rien d’ailleurs. Elle constate et elle a mal aussi. Elle a mal pour son contemporain. Elle se met dans les gens indigents, ou plutôt elle se fond dans l’indigence des mots. Elle est aussi parmi les méchants, Hédi Cherchour. Ceux qui toisent. Ceux qui en ont marre de ces habitants chapardeurs, de ces familles tuyaux-de-poêle. Elle aussi elle est totalement tuyau-de-poêle avec ses nouvelles depuis la ferraille et le vent ! Mais par là même, elle montre qu’elle ne s’élève pas au-dessus de la pensée des siens, elle regarde juste depuis longtemps ces familles qui l’entourent, elle les regarde avec lucidité et amour (et il y a beaucoup d’amour et d’histoires d’amour chez Hédi Cherchour). Il n’y a parfois rien à racheter dans ces gens dirait-on, sauf peut-être une phrase, sauf un geste ou un regard, une action qui sauverait peut-être toute une destinée. Elle raconte ces existences qui l’entourent et fait une pause sur quelque tranche de vie salopée par l’existence moderne ; elle occasionne des ralentis sur un mouvement, une attitude d’un de ces pauvres hères que l’histoire a vite effacés. Elle capte des moments de grâce que personne n’a forcément vus. Certains ont sans doute senti ces moments-là mais personne n’a cru que ça pouvait intéresser quelqu’un, parce que la honte ici recouvre tout. Parce que de toute façon c’est tout un peuple qui git dans la honte de lui-même. La honte d’exister. D’ailleurs, il n’existe pas ce peuple. Il est, et c’est déjà beaucoup semble-t-il. Mais être ce n’est pas tout à fait exister, n’importe qui peut être mais comment faire pour créer un devenir de soi alors qu’on ne fait juste partie que d’un moment sociétal, sans même faire mine d’y participer. Ça fait juste la masse dedans. Une masse inerte, tel un boulet. Une masse de gens comme un boulet sociétal que la civilisation devra penser malgré tout. Car il faudra panser les plaies de ce boulet pense la société et c’est bien ça qui pèse sur ces gens des quartiers, comme si c’était leur faute d’être là, comme un peuple de gisants. C’est la crasse sociétale, la vie crasseuse et même pas marrante, la vie honteuse du peuple-boulet des quartiers que soulève un peu Hédi Cherchour, mais pas pour dire qu’il faut s’y intéresser, telle une fine sociologue qui arriverait comme arrivent toujours les experts en sociologie : après la bataille de la vie. Elle nous montre juste des beautés que personne n’a voulu voir. Elle nous fait toucher cette grâce-là, avec ses formules magiques et ses phrases parfois lapidaires. C’est ça qui me retourne chez Hédi. C’est son côté direct et en même temps toujours très élégant. Ça sent l’être chez Hédi, c’est-à-dire que ça sent la merde, pour paraphraser Antonin Artaud. Excusez-moi, chère Hédi, d’avoir cité un poète, mais il s’agit aussi chez vous de montrer la cruauté, de pointer le moment cru, c’est-à-dire la pointe la plus extrême, le moment renversant de ces vies dans la bouillie française, la bouillie de cette France qui s’est tellement bien organisée pour ignorer l’autre. Je ne connais pas d’écriture aussi franche et aussi belle que celle d’Hédi Cherchour aujourd’hui. Je ne connais pas d’autre exemple contemporain qui peut rivaliser avec la force de cette « écrit-vaine ». Peut-être faudrait-il aller chercher loin dans le passé littéraire français, aller voir du côté de Georges Bernanos par exemple, qui disait vouloir montrer le diamant dans le charbon. Mais Cherchour ce n’est pas non plus notre nouvelle Mouchette de chez les berbères de banlieue de la Drôme, ce n’est pas la poète du zoufris ou de la kahba même si elle semble être l’unique écrivain de plain-pied chez les maudits de ce pays. Même si elle montre un pan de ce que serait l’or noir dans notre littérature d’aujourd’hui, un petit pan comme un rideau trop vite tiré sur les années quatre-vingt. C’est bien plus que ça, Hédi Cherchour. Cette artiste n’a rien d’une porte-parole. Elle nous montre l’or pur dans toute la merde des paroles contemporaines, qu’elles soient pré ou post-black-blanc-beur. Elle n’est pas non plus la littérature au bon beurre des bobos, celle qui veut soigner les maux sociétaux et notamment dénoncer le racisme depuis les bons quartiers. Elle ne dénonce rien la Cherchour. Elle se marre puis elle nous fait aussi pleurer sur tous ces temps misérables. Elle fait remonter des moments dans toutes ces vies bâillonnées et bétonnées puis si vite oubliées. Pas pour qu’on n’oublie pas, mais pour qu’on se dise que peut-être c’est nous aussi qui remontons grâce à elle depuis ces oubliettes à vent et à ferraille. C’est nous aussi qu’on voit dans ces portraits-là. C’est nous qui sommes pris pas loin de ces petits riens qui sont comme des flashs qu’on se prend quand même en pleine gueule. C’est nous aussi qu’on devine là, passants non loin de ces spots de vies, car ce sont des spots comme on dit dans le surf ! Des spots de vies parallèles aux nôtres, nous qui croyons être sous la bonne lumière française, le bon siècle lumineux avec nos tronches d’ombre, alors que ça brille de vie ici aussi ! Ça brille dans ces vies tout à la fois tragiques, sinistres et drôles. C’est nous aussi qui devinons dans cette écriture que nous avons encore des moments chouettes à vivre, ici, dans cet hexagone avec ses zones franches, ces zones pas très apollinairiennes où toutes ces mauvaises et bonnes nouvelles ne demandent pas mieux de partager leur saine colère. C’est nous aussi qui sommes en rage grâce à ces récits qui redonnent enfin vie à la poésie d’ici ! C’est pour ça que quand Hédi Cherchour m’a envoyé ses textes, je les ai lus de suite, je les ai aimés et je lui ai dit un gros Merci ! Merci Hédi, maintenant tes textes sont mes meilleurs amis ! DIACRITIK, Hédi Cherchour : Nouvelles de la ferraille et du vent
  • En termes de fiction, Ayn Rand s’est d’ailleurs posée là : ses deux romans, La source vive (adaptée au cinéma en 1949, avec Gary Cooper) et La grève, sont des best-sellers, avec des héros mythiques : dans La source vive, il y a ainsi le personnage de Howard Roark qui, face au reste du monde, en vient à émerger et à s’imposer, par sa seule force et conviction : c’est l’illustration typique de la pensée objectiviste de Rand, l’homme exceptionnel qui n’est pas nivelé par la majorité.  France Culture, Portrait d’une femme capitale
  • Avec pédagogie et humour, en bande dessinée, il retrace les étapes de la dérégulation des marchés, en soulignant le rôle du politique, de l’État et de la démocratie autour des mécanismes de la crise financière. Ayn Rand est une clé pour comprendre les enjeux actuels. En effet, nous sommes largement tributaires de cette philosophie objectiviste qui fait de l’égoïsme une valeur morale, de l’altruisme une faillite, et qui prône la toute-puissance du laisser-faire économique. Celle qui voyait fleurir sa tombe d’une gerbe de deux mètres de longueur en forme de dollar à New York en 1982 était née à Saint-Pétersbourg en 1905. Elle émigra aux États-Unis en 1926 pour fuir la révolution bolchevique dont elle garda une haine structurelle contre toute pensée collectiviste. La force d’Ayn Rand est d’avoir donné à la pensée ultralibérale une justification philosophique et morale. Nombreux s’en réclament : le président Reagan, Alan Greenspan, qui dirigea la Fed de 1986 à 2006. Les pancartes la citent lors des rassemblements du Tea Party. Le dessinateur décode ici les idées avec virtuosité, replace sans manichéisme l’influence de la philosophe sur les principaux dirigeants responsables de la crise des subprimes en 2008 en dénonçant la fuite en avant d’un individualisme à outrance et décomplexé. Cette BD a valeur d’apprentissage : un trait stylisé et efficace, soutenu par un découpage simple et des aplats de couleur, qui jouent sur une rhétorique de symboles graphiques. L'Humanité, De l’égoïsme dont on fait les crises | L'Humanité
  • Le rapport de Bourdieu à la phénoménologie peut sembler, à première vue, de pure critique. Mais sa sociologie des pratiques doit aussi quelque chose à la phénoménologie, à Husserl, à Schütz ou encore à Merleau-Ponty. La première intention de cette enquête est ainsi d’examiner les conséquences de la reconversion des concepts et des analyses phénoménologiques dans la théorie et la pratique de la sociologie. La seconde intention qui anime cette étude est de rectifier certaines présentations purement déterministes ou objectivistes de l’œuvre de Bourdieu, en montrant qu’il élabore progressivement une conception renouvelée du « sujet ». Le rapport à la phénoménologie fonctionne comme une matrice de questionnements : ainsi en va-t-il des réflexions relatives à la normativité (sous la rubrique de l’habitus), à la temporalité et enfin à la réflexivité, qui sont ici méthodiquement examinées et composent une véritable théorie du sujet social. , L. Perreau, Bourdieu et la phénoménologie. Théorie du sujet social
  • Je vous parle d'une morale objectiviste, universelle, absolue, rigide, d'où ma référence au fil à plomb. Une morale qui vous permets de vous regarder dans la glace quelque soit le fuseau horaire. Celle qui fait référence à la morale universelle. iGeneration, Netflix supprime son offre de période d'essai gratuit | iGeneration
  • C’est ainsi que vous êtes conduit à supposer que l’homo œconomicus est pour moi le type d’homme par excellence. Ne caricaturez pas, c’est une facilité. C’est comme si je vous assimilais à l’homo sovieticus ou l’homo orwellicus. Je suis pour la démocratie, j’ai donc une conception subjectiviste de l’homme, contrairement à celle du marxisme qui est objectiviste : pour moi l’homme pense par lui-même et l’État doit lui reconnaître cette faculté, inséparable des droits de la personne et des libertés publiques. L’homo œconomicus est un être hypothétique, défini comme tel. Il a été critiqué au sein même des économistes néo-classiques, qui se réclament de plusieurs écoles et forment un ensemble fort vaste, qui a joué et joue actuellement un rôle très important dans la pensée économique. Ils ne se résument pas à Friedman. Les limites de ce fil ne permettent pas d’aborder ce sujet. Ne faites pas, en sortant un nom de votre carquois, comme si vous l’aviez épuisé. regards.fr, Lucien Sève : mort d'un grand philosophe marxiste - regards.fr
  • A ce découpage strict, aux visées objectivistes, succède une seconde partie qui accorde à l’inverse toute sa place au vécu générationnel, sur un mode subjectif, déployant les témoignages ­d’historiennes et d’historiens aux ­dates de naissance situées entre 1942 et 1983. Une séquence d’ego-histoire où se confient des noms parmi les plus grands de la profession, suivant le questionnaire commun qui leur a été adressé par les directeurs de l’ouvrage : les débats, les livres, les influences, les problèmes politiques de leur temps ont-ils fait naître le « sentiment d’appartenir à une génération historienne » ? Le troisième temps du livre, plus classique, cherche à passer au tamis géné­rationnel des questions et des champs de recherche, de l’histoire antique à celle de la Révolution, de la Grande Guerre à l’histoire des femmes. Le Monde.fr, « Générations historiennes »: les historiens s’inscrivent dans l’histoire
  • Ce que nous désignons sous la notion de lecture-artiste ne peut ainsi s’appréhender que sous un prisme anti-objectiviste, selon lequel il n’existe pas de sens permanent et inhérent au texte. Ce que la critique traditionnelle interdit – le hors-sujet, la mécompréhension, l’exubérance, la dénaturation, l’amateurisme –, est admis chez les artistes et offre un autre regard sur les livres, voire permet le « surgissement d’une nouvelle intelligence de l’œuvre4 », en découvrant certains des « potentiels de signification5 » infinis du texte. Les artistes ne sont pas des lecteurs idéaux, implicites (ceux et celles que demande le texte et qui se plient à son attente), compétents ou encore parfaits. Ils peuvent, au contraire, être déficients, imparfaits, anarchiques, producteurs de contresens et de mécompréhensions. Leur lecture est volontiers partielle, partiale, sélective, simplificatrice, imprévisible et, surtout, créatrice, en cela elle atteste de l’aspect ouvert de la réception des livres par les artistes, qui se poursuit parfois jusqu’à les intégrer dans leurs processus créatifs. ,  La lecture-artiste. Que font les artistes de leurs lectures ? (INHA Paris)
  • Dans les années 1960, elle prêche sa philosophie dite « objectiviste » sur les campus. Elle aurait mené le bras de fer d'aujourd'hui. Selon le républicain Romney, deux mains se déchirent, « la main invisible du marché » contre « la lourde main de l'Etat ». Les deux visions de l'Amérique qui s'affrontent dans cette bataille électorale ont rarement été aussi opposées. Notamment en ce qui concerne la place du gouvernement et celle de l'individu dans le groupe, thèmes chéris d'Ayn Rand. Sacrifier l'individu (créateur) à la société (prédatrice) est, pour elle, un crime contre l'humanité. Quant à l'Etat, il devient le pire ennemi de l'homme s'il ne se voit pas limité. Ce serviteur est là pour fournir trois prestations, et pas une de plus, la police, l'armée et la justice. Télérama, Ayn Rand, l’apôtre de l’égoïsme qui inspire la droite américaine
  • Sur un ton apparemment objectiviste, avec ce mélange de simplicité et de profondeur, mais aussi, parfois, de raccourcis et de simplifications qui font tiquer tout historien attentif aux nuances et aux détails des enchaînements, Norbert Elias développe une longue critique de tous les errements de ses compatriotes ou, pour être plus précis, des élites allemandes et des classes dirigeantes (surtout prussiennes) à travers l’analyse des rapports entre l’aristocratie et la « classe moyenne » (au sens anglais de « bourgeoisie »). , Le fétichisme de l’ordre - La Vie des idées
  • Alors que ces ruelles sont aujourd’hui massivement détruites ou reconstruites pour répondre à une demande touristique marquée par la nostalgie du Shanghai des années 1930, Jie Li se les réapproprie dans leur épaisseur et leur complexité historique, et nous offre de revenir sur les vies de ces lieux et les époques qu’ils ont traversées, à travers le regard de ceux qui les ont habités, y ont grandi, aimé, travaillé, souffert, sur plusieurs générations, allant de la période coloniale du début du siècle à l’ère capitaliste contemporaine, en passant par la Révolution Culturelle. Plus qu’à une description objectiviste de l’urbain, c’est à une archéologie familiale d’un lieu que s’adonne Jie Li, en nous plongeant aussi bien dans l’histoire du bâti, dans la forme de la ville, que dans les cartographies mentales, les émotions, récits et pratiques concrètes des habitants qui s’y dessinent. C’est donc bien –comme le suggère le sous-titre– comme palimpseste, comme sédimentation historique, que le lilong est appréhendé ici, comme espace familial dont il s’agit d’examiner chacune des strates et des grains cachés derrière les façades, couches qui sont aussi bien faites de la diversité des récits de vies qui l’habitent que des objets du quotidien qui ont eux-mêmes accompagné et épaissi la vie de ses habitants. Ainsi, derrière l’apparente banalité des pratiques quotidiennes décrites dans l’ouvrage, se cache une ambition théorique et épistémologique forte: décrypter, à travers la monographie d’un lieu, les liens ténus qu’ont pu entretenir les micro-histoires des individus avec la «Grande Histoire» du XXe siècle chinois; suggérer des hypothèses, dessiner les contours d’une possible «histoire chinoise de la vie privée» –dans l’héritage des célèbres ouvrages dirigés par Philippe Ariès– en examinant l’histoire des stratégies mises en place par les individus pour construire du «chez-soi» au sein de contextes historiques et politiques divers. Slate.fr, Vivre dans les lilongs, ces ruelles typiques de Shanghai | Slate.fr
  • A la différence de l’approche biographique que je rejette, je ne suis pas hostile à ce qu’on s’appuie en poésie sur des documents d’archives. Après un excès de subjectivisme, il était compréhensible qu’une poésie fondée sur les documents d’archives voie le jour, une sorte d’assèchement organisé qui peut être un appui contre les discours manipulateurs et une réaction contre les dictatures, on pense bien sûr à la poésie de Reznikoff. Mais voilà, je déplore aujourd’hui parfois une forme de systématisme de l’écriture de l’archive. Une certaine poésie qui se veut objectiviste, et qui fait montre d’une forme de naïveté épistémologique dans l’usage des documents, comme si exhiber un document ou faire des opérations de montage à partir de documents suffisait à attester une vigilance politique. Or c’est loin d’être toujours le cas. C’est bien sûr l’épineux problème du lien entre la poésie et le réel qu’on ne cesse de réinterroger, et la place du document est une partie de la question. DIACRITIK, Laure Gauthier : « Écrire, c’est nécessairement faire fi de l’aimable et du mièvre »
  • Certains penseurs ont développé l’idée selon laquelle la notion de temps serait bien dissemblable de celle jusqu’ici admise par les disciplines scientifiques. Par une approche duale, Henri Bergson distinguait une conception subjectiviste du temps de la conscience, indissociable de nos représentations que regroupent la pensée, ou bien les sentiments, d’une approche plus objectiviste, celle du temps de l’horloge, lequel reflète une mesure commune et universelle (v. T. Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience, 10e éd., PUF, coll. « Quadrige », 2013). En ce sens, si les victimes et leur famille se refusent bien souvent le droit à l’oubli, le droit pénal n’entend pour sa part réprimer un comportement que l’instant d’un temps qu’il réduit au quantifiable. Par l’adoption d’une vision plus aristotélicienne selon laquelle « le temps est le nombre du mouvement » (v. Aristote, Physique, Flammarion, coll. « Philosophie », 1999), le législateur a entendu prévoir parmi les occurrences éteignant une possible mise en mouvement de l’action publique celle de la prescription « résultant du non-exercice de celle-ci avant l’expiration du délai fixé par la loi, dont la survenance résulte du seul écoulement du temps » (v. G. Cornu et Association Henri-Capitan, Vocabulaire juridique, 3e éd., PUF, 2003). Ce temps peut toutefois être suspendu et arrêter temporairement le cours de la prescription, sans en anéantir pour autant le délai antérieurement écoulé (v., not., Rép. pén., v° Action publique, par F. Molins, n° 169). , Plainte par lettre simple et prescription : la saisine de la CRCI suspend le cours du temps - Atteinte à la personne | Dalloz Actualité
  • Si les approches différentielles, pragmatiques et multidisciplinaires nous semblent les plus appropriées afin de rendre compte de la variété des récits et de leurs effets, cela n’exclut nullement les réflexions de type « objectiviste » ou « ontologique ». Toute approche visant à regrouper les perspectives constructiviste et objectiviste sera donc la bienvenue13. Les propositions de contribution pourront être rédigées en français et en allemand. Veuillez soumettre un résumé de 250 mots ainsi qu’une courte notice bio-bibliographique jusqu’au 28/02/2019 aux organisateurs de la journée d’études : , Journée d'études : "Que peut le récit ? Pouvoir des narrations et narrations du pouvoir" (Berlin)
  • Ces sciences du comportement ne nient pas toujours l’existence des états mentaux telles que « l’intention » ou la subjectivité de l’animal, mais elles les considèrent comme inutiles, voire nuisibles à l’étude des comportements. L’une des tâches de l’approche objectiviste consiste justement à défendre son cadre théorique contre la notion d’expérience subjective. The Conversation, L’effrayant « bien-être » de la chose animale
  • L’originalité de Tosani réside sans doute dans le fait que son oeuvre témoigne d’un phénomène tangible, d’une présence réelle, mais où la réalité est finalement «remise en cause, interrogée, déjouée et questionnée de manière poétique et presqu’existentielle dans notre rapport au monde». Par où Tosani s’éloignerait d’un strict paradigme objectiviste. En témoignent notamment ses jeux avec l’échelle et son questionnement récurrent autour du corps. Jeux d’échelle: Tosani joue systématiquement sur la monumentalisation et, à l’inverse, sur la miniaturisation des objets, créant de ce fait une perpétuelle déstabilisation perceptive. Gigantisme des cuillères (Cuillères, 1987), triviaux objets du quotidien qui accèdent ainsi au rang de totems, des talons de chaussures (Talons, 1987), devenus arches, ponts, sculptures, ou, a contrario, des petites figures emprisonnées dans la glace, à peine perceptibles, mystérieuses et enfantines (Le Coureur, L’Equilibriste, Valse, etc., 1982). Paris Art, Expo: "Oeuvres, 1980-2011" de Patrick Tosani, Maison Européenne de la Photographie
  • Le théoricien « objectiviste » israélo-américain Yaron Brook, ainsi que des personnalités israéliennes, ont ainsi été empêchés de participer à des conférences auxquelles ils avaient été invités par des « antifas » aux visages masqués. Plusieurs personnes ont été blessées. Mais la direction du Kings College, au lieu de porter plainte contre ces perturbateurs violents, a préféré s’en prendre aux sociétés étudiantes qui avaient invité ces personnalités. Elle a décrété la création d’un « Safe Space », qui aboutit de facto à interdire la mise en circulation d’idées qui contredisent la doxa progressiste du moment, la seule admise. Un professeur en neurobiologie de ce même Kings College, Adam Perkins, qui avait prévu de tenir une conférence sur le thème de « l’importance de la liberté d’expression dans les sciences », s’est vu interdire de parler sur ce sujet. Il s’agit donc bien d’une attaque en règle contre la liberté d’expression.  France Culture, L'interdiction de la libre discussion sur les campus de Grande-Bretagne
  • Dans les sociétés traditionnelles, le lien était sacré, les interdits religieux et les tabous alimentaires imposaient de n’abattre un animal que selon un rituel strict, de ne pas consommer certains animaux ou certaines parties des animaux, de modérer la chasse, etc. Dans notre société moderne non seulement ce lien sacré a disparu mais toute dimension symbolique également, ne laissant place qu’à une appréhension purement utilitariste et objectiviste de notre rapport à la nourriture et à l’animal.  France Culture, Carnivores ou cannibales ?
  • « Il convient cependant ici, eu égard à notre problème de la crise, que nous mettions en évidence la raison pour laquelle « l'époque moderne », si fière de ses succès millénaires, théoriques et pratiques, s'abîme elle-même dans une insatisfaction croissante, bien plus, ressent sa situation comme une situation de détresse. [...] Ce sont des problèmes qui, de fond en comble, proviennent de la naïveté avec laquelle la science objectiviste considère ce qu'elle nomme le monde objectif comme l'univers de tout ce qui est, sans prêter attention au fait que la subjectivité opérant scientifiquement ne peut faire valoir son droit dans aucune science objective. » La Tribune, Le bac de philosophie, ce rite républicain
  • Les conséquences de l’éthique nauséabonde de l’altruisme et son antithèse, l’éthique objectiviste de l’égoïsme rationnel, sont présentés par Ayn Rand dans le roman Atlas Shrugged (La Grève en français) : les producteurs, les créateurs de valeur, les compétents, qui constituent le moteur du monde, décident de ne plus laisser le code moral de l’altruisme faire d’eux des animaux sacrificiels, et font le serment de vivre par et pour eux-mêmes : « Je jure, par ma vie et l’amour que je lui porte, que je ne vivrai jamais au profit d’un autre homme, ni ne demanderai à un autre homme de vivre pour le mien. » Contrepoints, Ayn Rand : A comme Altruisme | Contrepoints
  • Ces réflexions invitent à prolonger un chantier de recherche ouvert sur les dimensions subjectives de la pauvreté (Duvoux et Papuchon, 2018) et à montrer l’importance d’une approche intégrée des dimensions objectives et subjectives pour décrire et analyser la structure sociale (Duvoux et Papuchon, 2019). Crucial pour appréhender les positions sociales de manière dynamique, cet effort suppose d’allier les analyses objectivistes reposant sur des statistiques, le plus souvent probabilistes, et compréhensives, reposant sur des entretiens et des observations. , Qui se sent riche en France ? - La Vie des idées
  • Le minimalisme, mais sans sécheresse ; l’abstraction, mais avec de la chair. Rompant avec le lyrisme au profit du descriptif, dans le sillage des objectivistes américains, Emmanuel Hocquard a ouvert la poésie contemporaine à la forme claire, jouant des motifs – de l’intime ou de la trivialité du quotidien – avec une confondante justesse. En 1988, dans Le Cap de Bonne Espérance (1988), le poète résumait ainsi son art littéraire : « de brusques contrastes entre un prosaïsme trivial et de nostalgiques élans de l’âme ; la rapidité des changements de ton, l’emploi d’une langue familière qui ne s’interdisait pourtant pas les emprunts érudits, les réminiscences mythologiques, le recours aux abstractions. » La Croix, Emmanuel Hocquard, lumière de la grammaire
  • Dans le cadre d’une philosophie conçue comme « unité universelle des sciences s’élevant sur un fondement absolu », Edmund Husserl s’employa à redonner à la psychologie des fondations sûres, autrement dit : débarrassées de tout préjugé objectiviste. Cette entreprise avait pour but de retrouver une objectivité authentique par l’entremise d’une réflexion sur le rôle de la subjectivité dans la constitution des objets. Il s’agissait de se distancer du statut naïf du subjectivisme psychologique, lequel confine au narcissisme. Unidivers.fr, EDMUND HUSSERL : PHÉNOMÉNOLOGIE ET PSYCHOLOGIE

Traductions du mot « objectiviste »

Langue Traduction
Anglais objectivist
Espagnol objetivista
Italien oggettivista
Allemand objektivist
Chinois 客观主义者
Arabe موضوعي
Portugais objetivista
Russe объективист
Japonais 客観主義者
Basque objetibista
Corse objettivista
Source : Google Translate API

Synonymes de « objectiviste »

Source : synonymes de objectiviste sur lebonsynonyme.fr

Objectiviste

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