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Néoféminisme

Définitions de « néoféminisme »

Wiktionnaire

Nom commun - français

néoféminisme \ne.o.fe.mi.nizm\ masculin

  1. Variante de néo-féminisme.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « néoféminisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
néoféminisme neɔfemɛ̃ism

Évolution historique de l’usage du mot « néoféminisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « néoféminisme »

  • Depuis que les femmes ont décidé de ne plus subir les violences sexistes et sexuelles, depuis que se déploie cette dynamique irrésistible de réappropriation de nos corps, il se trouve des voix pour tenter de tout recouvrir et disqualifier du mot-anathème de « néoféminisme ». Quelques semaines à peine après la déferlante #MeToo de l’automne 2017, une tribune signée par une centaine de femmes en appelait à défendre « la liberté d’importuner » face à la « vague purificatoire ». Dans ce sillage, on entendait Elisabeth Badinter déplorer l’obsession victimaire de celles qui mèneraient une nouvelle « guerre des sexes », Belinda Cannone se désoler du « ressentiment généralisé » de ces « quelques poignées de militantes » dont l’existence ne dépendrait que des médias, Mazarine Pingeot fustiger la « morale adossée à la haine » des « pseudoféministes » en colère, Marcela Iacub s’indigner qu’une « justice de la terreur » rende la sexualité « affreuse ». L'Obs, « Le néoféminisme, nouvelles troupes, vieux combats », par Camille Froidevaux-Metterie
  • Son auteur, que je ne cite que partiellement, écrit : « Il émane d’un néoféminisme radical une profonde tristesse : la sexualité est envisagée comme un viol, le consentement comme une soumission, la maternité comme un esclavage ». Je précise que ces propos convenus, socialement corrects, que l’on entend trop souvent, ne sont pas l’expression des idées de l’auteur. Ce qui suit traduit, au contraire, sans ambiguïté, les convictions de la même personne : « défendre les femmes, dont la violence qui s’exerce parfois contre elles, laisse sans voix, ne devrait peut-être pas consister à les présenter, généralement, comme victimes d’un patriarcat éternel et oppressif… L’analyse, en termes d’oppression irréductible, fondée sur l’émotion et nourrissant le ressentiment n’est peut-être pas la meilleure manière de poursuivre l’indispensable dialogue entre les sexes » (l’auteur écrit : entre les genres). En écho à ces propos de bon sens et de raison, l’article d’Emmanuel Todd, qui a également retenu mon attention, critique de même, en termes mesurés et argumentés, les excès du néoféminisme qui créent des antagonismes dans les rapports entre les hommes et les femmes. « Bien sûr, conclut Emmanuel Todd, des inégalités subsistent et les combats entamés par les suffragettes au XXe siècle ne sont pas terminés mais il ne justifie en rien l’agressivité de surdiplômées féministes qui veulent imposer le genre à la place du sexe ». SudOuest.fr, Pour raison garder
  • À force de focaliser sur les néoféministes et leurs travers, on finit par ne plus voir les féministes sans préfixe. Celles qui croient vraiment à l’égalité, universelle et non à géométrie variable. Celles qui exigent une table plus grande et non le siège de l’autre. Elles sont nombreuses, et pas si vieilles, mais moins connues qu’une poignée d’influenceuses ou de politiciennes récemment converties. Ces derniers mois, on les redécouvre enfin grâce à la bataille contre le néoféminisme. On pense au livre de Martine Storti, Pour un féminisme universel (Seuil), à celui de Fatiha Agag-Boudjahlat, Combattre le voilement (Cerf), et à deux autres voix ayant récemment pris la plume. , "Des féministes contre le néoféminisme : un minoritaire peut cacher un dominant"
  • ENTRETIEN - Sabine Prokhoris publie «Le Mirage Me Too» (Éditions du Cherche midi), critique très argumentée du néoféminisme, de ses postulats et de ses méthodes. La philosophe et psychanalyste décrit la rupture de la nouvelle génération militante avec le féminisme des années 1970. LEFIGARO, «Le néoféminisme de #MeToo n’est pas émancipateur: il est éradicateur»
  • J’aime la nouvelle ère que représente le parti d’Éric Zemmour (NDLR : Reconquête !). C’est un parti qui prend en compte les femmes sans être taxé de néoféministe. Car ce néoféminisme ambiant, finalement, ce n’est que du lobbying qui a pour but de diviser les hommes et les femmes. En tout cas, il est tout sauf misogyne, il est juste cash. Le Telegramme, Zemmour et les femmes : qu’est-ce qu’elles en pensent ? - Quimper - Le Télégramme

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