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Métricien, métricienne

Définitions du mot « métricien, métricienne »

Trésor de la Langue Française informatisé

MÉTRICIEN, -IENNE, subst.

VERSIF. Spécialiste de la métrique (cf. métrique3II A). C'est par le rythme qu'on reconnaît la nature et la portée de l'accent − accent de durée, d'intensité, de hauteur − beaucoup plus que par une quantité en soi de la syllabe, ainsi que les métriciens de l'antiquité prétendaient l'établir, contrairement aux rythmiciens qui leur démontraient les variations de la quantité fixée (Arts et litt.,1935, p.50-3).
Prononc. et Orth.: [metʀisjε ̃], fém. [-jεn]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1832 subst. masc. plur. métriciens (Raymond). Dér. de métrique3*; suff. -ien*. Cf. le lat. metricus «métricien», du gr. μ ε τ ρ ι κ ο ́ ς, substantivation de l'adj. v. métrique3. L'angl. metrician est att. dep. 1432-50 ds NED au sens de «celui qui écrit en vers».

Trésor de la Langue Française informatisé

MÉTRICIEN, -IENNE, subst.

VERSIF. Spécialiste de la métrique (cf. métrique3II A). C'est par le rythme qu'on reconnaît la nature et la portée de l'accent − accent de durée, d'intensité, de hauteur − beaucoup plus que par une quantité en soi de la syllabe, ainsi que les métriciens de l'antiquité prétendaient l'établir, contrairement aux rythmiciens qui leur démontraient les variations de la quantité fixée (Arts et litt.,1935, p.50-3).
Prononc. et Orth.: [metʀisjε ̃], fém. [-jεn]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1832 subst. masc. plur. métriciens (Raymond). Dér. de métrique3*; suff. -ien*. Cf. le lat. metricus «métricien», du gr. μ ε τ ρ ι κ ο ́ ς, substantivation de l'adj. v. métrique3. L'angl. metrician est att. dep. 1432-50 ds NED au sens de «celui qui écrit en vers».

Wiktionnaire

Nom commun

métricien \me.tʁi.sjɛ̃\ masculin (pour une femme on dit : métricienne)

  1. (Didactique) Érudit qui se consacre à l’étude de la métrique grecque ou latine.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MÉTRICIEN. n. m.
T. didactique. Érudit qui se consacre à l'étude de la métrique grecque ou latine.

Littré (1872-1877)

MÉTRICIEN (mé-tri-siin) s. m.
  • Grammairien qui s'occupe de la métrique grecque ou latine.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « métricien »

 Dérivé de métrique avec le suffixe -ien.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Métrique.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « métricien »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
métricien metrisjɛ̃

Citations contenant le mot « métricien »

  • D’une façon générale la compréhension de l’importance de Théodore de Banville s’est heurtée à des obstacles majeurs. Il semblait évident qu’il y avait entre Rimbaud, précurseur des symbolistes qui amèneraient le vers libre, et Banville le parnassien défenseur acharné de la rime, un abîme incommensurable. L’oubli même de Banville (qui pourrait aujourd’hui citer un seul de ses poèmes ?) et le mythe toujours grandissant de Rimbaud en donnaient en quelque sorte une preuve irréfutable. A cela s’ajoute une anecdote ridicule reprise volontiers par les biographes selon laquelle ce dernier aurait traité Banville de « vieux con » après la lecture que celui-ci aurait faite du « Bateau ivre », le reléguant au rang de vieux poète borné incapable de comprendre la poétique nouvelle. Steve Murphy a pu écrire que l’anecdote « sonnait juste » avant de changer radicalement d’avis à la suite de mes travaux .On a oublié que Banville avait été le premier grand poète à reconnaître le génie de Baudelaire et que Mallarmé, Verlaine et Charles Cros le considéraient comme un maître. Si le recul du temps est en général un bon juge pour reconnaître la valeur d’un auteur, il ne l’est plus pour l’historien de la littérature. Au contraire, c’est un miroir déformant qui gêne sa compréhension. Ainsi pour saisir ce que fut Banville pour Rimbaud, il faut se replacer avant tout dans les années 1870. Banville à cette époque était considéré comme l’un des plus grands poètes de son temps après Victor Hugo. Ce n’est donc pas par hasard que Rimbaud lui a écrit deux fois à un an d’intervalle en l’appelant « Cher Maître ». Banville était réputé pour être l’un des chefs de file du Parnasse, cependant il se distinguait notablement d’un Leconte de Lisle car il était l’auteur d’un recueil singulier intitulé les « Odes funambulesques » qui aura sur Rimbaud une importance capitale. Banville y faisait une tentative pour introduire le comique et la caricature dans la poésie. Il recherchait dans des rimes très riches et cocasses des effets de surprise. Il y avait en plus l’idée de parodier Hugo dont il était un admirateur fanatique. Ce recueil vaudra à Banville la réputation unanime d’être un fantaisiste et surtout un jongleur de rimes. Il faut savoir que Mallarmé n’hésitera pas à placer les « Odes funambulesque » comme un recueil aussi important que « Les Fleurs du mal » pour son siècle ! Banville était considéré aussi comme le meilleur métricien de son temps. C’est la raison pour laquelle on lui demanda de rédiger un traité de poésie initialement à l’usage des écoliers mais dont l’importance a totalement échappé à ceux qui ont étudié Rimbaud. Lorsque Rimbaud écrivit sa première lettre à Banville en mai 1870 le maître était précisément en train de rédiger son petit traité dont la parution allait commencer dans « L’Écho de la Sorbonne » pendant l’été de 1870. Nous savons qu’il répondit à Rimbaud en lui donnant quelques conseils qu’il est aisé de deviner car ils se trouvent inscrits en toutes lettres dans son traité. Mais avant de proposer ce que je crois être la teneur probable de la réponse de Banville, je voudrais énoncer mon hypothèse majeure en matière de critique rimbaldienne. Il me paraît assez naturel que Banville ait dit à Rimbaud dans sa réponse qu’il écrivait un traité de poésie destiné aux écoliers (Rimbaud en était un !). Il est plus que vraisemblable que le Maître aura conseillé au jeune Arthur de lire « l’Écho de la Sorbonne ». Ma conviction est que Rimbaud a pu en lire la première partie lors de son voyage à Paris en février 1871. Il est en effet hautement improbable qu’il ait pu avoir connaissance de cette revue à Charleville. En revanche le siège de « L’Écho de la Sorbonne » était situé à Paris à deux pas de la Librairie Artistique où nous savons que Rimbaud s’était rendu. Les conséquences en seraient alors considérables. Il faudrait reconsidérer les célèbres lettres « du Voyant » et y voir une réponse - traité contre traité - aux idées de Banville ! On conçoit qu’une telle idée bouleverse quelque peu les vieilles habitudes de la critique. Pourtant, si l’on veut bien y regarder de près des indices très forts plaident pour cette hypothèse. Il ne m’est pas possible de développer ici une question aussi vaste et je me contenterai de donner une brève idée de ce que j’ai longuement exposé ailleurs. , Ce qu'on dit au poète à propos de Rimbaud et Banville - La Revue des Ressources

Traductions du mot « métricien »

Langue Traduction
Anglais metrician
Espagnol perito de metro
Italien metrician
Allemand metriker
Chinois 公制
Arabe متري
Portugais metrista
Russe знаток метрики
Japonais メトリシャン
Basque metrician
Corse metrica
Source : Google Translate API

Métricien

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