Mecquois : définition de mecquois

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Mecquois : définition du Wiktionnaire

Adjectif

mecquois \mɛ.kwa\

  1. Relatif ou propre à La Mecque.
    • […] un arbre généalogique qui eût fait pâlir d’envie bien des têtes couronnées, y compris celle du sultan d’Istanbul, dont les origines ne remontaient nullement à la noble famille mecquoise mais se perdaient plutôt, tout calife qu’il fût, dans les steppes d’Asie orientale. — (Amin Maalouf, Le rocher de Tanios, Grasset, 1993, collection Le Livre de Poche, pages 52-53.)
    • Avant sa qualité d’architecte, Sami Angawi met en avant ses origines mecquoises, une valeur qui selon lui transcende ce qui pourrait apparaître comme un patriotisme de minaret. — (Gilles Paris, « La Mecque et les pelleteuses des Ben Laden », Le Monde.fr, 6 septembre 2008)
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Mecquois : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « mecquois » les plus populaires.

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Étymologie de « mecquois »

Étymologie de mecquois - Wiktionnaire

Voir Mecquois.
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Phonétique du mot « mecquois »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
mecquois mɛkkwa play_arrow

Citations contenant le mot « mecquois »

  • Il fut également un chef de guerre ; La bataille de Badr en 624 assoit la réputation de Muhammad lorsqu’il prend la tête d’une troupe contre des mecquois, et en assure la victoire. Une révélation vient alors au Prophète pour lui signifier que Dieu a été l’artisan de la victoire et qu’il y en aura d’autres. Club de Mediapart, L’ISLAM : UNITÉ DE CROYANTS, MULTIPLICITÉ DE COURANTS | Le Club de Mediapart
  • « La technologie fait maintenant partie du hajj », note Kamel Badawi, ingénieur mecquois qui avec une collègue palestinienne, Manal Dandis, a inventé un « parapluie intelligent ». Cette ombrelle vise à se protéger du soleil brûlant avec un ventilateur. Il peut être aussi utilisé comme chargeur pour téléphone et GPS. , Arabie saoudite: Le pèlerinage à La Mecque devient 2.0
  • La première bataille à ouvrir la porte du djihad dans l'histoire fut celle de Badr en 624. Mahomet sortit de sa ville, Médine, pour se venger de ses ennemis. Il décida de couper la route d'une caravane, conduite par son cousin, Abou Soufiane, un des notables de La Mecque, d'où Mahomet avait été chassé. Abou Soufiane, ayant appris que les musulmans l'attendaient pour s'emparer des marchandises, envoya un messager à La Mecque et modifia sa route. Quraych, la tribu polythéiste mecquoise, accourut avec de nombreux chevaux. Informé, Mohammad refusa de faire marche arrière : il ordonna à ses compagnons de combler le seul puits de ce secteur désertique. Ce stratagème lui assura la victoire sur Quraych. Le Point, Souleimane - Les djihadistes ne sont pas fous ! - Le Point
  • Ce faisant, les auteurs savent qu’ils risquent leur vie, et certains réformateurs, qui voulaient qu’on revienne au Coran mecquois (remplacé par le coran médinois) ont été exécutés par les instances religieuses de leur pays. Les auteurs balaient d’un revers de main l’enfumage auquel nous avons droit, depuis des années, pour nous imposer l’islamisation de notre pays : le coup de l’islam et de l’islamisme, la prétendue contextualisation des textes guerriers et des paroles de Mahomet, l’interprétation erronée que les occidentaux, qui ne parlent pas arabe, pourraient faire, etc. , Entretien avec Pierre Cassen : "Le déni est devenu une composante principale dans le système mental des musulmans" - Décryptage - Actualité - Liberté Politique
  • Souheib Toumi, prochain maire de Dugny ? Serait-il musulman ? L´islam et le coran sous sa forme actuelle devraient être interdit en France. Seule la distribution de la version chronologique de leur texte sacré devrait être autorisée avec mention appelant à la dangerosité de son contenu... De surcroit, exclusivement la partie concernant l´ère mecquoise doit être permise. Si cela ne leur convient pas, qu´ils s´en retournent au pays de leurs ancêtres, naturalisés ou non ! Valeurs actuelles, Municipales : un maire accusé d’avoir plagié la lettre de candidature de Philippe au Havre | Valeurs actuelles
  • La version actuelle du coran DOIT ÊTRE INTERDITE EN EUROPE. Seule une version chronologique de ce livre avec avertissement aux lecteurs sur son contenu devrait être autorisée, plus même : seule la partie mecquoise ! Fermeture de toutes les mosquées, etc.. Qui n´est pas content doit repartir ! Valeurs actuelles, L'Etat islamique aurait trouvé le successeur d'al-Baghdadi | Valeurs actuelles
  • À la fin du colloque, une charte de La Mecque a été signée par 1200 participants. Elle a été présentée comme la continuité du traité d'Houdaybiyaentre le prophète et les autorités mecquoises. Parmi ses articles, il y en a trois sur lesquels il est nécessaire de faire un petit zoom. Article 18 précisant que l’ingérence dans les affaires internes des autres pays est inacceptable sauf si c’est dans l’objectif de mener une action légitime : combattre un agresseur, un révolté, celui qui sème le mal ou encore aider ceux qui sont dans le besoin. Les signataires de cette charte au nom de l’islam donnent donc à l’Arabie Saoudite le doit d’intervenir dans leur propre pays si elle considère qu’il est nécessaire de le faire. L’article 25 concerne la femme. il affirme que celle-ci aura tous ses droits selon ce que la charia lui accorde et selon ce qu’elle mérite et qui correspond à sa nature. Mettant ainsi un trait sur la lutte pour l’égalité femmes-hommes. Marianne, L'absurdité du jour : la Ligue islamique mondiale à Paris pour dénoncer le fondamentalisme | Marianne
  • La bataille d’Ouhod, un combat entre les musulmans yathribines et la tribu mecquoise des Qoraichites sur le mont Ouhod près de Médine en 625, a été remportée par les Mecquois. Mahomet avait vaincu les Mecquois, un an auparavant, lors de la bataille de Badr en 624. Ce succès fit beaucoup pour la réputation de Mahomet grâce au butin qu’elle rapporta. , Contribution à la métapolitique de l’Asie occidentale
  • Le 20 ramadan de l’an 8 de l’Hégire – 11 janvier 630, selon le calendrier grégorien –, le Prophète ﷺ marcha sur La Mecque après que la tribu mecquoise des Banu Babkr a rompu le traité d’Al-Hudaybiya. Al-Kanz - Economie islamique en France et dans le monde, 20 ramadan 8 H, le Prophète ﷺ conquiert La Mecque avec force humilité
  • C. G.: Christoph Luxenberg considère en effet que des pans entiers du Coran mecquois seraient un palimpseste d’hymnes chrétiennes. Avant lui, Günter Lüling avait tenté d’établir qu’une partie du Coran provenait d’hymnes chrétiennes répondant à une christologie angélique. Cela me paraît trop automatique et trop rapide. , Aux origines du Coran - Comment est né le texte sacré de l'islam - Herodote.net
  • Le réformisme que Lahouari Addi appel de ses vœux n’émane pas d’une volonté de désaliéner l’Etat du religieux et de démocratiser l’usage de l’espace public en le désacralisant. Parce qu’en invoquant les versets mecquois, « universalistes », par opposition aux versets médinois, « conjoncturels et historicistes », pour assoir sa pensée réformiste, il accorde au mythe la vertu d’une stratégie discursive universaliste. Son réformisme consiste en substance à opérer uniquement une sélection dans le discours mythologique religieux, ce qui ne lui permet pas de s’émanciper de la pensée mythologique religieuse dans l’absolu. Mohamed Arkoun, plus subtil encore, avait lui aussi fondé une méthodologie réformiste basée cette fois sur la démythologisation de la pensée islamique, mais qui ne lui a pas pourtant permis de sortir du religieux, car il défendait en même temps l’idée d’une raison islamique par opposition à la raison universelle. Club de Mediapart, Lahouari Addi réformateur ou islamiste ? | Le Club de Mediapart
  • [3] En opérant notamment des distinctions entre telle période mecquoise et telle autre médinoise. Club de Mediapart, Le Hadith aux abois | Le Club de Mediapart
  • L’Arabie Saoudite a longtemps fait détruire le patrimoine mecquois à des fins religieuses. Les oulémas craignaient que les tombes et les demeures des grands noms de l’islam soient pris d’assaut, comme lieux de culte et de pèlerinage. Pour la doctrine wahhabite, ce genre de comportement est considéré comme une innovation blâmable (bid’ah). Les travaux nécessaires d’agrandissement des lieux d’accueil des pèlerins et du sanctuaire ont également provoqué la destruction de beaucoup de vestiges. Des centaines de sites du Hedjaz, la région de La Mecque, sont donc perdus. Le Monde des Religions, Le Hajj, un pilier charnière entre Abraham et l’islam - Savoir - Le Monde des Religions
  • La nouvelle se propagea, achevant de miner le moral des troupes musulmanes. L’armée mecquoise crut avoir atteint son but. Sachant qu’il ne servait à rien de poursuivre le combat contre les Compagnons, sinon à semer plus encore la mort dans ses propres rangs, elle se retira triomphaliste : les tués de Badr ont été vengés, le Prophète (saws) était mort, croyait-elle, et l’islam allait s’éteindre. Quraysh avait remporté la bataille. Economie islamique, Uhud, un mont, une bataille, une défaite musulmane contre les polythéistes de Quraysh
  •  Selon la tradition musulmane, c’est vers 610 qu’un homme, appelé Muḥammad, fait l’expérience mystique d’une révélation divine par l’entremise de l’ange Gabriel. Lors d’une méditation, en retrait de sa tribu mecquoise polythéiste, Dieu lui commande de prêcher à son entourage, distillant Sa Parole verset après verset. Devant l’hostilité de sa tribu, il est recueilli et protégé à Médine où il devient peu à peu chef de guerre et leader politique de la Oumma naissante. La révélation lui enjoint alors de mener l’offensive contre les caravanes mecquoises[9] et de poser les bases d’une religion monothéiste organisée. Il fait éliminer ses adversaires : tribus juives médinoises des Qurayza[10] et des Qaynuqa[11] accusées de trahison ainsi que des poètes caricaturistes[12], des « hypocrites » (munāfiqūn)[13] et d’autres indésirables[14]. Club de Mediapart, L’islam à l’épreuve de ses origines | Le Club de Mediapart
  • Durant la période mecquoise, le Prophète était persécuté. Mais plus tard, à Médine, il avait le pouvoir politique et juridique, exercé souvent avec violence et domination à l’égard des non-musulmans et des femmes. Le Temps, Shafique Keshavjee: «La violence trouve une justification dans le Coran» - Le Temps
  • Le tabac est interdit, les cafés sont fermés et la mixité dans l’espace public prohibée. Les vieilles familles mecquoises se voient contraintes de fêter le mawlid ennabaoui en cachette. Le Desk, Comment les Wahhabites ont transformé la Mecque en Disneyland  - Le Desk
  • Le coran sous sa forme actuelle, pure confusion, DOIT être interdit en France. Seule la version chronologique doit être autorisée avec avertissement au lecteur sur son contenu. Mieux : Seule la partie mecquoise de cette version chronologique, la seule à être compatible avec nos valeurs, doit être acceptée. À qui cela déplait est libre de retourner au pays de ses aïeuls. -- Les livres du coran actuel doivent être renvoyés par containers aux pays musulmans. Qu´ils se débrouillent avec. Ainsi, nous n´aurons pas manqué de respect à leur "merveilleux livre". -- Les mosquées DOIVENT également disparaitre, celles-ci ne correspondant en rien à nos églises. Des salles polyvalentes peuvent être mises leur disposition, le vendredi. -- Sami ALDEEB décortique le Coran https://www.youtube.com/watch?v=xevJnEb0qlU Valeurs actuelles, Brest, quand la Bretagne devient (aussi) terre d’islam | Valeurs actuelles
  • La version actuelle du coran doit être interdite en Europe. Seule une version chronologique de ce livre avec avertissement aux lecteurs sur son contenu devrait être autorisée, plus même : seule la partie mecquoise ! Fermeture de toutes les mosquées, etc.. Qui n´est pas content doit repartir ! Valeurs actuelles, 150 quartiers sont “tenus” par les islamistes, selon un document classé secret-défense | Valeurs actuelles
  • « Or, quand on ouvre le Coran, on trouve une sourate révélée à La Mecque suivie de quatre révélées à Médine, puis deux mecquoises suivies de deux médinoises, puis trois mecquoises… », constate l'auteur. Pourquoi le véritable ordre de révélation n'a-t-il pas été respecté ? « Le Coran a été classé par ordre de longueur décroissant pour faciliter son apprentissage par cœur », ajoute l'ancien ministre. Pour lui, le chamboulement de l'ordre, survenu une vingtaine d'années après la mort du prophète, a forcément modifié le sens et même l'essence du texte coranique. Le Point, Nour-Eddine Boukrouh : « Le Coran entre les mains des musulmans n'est pas celui qu'a reçu Mahomet » - Le Point
  • A travers l’histoire mecquoise, la Ka’ba fut la cible d’innombrables attaques, même avant l’avènement de l’islam et jusqu’aux années 1970. Parmi celles-ci, l’incursion de 930 fut des plus violentes. Cette année-là, les Qarmates (903 - 1077) prirent le contrôle des lieux et le dépouillèrent de son portail et de sa pierre noire. Les dissidents chiites ismaélites retinrent ce butin pendant plus d’une décennie. , Histoire : Lorsque les Qarmates s’emparèrent de la Ka’ba et de sa pierre noire
  • Bien que le décor et les habits sobres des habitants de ce village ne font référence à aucune époque précise, mais d’entrée on a l’impression d’assister à cette tradition cruelle de la société mecquoise d’avant l’apparition de l’islam qui fait que les pères enterrent vivantes leurs petites filles. Kapitalis, Retour sur le film ‘‘Scales’’ de la réalisatrice saoudienne Shahad Ameen - Kapitalis
  • Né vers 570 à La Mecque, orphelin de père, Mahomet perd sa mère vers l’âge de 6 ans. Il est alors élevé par son grand-père, puis son oncle bien-aimé, qu’il accompagne dans ses voyages caravaniers. En chemin vers la Syrie, un moine chrétien reconnaît déjà sur lui la marque de la prophétie. À l’âge de 20 ans, il se met au service d’une riche veuve, Khadîja, qu’il épouse et qui sera son soutien jusqu’à sa mort. L’image qui ressort de lui avant la révélation associe au moins deux visages : celui du saint homme des traditions orientales, aimant et respectueux de tous, priant une divinité supérieure mais non unique ; et celui de l’aristocrate mecquois, riche négociant, soucieux des droits de sa tribu. Historiquement, le second type est sans doute le plus proche du Mahomet d’avant l’islam, tandis que le premier correspondrait plutôt à des récits postérieurs, influencés par les mythes bibliques. Sciences Humaines, Qui était Mahomet ?
  • Cette idée de confinement pour parer à la propagation d’une épidémie, elle est déjà connue. Il y a une anecdote qui fait cas d’école en Islam : (le calife) Omar Ibn El Khettab, en l’an 17 de l’Hégire, est allé inspecter les armées (musulmanes) qui étaient dans la région du Cham. Arrivé aux abords de cette région, on lui fait savoir que la peste s’y était déclarée. Le calife a consulté les exilés (el mouhadjirine), il a ensuite consulté les supporters (Ansar) et les notables mecquois qui s’étaient convertis l’année même de la conquête. Les avis étaient mitigés. C’est alors qu’un grand compagnon, Abderrahmane Ibn Aouf, arrive et dit je détiens en cela une science et déclare que le prophète -que le Salut soit sur lui (QSSSL)- a dit : « Quand vous entendez dire que la peste s’est déclarée (dans une région) n’y entrez pas et si vous y êtes alors que l’épidémie s’y est propagée, n’en sortez pas ». Donc, ces mesures de confinement sont connues. Cela démontre que la préservation de la vie prévaut sur tout. Dans l’histoire de l’Islam, il y a eu des malades à qui l’on interdisait l’accès à la mosquée. TSA, Fermeture des mosquées : « La décision est en phase avec les vocations majeures de la Révélation coranique » — TSA
  • Introduction C’est en l’an 2 de l’hégire, 17 Ramadan (mars 624), qu’a eu lieu la bataille emblématique de Badr qui a le plus marqué l’histoire de l’islam et des musulmans. Les versets révélés à ce sujet montrent, à n’en pas douter, la singularité de cette confrontation et la façon dont l’intervention divine s’est manifestée chez les musulmans résidant à Médine, comme chez leurs ennemis mecquois. Un an plus tard, en l’an 3 de l’hégire (625), ce fut une défaite douloureuse que vécurent les musulmans lors de la Bataille d’Uhud. Dans les lignes qui suivent, le but est non pas de faire la narration de ces deux batailles sous le mode de l’émotion, mais plutôt d’en tirer quelques enseignements que nous espérons utiles pour nous et les générations à venir. Au cœur de la bataille de Badr Après toutes les souffrances endurées à la Mecque pendant environ 13 ans, la première communauté de musulmans émigra vers Yathrib, qui deviendra Médine (la ville du prophète – saws). Mais quelques années avant, des musulmans, dont Uthman qui sera le 4e calife, avaient rejoint l’Abyssinie. En cela, ces émigrés musulmans optèrent pour ce pays sur la base de la recommandation du prophète (saws), assurant que le Négus de l’époque était un gouvernant juste qui accordait sa protection aux opprimés. En effet, au départ, le prophète (saws) a juste voulu réparer un tort, à savoir récupérer des biens de musulmans spoliés par leurs parents mecquois avant l’hégire. Ainsi, quand il eut vent d’une caravane conduite par Abu Sofiane en direction de la Syrie, un des grands dignitaires mecquois et farouche ennemi des musulmans, il envoya quelques hommes pour l’intercepter. C’était une caravane importante dans laquelle les notables de la plus puissante tribu de la Mecque, les Qurayshites, avaient investi beaucoup d’argent. Le but était donc de capturer la caravane qui avait échappé à la vigilance des musulmans à l’aller. Mis au courant, Abu Sofiane emprunta un autre chemin que celui qu’il avait l’habitude de prendre au retour, non sans avoir envoyé des hommes alerter les Mecquois. Les choses auraient pu s’arrêter là, si  les dignitaires mecquois n’avaient trouvé la l’occasion de mettre en œuvre la « solution finale » contre les musulmans. A cette fin, ils équipèrent un millier d’hommes et se mirent en mouvement vers Badr. Abu Soufiane demanda à Abu Jahl, chef des troupes mecquoises, de rebrousser chemin, ce que refusa ce dernier, imbu sa haine viscérale des musulmans et de l’islam et assuré de pouvoir les vaincre facilement vu le rapport de force qui lui était si favorable. Du côté des musulmans, une divergence d’opinion se fit jour quand le prophète (saws) les consulta sur cette nouvelle donne, afin de prendre la décision de retourner à Médine ou de combattre la troupe mecquoise. Cette situation est rapportée par le Coran :          « C’est aussi par la vérité que ton Seigneur t’a fait sortir de ta demeure, malgré la répulsion d’une partie des croyants » (Coran 8 : 5) La bataille de Badr a été, en réalité, une épreuve à laquelle Allah dans son infinie sagesse décida de confronter le prophète (saws) et ses compagnons mecquois (émigrés – muhâjirûn) comme médinois (axillaires – ansâr) :            « (Et rappelez-vous), quand Allah vous promettait qu’une des deux bandes sera à vous. Vous désiriez vous emparer de celle qui était sans armes, alors qu’Allah voulait par Ses paroles faire triompher la vérité et anéantir jusqu’au dernier les mécréants, afin qu’Il fasse triompher la vérité et dissiper le faux, n’en déplaise aux criminels » (Coran 8 : 6-7)    Finalement, le prophète (saws) opta pour le combat, quand il vit la détermination de ses compagnons et la légitimité du motif de sa sortie. Un musulman mecquois du nom d’Al-Miqdâd s’illustra par ces propos : « Nous ne te dirons pas ce qu’a dit le peuple de Moïse à Moïse : « Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez tous deux. Nous restons là où nous sommes » Nous, nous combattrons à ta droite et à ta gauche, devant toi et derrière toi. » De leur côté, les musulmans médinois confirmèrent leur disposition à combattre avec le prophète (saws), s’alignant sur la réponse que Sa`d Ibn Mu`âdh apporta à la question du prophète (saws) sur leur décision en ces termes : «Nous avons cru en toi et souscrit à ton message. Nous avons attesté que ce que tu as apporté est la vérité et nous nous sommes engagés à t’écouter et à t’obéir. Poursuis donc l’objectif que tu veux, nous sommes avec toi. Par Celui Qui t’a envoyé, si tu partais en direction de cette mer et que tu entreprenais de la traverser nous la traverserions avec toi, sans qu’un seul homme parmi nous ne reste derrière… »   La bataille opposa des musulmans au nombre de 313, sous-équipés avec 2 chevaux et 70 dromadaires, à 1 000 mecquois bien armés avec 100 chevaux et 700 dromadaires et autres matériels de combat qui faisaient de ces derniers la plus puissante armée à l’époque dans cette partie de l’Arabie. Au final, la victoire fut du côté des musulmans comme le mentionne le Coran :        « Allah vous a bien accordé la victoire à Badr alors que vous étiez faibles » (Coran 3 : 123) Cette bataille, qui pouvait sembler peu importante du point de vue de son ampleur, comparée à d’autres qui se passaient à cette époque, par exemple du côté des romains (l’Empire byzantin) et des perses (l’Empire sassanide), les puissances régionales de l’époque, fut pourtant décisive pour l’islam et l’avenir de l’humanité. Une défaite aurait eu des conséquences inestimables pour les musulmans de la première génération et personne ne pouvait prédire alors un relèvement et une continuation de l’appel islamique mondial. C’est conscient de cela que le prophète (saws) pria intensément son Seigneur et galvanisa grandement ses troupes : « Seigneur, voici Quraysh venue en grande pompe pour tenter de démentir Ton Messager. Seigneur, je Te demande la victoire que Tu m’as promise. Ô Allah, si ce petit groupe de fidèles venait à périr, nul ne T’adorerait sur terre. » Et ce n’est pas pour rien que le Coran appela cette bataille, celle du Furqân (distinction, séparation, discernement) :           « Et sachez que, de tout butin que vous avez ramassé, le cinquième appartient à Allah, au messager, à ses proches parents, aux orphelins, aux pauvres, et aux voyageurs (en détresse), si vous croyez en Allah et en ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur, le jour du Discernement : le jour où les deux groupes s’étaient rencontrés, et Allah est Omnipotent » (Coran 8 : 41) A la fin de la bataille, les musulmans comptaient 14 tués contre 70 de l’autre camp et avaient capturé 70 combattants mecquois. La singularité de cette bataille de Badr s’est illustrée aussi dans l’intervention divine qui ne se reproduira pas dans d’autres. Voici quelques illustrations des miracles qui s’y sont produits : La veille de l’affrontement, une pluie fine tomba, apportant de la fraîcheur et de la purification spirituelle du côté des musulmans. De plus, elle contribua à aplanir le terrain rendant les déplacements plus faciles, alors que du côté des combattants mecquois, il s’est agi d’effroi et d’embourbement :             « Et quand Il vous enveloppa d’un sommeil sécurisant de Sa part, et du ciel Il fit descendre de l’eau sur vous afin de vous en purifier, d’écarter de vous la souillure du Diable, de raffermir vos cœurs et de raffermir vos pas! » (Coran 8 : 11).   Sur ordre d’Allah, le prophète (saws) lança une poignée de sable qui aveugla les yeux des combattants mecquois :         « Ce n’est pas vous qui les avez tués mais c’est Allah qui les a tués. Et lorsque tu lançais, ce n’est pas toi qui lançais : mais c’est Allah qui lançait, et ce pour soumettre les croyants à une bien belle épreuve de Sa part, vraiment Allah entend tout et est Omniscient » (Coran 8 : 17).  Des anges participèrent au combat, et même les coups qu’ils donnèrent sont mentionnés par le Coran :        « Et ton Seigneur révéla aux Anges : « Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts » (Coran 8 : 12). Du côté des combattants mecquois, un effet miraculeux de perception fit qu’ils voyaient les musulmans aussi nombreux qu’eux, par contre, les musulmans voyaient leurs ennemis aussi peu nombreux qu’eux-mêmes :           « Ce fut un signe pour vous que cette rencontre entre deux troupes dont l’une combattait dans le chemin d’Allah et l’autre était mécréante. Aux yeux des (mécréants), les (croyants) paraissaient le double de ce qu’ils étaient. Allah appuie par Son secours qui Il veut et, en cela, il y a une leçon à tirer par les esprits lucides » (Coran 3 : 13) ;       « Et (souviens toi aussi) quand vous vous faisiez face, il les faisait paraitre peu nombreux à vous yeux, et diminuait votre nombre à leurs yeux : cela, pour qu’Allah exécute un décret qui devait se réaliser immanquablement. Et c’est vers Allah que sont ramenées toutes choses » (Coran 8 : 44) Il est utile de faire à présent un bref examen de ce que le prophète (saws) a entrepris pour se donner toutes les chances de gagner la bataille : – il envoya des espions et éclaireurs suivre le mouvement de la caravane, aussi il estima le nombre de combattants mecquois entre 900 et 1000 à partir de celui des dromadaires immolés par jour (9 à 10) ; – il accepta le plan de disposition que lui proposa al hubâb ibn al mundhir, consistant à occuper la zone de sorte à empêcher les combattants mecquois d’accéder aux puits de Badr ; – il s’assura que les musulmans médinois acceptent de combattre dans ce cas-ci, qui n’était pas explicite dans le pacte d’allégeance qu’ils avaient conclu avec lui avant l’hégire ; – il inaugura une nouvelle tactique de guerre, en disposant les archers de telle sorte qu’ils pouvaient atteindre un bon nombre de combattants mecquois avant la mêlée générale ; – il pria pour la victoire à haute voix. Enseignements-clés de la bataille de Badr Le motif de la sortie du prophète (saws) n’était pas le combat, mais Allah le Tout Sage en avait décidé autrement, c’était le temps de la clarification à travers cette épreuve, car en quoi celle-ci trouve-t-elle sa valeur si on pouvait la prédire et l’anticiper ? Le prophète (saws) consulta ses compagnons comme le mentionne le Coran, avant de prendre une décision. Ce mode de participation à la décision sur les affaires publiques sera, par la suite, considéré par les jurisconsultes musulmans comme un des piliers de la gouvernance islamique. En effet, si le prophète (saws) qui reçoit la révélation est invité, comme gouvernant, à concerter ses compagnons sur les affaires publiques, a fortiori, un autre devrait être soumis au même principe :           « C’est par une miséricorde d’Allah que tu t’es montré conciliant à leur égard. Si tu avais été rude et avis eu le cœur dur, ils se seraient dispersés autour de toi. Alors, pardonne-leur, prie pour leur pardon et consulte-les à propos des affaires. Et lorsque tu as pris ta décision, mets ta confiance en Allah, car Allah aime ceux qui s’en remettent à lui » (Coran 3 : 159) ;          « Ceux qui répondent à l’appel de leur Seigneur, accomplissent la Salât, se consultent entre eux à propos de leurs affaires, dépensent de ce que Nous leur attribuons. » (Coran 42 : 38). Le messager (saws) s’assura que les musulmans émigrés (al muhâjirûn) et les auxiliaires (al ansâr) étaient suffisamment motivés pour affronter les combattants mecquois, compte tenu que le rapport de force apparent leur était défavorable. Sans cela, la bataille était perdue d’avance. Quelle belle démonstration d’un génie formidable en termes de leadership ! Il invoqua son Seigneur à haute voix, mettant ainsi du baume au cœur des combattants musulmans, et s’en remit totalement à Lui pour le reste tout en prenant toutes les dispositions appropriées pour s’assurer la victoire. Rien à voir avec le fatalisme qui prédomine chez les musulmans de nos jours, et on apprend à travers les préparatifs du prophète (saws) et de ses compagnons relatifs à la bataille de Badr, le vrai sens de cette vertu cardinale de la spiritualité musulmane, à savoir : le Tawakkul (la confiance totale en Allah), qui requiert de prendre toutes dispositions nécessaires pour ensuite prier et s’en remettre à Allah quant à l’issue de ce qui est entrepris. En effet, en envoyant des espions et autres éclaireurs, en procédant à une estimation du nombre de combattants mecquois, en validant le plan d’occupation du terrain proposé par l’expert al hubâb et en positionnant les archers d’une façon inédite, le prophète (saws) était en train de nous indiquer le chemin, à savoir, utiliser toutes les potentialités de la raison et de l’expérience humaine au service d’une cause islamique authentique. Le prophète (saws) intègre un savoir technique de guerre qui lui était inconnu, et venant d’un connaisseur du domaine, à l’objectif islamique du moment, à savoir, gagner la bataille de Badr. Rien à voir avec cette frilosité et le traditionalisme, qui, au prétexte de la fidélité au texte fait que les musulmans sacralisent les moyens d’une époque et les tiennent pour immuables. A ce sujet, voici un commentaire fort instructif du Sheikh Muhammad Abû Shahbah.               « Et préparez-leur tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d’effrayer l’ennemi d’Allah et le vôtre, et d’autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu’Allah connaît. Et tout ce que vous dépensez pour la Cause d’Allah vous sera remboursé pleinement et vous ne serez point lésés. » (Coran 8 : 60) Muslim et d’autres rapportent que `Uqbah Ibn `Âmir dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu – que la paix et les salutations de Dieu soient sur lui – dire sur le minbar : « Et préparez-leur tout ce que vous pouvez comme force… », « la force » n’est autre que le tir, « la force » n’est autre que le tir, « la force » n’est autre que le tir ». L’expression coranique fut à cet égard merveilleusement bien choisie, car on entend par la force les moyens qui la sous-tendent. Elle désigne tout ce qui réalise la force. Dès lors que la force passe par les armes de guerre et que les machines de guerre changent avec le temps, l’expression choisie est d’une extrême flexibilité et s’adapte quels que soient l’époque ou le lieu. En réalité, le mot commentant ce verset fut aussi éloquent que l’expression commentée car les deux proviennent de la même source. En effet, le tir est un mot également flexible et adapté à l’évolution des armes au fil du temps…»[1] Dans le duel qui précèda la mêlée, quand les mecquois récusèrent les musulmans médinois, le prophète (saws) laissa s’engager ses plus proches parents comme son cousin et gendre Ali et Hamza ibn abdil mutallib, son oncle paternel. Rien à voir avec les soi-disant révolutionnaires qui cachent leurs enfants et familles et les préparent au pouvoir après que les autres ont sacrifié leurs vies et biens pour la cause ! Le Coran est venu reprocher au prophète (saws) d’avoir fait l’option de proposer la formule rançon-liberté aux captifs de la bataille de Badr :         « Il n’appartient pas à un Prophète de faire des captifs tant qu’il ne s’est pas affirmé en vainqueur sur terre. Vous voulez les biens de ce monde, mais Dieu veut [pour vous] la vie future. Dieu est Puissant, Sage. » Al-Anfal (8 : 67) Pourtant rien ne le lui interdisait avant cette révélation, et le prophète (saws) prit cette décision après avoir consulté ses compagnons. C’était donc une façon de dire aux musulmans de ne jamais mettre en avant des intérêts pécuniaires, car cela risquait de détourner leur intention de servir Dieu rien que pour son agrément. Alors, le prophète (saws) proposa la liberté aux captifs de Badr qui apprendraient à lire et écrire à 10 enfants musulmans. Du côté des mecquois, on se battait au nom de fausses divinités pour maintenir un ordre politique et social injuste, pour le clanisme, pour la possession insatiable, rien que pour ce monde, pour la jouissance, pour que les hommes ne soient ni libres d’adorer le vrai Dieu, ni d’établir des relations d’égale dignité. On comprend mieux pourquoi Badr ne fut pas une bataille comme les autres et qu’elle fut, comme le dit le Coran, la bataille où le vrai (al haqq) se distingua du faux (al bâtil). C’est l’appel islamique mondial, en tant que tel, qui était exposé à la menace mecquoise, à Badr, car c’est la crème de la première génération qui était en train de se battre pour son maintien, prête à tous les sacrifices. Mais, la petitesse des moyens et la faiblesse du nombre pouvaient faire penser à une défaite cuisante, suivie d’un oubli rapide de ces « perturbateurs » de l’ordre traditionnel qurayshite, alors intervint Allah comme à Sa promesse pour faire vaincre son camp :              « Ceux qui prennent pour alliés Allah, Son messager et les croyants, ce sont eux le parti d’Allah et ils seront vainqueurs » (Coran 5 : 56) En vérité, ce jour de la bataille de Badr, an 2 du calendrier musulman correspondant à 624 du calendrier grégorien, les musulmans de la première génération ont tout donné, dans des conditions plus que critiques, pour que l’appel islamique subsiste afin que les promesses de l’islam irradient le monde entier pour le meilleur. Quand cette intention fut claire et les dispositions qui la confirmèrent prises, Allah, le Tout-Puissant et Tout Sage, les soutint d’une façon unique dans l’histoire de l’islam, des musulmans et du monde.   [1] (Cf. http://www.islamophile.org/spip/L-interpretation-du-Coran-par-la.html)   Oumma, Badr et Uhud : leçons de victoire et de défaite
  • La Mecque d’aujourd’hui est la quasi propriété privée de la monarchie saoudienne originaire du Najd (région centre de l’Arabie). A partir des années 1970, celle-ci livrera la « mère des cités » à des spéculateurs immobiliers et à des entrepreneurs avides, dont le fameux clan Ben Laden. Au grand dam de certaines des plus anciennes familles mecquoises qui, fières d’appartenir au Hedjaz (région de La Mecque), y ont vu une sorte d’usurpation. Gratte-ciel, échangeurs d’autoroutes, éclairages tapageurs sortent de terre. Le Monde.fr, La Mecque : entre la cité de Dieu et la cité des hommes
  • Si je fais abstraction de toute l'histoire de l'humanité d'un point de vue anthropologique, notamment sur le rapport existant entre «sacré» et «violence» (comme l'expliquent les travaux de René Girard et ceux de Mircea Eliade, entre autres) et si je n'observe que l'histoire politico-religieuse de la communauté musulmane, depuis la nuit du 8 juin 632 (la date du décès du Prophète Mohammed), le «sacré» dans le champ religieux musulman défini, par de nombreux versets du Coran mecquois, comme étant «la vie humaine», a été profané systématiquement, tout au long des précédents  quatorze siècles, à cause de l'alliance entre le «politique» et le «religieux».  Club de Mediapart, Mohamed Louizi: la profanation du sacré dans le champ musulman | Le Club de Mediapart
  • De Mohammed, Prophète de l'islam, n’existe pas le moindre document d'époque. Il est très peu présent sous son nom dans le texte du Coran (3, 144 ; 33, 40 ; 47, 2 ; 48, 29 ; 61, 6). Par contre, on ne peut douter de sa généalogie tribale : celle des Hachémites de la tribu des Quraysh qui occupaient la cité de La Mecque au début du VIIe siècle. La pertinence historique de cette piste généalogique s'appuie sur les querelles de pouvoir qui ont déchiré l'islam pendant plus d'un siècle et demi. L'ascendance mecquoise des protagonistes ne fait aucun doute, puisque ces conflits se déroulent hors d'Arabie au vu et au su de tous. Parmi les rivaux qui s'affrontent figurent des descendants directs des deux petits-fils de Mohammed. Ceux de la branche collatérale des Abbasides accèdent au califat en 750 en écartant tous leurs rivaux. Tout le reste est à peu près problématique et doit être soumis à l'examen d'une critique rigoureuse des textes. Le Monde des Religions, Mohammed et la naissance de l'islam - Savoir - Le Monde des Religions
  • De statut affaibli dans sa société, il appartient aussi à un clan tribal en déclin. Son clan s’occupe du culte mecquois (païen) mais une partie des autres clans s’est lancée dans de petits voyages caravaniers. A La Mecque, il commençait à y avoir des distorsions économiques. Le clan de Mahomet était défavorisé par rapport à d’autres. La première parole coranique est une parole de réforme, un appel à la solidarité idéale des tribus. Comme le statut de Mahomet n’est pas reluisant au sein de sa tribu, on lui rit au nez. Mais il persiste dans son intention de réforme et rencontre alors la thématique biblique avec laquelle il va «bricoler», au sens ethnologique où l’entend Claude Lévi-Strauss. Libération.fr, Mahomet, le prophète posthume - Libération
  • Son caractère mecquois ou médinois est controversé. AbûHayyân dansAl-Bahr Al-Muhîtavance que la plupart des savants la considèrent comme médinoise. Al-Wâhidî affirme dans son commentaire que c'est la première sourate révélée à Médine. A l'opposé, Al-Mawardî soutient que pour la majorité des savants cette sourate est mecquoise. La même opinion est exprimée par l'Imâm As-Suyûtî dansAl-Itqân. Ibn Mardaweih attribue à Ibn `Abbâs, Ibn Az-Zubayr et la Mère des Croyants et `?'ishah la nature mecquoise de cette sourate. L'étude de cette sourate montre aussi qu'elle fut révélée à la Mecque, comme nous l'expliquerons ultérieurement. news.sen360.sn, Introduction aux sourates du Coran: Sourate Al-Qadr | SEN360.SN
  • [xx] Qui étaient les fournisseurs, commerçants et clients mecquois ? Patricia Crone, « How Did the Quranic Pagans Make a Living? », op.cit. pp. 387-399 ; CRONE (Patricia), Meccan trade and the rise of Islam, Princeton, Princeton University Press, 1987, VII+300 p ; « Suggested Solutions for Issues Concerning The Location of Mecca in Ptolemy’s Geography », Dan Gibson, 2013. Club de Mediapart, Origines de l’islam : le déni musulman | Le Club de Mediapart
  • Il avait décidé dans sa tête d’encercler la Mecque par un bouclier humain composé de douze mille hommes mais cela ne suffisait pas pour venir à bout des puissants mecquois qui avaient mis un prix sur sa tête, et le montant était mis aux enchères pour motiver davantage tous ces guerriers du désert du Hijaz, professionnels en la matière, la haute élite du vagabondage dans l’Arabie. Il manque une astuce dans sa stratégie qui doit pousser les mecquois à abdiquer, et elle doit être liée à ses troupes, sans que ces dernières ne soient exposées à un corps à corps sanglant. , Conquête de la Mecque et victoire éclatante : comment le Prophète Muhammad (psl) a évité un bain de sang à la terre sainte? (par Sheikh Alassane Sène) -
  • Jeune et radical. Ali est profondément misogyne, plus encore peut-être qu’Umar. Plus tard, enfin devenu calife, il fera appliquer sans faiblesse la lapidation des femmes adultères ; il déteste Aïcha, fille d’Abu Bakr et très jeune femme favorite du Prophète, qu’il a mise en accusation dans un épisode célèbre du vivant même de Muhammad, et qui lui rend bien cette haine. Surtout on le sait irrémédiablement en rupture avec cette aristocratie mecquoise à laquelle ils appartiennent tous les Six, et on le devine porté aux solutions de force, qu’il mettra en effet aussitôt en œuvre quand il aura enfin accédé au califat une douzaine d’années plus tard ; c’est à Ali que revient ainsi le douteux honneur d’avoir présidé à la première guerre civile de l’Islam entre 656 et 661. Etrangement, la tradition, même sunnite, ne lui en tient pas rigueur, comme si sa maladresse plaidait pour sa sincérité. A l’inverse, l’Omeyyade Mu‘awiya, son adversaire dans la guerre civile à venir, tire sa mauvaise réputation de son habileté même. L’intelligence n’est pas toujours un avantage. France Culture, Shura, 644
  • Néanmoins, cette absence ne minimise en rien la qualité des commentaires, qui est exceptionnelle. Les éditeurs ne mentent pas en disant que nous sommes face à du jamais vu dans les études coraniques. Tout le bagage traditionnel, comme le découpage entre sourates mecquoises et médinoises [1] est mis de côté au profit d’une perspective diachronique plus complexe et plus étalée dans le temps, basée sur le texte et les données historiques à disposition : reconnaître une sourate comme deutérocanonique [2] ou un groupe de versets comme une glose rajoutée par des rédacteurs postérieurs à Muhammad ne présente aucun problème pour les auteurs. Mais si les interprétations issues de la tradition sont battues en brèche par les historiens d’aujourd’hui, les commentateurs ont bien conscience que ce ne fut pas toujours le cas de ceux d’hier ; aussi, dans un but historiographique, les perspectives traditionnelles sont évoquées tout comme les hypothèses historiques, maintenant datées, en partie basées sur elles : nulle tentative d’effacer un passé commun donc, mais plutôt de l’éclairer et de montrer en quoi la séparation entre tradition et histoire est nécessaire. , Coran et savants - La Vie des idées
  • Le troisième verset (193 de la sourate la génisse – al-baqara) demandait aux musulmans de combattre les polythéistes mecquois jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de troubles et que la religion soit entièrement rendue à Dieu seul. Cependant, le Coran exigeait l'arrêt du combat si les Mecquois cessaient de combattre les musulmans. Quelques commentaires traduisent le mot trouble, « fitna », par « association » (polythéisme). Les jihadistes utilisent l'interprétation de ce verset pour légitimer leurs attaques contre les non-musulmans en prétendant que le Coran exige des musulmans de combattre les peuples entiers désignés « d'associateurs » afin de les soumettre à la religion islamique. Cette opinion ne peut pas être fondée, puisque ce verset s'adressait aux musulmans à l'époque du prophète et les incitait à lutter contre un ennemi spécifique et bien désigné : les polythéistes mecquois « les associateurs ». En outre, interprété ainsi, ce verset (pour les savants qui n'admettent pas le principe des versets abrogés et abrogeant) rentre en conflit avec l'autre verset qui établit la règle intangible de la loi musulmane : « Nulle contrainte en matière de religion. »(Lire aussi : Islamisation de l'Europe ou islam européen ?)Le quatrième verset (216 de la sourate la génisse – al-baqara) précisait que le combat contre les polythéistes mecquois est prescrit aux musulmans bien qu'ils le haïssent. Quelques commentateurs du Coran soutiennent que ce verset s'adresse uniquement aux compagnons du prophète qui ont été expulsés de La Mecque et suivis ensuite par les polythéistes mecquois jusqu'à Médine (la ville de leur émigration). Alors que la majorité des commentateurs soutient que l'obligation de faire cette guerre défensive incombe à tous les peuples qui se défendent pour repousser l'agression d'un ennemi. (L'obligation est ici une obligation collective et non pas individuelle, sauf en cas d'une attaque généralisée).Le cinquième verset (121 de la sourate la famille – al-Omran) parlait des préparatifs de la guerre déclenchés contre les polythéistes mecquois dans la localité dite Ohod.Le sixième verset (146 de la sourate la famille – al-Omran) incitait les musulmans à suivre le chemin des prophètes ultérieurs à l'islam. Leurs disciples ont obéi à leurs ordres et se sont engagés à défendre leurs cités contre les attaques de l'ennemi dès que la situation l'exigeait.Du septième au dixième verset (157 et 195 de la sourate la famille – al-Omran, et 74 et 75 de la sourate les femmes – al-nissa') : ces versets parlent des récompenses qui attendaient les martyrs et précisent que ceux-ci sont :• Ceux qui défendaient leurs terres chaque fois qu'ils étaient contraints à l'émigration après en avoir été expulsés.• Ceux qui subissaient une agression à cause de leur appartenance religieuse.• Ceux qui étaient témoins d'une injustice à l'encontre des plus faibles : les vieillards, les enfants et les femmes.Si les combattants meurent dans les champs de bataille, ils auront une meilleure vie dans l'au-delà.Le onzième et le douzième verset (89 et 91 de la sourate les femmes (al-nissa') mettaient les musulmans en garde contre les espions qui cachent leurs jeux en prétendant embrasser la religion islamique afin de passer les informations à l'ennemi mecquois. Ceux-ci vivaient dans la cité de Médine avec les musulmans et constituaient une très grande menace pour l'islam naissant. Le prophète connaissait cette réalité et demandait aux musulmans de ne pas les prendre comme amis et alliés. S'ils passaient à l'action, ils devraient être exécutés. Cette procédure était admise dans tous les pays pendant la période de guerre. L'Orient-Le Jour, Les versets d’épée du Coran incitent-ils à la violence ? - L'Orient-Le Jour
  • Depuis plusieurs semaines, je lis sur les réseaux sociaux le foisonnement de raisonnements fallacieux, tantôt en raison d'un problème de compréhension de l'islam tantôt en raison d'arguments totalement acontextualisés, concernant la supposée nature guerrière des révélations médinoises. On oppose ainsi une période "soutenable", la période mecquoise, à une période "insupportable", la période médinoise qui ne serait que violence et bain de sang. J'aimerais revenir sur ces questions car, en tant que musulman, je suis choqué et écœuré de voir ce qu'on tente de dépeindre du Prophète de l'islam. Le HuffPost, Le mythe renaissant de la violence inhérente à l'islam issue de la période médinoise | Le HuffPost
  • Le Coran lui-même est traditionnellement divisé en sourates, ensembles de versets du Coran, « mecquoises » et « médinoises ». Contrepoints, Les nouvelles technologies bousculent l’histoire de l’islam | Contrepoints
  • Avant d’être unifiée au pèlerinage (hajj), la Omra était, avant la mort du prophète Mahomet, un rituel mecquois de demande de pluie autour de la kaâba, avec un sacrifice à Marwa. Bladi.net, Bonne nouvelle pour ceux qui vont faire la Omra
  • Il faut ramener Mahomet à son statut d’homme de tribu. On sait qu’il est mecquois puisqu’il faisait partie de la tribu des Qoraychites qui résidait dans la ville. La Mecque était de longue date un site sacralisé du fait qu’on y avait trouvé un point d’eau qui ne tarissait pas. Un culte saisonnier faisait circuit – comme aujourd’hui – autour des pierres sacrées (les bétyles) portées par les murs de la Kaaba. Abraham, que le Coran institue comme fondateur de la Kaaba (2, 127), en marge du conflit avec les juifs médinois, n’y est évidemment pour rien. Le Monde.fr, A la recherche du Mahomet de l’histoire

Images d'illustration du mot « mecquois »

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Traductions du mot « mecquois »

Langue Traduction
Corse la meca
Basque meka
Japonais メッカ
Russe мекка
Portugais meca
Arabe مكة المكرمة
Chinois 麦加
Allemand mekka
Italien la mecca
Espagnol la meca
Anglais mecca
Source : Google Translate API

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