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Lobotomie

Sommaire

  • Définitions du mot lobotomie
  • Étymologie de « lobotomie »
  • Phonétique de « lobotomie »
  • Citations contenant le mot « lobotomie »
  • Traductions du mot « lobotomie »

Définitions du mot « lobotomie »

Trésor de la Langue Française informatisé

LOBOTOMIE, subst. fém.

CHIR. ,,Section chirurgicale de la substance blanche d'un lobe cérébral, le plus souvent du cortex préfontal (...), ayant pour objet d'interrompre certains circuits neuroniques`` (Méd. Biol. t. 2 1971). Il est possible que le développement de cette notion mène à préférer par exemple la lobotomie transorbitaire, qui semble donner le minimum de changements de la personnalité, dans les cas de mélancolie, et à préférer la lobotomie préfrontale standard avec section large dans les cas de névrose obsessionnelle, où les plus beaux résultats thérapeutiques ne m'ont paru être obtenus qu'au prix d'un syndrome frontal (Delay, Psychol. méd.,1953, p. 205).
Prononc. : [lɔbɔtɔmi]. Étymol. et Hist. 1950 (Garnier-Del.) Composé du subst. lobe* et de l'élém. suff. -tomie (-tome*) (cf. l'angl. lobotomy, attesté dès 1936 ds NED Suppl.2).
DÉR.
Lobotomisé, -ée, adj. et subst.(Celui, celle) qui a subi une lobotomie. Du point de vue endocrinien, (...) plusieurs de nos sujets lobotomisés eurent après l'opération une excitation sexuelle d'autant plus remarquable qu'elle contrastait avec leur indifférence ou leur impuissance sexuelle antérieure (Delay, Psychol. méd.,1953, p. 206).Mais si le délire ne franchit plus le pont, il reste sur la rive. Et vous mutilez (...) la personnalité du malade (...) spectacle courant de lobotomisés dont les gardiens m'assuraient « qu'auparavant impossibles, ils étaient maintenant sages comme des images » (H. Bazin, Fin asiles,1959, p. 46).[lɔbɔtɔmize]. 1reattest. 1953 (Delay, loc. cit.); de lobotomie, suff. -isé (-iser*).
BBG. Quem. DDL t. 18.

Wiktionnaire

Nom commun

lobotomie \lɔ.bɔ.tɔ.mi\ féminin

  1. (Médecine) Intervention chirurgicale sur le cerveau consistant en une section de la substance blanche du lobe frontal afin d'isoler le cortex préfrontal du reste du cerveau.
    • En compilant les publications relatant les opérations de lobotomie réalisées en France, Suisse et Belgique, entre 1935 et 1985, les trois médecins ont découvert que 84 % des patients – devrait-on dire des victimes ? – de cette chirurgie du cerveau étaient des femmes. — (Nathaniel Herzberg, Pratiquée jusque dans les années 80, la lobotomie visait surtout les femmes, Le Monde. Mis en ligne le 12 septembre 2018)

Nom commun

lobotomie \Prononciation ?\ féminin

  1. Lobotomie.
    • Lobotomii poprvé provedl portugalský lékař António Egas Moniz.
      La traduction en français de l’exemple manque. (Ajouter)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « lobotomie »

Du grec ancien, composé de λοβός, lobós (« lobe ») et de τομή, tomê (« coupe, incision »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « lobotomie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
lobotomie lɔbɔtɔmi

Citations contenant le mot « lobotomie »

  • Dans le cas d’Eva Perón, il s’agissait d’une lobotomie à visée antalgique. La patiente avait des douleurs somatiques liées à son cancer de l’utérus et la lobotomie était un moyen parfois utilisé pour atténuer les douleurs d’un mal incurable. leplus.nouvelobs.com, La lobotomie, une pratique barbare ou une avancée thérapeutique ? - le Plus
  • Parce qu'elles sont incapables de maîtriser leurs émotions et en perdent forcément à un moment ou à un autre la raison, les femmes sont aussi les premières et principales victimes des lobotomies, ces opérations chirurgicales archaïques ayant pour but d'interrompre certains circuits neuronaux pour traiter les maladies mentales. Le Huffington Post, L'hystérie, la démence... pour accabler les femmes, toutes sortes de maladies ridicules ont été inventées dans le passé | Le Huffington Post LIFE
  • C'est la lobotomie du gouvernement visant a modérer la cata que cela a été chez nous ... Il n'y a qu'a voir les chiffres que l'on nous sortait... toujours ceux des pays presque tous pires que nous ... Italie / Espagne / RU / USA / Allemagne et ensuite Suède quand ça a commencer a dégénérer chez eux ... mais bon on est pas 27 pays en Europe ? .. Ben j invite tous le monde a comparer sur les 27.... si on est si bon ... Et visiblement cela marche la lobo.... On est quand même effectivement les pires en % de décès par contaminés dans le MONDE ... ah non y a le Yemen devant nous .... Ouvrons les yeux ... faut arrêter de gober ... ladepeche.fr, Coronavirus, frontières... Doit-on partir en vacances en Espagne cet été? - ladepeche.fr
  • La lobotomie gagne en notoriété quand un autre lugubre personnage s’en empare: l’Américain Walter Freeman. Sa propre technique consiste à introduire un pic à glace dans le cerveau des malades en passant par un de leurs globes oculaires. Sa plus célèbre patiente est Rosemary Kennedy, la sœur aînée du futur président. Lobotomisée à l’âge de 23 ans, elle terminera sa vie en institution. Son cas n’est pas isolé: de nombreuses personnes ressortent de l’opération avec d’importantes séquelles, voire n’en réchappent pas – le taux de mortalité est de 14%. Le Temps, L’obscur engouement pour la lobotomie, chirurgie brutale du cerveau - Le Temps
  • D'un point de vue médical, la lobotomie est une opération de neurochirurgie consistant à déconnecter le lobe frontal du reste du cerveau en sectionnant les neurones qui l'y rattachent. Slate.fr, La psychochirurgie ne s'est pas arrêtée au pic à glace | Slate.fr
  • Après-guerre, plus de 10 000 patients ont été soumis à une lobotomie, opération qui consiste à sectionner les fibres nerveuses unissant le lobe préfrontal du reste du cerveau. Dans cette vidéo publiée en partenariat avec Universcience.tv, le neurochirurgien Marc Lévêque explique dans quelles conditions cette technique était appliquée et les effets, parfois catastrophiques, qui en résultaient. Elle a été abandonnée à l’arrivée des neuroleptiques. Une nouvelle page de la psychochirurgie s’est ouverte en 1993 avec la première stimulation cérébrale profonde d’un patient atteint de la maladie de Parkinson. Aujourd’hui en France, ces techniques sont très encadrées et réversibles, ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays. Le Monde.fr, La lobotomie, d’hier à aujourd’hui
  • En compilant les publications relatant les opérations de lobotomie réalisées en France, Suisse et Belgique, entre 1935 et 1985, les trois médecins ont découvert que 84 % des patients – devrait-on dire des victimes ? – de cette chirurgie du cerveau étaient des femmes. Le Monde.fr, Pratiquée jusque dans les années 80, la lobotomie visait surtout les femmes
  • Inspiré du parcours d’un chirurgien spécialisé dans les lobotomies, ce film situé dans les années 1950 est assez radical dans sa forme. La Croix, « The mountain : une odyssée américaine », une aventure de la lobotomie
  • La lobotomie est une opération chirurgicale du cerveau consistant à détruire massivement l’ensemble des fibres reliant un lobe cérébral, souvent le lobe frontal, au reste du cerveau. Elle connaît ses premiers balbutiements en 1890 dans le but de traiter les maladies mentales telles que la schizophrénie, les spasmes épileptiques ou les céphalées chroniques. , La lobotomie: une psychochirurgie controversée | Dijon Santé - La Web TV santé de Bourgogne Franche-Comté
  • Il n'a fallu que quelques années pour que plusieurs équipes ne s'engagent dans la voie du traitement d'affections psychiatriques très diverses, à coup de lobotomies, leucotomies ou topectomies. Différents moyens d'interférer avec le fonctionnement d'un cerveau jugé pathologique. L'absence de contrôle sur les lésions induites (l'imagerie du cerveau n'existant pas, les chirurgiens et psychiatres ne pouvaient que supposer que leur geste créait une lésion), le flou total dans les indications retenues, et l'absence de mesure rigoureuse des effets (positifs, si tant est qu'il en soit, ou négatifs, assurés) faisaient malheureusement partie du contexte d'une époque qui ne disposait pas encore de protocoles d'évaluation des études cliniques (et pas de comité d'éthique non plus). Il est difficile de se départir d'un besoin de juger un temps qui ne nous appartient plus. Admettons tout de même qu'il était assuré que rien de bon ne pouvait venir de cette façon de procéder, tant sur le plan moral que scientifique. On est pour le moins surpris de retrouver des psychanalystes parmi les plus ardents promoteurs de la technique (Serge Lebovici , qui devint par la suite le chef de file de la pédopsychanalyse, est l'un d'eux, qui rapportait avec ces collègues la pratique d'une lobotomie chez un jeune délinquant sur l'insistance de sa mère !). L' époque était aux thérapies de choc (choc insulinique, électrochocs, etc...), dans l'idée qu'une "remise à zéro" pouvait permettre au sujet de se reconstruire par la suite. Il est possible que l'acceptation de ces interventions, qui précédaient historiquement l'introduction des premiers médicaments neuroleptiques, ait été facilité par ces conceptions un peu radicales du traitement psychiatrique de l'époque. , Lobotomie & Compagnie | ECHOSCIENCES - Grenoble
  • Le mercato s’ouvre, et dans un monde qui s’enfonce dans la crise on annonce encore des montants de transfert mirobolants. Beaucoup se débattent avec des salaires en chute libre, les licenciements s’enchaînent et les chômeurs s’entassent à pôle emploi, mais les clubs fanfaronnent sur les futures transactions. Durant la crise, aucune solidarité Ne s’est fait jour dans ce monde du sport pourri jusqu’à l’os : rien pour les clubs amateurs, aucune baisse de salaire consentie par les clubs, aucune prise de hauteur pour décider de l’issue de la saison. Chacun défendait ses prébendes et son misérable bout de gras. Et pourtant les supporters en redemandent. La lobotomie peut reprendre activement. Du pain et des jeux, c’est la devise de ce monde en déliquescence. Lyonmag.com, Lyon : jusqu’à 5000 supporters pour le futur tournoi de l’OL ?
  • — stop la lobotomie (@stoplobotomie) July 7, 2020 Barbanews.com, Le Bac 2020 n'a pas de valeur ? Des employeurs seraient méfiants face à cette édition
  • Cinéma et lobotomie Var-Matin, Cinéma et lobotomie - Var-Matin
  • L'art-thérapie, qui consiste à utiliser le processus créatif à des fins thérapeutiques, a ici été mis en place par la psychiatre Nise da Silveira. Se refusant à pratiquer la lobotomie ou les électrochocs à l’époque où cela était pourtant monnaie courante, elle a commencé à initier ses patients aux arts plastiques.  www.pourquoidocteur.fr, Au Brésil, des patients en psychiatrie au carnaval de Rio
  • Plus utilisée de nos jours, la lobotomie est une de ces pratiques médicales pas si anciennes que ça, qui nous effraient encore de nos jours (on se souvient tous de Shutter Island). Pratiquée pour "soigner" la folie, elle consistait à sectionner des fibres nerveuses à l'intérieur du cerveau. Avec les conséquences que l'on connait... A l'atrocité de la pratique s'ajoute un problème social : la lobotomie était majoritairement pratiquée sur des femmes. , Ces pratiques médicales qu'on ne regrette pas du tout !
  • La lobotomie, l’électrostimulation, les électrochocs, les neuroleptiques et autres médicaments font partie de l’histoire de la psychiatrie, mais le film Vol au-dessus d’un nid de coucou de Milos Forman, adaptation du roman éponyme de Ken Kesey paru en 1962, pose également les questions de l’enfermement politique et de la psychiatrie utilisée pour être le bras armé d’une idéologie. France Culture, La folie dans tous ses états - Ép. 4/10 - Médecine et cinéma
  • Cependant, en feuilletant ces nombreux documents, ils vont découvrir que cette pratique barbare récompensée avait surtout été réalisée sur des femmes. La toute première lobotomie, réalisée en 1936, a d’ailleurs été faite sur une femme : une prostituée de 63 ans atteinte de mélancolie et de paranoïa. A partir de cette date, les opérations vont se succéder avec souvent un facteur commun : soigner des femmes atteintes de troubles mentaux. Daily Geek Show, Les femmes, victimes de 84 % des lobotomies effectuées entre 1935 et 1985
  • Une lobotomie décidée sur ordre de son père a détruit la vie de la sœur de John F. Kennedy. Découvrez l'histoire d'un secret de famille dans "Qu'est-il arrivé à Rosemary Kennedy ?", dimanche 10 février, à 22h40, sur France 5. Telestar.fr, PHOTOS. Rosemary : l'histoire bouleversante de la fille sacrif... - Télé Star
  • L'icône argentine Eva Peron aurait été soumise à une lobotomie juste avant sa mort en 1952 pour soulager les douleurs provoquées par le cancer de l'utérus qui l'a emportée à 33 ans, révèle une étude publiée dans la revue World Neurosurgery.Selon l'équipe de chercheurs emmenée par l'Argentin Daniel Nijensohn de l'université américaine de Yale, l'épouse du président Juan Peron subissait de telles souffrances, que les médecins auraient procédé à cette intervention, en vogue à l'époque, destinée à atténuer ses douleurs."Eva Peron subissait des douleurs atroces et intraitables. Son anxiété, ses troubles, son agressivité n'ont fait qu'augmenter en raison d'un cancer de l'utérus métastasé à la fin de sa vie", indiquent les chercheurs. "Selon les données à notre disposition (...) il semble qu'elle ait été soumise à une lobotomie préfrontale dans les derniers mois de sa maladie en 1952. Cette opération chirurgicale ultra-secrète - considérée à l'époque comme un traitement acceptable pour cette pathologie - se serait déroulée à Buenos Aires", écrivent-ils encore.Les auteurs se basent sur les déclarations de George Udvarhelyi, un neurochirurgien décédé en 2010. En 2005, il avait affirmé faire partie de l'équipe médicale d'"Evita" et avoir procédé à la lobotomie de sa patiente. Les chercheurs ont également consulté des rayons X, des photos et des enregistrements vidéo. "Sur les photos à la fin de sa vie, Eva a l'air émaciée et lobotomisée avec un creux au niveau du front", assurent les chercheurs dans leur étude. Ils soulignent cependant qu'il est "actuellement impossible" d'affirmer avec certitude que l'opération a bien eu lieu et qu'"à court terme, l'exhumation est hors de question".Mariée au président Juan Peron, Eva Peron, familièrement appelée "Evita", a été la Première dame de la République argentine de 1946 à sa mort. Elle est enterrée au cimetière de la Recoleta à Buenos Aires. Le Figaro.fr, Eva Peron aurait été lobotomisée(étude)
  • Un antipsychotique! Vous êtes sérieux là? Vous écrivez cela sans remettre en cause la démarche une seule seconde! "Lobotomie chimique"... lobotomie de vos lecteurs Vous perdez en un seul article toute ma confiance. Topsante.com, La chlorpromazine, un antipsychotique testé contre Covid-19 - Top Santé
  • The Mountain, le nouveau film dans lequel joue Denis Lavant, sort ce mercredi 26 juin au cinéma. Il raconte l'histoire d'un docteur et de son assistant photographe, confronté à la pratique de la lobotomie. "Je me suis un peu renseigné autour de moi sur la pratique de la lobotomie, mais le scénario m'a semblé au premier abord très étrange, je ne savais pas à quoi m'en tenir. Honnêtement je n'ai vraiment compris le film qu'en voyant la projection." Franceinfo, Denis Lavant : "L'enfant que j'étais reste vigilant à ne pas devenir un adulte"
  • La plus célèbre dynastie de l'histoire américaine a encore des secrets. Deux livres à paraître en révèlent un de taille : la vérité sur la vie tragique de Rosemary Kennedy, une des sœurs de JFK. Réduite à l'âge mental d’un enfant en bas âge suite à une lobotomie désastreuse, elle a été exilée dans un couvent du Wisconsin, exclue du monde et même de sa famille durant des années. , La sœur cachée de JFK - La véritable histoire de Rosemary Kennedy
  • La lobotomie est au coeur d'une nouvelle controverse, 30 ans après l'abandon de cette pratique. Un historien de la médecine, le docteur Barron H. Lerner, soutient que cette intervention, largement utilisée pour traiter les maladies mentales, des années 1930 aux années 1970, a aidé 10 % des 50 000 Américains qui l'ont subie. Il reconnaît cependant que cette méthode a été utilisée de façon excessive et inappropriée pour soigner le retard mental, l'anxiété ou les maux de tête. Radio-Canada.ca, Nouvelle polémique autour de la lobotomie | Radio-Canada.ca
  • Le film «Vol au-dessus d’un nid de coucou», basé sur le roman éponyme de Ken Kesey (1962), raconte l’histoire d’un homme qui, pour échapper à la prison, se fait interner dans un hôpital psychiatrique. Touché par la détresse des autres pensionnaires, l’homme - incarné par Jack Nicholson — les entraîne à la rébellion. En réponse, l’hôpital lui inflige une lobotomie, contre sa volonté. Si la médecine psychiatrique n’a aujourd’hui plus rien à voir avec celle évoquée dans ce film (la lobotomie n’est plus pratiquée en France), la question du constement aux soins en psychiatrie est, elle, toujours d’actualité. , Psychiatrie: le nombre d’hospitalisations sans consentement en augmentation 
  • La soeur de JFK, Bobby et Ted a subitement disparu des albums photo de la plus célèbre famille d'Amérique en 1941. L'année où cette jeune fille rebelle et instable a subi une lobotomie, qui l'a condamnée à vivre cachée. Le journaliste Pierre Pratabuy a retrouvé des témoins et des documents qui lui ont permis de reconstituer, au-delà des mensonges et des non-dits, la véritable histoire de Rosemary Kennedy. Voici les principales étapes d'une enquête minutieuse publiée en intégralité dans le n°6 de la revue "XXI". Le Monde.fr, Rosemary, le dernier secret des Kennedy
  • Au menu cette semaine, une rencontre exceptionnelle avec l'acteur américain Jeff Goldblum, invité d'honneur du Champs-Élysées film festival. Adepte des rôles de savants fous, il incarne un psychiatre défenseur de la lobotomie dans son dernier film.Nous parlerons également de l'exposition "Princes et princesses des villes" au palais de Tokyo et de la mise en lumière des œuvres de Berthe Morisot au Musée d'Orsay. France 24, Jeff Goldblum en psychiatre controversé dans "The Mountain : une odysée américaine" - À l'Affiche !
  • Mais des méthodes beaucoup plus violentes pouvaient être employées, parmi elles la lobotomie, qui consiste en une opération du cerveau, ou encore la thérapie par électrochocs, où les praticiens font subir des électrochocs à leurs patients au moment de leur montrer des images de personnes du même sexe, nues. D’autres pratiques, tout aussi intrusives, étaient utilisées, comme les mariages forcés ou encore d’obliger les hommes à rencontrer des prostituées. Daily Geek Show, Les mineurs LGBT+ ne pourront plus être contraints à des « thérapies de conversion » en Allemagne
  • C’est donc sur un point d’équilibre, délicat à trouver, que se sont installés nos deux auteurs, Sandrine Cabut, journaliste au Monde et Marc Levêque, neurochirurgien des hôpitaux de Paris, pour raconter ces tripatouillages chirurgicaux du cerveau qui ont jalonné l’histoire. C’est passionnant, c’est effrayant. Egas Moniz, qui s’en souvient ? Ce fut le plus controversé des Prix Nobel, et au passage un des très rares psychiatres à l’avoir reçu. Nous étions en 1949. La première lobotomie (c’est-à-dire le fait de retirer un bout de tissu cérébral) va être réalisée sur une prostituée. Elle a 63 ans, et le 11 novembre 1935, cette femme, souffrant de «mélancolie» et d’idées paranoïaques est opérée dans le plus grand secret. Une opération improvisée qui va durer vingt minutes. Libération.fr, Neurochirurgie : quand les médecins opèrent l'âme - Libération
  • Frankenstein a bien existé, sous les traits du docteur Walter Freeman. En 1936, ce neurologue américain accomplit la première lobotomie transorbitaire. Le procédé, plutôt simple, consiste à insérer un pic à glace sous la paupière du patient dépressif, et à l’enfoncer à coups de maillet, jusqu’à atteindre le lobe frontal, «cet endroit , explique le docteur, où le crâne est si fin qu’il peut être rapidement perforé» . Le Lobotomiste , réalisé par Barak Goodman et John Maggio, retrace le sinistre parcours du docteur Freeman, à travers le récit d’un ancien patient, de témoins, de photos et vidéos d’archives. On découvre les visages abîmés des lobotomisés, la paupière affaissée, la pupille troublée. Libération.fr, «Le Lobotomiste», un docteur qui tombe à pic - Libération
  • FIGAROVOX/ENTRETIEN - Cyril Hanouna a récemment présenté 35h de direct télévisé. Pour le neuroscientifique Michel Desmurget, c'est la télévision en général qui s'apparente à une «lobotomie» dont les conséquences sont désastreuses pour la santé des spectateurs. Le Figaro.fr, Michel Desmurget : « La télévision nous coûte presque trois ans d'espérance de vie »
  • D'autres affirmations sont malgré tout sujettes à caution. Un de ses biographes, William Arnold, affirmait que Frances avait subi une lobotomie trans-orbitaire, évènement que l'on trouve dans le (superbe) film qui relate sa triste vie, Frances, mais admit, lors d'un procès, qu'il avait inventé l'épisode. Toutefois, la propre soeur de Frances, Edith Elliot, révèle dans son ouvrage Look Back in Love, que leur père fit une visite au Western State Hospital en 1947, et arriva juste à temps pour stopper la lobotomie : "s'ils tentent une de leurs opérations de porcs sur elle, ils auront à subir de dangereuses poursuites [judiciaires]" aurait dit leur père. AlloCiné, Hollywood, machine à broyer : Frances Farmer, de la gloire à l'asile psychiatrique - AlloCiné
  • Parmi les belles histoires de la médecine, nous traiterons ce soir de la chirurgie de l’âme. De la pierre de la folie que l’on cherchait à extraire au moyen âge, aux implants de stimulation cérébrale dans la maladie de Parkinson, quel chemin parcouru. De tout temps, les hommes de sciences ont été fascinés par le tissu cérébral et ses mystères : sa faible régénération, son extrême connexion. Les neurosciences chirurgicales trouvent une place entre les anxiolytiques et la psychanalyse avec de plus en plus de précision quant à l’existence de territoires particuliers du fonctionnement cérébral. La lobotomie fut la première tentative malheureuse de corriger chirurgicalement des formes extrêmes d’agressivités, c’est sans doute le prix Nobel le plus contesté qui soit que celui d’Egas Moniz en 1949. Cependant, d’autres approches beaucoup plus positives sont relatées dans ce livre passionnant : La chirurgie de l’âme de Marc Lévêque et Sandrine Cabut, publié aux éditions Lattès. Mais les progrès de l’imagerie cérébrale, du fonctionnement intime de certains noyaux ouvrent la porte à une neuro-anatomie pleine de possibilités, la dépression sévère, les troubles obsessionnels compulsifs, les addictions, toutes ces pathologies pourront-elles être traitées chirurgicalement dans l’avenir ? L’action du bistouri sur le mental est-il en train de devenir réalité ? France Culture, La chirurgie de l'âme
  • Dans sa motion, Erich von Siebenthal demande aussi d'interdire la lobotomie et la leucotomie. Ces méthodes sont aujourd'hui obsolètes et ne sont plus utilisées en Suisse, relève le gouvernement. De telles interventions correspondraient à des lésions corporelles graves et donneraient lieu à des poursuites pénales. De fait, les dispositions actuelles équivalent à une interdiction. , Pas d'interdiction des électrochocs en Suisse - Le Matin
  • C'est par l'observation des animaux que débutent les tentatives pour cerner cet organe, puisqu'ils sont munis de méninges rappelant les nôtres. Quant à l'humain, longtemps on s'est cantonné aux cadavres pour creuser dans cette masse, pour essayer de comprendre ce qui clochait chez ceux qui souffraient de maladies supposées mentales. Vincenzo Malacarne, neuroanatomiste italien de la fin du XVIIIe siècle, a imaginé les premiers modèles de localisations des fonctions, d'autres plus tard trouveront ici la bosse des maths et là le sillon du criminel. De l'hypnose aux électrochocs en passant par la lobotomie, Jean-Martin Charcot, l'inventeur de la neurologie moderne, aura tout essayé jusqu'aux méthodes les plus farfelues. On ose perforer à présent un crâne vivant pour certaines opérations délicates, or de nombreuses traces de trépanations prouvent qu'elles étaient pratiquées dès la préhistoire. France Culture, De la cervelle en bocal - Ép. 1/4 - Voyage au centre du cerveau
  • Hervé Guillemain : "Ces psychiatres vont essayer d’être considérés comme d’autres médecins. Ils vont mettre en place tout un système de thérapies psychiatriques nouvelles de plus en plus approuvées sur notamment le savoir biologique, les thérapies de choc, l’électrochoc, la cure de Sakel (insuline), la psychochirurgie (lobotomie) et à partir des années 1950, la chimiothérapie (neuroleptiques). C’est la principale thérapie utilisée aujourd’hui." France Culture, Histoire de la folie, selon Michel Foucault
  • Rosemary Kennedy est le troisième enfant et la première fille de la fratrie de neuf. Atteinte d’un léger retard mental selon son père, de légers troubles du comportement selon ses biographes, Rosemary Kennedy est enfermée dans un institut et contrainte par sa famille à subir une lobotomie à l’âge de 23 ans. Cette opération, loin des progrès escomptés, provoquera des dommages irréversibles. La jeune femme reste lourdement handicapée mentale et vis recluse jusqu’à son décès en 2005 à l’âge de 86 ans. Un autre rôle bien dramatique en perspective pour l’héroïne de The Handmaid’s Tale, déjà auréolée du Golden Globe de la meilleure actrice dans une série dramatique. , Elisabeth Moss jouera Rosemary Kennedy, la sœur cachée de JFK dans un biopic
  • Cette lobotomie avait duré près de quinze ans : les élites françaises et leurs relais médiatiques pouvaient estimer qu’ils touchaient au but. Ils avaient chanté « Vive la crise », célébré l’Europe et la modernité, conjugué des alternances sans changement, embastillé la justice sociale dans le cercle de la raison capitaliste. Et pendant qu’allait s’opérer le grand ajustement structurel qui enfin dépouillerait la France de son reliquat d’archaïsme et d’irrationalité, plus rien ne devait bouger. D’ailleurs la gauche de gouvernement s’était depuis longtemps ralliée, les syndicats affaiblis, les intellectuels de cour et d’écran laissés séduire par une société qui leur permettait de naviguer sereinement d’un colloque à une commission en attendant de gagner le soir de l’argent en dormant. C’était il y a deux mois. Le Monde diplomatique, Les médias et les gueux, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, janvier 1996)
  • Résumé : États-Unis, années 50. Le Dr. Wallace Fiennes emploie Andy, un jeune homme introverti, comme photographe pour documenter sa méthode de lobotomie, de plus en plus controversée. Au fur et à mesure de leur expédition d’asile en asile, Andy, témoin de l’effritement de la carrière et de la vie du docteur, va peu à peu s’identifier aux patients. À leur arrivée dans une petite ville de montagne, berceau du mouvement New Age, Andy et Wallace font la rencontre d’un guérisseur français peu conventionnel et de sa fille. Avoir Alire - aVoir-aLire.com, The mountain : une odyssée américaine - la critique du film
  • En 1949, Egas Moniz est récompensé pour ses travaux sur la lobotomie. Il prônait une chirurgie du cerveau pour soigner les “troubles mentaux”, une pratique qui a depuis été interdite. France Culture, Comment obtenir un Nobel en science ?
  • belle lobotomie😂 Frandroid, Les montres Samsung vous aident à vous laver les mains pendant l'épidémie
  • Et comme c'était à peu près les seules informations qu'on avait rapidement sous la main à la maison, on n'avait pas vraiment de quoi comparer et recouper les informations. Moi, j'étais là, avec ce mot lobotomie (dans une encyclopédie qui datait des années 80, pas 40!), et personne à qui poser la question, personne sur un groupe facebook ou un forum, pas un médecin sur twitter pour me dire que c'était n'importe quoi. Juste moi et ma peur. Le Huffington Post, La schizophrénie m'a longtemps exclue de la société, grâce à Internet je m'ouvre enfin au monde | Le Huffington Post LIFE
  • L'icône argentine Eva Peron aurait été soumise à une lobotomie juste avant sa mort en 1952 pour soulager les douleurs provoquées par le cancer de l'utérus qui l'a emportée à 33 ans, révèle une étude publiée dans la revue World Neurosurgery. La Presse, Argentine: Eva Peron aurait été lobotomisée avant de mourir
  • Qu’on ne s’y trompe pas : Rollman, qui a fui la lobotomie d’une première brève carrière dans la pub, a réglé ses comptes avec la dépression il y a cinq ans (définition personnelle : «Avoir toujours envie de mourir, mais avoir la flemme») et dit avoir testé divers types de thérapies. Dans sa bouche, «Alors, je ne juge pas, hein, mais il me semble…» ne ressemble pas à un excès de prudence par lequel s’attirer la bienveillance d’un public allergique aux opinions catégoriques, mais signale que l’observation délirante à venir a déjà fait l’objet d’un examen pesé au trébuchet. Libération.fr, Marina Rollman, drôle d’époque - Culture / Next
  • Un film sur la lobotomie ? Sur le papier, le sujet n'est pas très vendeur. Inspiré de la vie du neurologue Walter Freeman, The Mountain. Une odyssée américaine suit le voyage du Dr Wallace Fiennes et de son photographe Andy, à travers différents asiles psychiatriques de l'Amérique des années 1950. Le premier est un spécialiste de la lobotomie, le second est un jeune homme introverti, chargé de documenter la méthode de travail peu conventionnelle du médecin. Au fur et à mesure de leur périple, Andy commence à se trouver des similitudes avec les patients qu'il rencontre. Certes, ce nouveau film de Rick Alverson (Entertainment) est intrigant, avec son ambiance ouatée et ses plans semblables à des tableaux de Hopper. Mais sa trop grande aridité scénaristique finit par lasser, empêchant le spectateur d'adhérer vraiment à l'histoire. C'est beau mais c'est long. A.L.F.  LExpress.fr, Les films à voir (ou pas) de la semaine du 26 juin - L'Express
  • Après dix-huit ans d’internement, Semple se retrouve à la porte de l’asile. Pendant ce temps, il a appris à contrôler les gestes et les cris désordonnés qui lui valaient les coups et les enveloppements dans des draps de contention. Le travail dans les champs de maïs brûlants, il n’a fait que le regarder par la fenêtre. Le bon sens de quelques médecins lui a évité la lobotomie, encore courante dans ces années 1950 aux Etats-Unis. Pour quelle raison Semple s’est-il retrouvé dans cette institution à la fin de l’adolescence, on l’apprendra beaucoup plus tard, elle est fracassante. En attendant, après quelques pages sobres et saisissantes sur la vie asilaire, on le suit dans le bus qui le ramène dans la petite ville de son enfance. Il a 35 ans, ni métier ni famille, démuni, «ni malheureux ni déçu», juste un peu effrayé d’avoir à «interagir avec les autres après avoir appris pendant tant d’années à vivre sans». Le Temps, Un innocent dans l’Amérique des années 1950 - Le Temps
  • Dans le roman de Joyce Carol Oates, le psychopathe se nomme Quentin, dit Q. P. (son nom n'est jamais révélé). Il vit dans le Michigan, a trente et un ans et est aimé de ses parents, surtout de son père, brillant universitaire. Doté d'un QI de 121, il étudie à l'université de Dale dans le but de devenir ingénieur, ce qui laisse à penser que l'atavisme professionnel sera respecté. Mais Q. P. est aussi un être solitaire, peu à l'aise en groupe, torturé, et qui a déjà sauvagement tué un étudiant ("Il n'y avait pas de témoin mais j'ai quand même paniqué"). Suite à une conférence organisée par son père autour du thème de la matière quantifiable et inquantifiable, Q. P. se décide à créer un zombi. Qui choisir comme victime ? Pas un étudiant, car une telle disparition alerterait forcément les autorités. Non, "un spécimen de zombi plus sûr serait quelqu'un d'extérieur à la ville. Un auto-stoppeur, un vagabond ou un drogué, quelqu'un dont tout le monde se contrefout, qui n'aurait jamais dû naître". La conférence terminée, Q.P. se rend à la bibliothèque. Il veut se renseigner sur la lobotomie. En consultant La psychochirurgie, il apprend que, pour la lobotomie, "le leucotome ou pic à glace est inséré à l'aide d'un maillet à travers l'orbite osseuse, au-dessus du globe oculaire". Cette lecture, qui le surexcite au point d'en éprouver une érection, marque un tournant dans la vie de Q. P. "Papa et maman avaient espéré que je devienne un scientifique ou un médecin. Mais les choses avaient tourné autrement. Tout ce qu'il me fallait, c'était un pic à glace et un spécimen." Désormais, plus rien ne va arrêter sa folie meurtrière.  LExpress.fr, Dans la tête d'un savant fou - L'Express
  • L’homosexualité est une maladie. Punie du bûcher sous l’Inquisition et considérée comme une déviance jusqu’à la fin de 19e, l’homosexualité était traitée entre autres par lobotomie et électrochocs… Il faut attendre 1982 pour qu’elle soit dépénalisée en France et 1993 pour que l’OMS (Organisation mondiale de la santé) la raye de la liste des maladies (4). Santé Magazine, 10 vieilles croyances improbables sur la sexualité | Santé Magazine
  • En 1953, après 3.200 lobotomies, Freeman est enfin viré de l’hôpital psychiatrique, où il sévissait. Marteau et pic à glace en mains, le voilà parti sur les routes. Il emmène avec lui Edgar Ruiz, son dernier et fidèle patient lobotomisé, ex-trucideur de braves citoyens ; désormais en paix avec le monde et avec lui-même.  RTL.fr, C'est à lire : "Les Incurables" de Jon Bassoff
  • En 1901, le neurologue portugais Egas Moniz publie "A vida sexual", ouvrage dans lequel il décrit ­l’homosexualité comme une maladie mentale et une perversion contre laquelle il préconise la lobotomie. Amnesty France, Des thérapies pour guérir l'homosexualité - Amnesty International France
  • Le plus grand secret du clan Kennedy n'est pas le handicap d'un des leurs, même s'ils ne cesseront de le minimiser, mais la façon dont ils y ont fait face, en ayant recours à la lobotomie. Le devenir de Rosemary Kennedy fut la première tragédie des parents, avant les morts de Joe Jr en 1944, de Kathleen en 1948, de John en 1963, de Bob en 1968. Les Kennedy s'engageront plus tard, avec succès, en faveur des handicapés mentaux. Ils feront ça comme ils ont fait le reste. De l'argent et de l'entregent. L'historienne montre l'investissement des parents et replace leurs décisions dans une époque donnée. Elle ne juge pas. Elle décrit un père et une mère écartelés entre amour et ambition. lejdd.fr, Rosemary, handicapée mentale, le plus grand secret des Kennedy
  • Vous avez raison (sauf pour la lobotomie qui dans le meilleur des cas aggraverait la situation, et dans d’autres s’avèrerait superflue). Je regrette de ne pas avoir commencé par saluer votre travail durant le confinement. Ceci étant, je réagissais à la remarque lapidaire concernant la difficulté de porter un masque derrière un part brise. Le port du masque des journées entières est difficile pour des millions de salariés, parfois aggravé par des conditions d’exercice particulières, et si nous commençons tous à nous trouver des raisons de relâcher l’attention, sans certitude à ce jour sur l’avenir de cette épidémie, nous sommes mal partis. Ma remarque, lapidaire elle aussi, était un rappel à la réalité brute d’une situation vécue par des milliers de nos concitoyens il n’y a que quelques semaines, et encore actuellement. Des dizaines de milliers d’autres ne sont plus. L’esprit humain a tendance à effacer ce qui ne lui sied pas. Les chiffres de nouvelles hospitalisations en réa repartent (très) légèrement à la hausse dans le département. Exprimer des difficultés est bienvenu et se relâcher est humain : il faut expliquer ces difficultés pour essayer d’y remédier. Mais justifier l’abandon ou relativiser n’est pas la meilleure des choses à faire. On comprend néanmoins que vous soyez à bout. Les préjugés de certains vous concernant, vous les devez en partie à la politique tarifaire et aux méthodes de répression musclées (certaines attitudes, certains propos, certains dérapages marquent durablement les esprits), adoptées par vos dirigeants. Courage à vous en tout cas ! Lyonmag.com, L’offre des TCL renforcée à l’occasion du lundi de Pentecôte

Traductions du mot « lobotomie »

Langue Traduction
Anglais lobotomy
Espagnol lobotomía
Italien lobotomia
Allemand lobotomie
Chinois 肺叶切开术
Arabe بضع الفصوص
Portugais lobotomia
Russe лоботомия
Japonais ロボトミー
Basque lobotomy
Corse lobotomia
Source : Google Translate API
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