La langue française

Islamisme

Définitions du mot « islamisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

ISLAMISME, subst. masc.

Religion des musulmans. Synon. islam.Le pacha, d'après un texte du Koran qui était favorable à l'accusé, lui donna l'alternative ou d'être pendu une seconde fois, ou de se faire turc. Aboulias préféra ce dernier parti, et pratiqua pendant quelque temps l'islamisme (Lamart., Voy. Orient, t. 1, 1835, p. 194).L'islamisme, par la plus flagrante contradiction n'a-t-il pas vu dans son sein un développement de science purement rationaliste? (Renan, Avenir sc.,1890, p. 42).Après la conquête de Jérusalem par les Arabes, la plupart des Chrétiens durent se convertir à l'islamisme pour échapper aux supplices (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 202).
Prononc. et Orth. : [islamism]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1697 (D'Herbelot, Bibl. orientale, p. 501). Dér. de islam*; suff. -isme*. Fréq. abs. littér. : 110.

Wiktionnaire

Nom commun

islamisme \is.la.mism\ masculin

  1. (Vieilli) Islam.
    • Le bouddhisme lui prépare le terrain et le féconde, tandis que le brahmanisme ou l'islamisme le sèche et le brûle. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
    • Mon cher ami, avez-vous aussi l’intention d’embrasser l’islamisme ? — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
  2. (Vieilli) Ensemble des pays, des régions où l'Islam est la religion dominante, de même que la chrétienté est l'ensemble des pays où le christianisme domine.
    • Viennent les croisades, c'est à dire la lutte de l'Islamisme et de la chrétienté ; ici un vaste champ est ouvert : la parole évangélique reprend toute son énergie pour pousser deux mondes l'un contre l'autre, …. — (Eugène Géruzez, Cours d'éloquence française, professé à la faculté de Paris)
  3. (Aujourd'hui) Islam politique.
    • Au début des années 1980, un tournant majeur se produit dans les études sur l'islam, quand les spécialistes en science politique s'emparent du fait musulman avec les outils de la sociologie. Ils forgent alors le terme d'« islamisme ». — (Xavier Ternisien, Intégrisme, fondamentalisme et fanatisme : la guerre des mots, Le Monde, 8 octobre 2001)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ISLAMISME. n. m.
Nom que l'on donne quelquefois au mahométisme. Il se dit aussi relativement aux Pays mahométans, dans le même sens que Chrétienté par rapport aux pays chrétiens.

Littré (1872-1877)

ISLAMISME (i-sla-mi-sm') s. m.
  • 1La religion de Mahomet. Ce ne fut point par les armes que l'islamisme s'établit dans plus de la moitié de notre hémisphère, ce fut par l'enthousiasme, par la persuasion, Voltaire, Mœurs, 7.
  • 2L'ensemble des pays où règne cette religion, dans le même sens que chrétienté par rapport aux pays chrétiens.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « islamisme »

Islam.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

De islam et suffixe -isme.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « islamisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
islamisme islamism

Citations contenant le mot « islamisme »

  • L’islamisme n’est pas tout l’islam, loin s’en faut. Mais ce n’est pas non plus un phénomène marginal ni une création de l’Occident. De Alain Finkielkraut / Extrait de l'interview du Figaro du 21 novembre 2015
  • Nous avons voulu, avec l’Union européenne, instaurer le règne de la paix perpétuelle. Notre grand rêve helvétique se fracasse aujourd’hui sur la réalité de l’islamisme. De Alain Finkielkraut / Extrait de l'interview du Figaro du 21 novembre 2015
  • L’islamisme n’est pas l’islam mais cette maladie de l’islam qu’est la recherche effrénée d’un bouc émissaire au marasme dans lequel la relégation des femmes et l’échec de la sécularisation ont plongé le monde arabo-musulman. De Alain Finkielkraut / Figaro du 14 janvier 2015
  • Seconde raison et non des moindres, le profil de la personne en charge de la mise en musique de cette politique de lutte contre l’islamisme politique et radical: Gérald Darmanin, fraîchement nommé à la tête de la place Beauvau. «Extrêmement préoccupée», Fatiha Boudjahlat ne cache pas qu’elle aurait préféré y voir Jean-Michel Blanquer, qu’elle estime plus «solide intellectuellement sur ce sujet-là», mais aussi plus «intègre et ambitieux pour la France». Le tout nouveau ministre de l’Intérieur, ancien élu des Républicains (LR), est quant à lui parvenu à l’emporter dans une commune «fondamentalement à gauche». Un cursus qui en dit long, selon elle: , Islamisme et clientélisme dans les quartiers: «c’est absolument une catastrophe, on ne gère plus rien!» - Sputnik France
  • «  Mon grand-père priait Allah et portait l'uniforme de la République […] Oui à des Français, quelle que soit leur couleur de peau et quelle que soit leur religion  », a-t-il souligné, avant de rappeler que son deuxième prénom était «  Moussa  ». Dès son premier discours lors de la passation des pouvoirs organisée mardi place Beauvau, Gérald Darmanin s'en était déjà pris à l'islam politique. «  Nous devons être intraitables avec ce que le président de la République a qualifié de séparatisme  » et «  lutter de toutes nos forces contre l'islamisme politique qui attaque la République  », avait-il déclaré. Le Point, Gérald Darmanin fustige l'islam politique, « un ennemi mortel pour la République » - Le Point
  • Le rapport pointe notamment la stratégie d’infiltration des Frères musulmans au sein des institutions pour placer « l’idéologie de l’islamisme au-dessus des valeurs républicaines ». Après avoir gagné le combat pour les mosquées, leur nouvel horizon est celui des écoles, mais aussi des mairies, comme l’illustre l’élection du maire de Goussainville, qui serait même fiché S. Opinion Internationale, Propositions contre l’islam radical : Jean Castex passera-t-il des paroles aux actes ? - Opinion Internationale
  • Emmanuel Macron s'est engagé à faire de la lutte contre l'islamisme une priorité. C'est maintenant qu'il peut en faire la démonstration. Valeurs actuelles, La radicalisation islamiste ne ralentit pas | Valeurs actuelles
  • Le progressisme ne tue pas directement. C’est une autre forme de totalitarisme de la pensée, bien plus pernicieuse en ce qu’il est difficilement détectable, condamnable, affrontable mais sa finalité est la même : manipuler à des fins politiques et contrôler les corps et les esprits. Le communisme est mort, même en chine qui en revêt les oripeaux, avec la chute du mur de Berlin.Le progressisme a encore de beaux jours devant lui et semble préparer le terrain d’une idéologie par nature totalitaire, dont l’efficace discrétion des débuts fait place à la revendication : l’islam, présentée comme une « religion de paix et d’amour », même après chaque attentat sanglant perpétré en son nom. Le ministre français de l’intérieur, Christophe Castaner, aveuglé par ce besoin viscéral d’appartenir au camp du bien, déclarait le 23 novembre 2017 sur RMC que l’islam est une « religion de bonheur et d’amour »1, allant jusqu’à admettre devant le Sénat que « personne ne fait de lien entre la religion musulmane et le terrorisme »2.Cette erreur d’appréciation, partagée par de nombreux Français malgré les milliers de morts que provoquent chaque année l’islam à travers le monde3, relève de la même crédulité apathique que celle des Français dans les années 1930 qui ne voyaient pas en Hitler un danger pour la France et n’avaient pas lu le très explicite Mein Kampf, véritable programme du dictateur qui y expose sa conception du monde avec ses composantes hégémoniques et belliqueuses.Pourtant très largement diffusé en Allemagne4, il n’a que très peu été lu en en France. La traduction et la publication de Mein Kampf en France relevait d’une démarche patriotique, et la dimension antifrançaise de ce livre n’est connue à l’époque de quelques-uns, rappelle l’historien Emmanuel Debono5. L’ouvrage regorge en effet d’imprécations et d’attaques contre la France, « ennemi impitoyable du peuple allemand », décrite comme un « État mulâtre » en pleine dégénérescence raciale et dont les « principes égalitaires » sont vivement critiqués. La haine de la France et des Juifs était clairement exprimée dans Mein Kampf. La haine des infidèles et la volonté de domination totale du monde sont clairement exprimées dans le Coran, pourtant considéré comme le livre de la religion « de paix et d’amour » par nos élites dirigeantes. Le projet qu’Adolf Hitler mettra à exécution quelques années plus tard, faute de réaction adaptée et anticipée de la part des nations européennes, était presqu’intégralement couché dans les pages de ce livre que le caporal revanchard avait rédigé en prison après sa tentative avortée du putsch de Munich. Ceci nous donne l’occasion d’établir une seconde similitude entre islamisme et nazisme : la tentative de domination par la force ayant échoué, les nazis passeront par les urnes. Pareillement, l’islam qui a échoué à dominer le monde par la force, s’emploie à user de la ruse, de la politique, du pouvoir de l’argent et de sa puissance démographique pour conquérir de nouveaux territoires sur le temps long.Cependant, le nazisme est une idéologie qui n’a pas survécu à son créateur. L’islamisme, qui est davantage une idéologie politique qu’une religion, a non seulement survécu à son prophète Mahomet, mais s’est depuis largement répandue depuis sa création au VIIe siècle. Les horreurs perpétrées au nom de l’islam en Occident depuis plusieurs décennies attestent que ses guerriers sont déjà dans une démarche de conquête alors que des millions de musulmans vivent désormais dans la vieille Europe. En cela, l’islamisme est plus à craindre que le nazisme puisqu’aucun changement de régime ne saurait étouffer ses velléités séculaires : dominer l’humanité.En Islam, le monde se divise en deux catégories : le territoire musulman, dit Dâr-al-islam (territoire conquis) et les territoires non-musulmans, dans lesquelles sont menées des actions de conquête lorsque l’occasion se présente, dites Dâr-al-harb (territoire de la guerre). Dans cette vision binaire, l’objectif ultime de tout « bon musulman », c’est-à-dire de croyant qui s’applique à respecter les commandements du Coran auquel il doit se soumettre, est de participer, plus ou moins activement, plus ou moins pacifiquement, au Djihad, cette « lutte », cet « effort » pour propager et défendre l’Islam à travers le Monde par l’application de la Charia, la loi islamique.Retrouvez l'intégralité de l'article en cliquant ici , L'islamisme est-il le le nazisme du XXième siècle ? - Décryptage - Actualité - Liberté Politique

Traductions du mot « islamisme »

Langue Traduction
Anglais islamism
Espagnol islamismo
Italien islamismo
Allemand islamismus
Chinois 伊斯兰主义
Arabe الإسلاموية
Portugais islamismo
Russe исламизм
Japonais イスラム教
Basque islamism
Corse islamismo
Source : Google Translate API

Islamisme

Retour au sommaire ➦

Partager