La langue française

Intervocalique

Définitions du mot « intervocalique »

Trésor de la Langue Française informatisé

INTERVOCALIQUE, adj.

PHONÉT. Qui est placé entre deux voyelles. Mais cathedra n'a-t-il pas donné chaire et chaise, deux mots authentiquement français? En réalité, chaise est une forme dialectale. Le parler parisien changeait r intervocalique en z; il disait par exemple : pèse, mèse pour père, mère; le français littéraire n'a retenu que deux spécimens de cette prononciation locale : chaise et bésicles (doublet de béricles venant de béryl) (Saussure, Ling. gén.,1916, p. 214).Les consonnes placées en position intervocalique tendent à s'affaiblir, et peuvent même disparaître complètement : le mot français vie n'a plus trace du t intervocalique de la forme latine vita (Perrot, Ling.,1953, p. 129).
Prononc. : [ε ̃tε ʀvɔkalik]. Étymol. et Hist. 1895 (M. Grammont, La Dissimilation consonantique dans les lang. i.-e. et dans les lang. rom., p. 33 : d intervocalique). Composé de inter-* et de vocalique*.

Wiktionnaire

Adjectif

intervocalique \ɛ̃.tɛʁ.vɔ.ka.lik\ masculin et féminin identiques

  1. (Linguistique) Placé entre deux voyelles.
    • Dans le mot honorable, la nasale n est intervocalique, tandis que le b ne l'est pas.
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Étymologie de « intervocalique »

(1895) Dérivé de vocalique par préfixation de inter- (« entre »).
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Phonétique du mot « intervocalique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
intervocalique ɛ̃tɛrvɔkalik

Citations contenant le mot « intervocalique »

  • En toute certitude, notre pensée symbolique héritée d’une société matriarcale, n’est pas française, langue du patriarcat. Aussi surprenant que cela paraisse, certains éléments de notre sémantaxe ne se retrouvent plus sur le continent africain. Le seul endroit, à part nous où on les retrouve, c’est autrefois dans la vallée du Nil. Telles sont les conclusions du linguiste Jean-Claude Mboli, auteur de « Origine des langues africaines » aux éditions L’Harmattan, l’ouvrage le plus sérieux en la matière. Je crois qu’il a raison. Cela se voit à la structure de notre conjugaison qui est égyptienne et non française. En matière de conjugaison, l’égyptien ancien compte au singulier, une première personne i « je », une deuxième personne double, l’une féminine t « tu », l’autre masculine k « tu » et une troisième personne double, l’une féminine s « elle » et l’autre masculine f « il ». Mais il faut savoir que ces personnes « i », « t », « k », « s » et « f » ne sont que des conventions de l’égyptologie classique. Personne ne parlait ainsi en Égypte. Ce que j’ai découvert, c’est que ces termes correspondent plutôt à « mi », « mwené », « mw », « m » pour je, la première personne, « tw » pour tu, la deuxième personne féminine, « kw » pour tu, la deuxième personne masculine, « sw » pour elle, la troisième personne féminine, et enfin, « fi », « hi » ou « li » pour il, la troisième personne masculine. Or que constatons nous ? Le son « w » (ou) à tendance à se réaliser en « o », c’est-à-dire qu’avec le temps, le « ou » devient « o ». Nous retrouvons bien l’ensemble de la série des pronoms personnels de la langue dite créole, toutes versions confondues qui sont « an », « man », « mi », « mwen », « mo », « m’» pour je, la première personne, « to », « kou », « wou », « ou » pour tu, la deuxième personne et « so », « i », « li » pour il, elle, la troisième. Réalisons que quand nous disons « to », nous sommes censés nous adresser à une femme, et à un homme en disant « kw » (kou), « wou », « où ». Notons que c’est à Haïti que la forme « kou » subsiste dans certaines expressions. Partout ailleurs, elle a disparu. Quant à la première personne du pluriel nw (nou) « nous », elle est restée telle qu’elle depuis des millénaires. Voilà une différence majeure avec la langue française que nous n’avions pas encore mis en exergue. Enfin, nous avons aujourd’hui l’assurance que le processus d’intégration du lexique français à notre langue est africain. Il répond aux caractéristiques des langues bantoues. La première lettre à disparaitre dans un mot français intégrant notre langue fut le « r ». Et pour cause, il n’existe pas de véritable « r » dans les langues bantoues. Pourquoi donc voudriez-vous que l’on roule une consonne qui ne nous est pas naturelle ? Ce seul fait linguistique aurait dû nous interpeller quant à l’origine de notre langue. En égyptien ancien, sa prononciation se situe entre le l et le n. Cette consonne décline donc dans notre langue en passant par plusieurs stades. On la retrouve sous la forme d’un « w », d’un « l » ou d’un « n ». Voilà pourquoi le mot « apprendre » devient apwann. Le « r » en position intervocalique devient « w » et celui en position finale, un « n ». Mais « w » et « n » ne sont que des formes transitoires de « r » en situation d’amuïssement total. Cette consonne finit même par disparaître. Le mot awtis « artiste » en Guadeloupe est déjà devenu atis « artiste » en Haïti. Je rappelle que ces correspondances troublantes que nous évoquons ici sont tirées d’une langue qui existait il y a plus de 4500 ans, alors que ni l’accadien, ni le grec, ni le latin et encore moins le francien n’existaient en tant que langue. C’est déjà à cette époque que le préfixe de classe « ki- » symbolisé par une galette de pain se prononce tout à la fois « ki » ou « tchi ». Ce phénomène explique pourquoi en 2018, certains disent pouki « pourquoi » quand d’autres prononcent poutchi « pourquoi ». Cela ne s’est à coup sûr pas créé à notre époque. C’est à mon sens un phénomène bien plus ancien que l’avènement même de l’Égypte pharaonique. Comment parler en pareil cas d’une origine française de notre langue ? Cela n’est plus défendable. Cette conclusion explique pourquoi il existe chez nous un phénomène de duplication traduction. Nous avons tendance à user d’expressions qui associent deux termes de langues différentes qui, tel un effet miroir se traduisent l’un, l’autre. C’est le cas de « madou siwo », « ri krakrakra », « souflé foulouloup », « tonbé blip », « mangé tchiapou-tchiapou » « palé wanni wannan », « tousé kèhèk kèhèk». Il en résulte que bien souvent, ce que nous prenons pour de simples onomatopées sont d’authentiques verbes anciens de la période archaïque. Nous ne sommes donc pas dans le fantasme. Les preuves sont là, et elles sont suffisamment sérieuses pour permettre à tout un chacun de se prononcer désormais. , Guadeloupe. Débat : Pourquoi Montray Kreyol n’a pas diffusé l’article que nous publions ci-dessous ? - CCN - Caraib Creole News / L'actualité de Guadeloupe, Martinique et de la Caraïbe

Traductions du mot « intervocalique »

Langue Traduction
Anglais intervocalic
Espagnol intervocálica
Italien intervocalico
Allemand intervocalic
Chinois 声音的
Arabe بين البؤر
Portugais intervocálico
Russe интервокальный
Japonais 語彙
Basque intervocalic
Corse intervocalic
Source : Google Translate API

Intervocalique

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