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Insularisme

Définitions du mot « insularisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

Insularisme, subst. masc.Caractère de ce qui est insulaire, en particulier à propos de l'Angleterre. Il [le terme anglican] a servi dans son usage ecclésiastique, à affirmer vis-à-vis de l'autorité romaine les droits du pouvoir temporel et, en dernière analyse, à traduire un certain insularisme (Philos., Relig., 1957, p. 50-11).

Phonétique du mot « insularisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
insularisme ɛ̃sylarism

Citations contenant le mot « insularisme »

  • La CARICOM est issue d’un long processus de regroupement des colonies britanniques de la région qui a commencé au XIXè siècle avec plusieurs tentatives : Fédérations des Îles du Vent, Fédérations des Îles Sous-le-Vent, Fédération des Indes Occidentales (West Indies). Ses tentatives de regroupement administratif se heurtent à chaque fois à « l’insularisme » de chaque territoire, au refus de la domination de « l’île voisine ».  Néanmoins la conscience de leur incapacité à se développer seul, à pousser les hommes politiques de la région à rapprocher ces territoires au fur et à mesure qu’ils passaient du statut de colonie à celui d’État indépendant. L’Association de Libre-Échange des Caraïbes (CARIFTA) ancêtre de la CARICOM naît en 1965 et en 1967 la Banque Caribéenne de Développement est fondée. Instituée par le Traité de Chaguaramas en 1973, la Communauté Caribéenne a toujours pour objectif de permettre un approfondissement de la coopération régional des quinze pays membres et des cinq membres associés, dans tous les domaines. En dehors d’Haïti et du Surinam, tous les pays et territoires membres sont issus de la colonisation Britannique. Les objectifs de la Communauté sont l’intégration économique et commerciale (marché commun), la coordination des politiques communes (entre autres au sein des organisations internationales), la mise en commun de certaines ressources (Université des West Indies par exemple), la sécurité collective et le développement ainsi que l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations de la région. Le Nouvelliste, Le Nouvelliste - La politique étrangère d’Haïti (2/6) : Haïti au sein de la CARICOM
  • Une fois que nous nous serons mis d’accord sur une direction à donner au pays, nous pourrons commencer par élaborer en termes de politique étrangère les choix, les outils, le discours, qui nous permettrons de faire entendre notre voix sur la scène internationale, d’affirmer notre position, au minimum sur ce qui nous concerne directement. De plus à force de nous regarder, de nous scruter uniquement sous un angle négatif, celui d’une incapacité ressentie comme absolue, nous oublions que toutes cette « assistance » internationale, ce soutien, cet accompagnement n’est pas là parce que l’internationale nous aime, ni parce que comme nous le laisse croire, notre insularisme, nous sommes le centre des Amériques, sinon le centre monde, mais simplement parce que notre faiblesse est source de nuisance. Nous somme nuisibles : nous sommes une menace existentielle pour nos voisins. Cette nuisance peut être considérée comme la puissance du faible, un levier de chantage, comme la puissance militaire, la menace de sanctions économiques est le levier de chantage des grandes puissances. L’assymétrie de la puissance créée paradoxalement des interstices de faiblesses où les États faibles peuvent s’infiltrer pour négocier avec les États plus puissants qu’eux. La puissance économique et militaire des Etats-Unis peut nous mettre à genoux en quelques jours effectivement, mais l’arrivée d’une centaine de milliers de boat people sur les côtes de Floride, le tout accompagnée d’une bonne campagne de communication et d’un lobbying bien orchestrée est une nuisance non négligeable. Cela peut être un  moyen de rééquilibrer les discussions sur une base entre le faible et le fort. Mais sans arrivée à des extrêmes pareils l’annonce du risque de départ de millier de boat people, si certaine mesure pour lesquels le soutien américain est nécessaire peut-être favorisé par le lobbying fait auprès des autorités de Floride et des Bahamas par des réseaux préalablement constitués. De la même manière notre capacité d’échange ne doit pas être négligée. La République Dominicaine a envoyé trois cents soldats en Irak en 2003 dans la coalition américaine. Qu’ont-ils reçu en échange ? Qu’a-t-elle négocié ? Si nous avions eu une armée aussi symbolique fut elle nous aurions pu à ce moment négocier nous aussi quelques bénéfices pour notre pays. Ceci d’autant plus que notre relation particulièrement proche avec la France nous aurait permis peut-être de faire monter les enchères. Nous aurions ainsi pu tirer un profit de la multiplicité des acteurs impliqués dans notre jeu politique, sachant que notre faiblesse nous aurait offert dans le cas présent la possibilité de choisir et non de subir. Notre faiblesse aurait fait qu’une fois le vote gagné ou perdu à l’ONU, une fois la guerre commencée, nous retournerions simplement à nos affaires, ayant obtenu ce que nous souhaitions de nos puissants partenaires. Haïti n’ayant pas d’intérêt direct dans la région, ni ne pouvant peser directement sur les évènements dans la région, nous aurions défendu simplement nos intérêts. Nous n’avons pas les moyens aujourd’hui, d’avoir une politique uniquement fondée sur des principes. Le Nouvelliste, Le Nouvelliste - La politique étrangère d’Haïti (1/6)
  • Jean PETAUX : Là encore méfions-nous des termes qui ne recouvrent pas forcément la même réalité, d’un côté ou de l’autre du Channel. Mais, pour les besoins de la compréhension, retenons le terme de « gauchisme » pour étiqueter le « Corbynisme ». J’ai indiqué précédemment que le travaillisme britannique est, historiquement, plus europhobe que le conservatisme. Les Français ont, certes, encore en mémoire le célèbre « Give me my money back » de la très conservatrice Maggy Thatcher dont le regard de tueuse fascinait, disait-il lui-même, François Mitterrand, au plus fort des négociations européennes marathon entre 1981 et 1984… Mais à l’époque du thatchérisme triomphant (1980 – 1988), le chef de l’Opposition officielle, potentiel premier ministre en cas d’alternance, est le travailliste Neil Kinnock. Ce n’est pas du tout un europhile, même s’il n’est pas à ranger dans le camp des « gauchistes » du Labour. Il va être commissaire européen (commission Santer, de triste mémoire puisque la seule à se faire révoquer de toute l’histoire de la Commission européenne, puis commission Prodi, dont il va être le premier vice-président). Mais il est particulièrement « britannique » dans sa manière de traiter les dossiers européens. Donc ce n’est même pas l’apanage du gauchisme (ou son excuse) qui a pu faire dériver le Labour dans un euroscepticisme structurel : c’est plutôt l’insularisme (pardon pour le néologisme) britannique qui trouve ici des remontées à la surface assez facilement identifiables. Reste que Corbyn a montré ses limites en effet. Elles n’étaient, d’après tous les observateurs de la vie politique britannique, d’après quelques excellents analystes anglais eux-mêmes, après avoir été acteurs, comme Denis MacShane, guère difficiles à atteindre tellement le personnage est intellectuellement médiocre et politiquement instable. À moins que ces deux « qualités » ne soient celles caractéristiques et propres à toute forme de gauchisme : une illusion politique qui tient lieu de prêt-à-penser. Donnant totalement raison au titre du livre de Lénine achevé en 1920 : « La maladie infantile du communisme : le gauchisme ». Titre de l’édition anglaise justement, en 1920 : « The Infantile Sickness of « Leftism » in Communism ». Il est amusant de relever que le terme russe pour dire « gauchisme » est « levizny » et désigne ainsi directement une tendance idéologique considérée par Lénine comme particulièrement « puérile ». Son livre d’ailleurs s’adressait en priorité aux « communistes » anglais, hollandais, allemands et italiens qu’il savait parcourus par une tendance jusqu’au-boutiste dont il se méfiait plus que tout.  De là à dire que les « gauchistes » n’ont pas fini leur crise adolescente… Chacun appréciera. Atlantico.fr, L’onde de choc : les gauches radicales françaises et américaines face à l’effondrement Corbyn | Atlantico.fr
  • Puis il loue les musiciens à ses côtés, digresse, empoigne sa guitare une douzaine de minutes plus tard (pas vraiment bref, donc), l'audience déjà en poche. Swing manouche, poème d'Aragon joliment mis en mélodie, ode à un insularisme polisson (Viens dans mon île), petites blagues. Il y a, en cette soirée de lancement de l'album Live is Love, un mélange de séduction, de bagout, d'autodérision, de talent aussi. Toutes choses pas inutiles quand vos premières heures dans le monde se sont déroulées sous l'oeil des caméras, parce que votre père et votre mère comptaient parmi les chanteurs les plus populaires du pays.   LExpress.fr, Thomas Dutronc, fils de... Django - L'Express
  • "D’avoir confiance en leur culture et leurs capacités. De voyager si ils ont en l’opportunité pour ne pas se réfugier dans un insularisme qui peut être oppressant et réducteur". Réunionnais du Monde, Li-An, auteur de BD autodidacte et enseignant en disponibilité - Réunionnais du Monde
  • Peut-on parler d’expatriation des Anglais ? Ça se discute. Plutôt d’insularisme footballistique: 57% de ceux qui n’évoluent pas dans un championnat anglais jouent au pays de Galles (32%, compte non tenu des Anglais pur jus qui jouent à Swansea et participent de ce fait à la Premier League) ou en Ecosse (25%). La richesse de leurs championnats n’incite assurément pas les Anglais à aller cachetonner loin de leur base. Les plus aventureux, qui n’ont pas privilégié un terrain britannique, choisissent des pays anglophones, comme les Etats-Unis (50 expats) ou la Nouvelle-Zélande (17). Libération.fr, Le Brésil reste le plus gros exportateur de footballeurs - Libération
  • Commençons par la géographie : le microcosme politique est tout aussi insulaire que celui des peuples d’Océanie. Il vit en vase clos. Il peuple un territoire limité. L’ensemble des militants encartés des grands partis représente moins d’un pour cent de la population française : tous rassemblés, ils auraient du mal à peupler un archipel océanien de taille moyenne. Tout ce petit monde souffre d’«insularisme». Une maladie grave, peu connue, dont les symptômes aigus sont la propension à exacerber les spécificités et les particularismes. Et cela, au détriment des préoccupations de l’immense majorité des Français sur l’emploi, le logement, l’âge de la retraite, l’accès aux systèmes de soin et d’éducation. Libération.fr, Big Man, l’arbre et la pirogue - Libération

Traductions du mot « insularisme »

Langue Traduction
Anglais insularism
Espagnol insularismo
Italien insularità
Allemand insularismus
Chinois 孤立主义
Arabe الانعزالية
Portugais insularismo
Russe insularism
Japonais 島国主義
Basque insularism
Corse insularisimu
Source : Google Translate API

Synonymes de « insularisme »

Source : synonymes de insularisme sur lebonsynonyme.fr

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