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Inémotivité

Sommaire

  • Définitions du mot inémotivité
  • Étymologie de « inémotivité »
  • Phonétique de « inémotivité »
  • Citations contenant le mot « inémotivité »
  • Traductions du mot « inémotivité »

Définitions du mot « inémotivité »

Wiktionnaire

Nom commun

inémotivité \i.ne.mɔ.ti.vi.te\ féminin

  1. Absence de réaction émotionnelle.
    • La virilité se manifeste également par l’inémotivité de l’homme.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « inémotivité »

→ voir in- et émotivité
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « inémotivité »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
inémotivité ɛ̃emɔtivite

Citations contenant le mot « inémotivité »

  • La beauté de Romy Schneider et la modernité des femmes qu'elle incarne dans « César et Rosalie » et « Une histoire simple ». La détresse de Montand et le sourire de Reggiani dans « Vincent, François, Paul et les autres ». L'inémotivité douloureuse de Michel Piccoli dans « Max et les ferrailleurs » et celle de Daniel Auteuil dans « Un coeur en hiver ». A travers eux, c'est nous que Claude Sautet raconte dans ses films hantés par cette mélancolie chaleureuse et grave, reconnaissable entre toutes. On ne présente plus ses films, on se contente de les revoir, avec un bonheur sans cesse renouvelé. Cela tombe bien : en cette fin d'année, ils sont partout. En salles, à la Cinémathèque française, en Blu-ray. Sautet a marqué le cinéma français, c'est un fait, mais l'empreinte qu'il a laissée va bien au-delà des limites de son oeuvre.« Sautet fut le plus grand «script doctor» et réparateur de films du cinéma français », écrit Bertrand Tavernier en postface du livre de Michel Boujut, « Conversations avec Claude Sautet » (éd. Institut Lumière/Actes Sud). Entre chacun de ses films, le cinéaste avait pour habitude de venir en aide à ceux des autres, parfois au montage, le plus souvent au stade de l'écriture. Sautet « ressemelait » les scénarios, selon l'expression de François Truffaut qui le consultait pour chacun de ses films. Comme Bertrand Tavernier, qui fut son attaché de presse et ami. « Cette pratique est née avant qu'il devienne metteur en scène, confie ce dernier, rencontré lors du Festival de Cinéma européen des Arcs. Quand il était assistant, Sautet avait toujours le désir d'améliorer les choses, y compris sur des films brinquebalants, voire condamnés à l'avance. Petit à petit, il est passé d'assistant à script doctor et, dès ses débuts, il cosignait déjà plusieurs titres » : « Le fauve est lâché, « les Yeux sans visage », « Peau de banane », « le Diable par la queue ».« Ca pouvait aller d'une simple lecture de scénario attentive et commentée à un travail de six mois», précise Sautet dans le livre de Michel Boujut. Lorsqu'un script lui semblait un peu léger, Jean Gabin s'en remettait toujours à Sautet en qui il avait entière confiance : « Le scénario n'est pas mal, disait l'acteur, mais il manque le dessert. » Les deux hommes ne tourneront cependant jamais ensemble. Jean-Paul Rappeneau, lui, estime devoir à Sautet la rapidité de sa « Vie de château », digne des meilleures comédies américaines. « Rappeneau avait écrit le rôle masculin pour Louis Jourdan, renchérit Tavernier. Sautet lui a dit : «Moi, Louis Jourdan, je ne le vois pas avec des pommiers.» Et il lui a suggéré de prendre Philippe Noiret. » Coscénariste officiel des premiers longs-métrages de Rappeneau et d'Alain Cavalier, Sautet l'est officieusement pour ses autres acolytes, José Giovanni et Pierre Granier-Deferre. Il retouche aussi bien « Atout coeur à Tokyo pour 0SS 117 » que « Mort d'un pourri », avec Alain Delon. Ses « ressemelages » lui permettent d'entretenir son art et de maintenir son train de vie entre ses propres projets, souvent longs à monter.« Sautet avait une compréhension très synthétique des films, observe Tavernier. Il débloquait fréquemment les situations. Surtout, il savait se concentrer sur le moment émotionnel à faire ressortir. 99 % du temps, il avait raison. » Pour « le Vieux Fusil », c'est lui qui convainc Robert Enrico de ne pas terminer sur le massacre des Allemands mais de revenir sur un moment du passé entre Philippe Noiret et Romy Schneider. D'un pur film de vengeance, « le Vieux Fusil » devient une histoire d'amour. Un succès populaire et le grand vainqueur de la première cérémonie des César, en 1976. Jacques Fieschi, scénariste de Sautet sur ses trois derniers films, souligne : « Il avait cette aptitude à trouver l'intensité d'un sujet. Et à débusquer ce qui n'était pas juste ou rigoureux, l'artificiel et le flou. Il voulait comprendre sans que ce soit explicatif. Son exigence : la vérité des personnages devait cheminer avec la progression dramatique. C'est ce qui explique l'efficacité de son cinéma et sa profondeur. »Ils ont été et sont encore nombreux à s'inspirer du cinéma de Sautet. Pour son premier film, « Une vie à t'attendre », l'ex-journaliste Thierry Klifa approche le maître, alors malade. Ce dernier lira volontiers son scénario et lui fera quelques suggestions. Sautet ne snobait pas ses héritiers putatifs, ni ne les prenait de haut ; il préférait leur transmettre son savoir-faire. « Comme un artisan, note Jacques Fieschi. Il était pour la belle ouvrage. » Alain Sarde, son producteur depuis « Une histoire simple », ne manque pas de faire appel à lui pour peaufiner les scripts de ses autres poulains. Dont « Alice et Martin », d'André Téchiné, et « Place Vendôme », de Nicole Garcia. « Les séances sur «Place Vendôme» étaient parfois violentes », se souvient Fieschi. Soupe au lait, Sautet piquait des colères légendaires. Tavernier, encore : « Pascal Jardin m'a raconté qu'un jour, Sautet essayait d'expliquer à Robert Enrico comment structurer la fin du «Vieux Fusil». Enrico, qui regardait des catalogues de lance-flammes, ne l'écoutait qu'à moitié. Sautet s'est énervé et s'est mis à secouer Enrico par la barbe en lui hurlant dessus. Il lui donnait même des gifles. » Le plus fou, c'est que Sautet ne prenait jamais la plume. Il dictait, impulsait les mots.« L'importance de Claude Sautet dans le cinéma, personne ne l'a jamais eue avant lui à ce niveau-là, et je crois que personne ne l'aura plus jamais», considère José Giovanni (1). Mais pourquoi s'est-il si peu épanché sur ses travaux de ressemeleur ? La réponse est peut-être dans l'anecdote que se plaît à raconter Thierry Frémaux. Alors qu'il travaille, en tant que directeur de l'Institut Lumière, à l'édition du livre de Michel Boujut, Frémaux appelle le cinéaste pour le convaincre de se confier davantage sur cette partie de sa carrière. Celui-ci dit ne pas vouloir, ou plutôt ne pas pouvoir. Frémaux s'en étonne. Et Sautet de lâcher : « Le fisc, mon coco, le fisc ! »(1) In « Sautet par Sautet » de N.T. Binh et Dominique Rabourdin (Ed. De La Martinière) TéléObs, Claude Sautet, le maestro

Traductions du mot « inémotivité »

Langue Traduction
Anglais inemotivity
Espagnol inemotividad
Italien inemotivity
Allemand unbeweglichkeit
Chinois 不动力
Arabe الخمول
Portugais inemotividade
Russe inemotivity
Japonais 想像力
Basque inemotivity
Corse inemotività
Source : Google Translate API
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