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Iconolâtrie

Sommaire

  • Définitions du mot iconolâtrie
  • Étymologie de « iconolâtrie »
  • Phonétique de « iconolâtrie »
  • Citations contenant le mot « iconolâtrie »
  • Traductions du mot « iconolâtrie »
  • Synonymes de « iconolâtrie »

Définitions du mot « iconolâtrie »

Trésor de la Langue Française informatisé

Iconolâtrie, subst. fém.,hist. relig., péj. Doctrine chrétienne favorable au culte des images, à la représentation plastique des personnes divines, de la Vierge et des saints; terme d'injure employé par les iconoclastes. Anton. iconoclasme, iconoclastie. P. ext.Tout chez lui [Ruskin] était amour et l'iconographie, telle qu'il l'entendait, se serait mieux appelée iconolâtrie (Proust, Past. et mél.,1919, p. 166).[ikɔnɔlɑtʀi]. 1reattest. 1769 [achevé d'imprimer] (Antonini, Dict. françois, latin et ital., Lyon, Duplain, 1770, t. 2, p. 356); de iconolâtre, suff. -ie*; l'angl. iconolatry est attesté dep. 1624 ds NED.

Wiktionnaire

Nom commun

iconolâtrie \i.kɔ.nɔ.lɑ.tʁi\ féminin

  1. Adoration des images.
    • Nous verrons enfin les Orientaux, qui furent les premiers briseurs d’images, se rallier à l’Iconolâtrie latine, au moment même où ils se sépareront de l’Église catholique sur la question Eucharistique et sur la procession du Saint-Esprit. — (Leconte de Lisle, Histoire populaire du Christianisme, VIIIe siècle, A. Lemerre, 1871)
    • Comme dans d’autres pans entiers du site archéologique, Allah a bon dos quand, sous couvert d’iconolâtrie abhorrée, ses séides en profitent surtout pour se lancer dans un trafic d’antiquités à l’échelle mondiale... — (Bernard Mérigaud, Palmyre, patrimoine menacé, Télérama n° 3536, 18 octobre 2017)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

ICONOLÂTRIE (i-ko-no-lâ-trie) s. f.
  • Adoration des images.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « iconolâtrie »

Composé du préfixe icono- et du suffixe -lâtrie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « iconolâtrie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
iconolâtrie ikɔ̃ɔlatri

Citations contenant le mot « iconolâtrie »

  • Cette espérance d'un printemps, c'est davantage hors de l'Europe et des Etats-Unis qu'il faut l'envisager. Les peuples les plus puissants, les plus solides, les plus à même de la porter, sont ceux qui échappent à l'iconolâtrie et à la marchandisation si symptomatiques de l'Occident. En Israël et dans les pays musulmans dominent des nations aniconiques, mobilisées - y compris grâce à des cadres réglementaires très stricts - pour sauver la valeur de l'image qu'elles refusent d'instrumentaliser et de détériorer comme nous y avons succombé de manière irrémédiable dans nos pays dits développés. Nous sommes totalement désarmés. La Tribune, Jean Clair : « L’art contemporain est à l’image de la société : décadent »
  • Bio d’un affreux, sale et méchant poète Son père était un sale type borné qui le battait, sa mère une méchante garce, ses jeunes années furent empoisonnées par la purulence de l’acné, le complexant et l’isolant comme un paria : bref c’est sous les pires auspices que Charles Bukowski (1920-1994) fit ses débuts dans une vie où il ne cessa d’accumuler « un gros lot d’emmerdes », incessamment aggravé par un caractère de sanglier et une sorte de pureté dans la déchéance qui le fit toujours se comporter plus mal qu’on ne s’y attendait, même s’il ne viola pas tout à fait Catherine Paysan sur le plateau de Bernard Pivot ni ne chia vraiment dans tous les salons qui s’ouvraient à lui. Or cet affreux personnage que l’alcool rendait encore plus méchant et sale qu’au naturel, était également une espèce d’écrivain et une sorte de poète, un écrivain « culte » comme on dit et un poète que d’aucuns dirent aussi important que William Blake, ce qui est aussi exagéré que faux. Mais le réduire à une nullité surfaite serait également injuste. Abstraction faite du mythe vivant et des séquelles de l’iconolâtrie d’époque, Charles Bukowski, dans la lignée de John Fante dont la découverte lui révéla les virtualités d’une poésie de la gadoue et du « vrai », a bel et bien laissé une œuvre, et considérable quoique inégale, dont la large partie autobiographique (mais aussi transposée que chez Céline, en nettement moins tenu quant à la musique et à l’inventivité verbale), autant que les nouvelles parfois étincelantes (disons une vingtaine de vrais joyaux dans un amoncèlement de choses excellentes ou de tout-venant vite fait sur le gaz) et les poèmes de plus en plus abondants, véritable ruissellement sur la fin, méritent plus qu’un regard condescendant. Etait-il, pour autant, indispensable de consacrer 386 pages à cette « vie de fou », qui confirme absolument la rumeur selon laquelle le vieux dégueulasse l’était plus encore qu’il ne l’a dit lui-même ? A vrai dire le ton et la façon de cette chronique signée Howard Sounes plaident pour la meilleure de ce récit plongeant immédiatement le lecteur dans le vif du sujet avec le récit d’une lecture publique, datant de 1972, au début de sa gloire dans l’underground californien, qui finit en imprécations et en injures comme à peu près toutes les interventions publiques de l’énergumène. Retraçant ensuite les tenants et l’évolution de cette vie longtemps mal barrée, l’auteur brosse son portrait en mouvement sur fond d’Amérique des marges, avant d’illustrer les accointances du poète « maudit » avec l’univers doré sur tranche de Hollywood (qu’il a lui-même décrit dans le récit éponyme), notamment dans ses relations avec un véritable ami, en la personne d’un certain Sean Penn, qui ne faillit lui casser la gueule qu’au soir où il se montra désobligeant à l’égard d’une certaine Madonna. Loin de se borner à de l’anecdote pipole, même si son livre en fourmille assez plaisamment, Howard Sounes s’attache également à l’évolution de l’œuvre et montre bien en quoi la poésie de Bukowski participe d’une sorte de rédemption, lacunaire mais réelle. Schubert dans le merdier, lumière très pure des choses ordinaires, proche parfois du lyrisme des poèmes de Carver, pas toujours faciles à traduire. Comme Verlaine filait de l’or pur dans sa propre abjection, « Hank » touche parfois à la grâce, souvent à l’émotion. De l’émotion : « …j’étais là à regarder passer les voitures dans la rue et je pensais ces veinards de fils de pute ne savent pas la chance qu’ils ont d’être niais et de pouvoir rouler au grand air pendant que je suis assis au bout de mon âge piégé rien qu’un visage à la fenêtre auquel personne n’a jamais prêté attention. » Et de la grâce : « et quand je pense qu’après ma mort, il y aura encore des jours pour les autres, d’autres jours, d’autres nuits, des chiens en maraude, des arbres tremblant dans le vent. Je ne laisserai pas grand-chose. Quelque chose à lire, peut-être. Un oignon sauvage sur la route écoeurée. Paris dans le noir ». Bukowski à Apostrophes "Ha ! Ha ! Ha ! Je me fous toujours dans des situations pas possibles. Mais quelle coterie de snobs ! C'était vraiment trop pour moi. Vraiment trop de snobisme littéraire. Je ne supporte pas ça. J'aurais dû le savoir. J'avais pensé que la barrière des langues rendrait peut-être les choses plus faciles. Mais non, c'était tellement guindé. Les questions étaient littéraires, raffinées. Il n'y avait pas d'air, c'était irrespirable. Et vous ne pouviez ressentir aucune bonté, pas la moindre parcelle de bonté. Il y avait seulement des gens assis en rond en train de parler de leurs bouquins ! C'était horrible... Je suis devenu dingue." (Extrait de l’entretien accordé par Charles Bukowski à Jean-François Duval en 1986) Howard Sounes. Charles Bukowski. Une vie de fou. Editions du Rocher, 386p. Charles Bukowski, Les jours s’en vont comme des chevaux sauvages dans les collines. Poèmes, Le Rocher. , Bukowski le dégueulasse : Passion de lire
  • Pour éliminer les mauvaises herbes, des actions comme le sarclage et l’essartage sont entre autres nécessaires pour entamer dans de meilleures conditions la collecte des olives. Le calendrier agraire berbère fixe comme date butoir le 28 octobre, concordant avec « Lahlal », une date symbolisant l’amorçage pour l’entretien des champs. Néanmoins, ces pratiques léguées par les aïeux tendent à l’évanescence, notamment avec la nouvelle génération qui n’accorde pas de crédits aux travaux champêtres, laissant à l’abandon des terres en friches. «Le confort sybaritique dont rêvent nos jeunes est loin de la réalité. Ils passent leurs temps à forger de vaines chimères, et tout cela, sans coup férir», nous explique un retraité ancien cadre à l’administration.  D’inextricables maquis sont recouverts de mauvaises herbes à perte de vue. Le développement des adventices (plantes qui ne sont pas semées par l’homme) redessine chaque année le paysage de la campagne. Une petite virée dans les champs et oliveraies de quelques bourgades nichées au flanc de l’Akfadou nous renseigne davantage sur la prolifération desdites mauvaises herbes, nuisibles au reste des plantes, jugées bénéfiques et pour les humains et pour les animaux. Les mauvaises herbes se sont progressivement multipliées pour couvrir des superficies de plus en plus importantes. Parmi lesdites herbes qu’on retrouve à foison est l’ortie (azegdhuf). La multiplication de ces mauvaises herbes se fait au détriment d’autres plantes jugées comestibles et non nuisibles au sol. L’ail triquètre (bibras), les cardons (Taγediwt), la silène (Taγiγact), l’orobanche (Wazdud), la vesce (Tibiwt), la ciguë (Iγses), l’agapanthe (uffal), la primevère (Ifer n wudi), la vipérine (iles n tfunast), la menthe pouliot (felgu) sont entre autres des plantes qu’on retrouve de moins en moins, et ce, au grand dam des bergers. De surcroît, les champs laissés en jachère et pleins de friches ont favorisé amplement l’émergence des mauvaises herbes telles que le chardon (Asennan n weγyul). Les deux variétés qu’on retrouve le plus dans la Kabylie sont le chardon crépu et le chardon étoilé. «Ce qui a favorisé le foisonnement des mauvaises herbes est l’absence d’ameublissement du sol. Les champs ne sont pas labourés par leur propriétaire. Résultat de la course, des espaces broussailleux laissés à l’abandon», nous explique Hassen, un fellah de la région. D’autres plantes et arbrisseaux indésirables grignotent des parcelles importantes de labours. Le jujubier (azeggar), aberwak (asphodèle), l’arum communément appelé pied-de-veau (abequq)…sont autant de plantes qu’on retrouve à foison dans les champs. Pour enrayer ces herbes, il est conseillé d’ameublir le sol à dessein de l’aérer. L’épandage de fumier, l’élagage et le recouvrement des parties saillantes de racines par de la terre sont autant d’opérations qui peuvent améliorer le rendement de l’olivier.  D’autres arbrisseaux voient aussi leur nombre monter crescendo comme le genêt (azezzu ou uzzu), le myrte (Cilmun) et le lentisque (amadaγ ou tidekt). Les Kabyles d’antan utilisaient le lentisque comme une sorte de décoction contre les diarrhées et les vomissements. L’inule visqueuse (amagraman) qui signifie en kabyle «Va à la rencontre de l’eau» est une plante aux vertus thérapeutiques poussant dans les sols humides.     En dépit du profond désintérêt affiché par une frange de la population à l’égard de l’olivier, des comités de villages de la région d’Ath Waghlis s’accordent à mettre en exergue une sorte de charte, approuvée par ces derniers, et qui vise à jalonner des règles régissant la cueillette des olives, et ce, à l’orée de chaque saison oléicole.  Une charte est souvent acquiescée à l’unanimité censée peu ou prou servir de rempart contre toute violation des oliveraies. La localité de Chemini a eu à payer un lourd tribut, ces dernières années, aux incendies ravageurs ayant consumé des centaines d’hectares de forêts et d’oliveraies. Nonobstant la période de sécheresse ayant affecté un tant soit peu les oliviers, les paysans tablent sur un meilleur rendement cette année dans la région d’Ath Waghlis.  «Nous étions un peu dubitatifs quant au rendement de nos vergers compte tenu de la saison caniculaire, mais nos oliviers semblent résister aux aléas climatiques», avoue un paysan sexagénaire. Depuis la nuit des temps, l’olivier constitue un arbre mythique et fantasmagorique pour tout Kabyle, épris de son histoire et de l’héritage légué par ses aïeux. L’amour que vouent les Kabyles pour leurs oliveraies est plus qu’une iconolâtrie.  La production de l’huile d’olive connaît d’année en année des oscillations due aux aléas climatiques et aux impacts anthropiques. La filière oléicole semble être le parent pauvre du secteur agricole, dont l’activité est sérieusement menacée.  Les autorités concernées devraient se pencher sur les nombreux avatars que subissent les paysans et les oléifacteurs.  La Dépêche de Kabylie, Les oliveraies à l’abandon - La Dépêche de Kabylie
  • Pourtant, une telle iconolâtrie aurait-elle pu exister sans la complaisance avec laquelle la presse américaine — puis mondiale, et plus particulièrement française — a traité Steve Jobs et son empire ? Pour des médias avides d’histoires à succès prêchant une mondialisation heureuse, Steve Jobs fut le héros messianique qui permit à l’individu pris dans le tourbillon de la révolution informatique de se croire encore maître du jeu. Le Monde diplomatique, Apple, Steve Jobs et le néocapitalisme américain, par Marie Bénilde (Les blogs du Diplo, 5 décembre 2011)

Traductions du mot « iconolâtrie »

Langue Traduction
Anglais iconolatry
Espagnol iconolatría
Italien iconolatria
Allemand ikonolatrie
Chinois 圣像学
Arabe أيقونات
Portugais iconolatria
Russe поклонение иконам
Japonais イコノラトリー
Basque iconolatry
Corse iconolatria
Source : Google Translate API

Synonymes de « iconolâtrie »

Source : synonymes de iconolâtrie sur lebonsynonyme.fr
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