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Goyavier

Sommaire

  • Définitions du mot goyavier
  • Étymologie de « goyavier »
  • Phonétique de « goyavier »
  • Citations contenant le mot « goyavier »
  • Images d'illustration du mot « goyavier »
  • Traductions du mot « goyavier »
  • Synonymes de « goyavier »

Définitions du mot goyavier

Trésor de la Langue Française informatisé

GOYAVIER, subst. masc.

Arbre exotique, de la famille des Myrtacées, qui porte des fruits comestibles. Synon. poirier des Indes.Goyavier blanc, noir, rouge. Décidément le goyavier est l'arbre le plus répandu, à Taïti, on le trouve en bois fourré partout (...). Le fruit est ovale et jaunâtre, et quand on l'ouvre, l'intérieur est d'un rouge appétissant (Dumont d'Urville, Voy. Pôle Sud, t. 4, 1842, p. 319).Une autre forêt plus petite, grande encore comme nos futaies, se dressait : palmiers à huile (...), cocotiers, goyaviers (Pesquidoux, Livre raison,1932, p. 106).
Prononc. et Orth. : [gojavje]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1601-03 gouiauier (S. Champlain, Brief discours, p. 22 ds Arv., p. 246); 1647 Goyavier (Relation de l'isle de la Guadelouppe, fo16 ro, ibid., p. 252). Dér. de goyave*; suff. -ier*. Fréq. abs. littér. : 15. Bbg. Boulan 1934, p. 74.

Wiktionnaire

Nom commun

goyavier \ɡɔ.ja.vje\ masculin

  1. (Botanique) Arbre originaire des régions tropicales pouvant atteindre 8 mètres de haut exploité pour ses fruits, les goyaves. Son nom scientifique est Psidium guajava de la famille des Myrtacées.
    • Nous nous élevons rapidement et ne tardons pas à quitter la zone des cultures tropicales et subtropicales des terres basses. […] ; aux dattiers, aux dragonniers, aux manguiers, aux anoniers, aux avocatiers, aux goyaviers succèdent les arbres fruitiers des régions méditerranéennes, puis de l'Europe centrale. Nous montons toujours. — (Frédéric Weisgerber, Huit jours à Ténériffe, dans la Revue générale des sciences pures et appliquées, Paris : Doin, 1905, vol.16, pp. 1041)
    • Ce sont des arbres fruitiers (manguiers paysagers, goyaviers, cocotiers) et des arbres d’ornement. — (« Les 1008 logements de Yirimadio : la grande métamorphose », L’Essor, 21 septembre 2011)
    • L’auteur décrit ces pratiques comme la recherche d’une harmonie entre les pôles « chaud » et « froid », éléments de base du système de classification. Cet équilibre associe espèces ligneuses (cèdre pour la construction, avocat, goyavier, orangers et autres agrumes) et non ligneuses, qu’elles soient sauvages, adventices comestibles ou médicinales, et espèces cultivées, notamment les différentes variétés de maïs – le maïs rouge étant « le chef » de cette céréale, la variété qui entraîne les autres et permet de maintenir les cycles végétaux et religieux.— (Florent Kohler, « Nicolas Ellison, Semé sans compter » Cahiers des Amériques latines 76 p. 169-172, 2014, mis en ligne le 17 septembre 2014, consulté le 22 avril 2017)
  2. (La Réunion) Fruit du goyavier de Chine.
    • En effet, les goyaviers sont fréquemment cités comme remède en cas de coliques ou de diarrhées. — (Laurence Pourchez, Grossesse, naissance et petite enfance en société créole (Ile de la Réunion), 2002)
    • L'hiver austral nous prive des sublimes litchis, mangues ou longanes, mais on s'émerveille devant les piles d'ananas victoria, le rouge profond des goyaviers, les caramboles aux formes étoilées, les agrumes locaux comme le tangor à la peau vert orangé, le minuscule citron galet ou le combawa fripé. — (Stéphane Davet, « Au pays de la ronde marmite », Le Monde, 16 juin 2013 → lire en ligne)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

GOYAVIER. n. m.
T. de Botanique. Grand arbre exotique, de la famille des Myrtacées, appelé aussi Poirier des Indes, qui porte un fruit long ou ovale.

Littré (1872-1877)

GOYAVIER (go-ia-vié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : les go-ia-vié-z et leurs fruits) s. m.
  • Grand arbre d'Amérique et de l'Inde, qui porte un fruit long ou ovale, à peu près gros comme une pomme de reinette, psidium pyriferum, L. myrtacées.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

GOYAVIER, s. m. (Bot. exotiq.) arbre étranger d’Amérique & des Indes orientales. Quelques-uns l’appellent poirier des Indes ; en anglois the guava. Nos voyageurs écrivent aussi gajavier, goujavier, guajavier ; mais c’est le même arbre.

Les bienfaits de la nature dans la multiplication des plantes nous deviendroient quelquefois incommodes & nuisibles, si nous n’en arrêtions le cours. Il y a un excellent fruit si commun dans toute l’Amérique, qu’on en trouve souvent où on ne voudroit point en avoir, & du-moins plus qu’on ne voudroit ; parce que l’arbre qui le porte, croît facilement par-tout où ses graines tombent. Ce fruit en renferme quantité, qui sont blanches ou rougeâtres, inégales, raboteuses, de la grosseur des graines de navet, si dures qu’elles ne se digerent jamais. Les hommes & les animaux les rendent comme il les ont prises, sans qu’elles perdent rien de leur vertu végétative : il arrive de-là que les animaux qui ont mangé de ces graines, les restituent avec leurs excremens dans les savannes, c’est-à-dire dans les prairies où ils paissent toute l’année. Bien-tôt ces graines prennent racine, levent & produisent des arbres qui sont à charge dans une infinité de lieux, & en particulier dans les savannes qu’ils couvriront entierement, si on n’avoit grand soin de les arracher.

Le fruit qui porte ces graines s’appelle la goyave. Donnons d’abord les noms, les caracteres & la description de l’arbre qui produit ce fruit, car nous le connoissons parfaitement.

C’est le guajava, Clus. hist. 1. Guayava indica, suctu mali facie, J. B. Pomifera indica, maliformis, guayava dicta, Raii, hist. Guajabo pomifera indica, C. B. p. 437. Xalxochitl, seu pomum arenoscum, Hernand, 84. Pela, Hort. Malab. 3. 31.

L’extrémité du pédicule passe dans l’ovaire, qui est de figure ovale, couronné & découpé en cinq parties, comme le calice. Sa fleur est en rose à cinq pétales, & croit sur l’ovaire au-dedans de la couronne ; elle est munie d’un grand nombre d’étamines. L’ovaire a un long tuyau, & se change en un fruit charnu rempli de plusieurs petites semences.

Il y a plusieurs especes de goyavier ; mais nous ne connoissons dans nos jardins que les deux suivans.

1°. Guajava, alba, dulcis, H. L. le goyavier blanc.

2°. Guajava, rubra, acida, fructu rotundiori, H. L. le goyavier rouge.

Le goyavier en Amérique, suivant le P. Plumier, est d’environ vingt piés, & gros à proportion ; son tronc est droit, rameux ; son écorce est unie, de couleur verte, rougeâtre, d’un goût austere ; ses feuilles sont longues de trois doigts, & larges d’un doigt & demi, charnues, pointues, un peu crêpées, veineuses, de couleur verte, brunes, luisantes, attachées à des queues courtes & grosses.

Ses fleurs sont à-peu près aussi grandes que celles du coignassier ; elles sont à cinq pétales, presque arrondies, disposées en rose, & accompagnées d’une belle touffe d’étamines blanches, qui occupent tout le dedans ; elles naissent sur l’ovaire au-dedans de la couronne.

Leur calice est découpé en cinq pointes, & devient ensuite un fruit long ou oval, couronné comme une nefle ; il est à-peu-près gros comme une pomme de rainette, couvert d’une pellicule mince, unie ; toute sa chair est remplie de petites semences graveleuses & à pointes aiguës ; il est verd au commencement & d’un goût acerbe ; étant mûr il devient jaunâtre, par-dessus blanchâtre, ou rougeâtre en-dedans.

La racine de l’arbre est longue de plusieurs aulnes, rousse en-dehors, blanche en-dedans, pleine de suc, d’un goût doux.

L’écorce de cet arbre est fort mince & fort adhérente au bois, pendant que l’arbre est sur pié ; mais elle se détache aisément, se fend & se roule quand il est abattu. Le bois est grisâtre ; ses fibres sont longues, fines, pressées, mêlées & flexibles, ce qui les rend difficiles à couper ; il est très-bon à brûler, & on en fait en Amérique d’excellent charbon pour les forges.

Ces arbres se trouvent plantés par-tout dans les îles Caraïbes pour l’utilité, quoique la maniere ordinaire de ces plantations soit d’en manger le fruit ; les semences passant toutes entieres dans le corps, sont rendues avec les excrémens ; de sorte que partout où les Negres habitent, on ne manque point de pepiniere de goyaviers, qui deviennent souvent très incommodes dans les plantations.

Quelques auteurs disent que la racine de cet arbre est astringente, & qu’on en prépare une décoction, qui est un excellent remede pour la dyssenterie, lorsqu’il s’agit de resserrer & de fortifier. Ils attribuent aussi aux feuilles des vertus vulnéraires & résolutives, en les employant dans les bains. Hernandez ajoûte qu’appliquées en fomentation, elles guérissent la gale, & qu’on en fait un sirop très-efficace contre le flux de ventre. Il prétend encore que la décoction de l’écorce du goyavier est bonne pour l’enflure des jambes, pour les ulceres fistuleux & autres maux : mais les goyaviers que nous cultivons en Europe n’ont aucune de ces propriétés, & il est vraissemblable que ceux de l’Amérique ne les ont pas davantage. Le témoignage d’Hernandez n’est pas d’assez grand poids pour mériter créance, & les voyageurs éclairés auxquels on peut se rapporter, ne confirment point le témoignage du medecin espagnol.

Le fruit du goyavier est regardé dans le pays comme également sain & délicieux, & peut passer avec raison, au rapport du chevalier Hans Sloane, pour le premier fruit des Indes, quand il est mûr, bien choisi, & qu’il est venu dans une bonne exposition. Vers le tems qui approche de sa maturité, c’est-à-dire quand il est encore verd, il est dur & astringent ; en murissant un peu plus, il acquiert une nature moyenne ; dans sa pleine maturité, il est plein de suc doux, & a le goût & l’odeur de la framboise : il est alors relâchant, au lieu qu’il resserroit auparavant. Les hommes & les oiseaux en sont également avides.

Les goyaves rouges & blanches ont le même degré de bonté au gout, & different seulement en ce que les unes ont le dedans blanc, & les autres l’ont rouge, ou pour parler plus juste, de couleur de chair. Les habitans du pays mangent les goyaves en plusieurs manieres, crues, cuites au four, ou devant le feu & en compote. On en fait aussi de la gelée, des confitures, des candis & des pâtes. On les employe en santé & en maladie. Ce fruit, dit le chevalier Hans Sloane, a le seul inconvénient que quand il est bien mût, il se corrompt très-vîte ; quand il l’est moins, il est astringent, resserre prodigieusement, si l’on en mange beaucoup ; & ses graines étant parvenues dans les gros boyaux, en particulier dans le rectum, y occasionnent avec les excrémens endurcis par leurs pointes aiguës & irrégulieres, une grande douleur, & très-souvent un flux de sang par le déchirement qu’elles produisent.

On a eu en Europe la curiosité de cultiver les goyaviers, & on est parvenu à en avoir du fruit, quoique ces arbres ne croissent guere parmi nous qu’à la hauteur de six ou sept piés. Leur culture est très difficile : on les multiplie en semant leurs graines dans un lit chaud, & quand elles ont monté, en les transplantant dans un petit pot rempli de bonne terre, qu’on met dans un lit de tan, observant de leur donner de l’air à proportion de la chaleur qui regne ; ensuite on les met à l’étroit pour mieux fortifier leur tige dans de plus grands pots, qu’on porte dans les serres à la fin d’Août, dans un endroit où la chaleur est tempérée : on les arrose fréquemment pendant l’hyver avec de l’eau qu’on aura tenue au-moins 24 heures dans la serre pour en ôter le froid. Il faut souvent nettoyer les feuilles avec une guenille de laine, pour en ôter la poussiere, les ordures & la vermine, qui attaque ces sortes de plantes ; en été, il faut leur donner de l’air en ouvrant les fenêtres de la serre qui les regarde ; mais il faut éviter de les sortir, excepté pour quelques heures, par une pluie chaude, ou pour les nettoyer ; autrement ils ne produiront ni fleur ni fruit.

Les voyageurs françois, comme le P. du Tertre, Lonvilliers, le P. Labat, les auteurs des lettres édifiantes, & Moore parmi les Anglois, parlent beaucoup du goyavier & de son fruit : mais outre qu’ils ne sont point d’accord dans leurs relations, ils se sont attachés aux détails les moins intéressans. (D. J.)

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Étymologie de « goyavier »

Apparaît en 1647; dérivé de gouiavier,1601, venant de goyave.
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Phonétique du mot « goyavier »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
goyavier gɔjavje

Citations contenant le mot « goyavier »

  • Le goyavier se consomme généralement juste après avoir été pris de l’arbre, des fois sur le chemin du retour après quelques heures de cueillette. Mais il peut aussi être transformé en jus, parfois de fabrication artisanale, les bouteilles sont vendus directement à des particuliers toujours à la recherche d’un produit de qualité. Linfo.re, Le jus de goyavier fait fureur - LINFO.re
  • On y trouve des pommiers, des poiriers, des cerisiers, des abricotiers, des pêchers, des nectariniers, des pruniers, des plaqueminiers, des argousiers, des néfliers, des feijoas (goyavier du brésil)... Et des plantes : des cornouillers, des cynorhodons...  France Bleu, Au Jardin Gourmand Celle Lévescault
  • La saison des goyaviers est lancée, malheureusement, cette année, en raison de la crise sanitaire, les fruits ont du mal à être écoulés. Linfo.re, Un début de saison amer pour les goyaviers - LINFO.re
  • PLAINE-DES-PALMISTES. Alors que la saison du petit fruit rouge vient de commencer, impossible d’aller faire un tour à La Plaine-des-Palmistes pour aller faire le plein de goyaviers au bord des routes ou en allant cueillir les fruits directement sur les arbres des producteurs… Ces derniers ont trouvé la solution en proposant pour la première fois des livraisons sur toute l’île. Et ça marche. Premier à proposer ce service, le Verger de l’avenue du stade, croule sous les demandes. Sur sa page Facebook, les producteurs indiquaient dimanche en fin de matinée que les nouvelles commandes passées dans l’après-midi et cette semaine seront traitées à partir du 6 avril. Samedi, le verger avait déjà plus de 200 commandes à livrer et autant à confirmer. Nous avons tenté de le joindre sans succès hier. Clicanoo.re, [Société] Les goyaviers vont à vous | Clicanoo.re
  • "C’est le goyavier sur le gâteau", a indiqué Michel Vergoz, maire de Sainte-Rose. Linfo.re, Le Pont suspendu de la rivière de l’Est sélectionné pour le loto du Patrimoine - LINFO.re
  • L’objectif est de réduire au maximum les pertes des producteurs. Marie-Joëlle et Stéphanie ont décidé de vendre leurs goyaviers aux quatre coins de La Réunion. Linfo.re, Confinement : les goyaviers viennent jusque chez vous - LINFO.re

Images d'illustration du mot « goyavier »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « goyavier »

Langue Traduction
Anglais guava
Espagnol guayaba
Italien guaiava
Allemand guave
Chinois 番石榴
Arabe جوافة
Portugais goiaba
Russe гуайява
Japonais グアバ
Basque guava
Corse guava
Source : Google Translate API

Synonymes de « goyavier »

Source : synonymes de goyavier sur lebonsynonyme.fr
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