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Formeret

Définitions du mot « formeret »

Trésor de la Langue Française informatisé

FORMERET, subst. masc.

ARCHIT. Arc latéral d'une travée, parallèle à l'axe principal de la voûte d'un édifice. Le seul moyen de mettre les arcs-doubleaux et les formerets à une hauteur en rapport avec les arcs diagonaux, c'était d'employer l'ogive dans les premiers (Mérimée, Lettres Viollet-le-Duc,1870, p. 287).
Prononc. : [fɔ ʀmə ʀ ε]. [ə] se conserve pour éviter l'homophonie avec formerait [fɔ ʀm(ə)ʀ ε]. Étymol. et Hist. 1397 fourmoyret (Devis de la Chap. S. Lievin, Arch. du Pas-de-Calais, série G, off. d'Arras ds Gay); 1490 formerez (Cptes des Célestins de Chartres, Arch. K, 272, ibid.). Dér. de forme*; suff. -eret*.

Wiktionnaire

Nom commun

formeret \fɔʁ.m(ə).ʁɛ\ masculin

  1. (Architecture) Nervure qui fournit comme une espèce de couvre-joint à la ligne suivant laquelle une travée de voûte d’arêtes s’unit au mur latéral de l’édifice.
    • Ces fondations, et un mur de ce cloître, conservé avec les piles engagées et les formerets des voûtes, se rapportent aux tracés des vieux plans de la cité. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)

Nom commun

formeret \Prononciation ?\ masculin

  1. Formeret.
    • Il fauldra voulter ladite tour [tour d'Aubette à Rouen], laquelle a quinze piez de creux, et en'sont les carches [cercles du ceintre] et fourmeres dejà assizes. — (1406)
    • et assit ung fromeret sur le viez mur de l'anchienne halle. — (Béthune, 1499)
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Littré (1872-1877)

FORMERET (for-me-rè) s. m.
  • Terme d'architecture. Arc saillant ou nervure d'une voûte gothique.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

FORMERET. Ajoutez : - HIST. XVe s. Il fauldra voulter ladite tour [tour d'Aubette à Rouen], laquelle a quinze piez de creux, et en'sont les carches [grands cercles du ceintre] et fourmeres dejà assizes (1406), J. Quicherat, Rev. archéol. t. VII, p. 68.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

FORMERET, s. m. en Architecture gothique, ce sont les arcs ou nervures des voûtes gothiques, qui forment les arcades ou lunettes par deux portions de cercle, qui se coupent à un point. (P)

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Étymologie de « formeret »

De l’ancien français formeret.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

De ferme ou forme (→ voir fromerie et fermerie) avec les suffixes -er, -et.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « formeret »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
formeret fɔrmœrɛ

Évolution historique de l’usage du mot « formeret »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « formeret »

  • La très vaste salle capitulaire à douze travées, richement ornementée, à la porte excentrée est tout à fait exceptionnelle, avec notamment la Sainte Trinité avec ses trois têtes et quatre yeux et l’effigie d’Aliénor d’Aquitaine en clef de formeret. Bordeaux Gazette, L'Abbaye de Fontdouce, histoire et mystères ...
  • Objectif : embaucher un apprenti d’ici un an pour le formeret lui offrir un CDI dans les deux trois ans. Une ambition qui balaye l’inquiétude des débuts. "Oui, bien sûr, c’est angoissant de se demander tous les mois si on va arriver à faire le chiffre, pour respecter le prévisionnel. Mais on est tellement fiers d’avoir créé quelque chose et de voir que, jusqu’ici, on y arrive. Au bout de quatre mois, on voit qu’il y a toujours du boulot et du monde pour nous faire travailler. On ne regrette absolument pas d’avoir sauté le pas. C’est une grande fierté de bosser pour soi." ladepeche.fr, Le Mas-d'Azil. Nicolas Olivet et Arnaud Gallot-Lavallée lancent Arize Mécanique Précision - ladepeche.fr
  • L’élévation retrouve ce même parti de simplicité dans la superposition de quatre niveaux, si du moins l’on restitue les roses au-dessus des tribunes, supprimées au XIIe siècle est rétabli par l’architecte restaurateur, Viollet-Le-Duc, dans les travées qui encadrent la croisée du transept. Les tribunes, qui s’interrompent, dans l’un et l’autre bras surmontent collatéral et déambulatoire intérieurs. À l’origine, les fenêtres se trouvaient comprimées entre le formeret des voûtes et les roses destinées à aérer les combles des tribunes. Comme il se doit à cette époque, le couvrement est constitué sur le vaisseau central de six branches d’ogives. Les branches intermédiaires ne supportent qu’un poids relativement faible, les voûtains intermédiaires étaient plus réduits que les deux autres. Les architectes gothiques de cette période en ont tiré un parti esthétique, en alternant support faible et support fort. L’architecte de Notre-Dame de Paris, dans une recherche d’unification, à renoncer à ce rythme alterné, aussi bien, dans les colonnettes qui reçoivent les ogives des voûtes hautes, que dans les supports du premier niveau. Ces derniers sont de fortes colonnes à tambours, toutes identiques. L’architecte a mis en évidence la travée constituée de deux éléments verticaux qui enferme une élévation identique. Le couvrement vient donc en contrepoint de cette conception unitaire. L’alternance fait en revanche sa réapparition dans les collatéraux de la nef. Certes, le couvrement est quadripartite, définissant ainsi des travées carrées et non plus rectangulaires, mais il a adopté un parti alterné pour les supports intermédiaires. Une colonne de fort diamètre succède à une autre de diamètre faible, entourée de douze colonnettes posées comme des chandelles suivant le principe du délit. Cette dernière se trouve dans l’alignement de la retombée forte du vaisseau central. Il s’agit d’un choix purement esthétique et non pas constructif, la pierre en délit risquant d’éclater sous une charge trop forte. L’emploi systématique de la colonne assisée a permis des effets très remarquables qui se distinguent le plus particulièrement dans le chevet : travées droites et déambulatoires. Leur relative minceur a permis de façon assez remarquable de désencombrer le volume intérieur et de laisser librement circuler l’air. La maîtrise de l’architecte dans le couvrement des parties courbes lui a permis enfin une très grande liberté dans l’emplacement des supports. Les tribunes spacieuses s’ouvrent largement sur le vaisseau central. Elles posent la question de leur éclairage originel. Elles assurent par leur disposition un contrebutement du vaisseau central. L’analyse plus poussée du monument mettant en évidence une certaine diversité. On est en droit d’avancer l’idée que trois architectes au moins se sont succédés sur le chantier. Le premier, qui a défini en accord avec l’évêque le parti général de l’édifice, a construit le chevet, avec les travées droites et le déambulatoire : c’est à lui que l’on doit les supports orientaux de la croisée, formés d’un jeu serré de colonnettes engagées qui partent de fond. Le second maître a conçu et implanté les trois travées orientales de la nef. Il y abandonne le parti des supports saillants sur les murs. Dans la croisée, il adopte des pilastres qui partent de fond jusqu’à la retombée des ogives, d’où l’avantage de désencombrer de façon assez sensible l’espace intérieur. On retrouve ce même principe dans les tribunes et le gain en largeur des ouvertures n’est pas négligeable. Dans les collatéraux extérieurs, il établit les colonnettes, sur un même plan, à l’intérieur de gorges profondément creusées. Les retombées des voûtes dans le vaisseau central, sont également reçues par trois colonnettes établies sur un même plan. Un troisième architecte intervient lors de la construction des tours et dans la travée qui lui fait suite à l’est. Il abandonne ce parti d’aplatissement, fait saillir la colonnette centrale sous la retombée des voûtes du vaisseau central, en individualisant base et chapiteau. Il renonce à ce qui faisait l’originalité de Notre-Dame, la colonne au profit du support chartrain : sur un noyau circulaire se trouvent engagées quatre colonnettes. Dans le support oriental, il se contente d’une seule tournée vers le vaisseau central. Connaissance des Arts, Pourquoi Notre-Dame est un chef-d'œuvre ? | Connaissance des Arts

Images d'illustration du mot « formeret »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « formeret »

Langue Traduction
Anglais train and
Espagnol entrenar y
Italien treno e
Allemand zug und
Chinois 训练和
Arabe تدريب و
Portugais treinar e
Russe тренироваться и
Japonais 電車と
Basque trena eta
Corse trenu è
Source : Google Translate API

Synonymes de « formeret »

Source : synonymes de formeret sur lebonsynonyme.fr

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