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Épistémique

Sommaire

  • Définitions du mot épistémique
  • Étymologie de « épistémique »
  • Phonétique de « épistémique »
  • Évolution historique de l’usage du mot « épistémique »
  • Citations contenant le mot « épistémique »
  • Traductions du mot « épistémique »

Définitions du mot épistémique

Wiktionnaire

Adjectif

épistémique \e.pis.te.mik\ masculin et féminin identiques

  1. Relatif à la connaissance.
    • Selon le modèle cohérentiste, les propriétés épistémiques d’une croyance propositionnelle donnée dépendent des propriétés épistémiques, non seulement d’autres croyances propositionnelles qui la justifient, mais encore, du réseau de croyances dans son ensemble.
    • Leur mise en garde consiste à mettre en cause la fonction épistémique de la démocratie et à se demander si le peuple est suffisamment éclairé pour pouvoir décider rationnellement. — (Alexandre Viala, « Le macronisme ou le spectre de l’épistocratie » sur LeMonde.fr, Le Monde. Mis en ligne le 18 octobre 2017, consulté le 19 octobre 2017)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « épistémique »

Du grec ancien ἐπιστήμη, epistếmē (« science ») avec le suffixe -ique.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « épistémique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
épistémique epistemik

Évolution historique de l’usage du mot « épistémique »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « épistémique »

  • Engel juge cette position trop rigide. Il en reprend néanmoins le cœur à son compte, et se propose de la tempérer et de la reformuler pour la rendre acceptable. Il entend donc soutenir, dans le champ des positions en la matière, une thèse intermédiaire : l’épistémologie ne saurait constituer à elle-seule l’éthique de la croyance, mais celle-ci ne doit pas pour autant subordonner les normes épistémiques à des valeurs ou des fins qui leur seraient extérieures. Rappelons que, en philosophie morale, on distingue en particulier les éthiques déontologiques et les éthiques conséquentialistes. Les premières sont des éthiques du devoir, selon lesquelles nos actions doivent se conformer aux normes pour elles-mêmes. Pour les deuxièmes, les normes du comportement sont subordonnées, selon les versions, aux désirs ou aux fins, le bonheur par exemple. Dans ce camp, on trouve les éthiques aristotéliciennes, selon lesquelles l’éthique est conçue en termes de vertus, dont certaines sont proprement intellectuelles. Les vertus sont les dispositions acquises propres à accéder, avec succès, aux biens de la vie. On y trouve aussi les éthiques utilitaristes et les éthiques pragmatistes. Pour toutes ces conceptions, les normes éthiques n’existent pas indépendamment des buts pratiques, quelle que soit la manière dont ils sont déterminés. Engel cite à ce propos le philosophe William James qui, dans une réponse à Clifford précisément, soutient qu’il est raisonnable, dans certaines occasions, de croire ce qu’on désire voir se réaliser, puisque croire intensément quelque chose est, parfois, propre à le faire advenir. , Que devons-nous croire ? - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
  • Autrement dit : c’est aux électeurs de faire le tri en le vrai et le faux, pas à Facebook. Ce n’est pas la responsabilité de Facebook de vérifier la vérité du contenu des publicités politiques qui y sont diffusées. Mark Zuckerberg revendique explicitement d’être irresponsable en ce qui concerne la fiabilité des informations que son entreprise fait circuler, au moins vis-à-vis de ses usagers (vis-à-vis de ses clients, c’est peut-être différent). On parle ici d’une irresponsabilité « épistémique », car elle concerne la manière dont on s’assure qu’une information est vraie ou fausse (on peut bien sûr dire de Facebook qu’elle est également irresponsable sur le plan moral ou politique, mais ce sont d’autres aspects de la question). The Conversation, Publicités politiques : l’irresponsabilité épistémique de Facebook… et des autres
  • Qu’on ne s’y trompe toutefois pas : le zététicien-type est le plus souvent compétent (car bien informé sur les sujets qu’il traite), honnête (car volontairement, en vertu de la nature même de sa pratique, anti-complaisant), responsable épistémiquement (car engagé dans une constante autocritique, parfois d’ailleurs renforcée par des échanges intracommunautaires en amont et en aval de toute publication) et, enfin, partie prenante d’une communauté veillant à la fiabilité de ses contenus (comme le Café des sciences, association loi 1901 fédéralisant les vulgarisateurs du web et établissant des exigences informelles de qualité). Cela étant, comme dans toute activité peu régulée, les dérives liées à l’absence de garantie d’expertise sont immanquables, et trouvent comme symptômes immédiats : erreurs factuelles, confusions conceptuelles et autres maladresses contre-productives. , Zététiciens et autres "debunkers": qui sont ces vulgarisateurs 2.0? - La Libre
  • Elle trouve non seulement dommage mais aussi « immoral » de réduire au statut de « mignon » ou d’« adorable », comme elle l’entend souvent, la pensée de la jeune génération. « On se prive de perspectives qui sont uniquement les leurs, parce qu’ils grandissent dans un contexte qu’on connaît juste comme adulte, illustre-t-elle. On appelle ça en philo un statut épistémique, un statut de personne connaissante, qui est vraiment différent du nôtre. Et en leur faisant faire de la philosophie, on leur donne la chance de nommer ces choses-là afin qu’ils puissent les partager avec nous. » Le Devoir, ​Le petit Devoir de philo: La valeur unique de la pensée de la jeunesse | Le Devoir
  • Il est possible d’envisager des pistes de remédiation. Si ces problèmes se renforcent mutuellement, le fait que leurs origines sont communes dans une mesure importante est plutôt favorable. Répétons-le, le problème de la dimension normative est impossible à évacuer complètement, mais il n’en résulte pas que rien ne puisse être fait sur ce front. Tout d’abord, il faut rappeler qu’une vigilance face à l’influence que peuvent avoir les biais des chercheurs a bien souvent laissé place, dans des épistémologies se réclamant largement des SHS, à un pessimisme très fort  : les épigones nord-américains de Foucault, notamment, ont ainsi cru pouvoir conclure que l’idéal d’objectivité n’est qu’un mensonge, les échanges et débats d’idées ne servant que de masque aux luttes de pouvoir entre groupes, dont les individus doivent être vus comme des représentants intéressés. Ce nihilisme épistémique est dominant dans les départements universitaires de cultural studies, très répandus dans le monde anglophone, et, à moindre mesure, présent dans les disciplines plus classiques des SHS. Il faut dénoncer cet état de fait à chaque occasion qui se présente. Telos, Triple embûche pour les sciences sociales - Telos
  • M. Rutland insiste pour sa part sur l’effet « épistémique » d’un groupe de recherche composé surtout de personnes blanches. « Ça a un effet sur le type de questions qu’on voit comme légitimes ou illégitimes », explique-t-il en faisant mention d’un projet pancanadien auquel il a participé, axé sur les quartiers « en transition » où les universitaires de l’équipe, comme les représentants du partenaire « communautaire », étaient blancs. Le Devoir, L’Observatoire des profilages accusé d’être peu diversifié | Le Devoir

Traductions du mot « épistémique »

Langue Traduction
Anglais epistemological
Espagnol epistemológico
Italien epistemologico
Allemand erkenntnistheoretisch
Chinois 认识论的
Arabe المعرفية
Portugais epistemológico
Russe гносеологический
Japonais 認識論的
Basque epistemologiko
Corse epistemologica
Source : Google Translate API
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