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Électrofaible

Définitions du mot « électrofaible »

Wiktionnaire

Adjectif

électrofaible \e.lɛk.tʁɔ.fɛbl\ masculin et féminin identiques

  1. (Physique) Concernant l’unification de l’interaction électromagnétique et l’interaction faible.
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Étymologie de « électrofaible »

Calque de l’anglais electroweak, lui-même composé de electro- (« électro- ») et de weak (« faible »).
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Phonétique du mot « électrofaible »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
électrofaible elɛktrɔfɛbl

Évolution historique de l’usage du mot « électrofaible »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « électrofaible »

  • La découverte du boson de Brout-Englert-Higgs (BEH) incite à considérer les conséquences qu'implique son existence. Quelques millionièmes de millionième de seconde après l'hypothétique temps zéro du modèle cosmologique standard, le champ de BEH aurait donné une masse aux particules du modèle électrofaible. Une nouvelle étude laisse penser que le phénomène aurait généré des ondes gravitationnelles à la portée de la prochaine génération d'instruments d'astronomie gravitationnelle. Futura, Cosmologie : pourra-t-on voir la naissance de la masse des particules ?
  • Or, dans un tel univers primordial, les quatre forces fondamentales sont complètement bouleversées. À notre échelle, ces forces ont des intensités et des rayons d’action bien différents : de l’interaction nucléaire forte qui n’agit qu’à l’échelle du noyau atomique pour maintenir ensemble protons et neutrons, à la gravité qui permet à la Lune de déplacer les océans terrestres et agit à travers tout le cosmos. Mais dans un univers primordial de taille extrêmement réduite, toutes ces forces se retrouvent nécessairement à jouer sur les mêmes échelles de distance. À partir d’un certain niveau, quand les échelles de distance sont assez faibles et les échelles d’énergie assez élevées, interaction faible et électromagnétisme s’unissent en une seule force, dite électrofaible. , À la recherche des origines du monde dans les tunnels du Cern
  • Environ 300 chercheurs de 70 institutions ont joint leur forces pendant 8 ans pour analyser les résultats des expériences concernant les entrailles des protons au centre de recherche Desy en Allemagne. Ce travail formidable a encore plus confirmé la pertinence de la QCD pour décrire les propriétés des hadrons. Il a permis aussi de vérifier que les forces électromagnétique et nucléaire faible tendaient à devenir identiques à hautes énergies, comme le prédit le modèle électrofaible. Futura, On a vu l'unification des forces éléctromagnétique et nucléaire faible
  • Le modèle électrofaible contient aussi depuis les années 1970 une description de phénomènes de conversion de certains quarks en d'autres quarks. Il s'agit de la fameuse matrice de Cabibbo–Kobayashi–Maskawa (CKM). On y trouve là aussi des paramètres libres, notamment ceux fixant certaines réactions violant la fameuse symétrie CP. Cette violation est un des ingrédients essentiels postulés par le physicien Andrei Sakharov pour rendre compte du mystère de l'antimatière manquante en cosmologie. Dans le cas de la matrice CKM, l'ampleur de la violation CP mesurée est cependant insuffisante pour permettre de comprendre pourquoi et comment l'univers observable ne contient pas l'antimatière qu'il aurait dû produire en même quantité que la matière au moment du Big Bang. Futura, Les neutrinos à T2K, une clé de l'énigme de l'antimatière manquante ?
  • Ce mécanisme a été utilisé pour donner des masses à d'autres bosons, appelés W et Z, qui ont servi à unifier les forces électromagnétique et nucléaire faible en une nouvelle interaction, dite électrofaible. Cette théorie de Glashow-Salam-Weinberg (ou GSW, du nom de ses auteurs) a été ensuite combinée avec la théorie des forces nucléaires fortes entre quarks, la chromodynamique quantique, ou QCD, qui introduit d'autres bosons, les gluons. Futura, Vidéo | Qu'est-ce que le boson de Higgs ?
  • Le Cern fêtait les 40 ans d'un de ses plus puissants accélérateurs de particules, le Supersynchrotron à protons. Cet instrument pionnier a permis des découvertes célèbres, celle des bosons W et Z en 1983 et, plus indirectement, celle du boson de Brout-Englert-Higgs en 2012, c'est-à-dire des trois nouveaux bosons prédits par le modèle électrofaible. Toujours en activité, le SPS alimente en protons et ions lourds le LHC. Futura, Un pionnier des accélérateurs de particules, le SPS, fête ses 40 ans
  • Toujours plus puissant, toujours plus grand. Ce pourrait être la devise du CERN qui, depuis la seconde moitié du XXème siècle, ne cesse de repousser les limites technologiques de ses accélérateurs de particules. Depuis le Synchro-Cyclotron de 1957, le LEP, le Large Electron Positron Collider de 1989 qui a permis de confirmer l’interaction électrofaible, puis le LHC, le Grand Collisionneur de Hadrons inauguré en 2008, et l’observation du Boson de Higgs. La prochaine étape devrait être le FCC, pour Future Circular Collider, un accélérateur de particule circulaire donc, de 100km de diamètre - là où le LHC n’en fait “que” 27, un accélérateur dont on espère qu’il permettra de bousculer les limites du modèle standard de la physique des particules.  France Culture, LHC, pour quelques kilomètres de plus
  • La plupart des théories sur la façon dont la matière a pris le dessus sur l’antimatière se répartissent en deux camps principaux. L’une, appelée baryogenèse électrofaible, propose des versions supplémentaires du boson de Higgs. Si ces cousins ​​de Higgs existent, ils auraient pu aider à déclencher une transition de phase abrupte, semblable au changement lorsque l’eau passe du liquide au gaz, au début de l’Univers, qui aurait pu conduire à un peu plus de matière que d’antimatière. Trust My Science, Une récente étude concernant l'antimatière révèle des indices sur les débuts de l'Univers
  • Le LEP est inauguré le 13 novembre 1989. Très rapidement, les prédictions surprenantes de la théorie sur la force électrofaible sont confirmées  : existence de particules de masses au repos de 85 et 97 fois celle du proton (Le proton est une particule subatomique portant une charge électrique élémentaire positive.). Techno-Science.net, 🔎 Organisation européenne pour la recherche nucléaire - Définition et Explications
  • Les travaux de P. Higgs et F. Englert jouent un rôle essentiel dans la construction du modèle standard de la physique des particules. Dans les années 1960, les physiciens ont décrit les interactions fondamentales (interactions électromagnétique, faible et  forte) qui régissent le comportement des particules élémentaires (électrons, muons, taus, neutrinos et quarks). Ces interactions sont véhiculées par des particules médiatrices : les photons pour l’interaction électromagnétique, les bosons Z et W pour l’interaction électrofaible (l’unification de l’électromagnétisme et de l’interaction faible), et les gluons pour l’interaction forte, qui lie ensemble les quarks au sein des protons et des neutrons. Une des difficultés du modèle était que les bosons Z et W de l’interaction électrofaible, qui n’avaient pas encore été observés, devaient avoir une masse élevée. Or la présence de bosons massifs entraient en conflit avec certaines contraintes de symétrie du modèle. Pourlascience.fr, Un prix Nobel pour le boson de Higgs | Pour la Science
  • Que s'est-il donc passé, pour qu'à un moment donné de l'histoire de l'Univers, la force électrofaible disparaisse en donnant naissance à deux forces aussi différentes ? C'est pour répondre à cette question que l'hypothèse du boson de BEH a été formulée. Avant son existence, les particules étaient dénuées de masse, après interaction avec le BEH , elles ont acquis une masse. Ainsi le mécanisme qui a donné naissance au boson de BEH est à l'origine de la masse dans l'Univers … Le Cern a donc trouvé la recette du boson.. reste encore à déterminer minutieusement ses propriétés … C'est à cette tâche que vont s'atteler les physiciens maintenant. Sciences et Avenir, Question de la semaine : C'est quoi le Boson de Higgs ? - Sciences et Avenir
  • Enfin arriva le LHC, couronnement de la technique en mode proton-proton de 6,5 TeV d’énergie par faisceau. La première motivation était la découverte du boson de Higgs. Le mécanisme de Higgs permet l’unification des interactions électromagnétique et faible au sein de la théorie électrofaible ; il est à l’origine de la différenciation des masses des particules. Le LHC est assemblé dans le tunnel de 27 km hérité du LEP. C’est un anneau de 1 232 aimants supraconducteurs fonctionnant à 1,7 Kelvin (soit à peine plus que la température du zéro absolu) de 6 mètres de long et pesant 30 tonnes. Découvrir le Higgs demanda vingt ans ! The Conversation, Les accélérateurs de particules : toujours plus grands pour sonder l’infiniment petit
  • Pourquoi le boson de Higgs est-il si important ? Dans les années 1960, les physiciens des particules ont développé le « modèle standard », qui décrit les particules élémentaires et leurs interactions. Le physicien américain Sheldon Glashow montra que l’interaction faible – responsable de certains processus radioactifs – et l’interaction électromagnétique peuvent être unifiées et décrites par l’interaction dite électrofaible. Lorsque deux particules interagissent, elles échangent une particule médiatrice – un boson (une particule de moment cinétique, ou spin, entier dans les unités atomiques). L’interaction électrofaible met en jeu quatre bosons différents. Pour des raisons théoriques, trois de ces bosons devaient être massifs, le quatrième étant le photon, de masse nulle. Mais ces masses non nulles entraient en conflit avec certaines considérations portant sur la symétrie de la théorie. Pourlascience.fr, Le boson de Higgs enfin découvert ! | Pour la Science
  • Le succès de la description de la QED a conduit les physiciens à rechercher une théorie analogue pour les interactions faible et forte. C'est ainsi que s'est construit, dans la période 1960-1973, le modèle standard de la physique des particules. Celui-ci repose notamment sur une symétrie de jauge dite électrofaible, qui relie les interactions faible et électromagnétique. L'interaction forte, elle, repose sur une autre symétrie de jauge et est décrite par l'échange de gluons entre les quarks. Pourlascience.fr, [40 ans] 2012 : le boson de Higgs, aux origines de la masse des particules | Pour la Science
  • Le boson de Higgs est en fait un sous-produit d’un mécanisme de brisure spontanée de symétrie qui, dans le Modèle Standard, décrit comment les médiateurs de l’interaction électrofaible entre particules de matière acquièrent une masse et comment ces particules de matière deviennent massives à travers leur interaction avec le boson de Higgs. Ce dernier est donc la clef de voûte de la structure fondamentale de la matière. leplus.nouvelobs.com, Boson de Higgs : ce que change cette découverte - le Plus
  • En fait, l'existence du boson W a été prédite presque dix ans avant la publication de la fameuse théorie des forces électrofaibles de Glashow-Salam-Weinberg dans deux publications, l'une faite par Richard Feynman et Murray Gell-Mann (1958) et l'autre par E. C. G. Sudarshan et R. E. Marshak (1957), comme l'explique le physicien Leite Lopes, qui a été partie prenante de cette complexe gestation d'une théorie unifiée des forces électromagnétiques nucléaires faibles. Futura, Masse du boson W : le Cern toujours en quête d'une nouvelle physique
  • Distler et ses collègues viennent de trouver un Lagrangien effectif qui, à basse énergie, reproduit la théorie électrofaible du modèle standard mais s'en écarte probablement vers le Tev, notamment pour les processus d'interaction avec collisions de bosons W. Dans ce cas, la réaction viole explicitement certaines bornes équivalentes à certaines des hypothèses que l'on croit valides pour une matrice S. La mesure précise de cette réaction devrait être relativement facile avec le LHC, ce n'était pas le cas auparavant avec le LEP. Futura, Un nouveau test pour la théorie des cordes !
  • Au-delà, les physiciens constatent que l’interaction de ces particules avec le Higgs revient à les affubler d’une masse. Ainsi, le "Higgs" ne rend pas seulement compatible les symétries de la théorie électrofaible avec le fait que le W et le Z ont une masse, il donne une raison à l’existence même de ces masses. Mieux encore : on se rendra compte par la suite qu'il explique de la même manière la masse des particules de matière, les quarks et les leptons. Science-et-vie.com, Particule X : dans les pas du boson de Higgs - Le blog de Math... - Science & Vie
  • Une seconde solution appelée « solution conforme » et proposée par les physiciens polonais Krzysztof Antoni Meissner et Hermann Nicolai, consiste à supprimer un terme quadratique de masse du champ de Higgs, ce terme étant responsable de la divergence produite par la renormalisation. Cependant, si un terme quadratique est supprimé, cela nécessite de trouver un autre mécanisme expliquant la brisure de symétrie électrofaible. Pour ce faire, les physiciens utilisent le mécanisme de Weinberg–Coleman, impliquant l’existence de plusieurs types de bosons de Higgs. Trust My Science, Gravité et interaction faible : un problème de hiérarchie ?
  • Il se pourrait donc bien qu'une théorie de supergravité pure en 4 dimensions, celle avec N=8, soit non seulement finie mais contienne effectivement le modèle électrofaible avec violation de la parité. La théorie des cordes n'est peut-être pas nécessaire après tout... Futura, Breakthrough Prize : des millions de dollars pour la supergravité, théorie quantique de la gravitation
  • Selon Espinosa, Racco et Riotto, si le vide du modèle électrofaible est bien instable à de très grandes valeurs du champ associé au boson Brout-Englert-Higgs, des fluctuations quantiques dans ce champ au moment de l'inflation auraient fait naître des régions de grandes densités (voir la vidéo de Gian Francesco Giudice) qui se seraient effondrées en minitrous noirs avec des masses de l'ordre de 1015 kg. Ces masses et les abondances de ces objets seraient précisément ce qu'il faudrait pour rendre compte de la matière noire sous certaines hypothèses tout en étant compatible avec les contraintes observationnelles. Futura, Le boson de Higgs explique-t-il l'origine de la matière noire ?
  • Un groupe de symétries noté U(1) est ainsi lié à l'existence des bosons Z du modèle électrofaible. Ce groupe émerge aussi des équations que suggère la théorie des supercordes quand elle veut retrouver le modèle électrofaible et dans les équations qui le prolongent. En pratique, il apparaît à plus hautes énergies de nouvelles forces ressemblant à celles de ce modèle, à ceci près que les bosons véhiculant ces interactions sont plus massifs. Ce sont les bosons Z', et même W' les cousins des bosons W décrit par un même groupe de jauge, SU(2). Futura, Le LHC toujours sur la trace du mythique boson Z'
  • Avant d'aborder les travaux de Moss, Gregory et Burda, il est important de réaliser qu'ils reposent sur l'hypothèse que le modèle électrofaible, et plus généralement le modèle standard, restent valables jusqu'à l'énergie de Planck environ. C'est logiquement possible au vu des caractéristiques du boson de Brout-Englert-Higgs observé dans les détecteurs du LHC mais plusieurs raisons laissent penser qu'une nouvelle physique doit intervenir bien avant ce seuil d'énergie. De fait, la création de minitrous noirs au LHC suppose justement des manifestations de cette nouvelle physique vers 10 TeV environ. Futura, Le LHC va-t-il détruire l'univers ?
  • Sale temps pour les découvreurs du modèle électrofaible. Il y a deux mois, on apprenait la mort du prix Nobel de physique Simon van der Meer, l'un des chercheurs ayant rendu possible la découverte des bosons Z et W prédits théoriquement par Glashow, Salam et Weinberg. Futura, Robert Brout ne pourra plus recevoir le prix Nobel
  • Cette spectaculaire prédiction a donc été vérifiée il y a 40 ans et elle a contribué à crédibiliser la QCD et son association avec le modèle électrofaible de Glashow-Salam-Weinberg qui lui prédisait l'existence des bosons W, Z et bien sûr le fameux boson de Brout-Englert-Higgs. Futura, Les 40 ans des gluons, la colle des quarks
  • En effet, depuis les travaux des pionniers de la fin des années 1960, la théorie électrofaible et la chromodynamique quantique ont été découvertes. Lors de la période où existait un plasma de quarks et de gluons ainsi que pendant celle dite de "la transition de phase électrofaible" (celle ou les bosons W et Z ont acquis une masse à cause du boson de Higgs), ces théories montrent qu'il est possible de générer des champs magnétiques cosmologiques. Futura, Champs magnétiques intergalactiques : une fenêtre sur l'avant-Big Bang ? (MAJ)
  • Presque toutes les prédictions du modèle standard ont été vérifiées dans le secteur que l'on appelle électrofaible. Les seules encore non testées sont celles faisant intervenir le boson de Higgs, à l'origine en particulier des masses des particules W et Z, l'équivalent des photons pour les forces nucléaires faibles. Le boson de Higgs doit cependant aussi être à l'origine des masses des particules de matière, comme les électrons et les quarks. Futura, Dernières nouvelles du boson de Higgs au Tevatron
  • Peut-être les auteurs pensaient-ils plus à des gens comme Abdus Salam, Prix Nobel de physique en 1979 pour ses travaux sur l'interaction électrofaible, qui était un fervent musulman (membre de la communauté ahmadiste) et voyait sa foi comme faisant partie intégrante de son travail scientifique. «Le Saint Coran nous encourage à refléter les vérités des lois de la nature créées par Allah; cependant, que notre génération ait eu le privilège d'apercevoir une partie de Son Dessein est une récompense et une grâce pour laquelle je présente mes remerciements avec mon humble cœur.» [Merci, Wikipédia!] Jean-Marc Gélineau, Montréal Le Devoir, Plus de religion, moins de science | Le Devoir
  • Les prédictions les plus importantes du modèle électrofaible basé sur le mécanisme de Brout-Englert-Higgs (BEH) concernent les masses des bosons W et Z. La découverte du boson de BEH vient d'ailleurs de la détection de sa désintégration en ces particules ainsi qu'en un autre boson, le photon. Grâce au détecteur Atlas, au Cern, on s'approche de la preuve que le mécanisme BEH explique aussi les masses des particules de matière, et pas seulement celles des bosons, ces médiateurs des interactions. Ce serait une confirmation de plus du modèle standard. Futura, De la physique à l'espace, le top 10 des perles de 2013
  • Remarquablement, de nouveaux neutrinos sont souvent requis par plusieurs tentatives pour unifier la force électrofaible avec la force nucléaire forte au sein de théories de grande unification (Gut) comme celle basée sur le groupe de Lie SO(10). Toutefois, les données de la cosmologie et les mesures réalisées sur la façon dont les bosons Z du modèle standard se désintègrent nous forcent à considérer des neutrinos qui ne participent pas aux interactions électrofaibles. Ils pourraient cependant prendre part à des processus faisant intervenir de nouveaux bosons de jauge à de très hautes énergies, celles des Gut. Mais aux énergies accessibles dans nos expériences, ils ne trahissent leur présence que par leurs implications dans les oscillations des neutrinos connus et par le champ de gravité qu'ils génèrent. C'est pour cette raison que ces neutrinos sont dits stériles par opposition aux neutrinos actifs du modèle standard. Futura, Matière noire : peut-être des signes des neutrinos stériles de Majorana
  • Quelques hypothèses ont bien sûr été proposées au cours des années. On sait par exemple que la force électrofaible, celle unifiant la force électromagnétique et la force nucléaire faible responsable de la désintégration radioactive bêta, possède justement des propriétés de chiralité dite gauche. Futura, Chiralité : une des grandes énigmes de la vie peut-être élucidée
  • L'avenir allait leur donner raison puisque le modèle électrofaible et surtout la chromodynamique quantique, la QCD, la théorie des forces nucléaires fortes basées sur le modèle des quarks, allaient effectivement faire usage d'équations non linéaires, dites de Yang-Mills. Mais le contenu physique de ces équations, comme le savait Fermi, reste difficile à explorer et des phénomènes surprenants y restent sans aucun doute cachés. C'est probablement ce que l'on vient de découvrir au LHC, une fois de plus, en étudiant des collisions de protons avec le détecteur Alice, avant tout destiné à percer les secrets du quagma, le plasma de quarks et de gluons. Futura, Énigme au LHC : des collisions de protons vraiment trop étranges
  • La physique fondamentale repose ainsi essentiellement sur la théorie de jauge, puisque les grandeurs doivent être invariantes pour tous les observateurs peu importe leur choix de référentiel. Par exemple, les équations de Maxwell qui décrivent le comportement d’un champ électromagnétique sont invariantes selon une certaine transformation de jauge. Dans les années 1950, une nouvelle théorie de jauge est développée sous l’impulsion de Chen Ning Yang et Robert Mills. Les équations de Yang-Mills décrivent l’interaction forte et l’interaction électrofaible (l’unification de l’électromagnétisme et de l’interaction faible) dans le modèle standard de la physique des particules. Karen Uhlenbeck a été une pionnière dans l’étude analytique rigoureuse des équations de Yang-Mills. Pourlascience.fr, Prix Abel 2019 : Karen Uhlenbeck, à la frontière entre géométrie et physique théorique | Pour la Science
  • Lorsque le modèle électrofaible a été construit puis combiné au modèle des interactions nucléaires fortes basé sur la théorie des quarks, les symétries de ces théories, qui prédisaient notamment l'existence de nouvelles particules, les bosons Z et W, nécessitaient qu'électrons, muons et tauons soient sensibles aux forces du modèle électrofaible de la même façon. Dit autrement, ces forces sont supposées universelles et s'appliquer de la même manière à toutes les particules que l'on appelle des leptons, tout comme la gravitation est supposée universelle et s'appliquer de la même manière à tous les corps dotés d'une masse. Futura, Trois expériences ont-elles vu le boson W' de la théorie des cordes ?
  • On a pu montrer (en particulier Weinberg cité dans le texte), et cela a été vérifié avec une précision spectaculaire dans les grands accélérateurs, que la force électromagnétisme et l’interaction faible sont « unifiées » à haute énergie dans l’interaction « électrofaible ». On en déduit qu’elles se sont séparées environ un dix milliardième de seconde après le Big Bang. On pense que l’interaction forte a également été unifiée avec l’interaction électrofaible encore plus tôt dans l’Univers primordial, et le Graal des physiciens est actuellement de trouver le moyen d’unifier ces trois interactions avec la gravité, à travers la théorie des cordes. Afis Science - Association française pour l’information scientifique, Le principe anthropique - Afis Science - Association française pour l’information scientifique
  • Le boson W est une particule fondamentale qui, dans le cadre du modèle électrofaible unifiant force nucléaire faible et force électromagnétique, est un cousin du photon. Il s'agit donc d'une excitation d'un champ quantique relativiste vectoriel lequel intervient dans les processus à l'origine de la radioactivité bêta. Atlantico.fr, La prodigieuse expérience du bouillant de Franklin ; Boson W | Atlantico.fr
  • Le Modèle standard qui combine la force électrofaible avec la force nucléaire forte fait intervenir trois groupes de Lie nommés U(1), SU(2), SU(3). En étendant le raisonnement de Klein, ces trois groupes s'avèrent pouvoir découler de symétries décrivant des dimensions spatiales supplémentaires, par exemple en forme de sphères. C'est ce que fit en particulier dans les années 1960 le physicien Bryce DeWitt dans ses cours donnés en 1963 à l'école des Houches. Une généralisation avec plusieurs dimensions spatiales supplémentaires capable de rendre compte des forces nucléaires y était présentée comme simple exercice pour étudiants doués. Futura, Géométrie non commutative et physique (1/3) : dans les pas d'Einstein
  • Les années 1970 composent aussi une période très intense pour le Cern. D’un point de vue instrumental, le premier collisionneur de hadrons – les anneaux de stockage à insertion – est mis en service à l’aube de la décennie, tandis que le Supersynchrotron à protons, d’une circonférence de 7 kilomètres, fournit ses premiers faisceaux à partir de 1976. Entre-temps, en apportant les premiers indices directs d’un courant neutre faible, l’expérience de la chambre à bulles Gargamelle est venue conforter la théorie électrofaible, avançant que la force faible et la force électromagnétique étaient en réalité deux versions différentes d’une même force – la confirmation définitive vient en 1983 avec la découverte au Cern des particules W et Z porteuses de l’interaction faible, qui vaudront à Carlo Rubbia et Simon van der Meer le prix Nobel de physique l’année suivante. CNRS Le journal, Le Cern, quelle histoire ! | CNRS Le journal

Traductions du mot « électrofaible »

Langue Traduction
Anglais electroweak
Espagnol electrodébil
Italien elettrodebole
Allemand elektroschwach
Chinois 电弱
Arabe كهروضعيف
Portugais eletrofraco
Russe электрослабая
Japonais 電弱
Basque electroweak
Corse elettroweak
Source : Google Translate API

Électrofaible

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