La langue française

Dénationaliser

Définitions du mot « dénationaliser »

Trésor de la Langue Française informatisé

DÉNATIONALISER, verbe trans.

A.− Vieilli. [Le compl. désigne une pers., un attribut de la pers., une collectivité, un objet concr.] Supprimer tout lien, tout rapport avec la nation qui lui est propre; plus particulièrement, faire perdre la nationalité et les caractéristiques qui y sont attachées. L'empereur (...) lui permit gracieusement de dénationaliser ses enfants (Sand, Consuelo,t. 1, 1842, p. 245).
P. anal. [L'obj. désigne une collectivité ou un produit culturel] Dénationaliser l'art grec, c'est déjà le trahir. Il doit être goûté dans son cadre naturel (Mauclair, De Watteau à Whistler,1905, p. 56).Une révolution sans barricades autrement terrible, parce qu'elle tend à dénationaliser le prolétariat, c'est-à-dire à trancher le dernier lien entre les fils d'une même race (Bernanos, La Gde peur,1931, p. 86).
Emploi abs. Le génie de la musique (...) dérationalise et dénationalise : il parle une langue primitive et universelle (Massis, Jugements,1924, p. 152).
Emploi pronom. à sens passif. Perdre sa nationalité et les caractéristiques qui lui sont propres. Le caractère du Français se dénationalise à l'étranger. (...) le pays qu'il habite déteint sur lui (Goncourt, Journal,1867, p. 340).
B.− [Le compl. désigne une entreprise] Remettre au secteur privé une entreprise qui appartenait au secteur public. Il fallait fusionner les deux firmes − quitte à les dénationaliser (Le Nouvel Observateur,juin 1976, no606, p. 33).
Prononc. et Orth. : [denasjɔnalize]. Ds Ac. 1878. Étymol. et Hist. 1. [Fin du xviiies. (sans réf. d'apr. DG)]; 1808 « priver de sa nationalité » (Napoléon Ier, Proclamation, II, 106, Fischer ds DG); 2. 1954 écon. (Le Monde, 13 oct. ds Gilb.). Dér. de nationaliser*; préf. dé-*. Fréq. abs. littér. : 19.

Wiktionnaire

Verbe

dénationaliser \de.na.sjɔ.na.li.ze\ transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se dénationaliser)

  1. Enlever son caractère national à.
    • A la différence des gens de condition élevée, il n’a pas été formé à une culture classique qui a pour effet de dénationaliser les intelligences, si j’ose ainsi dire, en les accommodant à la manière grecque et latine. — (préface du livre : François Cadic, Contes et légendes de Bretagne, librairie Galles, Vannes, 1950, page 5)
  2. En parlant d’une personne, priver de sa nationalité.
  3. En parlant d’une entreprise, ouvrir le capital d’une société à capitaux publics à l’actionnariat privé, qui avait fait l’objet d’une nationalisation préalable.
    • Les socialistes ont dénationalisé les banques que Mitterrand avait acquis pour l’État.
  4. (Pronominal) Renoncer à sa nationalité.
  5. (Pronominal) Perdre sa conscience nationale.
    • Mais le prince Sihanouk rétorquait que les expériences précédentes avaient été peu concluantes car les jeunes exilés se « dénationalisaient », les uns succombant à la séduction du marxisme et les autres à celle des jolies filles. — (Charles Meyer, Derrière le sourire khmer, Plon, 1971, page 165)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

DÉNATIONALISER. v. tr.
Priver de sa nationalité. Se dénationaliser, Renoncer à sa nationalité.

Littré (1872-1877)

DÉNATIONALISER (dé-na-si-o-na-li-zé) v. a.
  • Faire perdre le caractère national.

    Dénationaliser une marchandise, lui attribuer une provenance qui en dissimule la nationalité.

    Se dénationaliser, v. réfl. Se dit d'un individu qui adopte une autre nation.

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Étymologie de « dénationaliser »

Dé… préfixe, et national.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

De national, avec le préfixe dé- et le suffixe -iser.
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Phonétique du mot « dénationaliser »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
dénationaliser denatjɔ̃alize

Évolution historique de l’usage du mot « dénationaliser »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « dénationaliser »

  • Dans les années soixante-dix, Friedrich Hayek et l'école autrichienne recommandaient de dénationaliser la monnaie, en retirant « le monopole de la création monétaire des mains des gouvernements et en laissant cette tâche à l'industrie privée ». D'une certaine manière, le développement des cryptomonnaies pourrait être en train d'exaucer ce souhait. Les Echos, Les cryptomonnaies, une utopie anarcho-capitaliste | Les Echos
  • Il faut une fois pour toute casser la sncf et dénationaliser Et casser la CGT syndicat d’anti français Le Figaro.fr, Grève : le trafic SNCF encore «fortement perturbé» mercredi 18 décembre
  • Ensuite, une nouvelle forme de libéralisme est apparue à la fin des années 80. Ses caractéristiques étaient de pousser très loin la dépolitisation de la société et de l'économie, notamment en Europe, mais aussi de dénationaliser, c'est-à-dire de faire sortir du contexte national la vie sociale et économique et d'abaisser les protections dont on disait qu'elles décourageaient les gens de travailler et d'entreprendre. C'est ce qu'il s'est passé en Grande-Bretagne et aux États-Unis. C'est vrai qu'aujourd'hui, on ne reconnaîtrait plus le libéralisme d'Adam Smith ou des grands auteurs du XIXème siècle. Il prend désormais le visage de la concurrence comme solution à tous les problèmes, de la mondialisation comme avenir inéluctable de l'humanité avec un modèle unique dans lequel la politique et les cultures seraient totalement exclues. Sud Radio, L'évolution du libéralisme à travers les époques - Sud Radio
  • Le régime libéral, de 2003 à 2019, parenthèse péquiste mise à part, faisait le contraire. Il travaillait ouvertement à décentrer la nation de son cœur historique pour la redéfinir dans les paramètres idéologiques du multiculturalisme canadien. Le PLQ cherchait à dénationaliser le Québec. Plus encore, sous les années Couillard, il a ouvertement cherché à culpabiliser ceux qui résistaient même timidement à cette entreprise de dépossession collective à grande échelle. Philippe Couillard assimilait le moindre sursaut nationaliste québécois à une manifestation d’intolérance. Fier de regarder son peuple de haut, toujours prêt à le sermonner et à le morigéner, et se croyant appelé à le mater pour le faire enfin rentrer dans l’ordre canadien, il passera à l’histoire comme un de nos pires premiers ministres.  Le Journal de Montréal, Un gouvernement national | Le Journal de Montréal
  • On y revient donc: la question migratoire est enfin en train de s’installer au cœur du débat public en redéfinissant les clivages auxquels nous sommes habitués mentalement. La droite néolibérale fait alliance avec la gauche multiculturaliste pour dénationaliser notre vie collective, effacer progressivement les frontières et favoriser l’immigration massive. Pour elles, la nation est une forme historique périmée, ou du moins, qui n’a plus aucun substrat identitaire: ils parlent de la nation mais n'en ont plus qu'une conception désincarnée. De l’autre côté, le centre-gauche éclairé et les nationalistes plaident, chacun à leur manière, pour une politique d’immigration responsable qui passe obligatoirement aujourd’hui par une baisse significative des seuils d’immigration, pour des raisons qui relèvent à la fois du bon sens économique, de la situation du français et de l’avenir politique du Québec – en d’autres mots, parce qu’ils voient le Québec comme une nation avec une capacité d’intégration qui n’est pas illimitée, pour peu qu'on tienne compte de sa situation politique dans la fédération et de sa situation géopolitique en Amérique du nord. Les nationalistes devront aussi, assurément, mettre de l'avant une politique d'intégration centrée sur le principe de la culture de convergence et des mesures de renforcement du français pour remuscler la loi 101. On ne peut que souhaiter à ceux qui se rallient à ce programme de réaffirmation nationale le courage nécessaire pour assumer pleinement leurs idées. Ils en auront besoin lorsqu’ils se feront accuser de racisme par les gardiens de l’ordre diversitaire. Cette accusation est aussi odieuse qu’inévitable. C’est en apprenant à ne plus avoir peur devant le politiquement correct qu’ils pourront vraiment servir le Québec. Le Journal de Montréal, Immigration: le patronat ne se cache plus pour renier le Québec | JDM
  • Cette bataille n’est pas simple: le régime de 1982 s’oppose fondamentalement à l’existence du peuple québécois – en fait, il repose sur sa censure constitutionnelle et symbolique. Il travaille à réduire le peuple québécois au statut de résidu ethnique. Et on peut croire qu’il n’est pas loin d’y parvenir, comme en témoigne la dissociation de plus en plus marquée entre Montréal et le reste du Québec, comme si la métropole, habitée par le fantasme de la cité-État, voulait se libérer de la majorité historique francophone, d’autant que cette dernière est engagée dans une dynamique de minorisation sur son territoire. Il est dans la logique de régime canadien de travailler à dénationaliser le peuple québécois et à contester sa prétention à la convergence culturelle sur son propre territoire. Le régime canadien entend transformer la majorité historique francophone en communauté parmi d’autres, et présentent ceux qui s’opposent à cela formellement comme des suprémacistes ethniques et des racistes. Le Journal de Montréal, La mission historique du gouvernement Legault | JDM
  • Une seule solution : dénationaliser le cinéma français. Le tsunami socialiste de 1981 en a fait un cinéma de propagande. Il a remplacé des Autant-Lara par des des excités sans talents garantis d'être bien payés même si leur film n'a aucun succès dès lors qu'il prêche "la bonne parole". Qui peut citer un film français anti socialiste ? Un hasard ? C'est au seul spectateur de décider. Sans cette frime des médiocres les prix des places diminueraient considérablement. Le Point, César : des personnalités du cinéma étrillent le fonctionnement de l'Académie - Le Point
  • Dénationaliser. Il faut être pervers pour y voir une quelconque combine politicienne : de toute façon, les élections intermédiaires sont rarement favorables à l’exécutif en place. Les élus locaux y gagneraient ; une telle évolution dénationaliserait les débats et les recentrerait sur des problématiques locales, de proximité, en rapport avec les interdépendances des différentes collectivités. Courrier des maires, Faut-il reporter les élections municipales d’un an, au printemps 2021 ?
  • Enfin, contre les tendances traditionnelles de l'histoire des idées, les auteurs s'emploient à dénationaliser le récit pour mieux dégager les interactions entre l'espace français et les autres mondes intellectuels proches ou lointains, européens ou non européens, sans oublier en interne les contestations de l'hégémonie du centre parisien. , C. Charles, L. Jeanpierre (dir.), La vie intellectuelle en France, t. I : Des lendemains de la Révolution à 1914 ; t. II : De 1914 à nos jours
  • Pour assister Madame Obono à son effort pénible de réflexion sur les déclarations de sa camarade militante antiraciste, rien de tel qu'un pot-pourri, le mot n'est pas trop mal trouvé, des saillies les plus obscènes de cette dernière. Sur notre pays: «Il faut dénationaliser l'histoire de France…. Je crois qu'il faut faire exploser cette identité française…» Le Figaro.fr, Petit rappel de la litanie raciste d'Houria Bouteldja à une Insoumise amnésique
  • Les Nordiques de Québec avaient déménagé au Colorado l’année précédente et le Canadien avait de nouveau le monopole du hockey... Il va en profiter pour se dénationaliser. Graduellement. Chaque fois que l’équipe se vide de ses Québécois, des ti-counes s’emparent du micro pour dire: «L’important, c’est qu’ils gagnent! Moi, s’ils gagnent, ça me dérange pas, la langue qu’ils parlent.» Pourquoi nos Glorieux demeureraient-ils glorieux pour un public de provinciaux attardés sans fierté? Pourquoi respecteraient-ils des Québécois qui ne se respectent pas eux-mêmes? Le Journal de Montréal, Le Canadien quitte le Forum (1996) | Le Journal de Montréal
  • La faculté du nouvel exploitant à tenir ses engagements sera observée de près outre-Manche. Le système des franchises a en effet montré récemment ses limites, plusieurs opérateurs ayant jeté l'éponge ces derniers mois, obligeant le gouvernement à dénationaliser de manière temporaire les lignes. Les Echos, Keolis remporte le plus gros contrat de son histoire au Pays de Galles | Les Echos
  • Rares sont les ouvrages scientifiques publiés en Haïti qui traitent de la question de la nationalité. Les théories et notions mises en exergue dans ce livre destiné à tous pourront aider à jeter un regard éclairé sur des problèmes actuels comme l’éternelle question de la place de la diaspora ou la crise migratoire à laquelle le pays était confronté en 2015 à la suite de la décision de la République dominicaine de dénationaliser plusieurs milliers de personnes d’origine haïtienne. Professeur de Droit constitutionnel, avocat expérimenté et pétri de talent, Me Monferrier Dorval, dans une démarche méthodologique, s’est donné pour tâche de construire une réflexivité autour du Droit constitutionnel de la nationalité. Juno7 Haiti, Me Monferrier Dorval, candidat au barreau de Port-au-Prince, signe un nouvel ouvrage sur la nationalité - Juno7 Haiti
  • Van Hayek, le père du néolibéralisme, militait pour dénationaliser la monnaie et la confier aux acteurs privés. Les banques ont joué ce rôle en entrant en concurrence entre elles. Or Facebook pourrait profiter d’une situation de monopole : doit-on laisser ce géant des réseaux sociaux être le garant monétaire de l’intérêt collectif ?  France Culture, De la NASA à Tesla : vers une privatisation de l'espace ? / Cryptomonnaies : qui a peur de Facebook ?
  • TribuneDémocraties fatiguées (5/6). La diversité des mobilisations politiques ne se limite pas aux institutions, ni à la dissidence. Pour les saisir, il faut dénationaliser les approches du politique et les observer au ras du sol, estime la politologue Delphine Allès. Le Monde.fr, Delphine Allès : « En Asie, comme ailleurs, le politique se joue aussi en dehors de l’Etat »
  • Mais ces intellectuels relèvent aussi que si la francophonie institutionnelle est, selon eux, le bras armé de la Nation française, la langue française, elle, a réussi à se "dénationaliser". VOA, Les Africains dubitatifs sur la francophonie de Macron
  • Mais sommes-nous prêts à payer un tribut plus lourd pour aller dans cette direction ? La coupure entre l’ouest et l’est du continent semble déjà bien forte aujourd’hui. Être profondément européen, ne serait-ce pas, en fait, « dénationaliser » le regard que nous portons sur l’Europe depuis la France et « démythifier » nos grands répertoires rhétoriques nationaux sur l’Europe, celui des craintes pour notre identité ou, au contraire, le lyrisme de l’hymne à notre horizon européen ? The Conversation, Où en est le désamour des Français vis-à-vis de l’Europe ?
  • L’ONU, la Libye, Ramtane Lamamra, ,etc. Je m’en fiche comme de l’an 40 ! Si les Libyens veulent s’entretuer, qu’ils le fassent. Quant à l’ONU, ses organisations et ses émissaires, ils ne servent qu’un ordre mondial qui tend à dénationaliser le monde. Je suis pour un monde des nations ! Et pour ce qui est de la diplomatie algérienne, disons que nos succès diplomatiques ont toujours été salué par des non-alignés, comme nous. Des Etats souverains mais renégats … Seuls ces pays m’intéressent, car ils ne sont pas alignés sur l’ONU ! Algérie Patriotique, Comment l’affaire Ramtane Lamamra pourrait provoquer un «Hirak» à l'ONU - Algérie Patriotique
  • Cet appel, "une des premières implications de l'exécutif sur la campagne" alors qu'avait fleuri une "stratégie massive des têtes de listes socialistes, notamment des maires sortants, pour dénationaliser le scrutin" selon Frédéric Dabi (Ifop), a immédiatement fait réagir le Front national. , 13h10 - Municipales: face au FN, Jean-Marc Ayrault ravive le "front républicain" - DH Les Sports+
  • Ah .... le Fric ...!!! c'est bizard ...!!! tous les arguments soulevés .!! ne sont pas bons , Maintenant l'Europe va dénationaliser les Francais donc la France....!!! et ce sera le GRAND bordel !!! le paysage , l'écologie, la rivière ... rien a cirer je fais du fric ... et je distribue (un peu) de fric dans les communes qui ont très soif d'argent... du matin au soir...!!! car les Maires de France .. font preque n'importe quoi pour quelques DOLLARS ..... ladepeche.fr, Et si EDF ne gérait plus en Ariège toutes les centrales hydroélectriques ? - ladepeche.fr
  • Pour la petite histoire, Anna Jarvis n'a pu continuer sa lutte pour "dénationaliser" la Fête des mères car elle fut envoyée dans un sanatorium. La légende va jusqu'à dire que des membres de l'industrie des cartes de voeux et des fleuristes ont payé les factures, afin qu'elle y reste! Lesfrancais.press, Fête des mères en France - Lesfrancais.press
  • === > Ah oui ! D’autant plus que le véritable danger c’est estrêêême droite, les populistes et l’urgence climatique et que leur baromètre est manifestement plus sensible à la rhétorique d’extrême-gauche qui accuse les Européens – à dénationaliser et à décoloniser d'urgence - de se bétonner dans une forteresse avoir été les opprimer à domicile pendant des siècles (au-moins 3000 ans dirait Debbouze), en osant s’offusquer des voiles et des burqa de leurs belles , de l’abattage halal, du machisme, de la charia, de la polygamie, des prières de rue, et même des incendies des voitures si ludiques, de la lapidation réjouissante des pompiers, des cassages de gueule d'urgentistes qui les discriminent en les priant d’attendre leur tour ( et quoi encore !), et d’autres joyeusetés urbaines bien légitimes. Liberté d'expression, Cette gauche qui délaisse l'identité de l'Europe - Liberté d'expression
  • Dès lors, on comprend que certains parents, certains observateurs puissent trouver un tel sujet fort peu «historique» (au sens d’une analyse raisonnée et critique des faits passés) et bien plus politique, sinon propagandiste. En effet, les attendus pour obtenir une note correcte ne sont pas orientés vers une approche critique de la construction européenne, mais vers une restitution du «récit linéaire européen» appris par coeur: il faut toujours plus d’Europe pour que l’Europe réussisse. Il est d’ailleurs piquant de constater que ceux, parmi les progressistes de tous bords, qui fustigent le prétendu «roman national» et appellent à «dénationaliser l’histoire de France», sont les ardents promoteurs du «roman européen». La construction européenne est en effet décrite comme une longue marche vers le progrès, la paix et la béatitude du libre-échange sans entrave que de mauvais génies «nationalistes» animés de «passions tristes» viendraient troubler, formant de terrifiants desseins pour nous ramener «aux heures sombres de notre histoire». Nos programmes au collège comme en lycée, et ce sujet de bac, témoignent de ce «roman européen», mais personne n’aurait l’idée d’en ébaucher une critique historiographique et historique. , Bac d’histoire: «Lycéens, répétez après moi, la construction européenne c’est le progrès !» - Décryptage - Actualité - Liberté Politique
  • Bref, dénationaliser le secteur public pour en faire des entreprises privées. Dans ces conditions pourquoi payer des impôts et des taxes si la notion de services rendus devient un service privé. Si le service privé est aussi désireux de s’emparer du public c’est que la poire est juteuse car le capital n’a jamais fait montre de philanthropie. AgoraVox, Le règne des capitalo-bourgeois - AgoraVox le média citoyen
  • S'il y a une grève de 3 mois autant dénationaliser la SNCF et la RATP immédiatement par ordonnance. Au moins ce sera la dernière ! ladepeche.fr, Toulouse. La boutique SNCF bientôt fermée - ladepeche.fr
  • Pour comprendre le «patriotisme inclusif» macronien, il faut savoir ce que la doxa entend par une «société inclusive». C’est une société qui doit s’adapter constamment pour accueillir les nouveaux venus en tenant compte de leurs revendications, notamment exprimées sur le mode de la visibilité publique. Ces «nouveaux venus» dont la société doit inclure les codes socioculturels, sont la nouvelle génération de citoyens (les «jeunes»), les immigrés, les minorités. Et si leurs codes heurtent ceux de la société d’accueil, c’est cette dernière qu’il faut rééduquer, réadapter, dénationaliser, décoloniser, dé-genrer etc. La société inclusive s’oppose donc clairement à une société qui promeut l’intégration (efforts et adaptations du nouveau venu, joints à la volonté d’accueil de la société majoritaire) et plus encore l’assimilation. Le Figaro.fr, De l’écriture inclusive au patriotisme inclusif, ou l’hyper-individualisme en marche
  • C'est ce qu'explique Robert Kalina, l'Autrichien qui a gagné le concours organisé en 1996 par l'Union européenne pour dessiner les premiers billets. "Je n'avais pas le droit de m'inspirer de la fenêtre d'une église particulière. Elle devait être gothique, mais pouvoir se situer n'importe où en Europe", explique-t-il. Le but: dénationaliser au maximum les billets, à la différence des pièces en euros dont une des faces fait honneur à un monument ou une caractéristique nationale. BFM BUSINESS, Trois choses à savoir sur le nouveau billet de 50 euros
  • Et encore ceci: «Il faut dénationaliser l'histoire de France. Je crois qu'il faut faire exploser cette identité française. …» Houria Bouteldja citée par Pierre-André Taguieff dans «L'islamisme et nous» (CNRS éditions 2017) Le Figaro.fr, «L'antifascisme exacerbé a ressuscité l'obsession de la 'race'»
  • P.tain ! Encore la faute des Blancs, de la colonisation et de l’esclavage qui empêchent l’Afrique de décoller ! Comme chez nous, le racisme structurel, la stigmatisation, le néocolonialisme et notre refus de nous laisser dénationaliser par une explosion d'identité, empêchent ceux qui nous font l’honneur de nous apporter leurs compétences irremplaçables d’exprimer tout leur potentiel.… Liberté d'expression, Bloc-notes : pourquoi la France reste inflammable - Liberté d'expression
  • L’histoire est complexe, elle n’est pas binaire. L’université est le lieu de ces débats, parfois byzantins, c’est son rôle, c’est très bien ainsi. Mais l’histoire scolaire n’est pas l’histoire universitaire. Cela, la IIIè République l’avait compris, malgré les mauvais procès qu’on lui fait aujourd’hui notamment dans le courant de pensée qui veut « dénationaliser l’histoire de France » et traîne dans son sillage les adeptes de la secte décoloniale. L’école n’est pas là pour être « de son temps », elle a pour fonction de transmettre des savoirs solides qui font consensus du point de vue académique. Or nous avons aujourd’hui des programmes où domine « l’idéologie mainstream » de certains historiens bien placés, à l’université et dans les cercles de pouvoir, assez hostile à l’idée nationale, plus encore à celle de patrie. Or, on n’a pas encore établi du point de vue académique que leurs interprétations du passé valaient suffisamment « vérité historique » pour mériter d’être inculquée aux élèves ! Il faut savoir être modeste quand on enseigne aux enfants et garder à l’esprit que nous sommes là pour les élever au dessus d’eux-mêmes par les savoirs pas pour leur bourrer le crane avec de  l’idéologie et des idées toutes faites. Atlantico.fr, Barbara Lefebvre : “Le patriotisme est intimement lié à la dimension militaire d’une nation” | Atlantico.fr
  • Ils ne craignaient pas les « méchants » Blancs colonialistes. C’étaient d’ailleurs toujours eux qu’ils tapaient de 100 balles quand ils avaient un problème. Ce bon Blanc paternaliste qu’il faut pourtant décoloniser et dénationaliser. C’est pas à l’Arabou qu’ils auraient demandé un centime. Et pourtant ils appartenaient à la même religion, la même Oumma, contrairement à nous. Liberté d'expression, La minijupe, vaincue par la mode pudique - Liberté d'expression
  • Pour la petite histoire, Anna Jarvis n'a pu continuer sa lutte pour "dénationaliser" la Fête des mères car elle fut envoyée dans un sanatorium. La légende va jusqu'à dire que des membres de l'industrie des cartes de voeux et des fleuristes ont payé les factures, afin qu'elle y reste!  LExpress.fr, Fête des mères: origine, date, symboles... Tout ce qu'il faut savoir sur ce jour - L'Express Styles
  • Il va de soi que le gouvernement français n’est pas prêt à déréglementer et dénationaliser l’université française, ce qui voudrait dire : fin de la gratuité et sélection des étudiants. Il n’y a rien à espérer de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, ni des factions politiques qui les soutiennent. Contrepoints, Emmanuel Macron, jacobin européen | Contrepoints
  • Un sujet est revenu à plusieurs reprises : comment se décoloniser ? Comment décoloniser les pratiques, les institutions, les mentalités ? Je reprendrai la remarque de Frantz Fanon : « La décolonisation est un processus historique ». Autrement dit, il nous revient dans ces Ateliers de clarifier dans quel processus historique nous sommes et, donc, quelles politiques de décolonisation en découlent ? Ce qui implique de croiser sciences humaines et sociales et sciences de la vie et de la nature, de définir une politique décoloniale africaine sur le changement climatique, sur la reproduction (et non la « démographie »), sur le travail, sur la souveraineté, la citoyenneté. Décoloniser les méthodologies, dénationaliser les récits historiques, faire apparaître encore plus clairement les routes de circulation des idées, des sons, des gestes, qui échappent à la logique de la marchandise et de l'axe Nord/Sud. Reprendre les fils de la trame tissée par les générations précédentes et y ajouter de nouveaux fils, couleurs, graphisme. Le Point, Françoise Vergès : "La question d'un féminisme décolonial ne pourra être évitée" - Le Point
  • Dans ce contexte, c’est un coup de génie de la propagande fédérale d’avoir convaincu bien des Québécois que si les populations issues de l’immigration boudent l’indépendance, c’est parce que les souverainistes ne sont pas assez ouverts. Le vieux procès fait aux Québécois, accusés de se complaire dans un nationalisme ethnique régressif, a ainsi été relooké. Il faut dire que certains Québécois, qui adhèrent par une forme de progressisme radical à l’orthodoxie diversitaire, croient cela par eux-mêmes. Toujours, ils battent leur coulpe en accusant leur mouvement de fermeture. Par exemple, ils ont soutenu que la Charte des valeurs avait éloigné les communautées issues de l'immigration du mouvement souverainiste, alors qu'elles n'en avaient jamais été proche. Ils oublient un peu bêtement que c’est le régime canadien qui dispose de la souveraineté au Québec et qu’il bénéficie pour cela du réflexe de loyauté des communautés qui y ont prêté serment le plus naturellement du monde. Mais lorsqu'ils se laissent convaincre que c'est leur fermeture qui explique le peu de zèle des communautés immigrées à embrasser l'indépendance, les souverainistes en viennent à croire qu'ils doivent dénationaliser toujours plus leur projet pour le rendre enfin acceptable aux communautés issues de l’immigration. Au mieux, c’est un mirage, et au pire, un piège, car ce nouveau discours, sans convaincre personne de rejoindre le camp souverainiste, tend à disqualifier moralement les raisons existentielles qui motivent le nationalisme québécois. Pour peu qu’on ne réécrive pas l’histoire, il faudrait convenir que les souverainistes ont toujours tendu la main aux populations issues de l’immigration, mais que cette main, hélas, a rarement été saisie. Faut-il par ailleurs rappeler que le souverainisme post-référendaire a misé sur un discours dénationalisé et multiculturaliste qui a surtout contribué à vider de sa charge existentielle la question nationale, en la définissant en termes exclusivement comptables ou idéologiques? Le Journal de Montréal, Situation de la question nationale | Le Journal de Montréal
  • Comment oublier, d’autre part, la langue, ce bien commun et en supplément, qu’il s’agit à la fois de dénationaliser et de dé-francophoniser afin d’en faire une langue-monde, la manifestation vivante de l’universalité que prône, aujourd’hui, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne ? Le Monde.fr, « Africains, il n’y a rien à attendre de la France que nous ne puissions nous offrir à nous-mêmes ! »
  • Le projet de Charte des valeurs du gouvernement québecois entendait rappeler que la citoyenneté ne saurait se réduire à une définition purement procédurale, comme si elle pouvait s'évider de son substrat historique et se dénationaliser. Il entendait, en somme, réhabiliter une figure du «commun» historiquement fondée et s'inscrivant dans la durée. À travers elle, on retrouvait tout simplement la possibilité de nommer l'existence du corps politique dans son ensemble et d'assumer l'héritage historique sur lequel il repose. Mais si la laïcité peut y contribuer, elle ne saurait suffire: le projet gouvernemental assumait d'ailleurs le patrimoine historique québécois, qui la dépasse largement. Le Figaro.fr, Pourquoi le Québec veut en finir avec le multiculturalisme
  • On peut compter sur ces grands esprits de l'antiracisme contemporain qui décousent lentement mais sûrement les derniers liens du tissu social entre les jeunes issus de l'immigration et le reste de la société française. Ils ont d'ailleurs un ennemi capital, et ce n'est donc pas un hasard si la phrase introductive de leur présentation pointe du doigt les «programmes d'histoire servant le roman national». On y revient toujours. Le récit / roman national est une obsession chez les indigénistes et leurs alliés progressistes de la «pensée complexe»… Pour mettre à genoux la France comme nation, comme corps civique, comme projet démocratique, il faut s'en prendre à son histoire et la déraciner. Houria Bouteldja l'a clairement dit: «il faut dénationaliser l'histoire de France, faire exploser cette identité française». Certains veulent le faire subtilement en introduisant «l'histoire problème» comme approche didactique dès le plus jeune âge, déconstruire l'histoire nationale comme une succession de mythes. Au moins avec les Indigènes de la République et leurs alliés, les choses sont plus claires et radicales: l'explosion. Il ne doit rien rester de notre histoire nationale sinon les ruines fumantes porteuses de leur haine postcoloniale. Le Figaro.fr, Quand Sud Education relaie le discours indigèniste
  • Il s'est aussi imposé avec l'aide des institutions européennes, qui sont de formidables machines à dénationaliser les peuples européens. Le Figaro.fr, Mathieu Bock-Côté : «L'homme sans civilisation est nu et condamné au désespoir»
  • Le logiciel sollicitait apparemment plus qu'anticipé les circuits de l'onduleur, pouvant provoquer une surchauffe dans des conditions extrêmes et donc l'arrêt par sécurité des circuits de traction électrique. Pour mémoire le rappel de freinage était bidon pour répondre à la pression politique des américains tentant de dénationaliser GM à la même époque. L'évolution des cours de bourse depuis a montré à quel point tout ceci à fait rire les clients. Le Figaro.fr, Toyota rappelle plus de la moitié de ses Prius en circulation dans le monde
  • Il devra assurer un suivi de la pomme de discorde, issue de la sentence du 23 septembre 2013, prise par la cour constitutionnelle de la République Dominicaine visant à dénationaliser plus de 200 mille Dominicaines et Dominicains, pour la plupart d’ascendance haïtienne. , Haïti-Administration publique : Quel serait l’impact des nouvelles nominations et installations ?
  • Mais là où la force de Francis Boespflug s'exerce en toute-puissance, c'est sur la production hexagonale. "Quand j'ai accepté, il y a dix ans, de prendre la tête de la filiale de distribution française de la Warner, j'ai mis comme condition de produire et de distribuer aussi des films français qui compléteraient le line-up américain. Venant de la Gaumont, c'est un cinéma que je connais bien et que j'ai toujours défendu. Ne plus regarder dans mon territoire aurait été une faute professionnelle." Il ranime ainsi PECF, la filiale Productions et Éditions Cinématographiques Françaises de la major qui, dans les années 70, avait notamment coproduit La nuit américaine de François Truffaut. Son credo : financer des films parfois difficiles et toujours en langue française. Il avoue n'avoir reçu des Américains ni conseils, ni budgets maximums, ni quotas. Son premier bébé fut La classe de neige de Claude Miller. Après, il y en eut beaucoup d'autres comme Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet. "Je ne vais pas revenir sur cette décision juridique de classer Un long dimanche?, dont j'étais producteur délégué, comme film américain. J'ai assez mal vécu cette hypocrisie du marché français. D'autant qu'à la même époque Alexandre d'Oliver Stone, en langue anglaise, devenait français. Aujourd'hui, je reste coproducteur afin de ne pas "dénationaliser" les films français dans lesquels nous investissons !" Cette année, Warner France a cinq films en coproduction (un record !) dont Coco avant Chanel d'Anne Fontaine et le nouveau Jean-Pierre Jeunet, Micmacs à tire-larigot, avec Dany Boon. Un beau programme.  LExpress.fr, Les studios de la Warner - L'Express
  • « Renforcer l'espace francophone notamment dans sa dimension économique » ? Où est la culture ? Où sont les arts et les lettres ? Où sont les idées ? Comment, de façon créative, dénationaliser cette langue-monde dont nous sommes tous devenus, par accident, des héritiers ? Manifestement, pour ce qui nous concerne, les questions doivent être posées autrement. Pourquoi voulons-nous que la France change un système et des dispositifs qui, du moins sur le court terme, lui assurent tant de profits à la fois financiers, militaires et symboliques ? Le Point, Achille Mbembe : Macron au prisme de l'Afrique - Le Point
  • 8) Comme le coupable de cet état de faits était Israël et ceux qui le «soutenaient», la crise fut tenue pour ne pas concerner la société française. On renvoya dos à dos «les deux communautés» (selon l'expression violente de Mitterand après la guerre du Golfe, désignant «deux communautés» dans la société française) mais ce sont les Juifs qui furent sur la sellette. Quand ils nommaient leurs victimes, ils furent qualifiés de «racistes», de «communautaristes», voire (Alain Minc) d'être les introducteurs du communautarisme en France, ce qui revenait à dénationaliser en masse des Français qui l'étaient pour la majorité (les originaires d'Algérie) depuis 1870 (bien avant Alain Minc!). Quand ils désespérèrent d'être entendus et finissaient par quitter la France, ils se virent qualifiés (Christophe Barbier dans un scandaleux éditorial de L'Express) de «Baal Zevouv» (Belzebuth!), ou comparés (par Pierre Conesa, haut fonctionnaire, auteur de Guide du petit djihadiste, (Fayard, 2016)) aux djihadistes partant en Syrie, le même spécialiste conseillant à la France d'adhérer à l'Organisation de la Conférence Islamique (dont la capitale déclarée - mais quel «expert» le sait? - est «Al Kuds», soit Jérusalem quand elle sera «libérée»). Le Figaro.fr, Terrorisme : on sacrifie les victimes pour ne pas avoir à livrer bataille contre les bourreaux
  • À propos de ce que je viens d’appeler le « beau risque » perpétuel, c’est beau viser la bonne-entente, mais le faire seul de son côté n’a pas de sens. « La bonne-entente que je veux, déclarait Lionel Groulx dans son retentissant discours de 1937 au Colisée de Québec, c’est la bonne-entente à deux. La bonne-entente debout. Pas la bonne-entente de dupe ». En le citant, son biographe précise très à propos : « celle-là [la bonne-entente debout], pour l’obtenir, il faut aussi être en mesure de s’en passer » (Charles-Philippe Courtois, Lionel Groulx, Éd. de l’Homme, 2017, p. 375). Or, il n’y a aucune chance pour que le bonne-ententisme, comme programme politique, devienne autre chose que de l’à-plat-ventrisme quand, pour commencer, l’autre partie à l’entente ne te reconnaît pas comme partenaire de niveau. C’est le cas en matière de langue, en matière de laïcité, en matière d’intégration des immigrants, pour mentionner les points de friction les plus évidents. Dans ces domaines qui opposent la québécisation du Québec à sa canadianisation, le Canada impose ses prérogatives régaliennes : c’est lui le législateur souverain. Il invoque aussi sa responsabilité dans la « protection » des Canadiens vivant au Québec et qu’on appelle, par anticipation gai-luronne, la minorité anglaise — perdant de vue que sur le plan politique, c’est nous, Québécois, les minoritaires. Il est clair déjà, il est archi évident, que les aspirations nationales du Québec sont incompatibles avec le Canada multiculturaliste — le multiculturalisme et sa mécanique juridique et constitutionnelle ont été introduits au Canada précisément pour mater le Québec national. C’est ce grand jeu canadien que le PQ avait fini par perdre complètement de vue, contrairement au peuple québécois pas mal moins engourdi que ses supposés guides. Le PQ a tellement perdu sa crédibilité, même au chapitre d’une politique simplement nationale, et ses choix stratégiques sous Jean-François Lisée ont été si mauvais, que la CAQ n’a guère eu de difficulté à faire meilleure figure que lui. Le PQ, avec son flirt assidu de QS, son adhésion empressé à l’idée d’un débat des chefs en anglais, son opposition au durcissement de la Loi 101, à l’interdiction du cégep anglais pour les non-anglophones, son feu d’artifice de propositions bonnes pour le village des Schtroumpfs (p. ex. la vitesse réglementaire sur nos routes), ses tentatives désespérées d’humour en fin de campagne, le PQ, dis-je, ne vibrait tout simplement pas aux mêmes fréquences que la nation. Lisée, au lieu de sortir du péquisme autocontradictoire, s’est pensé en parachèvement des Bernard Landry ou des Pauline Marois, il s’est voulu la fine fleur oxymorique de la résignation combattante ou du défaitisme gagnant, et ç’a donné ce que ça méritait. La vraie nouveauté dans cette campagne électorale n’a donc pas été Jean-François Lisée, son pathétique humour mis à part peut-être, mais la présence d’une concurrence sérieuse dans le créneau national. La CAQ a semblé pas mal plus connectée sur les inquiétudes des nationaux. Si l’on parle de rempart contre les forces antinationales, la CAQ de Legault avait tout simplement l’air plus présente et fiable que le PQ de Lisée, aussi « illogique » que cela puisse paraître aux indépendantistes un peu lents à piger. Toujours est-il que la CAQ, volontiers ridiculisée par les péquistes, vient de nous débarrasser d’un gouvernement viscéralement antiquébécois, ce PLQ si acharné à dénationaliser le Québec, à le canadianiser. Le Journal de Montréal, Sur l'indépendance, le populisme, et la rectitude politique : grand entretien avec le philosophe Richard Gervais | JDM
  • Le PS tente de son côté à « dénationaliser » au plus possible l’élection et de comparer les politiques mises en place en Lorraine et Champagne-Ardenne (à gauche), par rapport à l’Alsace (à droite). Même François Hollande est prié de reporter sa visite annuelle à début 2016. Le parti socialiste veut aussi mettre en avant les atouts économiques de c grand regroupement décidé par son gouvernement et pointe que ceux qui l’ont combattu (PS local y compris) veulent désormais le diriger. Catherine Trautmann, ancienne eurodéputée du Grand Est et 34ème sur la liste, appuie la campagne de Pernelle Richardot, qui fut son attachée parlementaire. Rue89 Strasbourg, 5 choses à savoir sur les listes des régionales dans le Bas-Rhin
  • Il n’est par ailleurs pas clair si l’ensemble des électeurs « divers droite » auront envie de voter pour « Les Républicains », puisqu’il s’agissait parfois de candidats en rupture avec les affaires ou certains éléments de langage de l’ex-UMP. Enfin, comme il s’agit de la dernière élection avant la présidentielle, certains sympathisants du PS pourraient le soutenir à nouveau pour ne pas laisser un boulevard à la droite dans la perspective de 2017… ou sanctionner le gouvernement une dernière fois. Les candidats veulent « dénationaliser » le scrutin, mais impossible de faire totalement abstraction du contexte. Rue89 Strasbourg, [Explicateur] Au fait, il y a des élections régionales en décembre
  • Pour sortir de ces impasses, il faut dénationaliser la citoyenneté, la déterritorialiser. Pour ce faire il n’est pas nécessaire de scruter le ciel intelligible du politique pour tenter de saisir une nouvelle Idée du citoyen mais d’être sensible à l’histoire réelle de la démocratie. , Peuple et démocratie - La Vie des idées
  • On peut soupçonner que le cinéma québécois d’aujourd’hui pratique l’esquive, s’engage au cinéma non politique par commodité avec Téléfilm Canada. Fait le choix ce cinéma national de se dénationaliser, de refuser l’histoire collective classique et au mieux en s’en tenant exclusivement à la production de scénarios sur la vie psychologique et intime. L’actualité, Le problème de Funkytown | L’actualité
  • Il faudra certainement un second ouvrage pour exposer plus en détail les perspectives d’étalon-or ouvertes en conclusion par ces auteurs, et en faire une première étude d’impact et de faisabilité. « Mettre fin au monopole d’émission, dénationaliser les banques centrales, abroger les lois instituant le cours forcé des monnaies et le cours légal, défiscaliser la négociation de l’or » : Quid de la mise en œuvre de ces propositions, et quels seraient précisément leurs effets ? Contrepoints, La monnaie, histoire d’une imposture | Contrepoints
  • Précisément au moment où la mondialisation est en train de dénationaliser l’économie mondiale, les phénomènes migratoires renationalisent l’agenda politique à travers notamment les obstacles faits aux travailleurs étrangers sur le territoire de l’État et les contrôles réalisés sur les populations locales. Contrepoints, Immigration (6) : les obstacles et leurs effets négatifs | Contrepoints
  • Fukushima , tsunami tuant 20.000 personnes, n'est pas une catastrophe nucléaire mais le résultat de la gestion par un organisme privé d'une entreprise manipulant l'atome, appliquant la règle du moins chère pour plus de profits, c'est ce qui nous guette si l'on continu de dénationaliser entretien, formation dans nos centrales, nul besoin d'un responsable à 500.000 € ,mais d'ingénieurs, cadres et employés bien formés. Bibliobs, Kenzaburô Oé : "Il y a eu Hiroshima, il y a Fukushima, une troisième tragédie est envisageable"
  • 16Ces histoires littéraires d’écrivains ont enfin pour conséquence – c’est leur troisième effet de sens majeur – de dénationaliser de facto les corpus (et bien souvent, de faire apparaître, par contraste, l’enfermement national de certains récits historiques). Cette ouverture des frontières ou ce dépassement du cadre hexagonal ne dépendent pas d’une décision de méthode : ici coexistent d’évidence des modèles étrangers et des auteurs nationaux. Valéry mobilise la figure d’Edgar Poe pour repenser la continuité qui lie Baudelaire à Mallarmé et arracher la poésie française au face-à-face entre classicisme et romantisme ; Léon-Gontran Damas conçoit sans contradiction la négritude comme un rejeton de la lignée surréaliste et comme une version française de la Harlem Renaissance ; Sartre s’oppose à Mauriac à partir de Faulkner et de l’alternative que représente pour lui la figure de l’écrivain américain face au rentier français – et il faudrait encore mentionner les entreprises de traduction qui, de la traduction française d’Ulysse revue par Larbaud en 1929 à celle de Moby Dick par Giono en 1941, furent des événements d’une grande puissance de configuration. Tout autant qu’ils acclimatèrent des productions étrangères, ils contribuèrent à réécrire et à réorienter l’histoire d’une littérature à laquelle le qualificatif de nationale semblait de moins en moins s’appliquer. , Qu’est-ce que l’histoire littéraire des écrivains ? (Acta Fabula)
  • Cela mon cher dépend avant tout de la race de l’injureur et de l’injurié. Quand Houria Bouteldja nous traite publiquement de "sous-chiens", il n’y a pas d’injure. Quand elle dit qu’il faut nous « dénationaliser », « exploser notre identité de blancs, de chrétiens et de gaulois », il n’y a pas de menace pas plus que lorsqu’elle nous promet la « chasse au blanc » dans les quartiers, ce qui n’ a absolument rien de raciste. Liberté d'expression, Bloc-notes : à ceux qui marchent sur la tête… Ça suffit ! - Liberté d'expression
  • Il parle de dénationaliser alors que nous avons un système de santé gratuit, envié partout dans le monde qui a prouvé son efficacité. Progressivement nous ramenons le caractère social des services, par exemple l’assurance médicament et l’assurance personnelle en voiture (SAAQ). De cette façon, tous peuvent accéder à une assurance, sans discrimination. L’actualité, Faut-il subventionner la culture ? | L’actualité
  • En même temps, l’intégration ne fonctionne que lorsque l’on fait de la méthode communautaire. Lorsqu’on ne l’applique pas, comme dans l’agenda de Lisbonne qui était censé faire de l’Union l’une des zones les plus compétitives du monde, on fait du surplace. Entre l’intergouvernemental et la méthode communautaire, il n’y a peut-être tout simplement rien.Certes, la méthode communautaire fonctionne, mais la désignation des textes auxquels elle s’applique est faite de façon intergouvernementale. La Commission n’est pas un laboratoire d’idées, de technocrates cosmopolites qui imaginent des projets venus de nulle part. En réalité, ses propositions sont des demandes étatiques. La Commission est simplement la seule qui a une idée à peu près juste de ce qui existe dans les 27 États, d’où son utilité. Lorsqu’elle propose un texte, il a déjà un équilibre interne susceptible de recueillir une majorité. Ce n’est donc pas un hasard si les trois quarts des textes sont adoptés à l’unanimité. Donc, la méthode communautaire n’est pas la panacée. Je crois davantage dans la définition d’objectifs communs. Ainsi, l’une des idées en germe dans le traité de Lisbonne est que les citoyens pourront indirectement choisir le président de la Commission en votant lors des élections au Parlement européen. Si on vote pour un président de la Commission, ce candidat devra nous soumettre un programme européen. Cela permettra de dénationaliser les débats et de faire comprendre aux citoyens que les problèmes sont globaux. Cette idée que l’on peut tout résoudre au niveau local, l’Europe n’intervenant qu’en appui est tout à fait fausse. Ce qui est curieux, c’est que tout le monde comprend que l’on ne peut pas définir les objectifs de la France au niveau de la commune ou même de la région : ce que pense le conseil municipal de Champigny ne sera pas forcément bon ou suffisant pour la France. Alors que l’on pense que ce qui est bon pour la France l’est pour l’Europe. Sur ce point, Lisbonne ne va pas assez loin : il répartit les compétences sans stratégie d’ensemble. Qu’est-ce qui doit rester au niveau national ? La sécurité sociale, la répartition des richesses. Mais tout ce qui est stratégique tant au niveau politique qu’économique doit se traiter au niveau européen. , Coulisses de Bruxelles - « Le traité de Lisbonne est un simple aménagement du règlement intérieur de l’Union » - Libération.fr
  • Le français, « langue de la République » et langue internationale porteuse de diversité – Que signifie en outre cette volonté récurrente de « dénationaliser » la langue française en opposant la « langue de la République » (article 2-a de la Constitution) à la Francophonie internationale qui n’en est que le prolongement linguistique ? En réalité, la Francophonie est le rempart contre ce « business Globish », qui porte en lui un terrible danger de pensée, d’économie, de politique et de « culture » uniques et « globalitaires » , avec la bénédiction des dirigeants politiques. CentPapiers, Meurtre avec préméditation de la langue française

Traductions du mot « dénationaliser »

Langue Traduction
Anglais denationalize
Espagnol desnacionalizar
Italien snazionalizzare
Allemand entstaatlichen
Chinois 去国民化
Arabe نزع الجنسية
Portugais desnacionalizar
Russe реприватизировать
Japonais 変性する
Basque denationalize
Corse denationalizà
Source : Google Translate API

Synonymes de « dénationaliser »

Source : synonymes de dénationaliser sur lebonsynonyme.fr

Dénationaliser

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