La langue française

Couvrement

Sommaire

Définitions du mot couvrement

Wiktionnaire

Nom commun

couvrement \ku.vʁə.mɑ̃\ masculin

  1. Protection.
    • Et nos yeux chercheront pour l'âme scélérate Une autre couverture, un autre couvrement. — (Charles Péguy, Ève, 1913)
  2. (Architecture) Ouvrage qui délimite un espace, une baie, un entre-colonnement, une pièce, un vaisseau etc. par le haut.
    • La voûte est un mode de couvrement courant dans les églises.
    • Le couvrement s’étend à l’ensemble de l’édifice : voûtes en plein cintre sur le vaisseau central, d’arêtes sur les collatéraux, de demi-berceaux dans les tribunes à l’exception de la dernière au nord pour laisser place à l’escalier de la croisée du transept. — (Alain Erlande-Brandeburg, Saint-Nectaire, page 6, 2003, Édition Jean-Paul Gisserot)
    • Une baie dont le couvrement est un arc.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « couvrement »

Néologisme attesté en 1930 dans Vincent Flipo, Mémento pratique d'archéologie française (p. 13), pour différencier le couvrement d'un vaisseau (ouvrage vu par sa partie interne) de la couverture d’un bâtiment (ouvrage vu par sa partie externe), le couvrement d’une baie et sa fermeture.
Substantif formé sur couvrir avec le suffixe -ment.
Au moyen-âge, cuvrement (Psautier de Winchester ; tegmen dans le latin), le mot a disparu pour ensuite être re-créé au XXe siècle.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « couvrement »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
couvrement kuvrœmɑ̃

Évolution historique de l’usage du mot « couvrement »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « couvrement »

  • La mission «Gestion des finances publiques et des ressources humaines» porte une partie des politiques publiques relevant du pé- rimètre des ministères économiques et financiers, notamment le re- couvrement des recettes et le paiement des dépenses de l’État ainsi que les activités douanières, les fonctions d’état-major, d’expertise, de conseil et de contrôle, mais aussi les politiques de formation des fonc- tionnaires, d’action sociale interministérielle et d’apprentissage. Info Chalon, Chalon-sur-Saône | Nouvelles missions pour le député de Saône et Loire, Benjamin Dirx Info Chalon l'actualité de Info Chalon
  • Le couvrement en bois du chevet de l’église Sainte Maria La Blanca constitue aujourd’hui l’exemple le plus remarquable de menuiserie de style hispano-mauresque de Madrid, ce, tant du point de vue des techniques qu’il met en œuvre que de sa valeur artistique intrinsèque. Il est aussi un précieux témoin de l’architecture religieuse rurale espagnole des XVe et XVIe siècle. Les madriers en bois du plafond à caissons, sculptés en surface d’un motif d’écailles couvrant, forment en alternance des polygones et des étoiles. Connaissance des Arts, Un joyau de l'architecture hispano-mauresque redécouvert à Madrid | Connaissance des Arts
  • L'église a connu plusieurs phases de construction et notamment une période importante de remaniements lorsqu'elle est cédée peu après son édification au prestigieux ordre de Cluny. L'édifice roman a été construit au début du XIe siècle selon un plan à nef unique doublée d'un collatéral sur le côté sud. La nef est complétée par une abside en hémicycle. Il est probable que les pierres cubiques des murs en petit appareil proviennent des ruines de villas gallo-romaines environnantes. Vers 1060, l'église est cédée au prieuré clunisien de Layrac qui entreprend la construction d'un nouveau portail d'entrée. Les voussures de ce portail sont remarquablement sculptées de claveaux taillés en dents de scie et de motifs de fleurs à huit pétales. L'ordre de Cluny termine également le couvrement en cul-de-four de l'abside, tandis que la nef, originellement charpentée, devra attendre le XIXe siècle pour être voûtée d'ogives. C'est avant tout son clocher du XVIe siècle, constitué d'une flèche torse à base octogonale, qui donne à cette église son caractère particulier. Détruit par la foudre, il est reconstruit à l'identique en 1989. À noter qu'au mois de septembre 2019 le village fêtera les 30 ans de la reconstruction du clocher, mais nous en reparlerons en temps voulu. ladepeche.fr, Sérignac-sur-Garonne. L'église du village : Célèbre par son clocher tors ! - ladepeche.fr
  • L’élévation retrouve ce même parti de simplicité dans la superposition de quatre niveaux, si du moins l’on restitue les roses au-dessus des tribunes, supprimées au XIIe siècle est rétabli par l’architecte restaurateur, Viollet-Le-Duc, dans les travées qui encadrent la croisée du transept. Les tribunes, qui s’interrompent, dans l’un et l’autre bras surmontent collatéral et déambulatoire intérieurs. À l’origine, les fenêtres se trouvaient comprimées entre le formeret des voûtes et les roses destinées à aérer les combles des tribunes. Comme il se doit à cette époque, le couvrement est constitué sur le vaisseau central de six branches d’ogives. Les branches intermédiaires ne supportent qu’un poids relativement faible, les voûtains intermédiaires étaient plus réduits que les deux autres. Les architectes gothiques de cette période en ont tiré un parti esthétique, en alternant support faible et support fort. L’architecte de Notre-Dame de Paris, dans une recherche d’unification, à renoncer à ce rythme alterné, aussi bien, dans les colonnettes qui reçoivent les ogives des voûtes hautes, que dans les supports du premier niveau. Ces derniers sont de fortes colonnes à tambours, toutes identiques. L’architecte a mis en évidence la travée constituée de deux éléments verticaux qui enferme une élévation identique. Le couvrement vient donc en contrepoint de cette conception unitaire. L’alternance fait en revanche sa réapparition dans les collatéraux de la nef. Certes, le couvrement est quadripartite, définissant ainsi des travées carrées et non plus rectangulaires, mais il a adopté un parti alterné pour les supports intermédiaires. Une colonne de fort diamètre succède à une autre de diamètre faible, entourée de douze colonnettes posées comme des chandelles suivant le principe du délit. Cette dernière se trouve dans l’alignement de la retombée forte du vaisseau central. Il s’agit d’un choix purement esthétique et non pas constructif, la pierre en délit risquant d’éclater sous une charge trop forte. L’emploi systématique de la colonne assisée a permis des effets très remarquables qui se distinguent le plus particulièrement dans le chevet : travées droites et déambulatoires. Leur relative minceur a permis de façon assez remarquable de désencombrer le volume intérieur et de laisser librement circuler l’air. La maîtrise de l’architecte dans le couvrement des parties courbes lui a permis enfin une très grande liberté dans l’emplacement des supports. Les tribunes spacieuses s’ouvrent largement sur le vaisseau central. Elles posent la question de leur éclairage originel. Elles assurent par leur disposition un contrebutement du vaisseau central. L’analyse plus poussée du monument mettant en évidence une certaine diversité. On est en droit d’avancer l’idée que trois architectes au moins se sont succédés sur le chantier. Le premier, qui a défini en accord avec l’évêque le parti général de l’édifice, a construit le chevet, avec les travées droites et le déambulatoire : c’est à lui que l’on doit les supports orientaux de la croisée, formés d’un jeu serré de colonnettes engagées qui partent de fond. Le second maître a conçu et implanté les trois travées orientales de la nef. Il y abandonne le parti des supports saillants sur les murs. Dans la croisée, il adopte des pilastres qui partent de fond jusqu’à la retombée des ogives, d’où l’avantage de désencombrer de façon assez sensible l’espace intérieur. On retrouve ce même principe dans les tribunes et le gain en largeur des ouvertures n’est pas négligeable. Dans les collatéraux extérieurs, il établit les colonnettes, sur un même plan, à l’intérieur de gorges profondément creusées. Les retombées des voûtes dans le vaisseau central, sont également reçues par trois colonnettes établies sur un même plan. Un troisième architecte intervient lors de la construction des tours et dans la travée qui lui fait suite à l’est. Il abandonne ce parti d’aplatissement, fait saillir la colonnette centrale sous la retombée des voûtes du vaisseau central, en individualisant base et chapiteau. Il renonce à ce qui faisait l’originalité de Notre-Dame, la colonne au profit du support chartrain : sur un noyau circulaire se trouvent engagées quatre colonnettes. Dans le support oriental, il se contente d’une seule tournée vers le vaisseau central. Connaissance des Arts, Pourquoi Notre-Dame est un chef-d'œuvre ? | Connaissance des Arts
  • Premier signal, émis par la voie scientifique, annonciation d’un changement de paradigme radical. La mutation de l’espèce humaine allait pouvoir commencer à se concevoir. Le processus de dé-couvrement du continuum esprit-énergie-conscience-substance-matière s’inaugurait. C’était le tout début d’un long chemin de mutations successives. Nombreux sont ceux qui interrogent les changements structurels de nos sociétés, beaucoup moins nombreux sont ceux qui dialoguent intimement avec la mutation de notre substance biologique. Pressenza, Nous sommes la Terre

Images d'illustration du mot « couvrement »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « couvrement »

Langue Traduction
Anglais cover
Espagnol cubrir
Italien copertina
Allemand startseite
Chinois
Arabe التغطية
Portugais cobrir
Russe обложка
Japonais カバー
Basque azal
Corse copre
Source : Google Translate API

Synonymes de « couvrement »

Source : synonymes de couvrement sur lebonsynonyme.fr
Partager