La langue française

Consonantique

Sommaire

  • Définitions du mot consonantique
  • Étymologie de « consonantique »
  • Phonétique de « consonantique »
  • Évolution historique de l’usage du mot « consonantique »
  • Citations contenant le mot « consonantique »
  • Traductions du mot « consonantique »

Définitions du mot consonantique

Trésor de la Langue Française informatisé

CONSONANTIQUE, adj.

Qui est caractéristique des consonnes, relatif aux consonnes, constitué de consonnes, etc. La mutation consonantique :
Il suffisait que le noyau consonantique du signifiant d'un signe soit semblable à celui d'un autre, pour que l'idéogramme du premier puisse être employé pour le deuxième : ... Le Langage, Alarcos-Llorach, 1968, p. 535.
Prononc. : [kɔ ̃sɔnɑ ̃tik]. Étymol. et Hist. 1872 phonét. (Littré, p. 2588). Peut-être empr. à l'all. konsonantisch (dep. 1593, Weigand), formé sur Konsonant « consonne », lui-même empr. au lat. consonans, v. consonne. Cf. aussi angl. consonantic, attesté dep. 1863 selon NED.
DÉR.
Consonantisme, subst. masc.Système des consonnes. Le consonantisme des racines (Saussure, Cours de ling. gén.,1916, p. 316).Le consonantisme du txuana (Le Langage, Pottier, 1968, p. 312). [kɔ ̃sɔnɑ ̃tism̥]. 1reattest. 1872 consonnantisme (Littré, p. 2588); 1892 consonantisme (Guérin); formé sur le rad. de consonantique, suff. -isme*.
BBG. − Darm. 1877, p. 188.

Wiktionnaire

Adjectif

consonantique \kɔ̃.sɔ.nɑ̃.tik\ masculin et féminin identiques

  1. Qui a rapport aux consonnes.
  2. (Poésie) Dont le dernier phonème est une consonne, en parlant d’une rime.
    • La rime en \abʁ\ (« abre ») est une rime consonantique.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « consonantique »

(1872) Peut-être emprunté à l’allemand konsonantisch, adjectif dérivé de Konsonant (« consonne ») ayant lui-même pour origine le mot latin consonans (« qui a le même son, qui a la même désinence »), participe présent du verbe consono.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « consonantique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
consonantique kɔ̃sɔnɑ̃tik

Évolution historique de l’usage du mot « consonantique »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « consonantique »

  • Assurément! Le phénomène est à la fois quantitatif et qualitatif. Quantitatif d’abord: en préparant ce livre, j’ai pu très rapidement constituer un corpus d’un millier de termes. Et depuis sa publication, je ne cesse d’en relever de nouveaux. C’est dire! Nous allions de mon temps à la «bibli», les enfants de nos jours vont à la «bib». Les troncations ne s’arrêtent pas. Et elles sont de plus qualitatives. On abrège avec une finale consonantique. Cela signifie que les mots français ont un nouveau gabarit. Un exemple: les amphétamines ont toujours été abrégées en «amphè». Or, tout le monde dit aujourd’hui «des amphèt». Le «prolétaire» a été pendant longtemps un «prolo», dorénavant, c’est un «prol». Le Figaro.fr, «Stylo», «métro», «vélo»... Pourquoi abrégeons-nous les mots?
  • Aujourd'hui on retrouve ces mêmes phénomènes d'abrégement graphique dans les réseaux sociaux, ce que l'on appelle «les squelettes consonantiques». On ne laisse plus que les consonnes des mots pour les représenter: (pcq pour «parce que», jspr pour «j'espère», jdcjdr, pour «je dis ça, je dis rien»). On note aussi une phonétisation des caractères, c'est-à-dire le remplacement de mots par des chiffres. Par exemple «2» pour dire «de». Enfin, n'oublions pas les phénomènes qui ont pour but de réinsérer l'émotion et le style dans l'écrit, à savoir les émojis, les gifs, les smileys, etc. Le Figaro.fr, «Nous n'avons jamais autant écrit à travers l'histoire de l'humanité»
  • "La troncation consonantique est une des sources auxquelles la langue commune s'abreuve, elle ne cesse de le faire" ajoute l'auteur, en prenant l'exemple de termes issus de la "langue des cités" entrés dans l'usage courant : "beur" (1980) apocope de "beuara", verlan de "arabe", "keuf" (1978) apocope de "keufli" pour "flic", "policier", et "meuf" (1981) apocope de "meufeu", verlan de "feumeu" pour "femme" ou, plus récemment, des "zarb" (de zarbi, bizarre), "ken" (de quéni, niquer), ou en "scred" (de scredi, discret) pour illustrer son propos. , Magazine Lifestyle | Beauf, rab, pote... vous parlez le français tronqué sans le savoir
  • D’autres marques dépassent ce phénomène et se rapprochent d’une forme siglique. L’agence de communication MNSTR, dont le nom se prononce comme le substantif « monstre », invite le public à deviner, et plus encore, à participer au nom de la marque, comme on jouerait au Pendu. Si ce mode de lecture se veut ludique pour un public francophone habitué au système vocalique, il est inhérent aux alphabets consonantiques, comme les alphabets arabe et hébraïque, lesquels impliquent d’emblée une connaissance de la langue, les voyelles étant implicitement dictées par la phonologie. Cette tendance évacue donc les marques issues de néologismes parce qu’elle repose sur un socle de connaissances commun, entraînant une forme de complicité avec le lecteur. Forbes France, M _ RQ _ _ | Forbes France
  • DSP, SSP, DMP... La douteuse passion consonantique de la programmatique peut être rebutante pour ceux qui comme moi aiment bien avoir quelques voyelles dans leurs mots. Heureusement, District M est là pour simplifier notre expérience ! Grenier aux Nouvelles, District M — Rapprocher l'annonceur de l'éditeur | Grenier aux nouvelles
  • Les textes littéraires, les dialogues du cinéma, mais aussi plus largement la communication ordinaire peuvent être abordés d’un point de vue plus spécifiquement linguistique : la langue française, par exemple, nous permet-elle de percevoir et de concevoir le double ? En phonologie, la gémination correspond à un segment vocalique ou consonantique qui double. Ce doublement peut être perçu ou non selon les locuteur·ice·s en fonction des langues dont ils et elles ont acquis le système phonologique. La grammaire nous permet à travers des unités lexicales ou des affixes d'envisager et de concevoir la possibilité d'un pluriel, et nous permet d'ajouter du sens. Parmi ses différents emplois, la réduplication morphologique double dans le but d'exprimer l'emphase, d'imiter (à travers certaines onomatopées comme coin-coin ou tchou-tchou), d'ajouter de l'information aspectuelle ou modale. Toutes les langues ne véhiculent pas les mêmes concepts à travers le double bien qu’il reste utilisé principalement pour matérialiser la répétition, la réitération. Le double, du latin duplus signifiant « deux fois aussi grand », est un mot hautement polysémique en français. Il peut être à la fois un adjectif, un adverbe, un substantif masculin ou un verbe conjugué. Le double fait référence à une action, à un nom mais aussi une qualité, lui conférant un large éventail d’acceptions donnant lieu à une infinité de possibilités d'utilisations. , Double (Revue Missile n°8)

Traductions du mot « consonantique »

Langue Traduction
Anglais consonantal
Espagnol consonántico
Italien consonantico
Allemand konsonantisch
Chinois 辅音的
Arabe ساكن
Portugais consonantal
Russe согласный
Japonais 子音
Basque kontsonante
Corse cunzunantale
Source : Google Translate API
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